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Auteur/autrice : 24 aout 1944

Philippe Gaussot et ses photos à La Corogne

Realizada en colaboración coa asociación francesa « 24 août 1944 » a exposición mostra as fotografías inéditas de Philippe Gaussot, un dos fundadores do diario rexional Le Dauphiné Libéré e coñecido xornalista especializado en fotografía de montaña. Philippe nunca relatou en vida o importante papel que desenvolveu durante o final da Guerra Civil española axudando os exiliados republicanos na súa fuxida. O seu fillo Jean-Philippe achou anos despois unha maleta chea de negativos ordenando as caixas que deixara, un tesouro visual, un dos escasos documentos gráficos que existen da « Retirada » e que agora podemos coñecer de primeira man e por primeira vez en Galicia.

A colección está formada por tres bloques:

  1. • A acollida de nenos vascos e cataláns, desde 1937
  2. • A Retirada en febreiro de 1939
  3. • Os campos de internamento nas praias do Roselló

Onde e cando?

Do 16 de febreiro ao 7 de maio de 2023 Casa Museo Casares Quiroga (rúa Panadeiras, 12, A Coruña)

• Martes a sábado de 11.00-13.30 e de 18.00-20.00 horas

• Domingo e festivos de 12.00-14.00 horas. Luns pechado

https://www.coruna.gal/web/gl/actualidade/novas/nova/inauguracion-da-exposicion-caminos-do-exilio-1939-exposicion-de-fotografias-ineditas-de-philippe/suceso/1453830119482?argIdioma=gl

Réalisée en collaboration avec notre association (24-Août-1944), la mairie de La Corogne présente les photos inédites de Philippe Gaussot, membre du Comité National Catholique, qui se porta au secours d’abord des enfants basques (1937) puis catalans et enfin dès 1939, de la population espagnole qui cherchait à échapper à la terreur franquiste.

Philippe Gaussot, journaliste au quotidien régional Le dauphine Libéré et connu pour ses reportages photographiques de montagne, n’évoqua jamais son rôle important d’aide aux réfugiés durant la guerre civile espagnole et au moment de la Retirada. Son fils Jean-Philippe a découvert les négatifs de ces photos bien des années plus tard.

Elles sont présentées en 3 époques:

  1.  L’accueil des enfants basques et catalans dès 1937
  2.  La Retirada de février 1939,
  3.  Les camps de concentration sur les plages du Roussillon

Elles sont exposées à La Corogne, pour la première fois en Galice jusqu’au 7 mai 2023.

Casa Museo Casares Quiroga (rue Panadeiras, 12, A Coruña)

• Mardi à samedi de 11.00-13.30 et de 18.00-20.00 heures

• Dimanches et fêtes de 12.00-14.00 heures. Lundis fermé

Déjà les photos dansent sur les murs de la maison de Maria Casarès.

Nous avons eu un accueil très chaleureux de la part des gens de la Casa Casares comme des représentants de la mairie, notamment le conseiller à l’éducation Jesús Javier Celemín, son adjoint Alejandro Arce et la directrice de la Casa Museo Casares Quiroga: Bea Doldán.

Nous tenons aussi à remercier les amis qui nous ont donné un véritable coup de main, dans tous les domaines: Paula, Izaura, Alicia

Nous avons fait de belles rencontres, notamment celles de Claudio Rodríguez et de Carmen Bianco qui ont publié les estampes de guerre de Castelao, un enfant du pays, défenseur de la Galice et de la République.

Et le grand plaisir de partager cette exposition avec notre amie spécialiste de María Casares, María Lopo.

Tuvimos una acogida muy calurosa por parte de la gente de la Casa Casarès así como de los representantes del ayuntamiento, especialmente el concejala de educación Jesús Javier Celemín,  Alejandro Arce y la directora de la Casa Museo Casares Quiroga: Bea Doldán

También queremos dar las gracias a los amigos que nos echaron una mano de verdad en todos los ámbitos: Paula, Izaura, Alicia…

Tuvimos unos encuentros maravillosos, especialmente con Claudio Rodríguez y Carmen Bianco, que publicaron los grabados de guerra de Castelao, gallego y defensor de la República.

Y el gran placer de compartir esta exposición con nuestra amiga y especialista en María Casares, María Lopo.

Inauguration exposition Philippe Gaussot à La Corogne, un peu de presse:

https://www.coruna.gal/web/es/actualidad/noticias/noticia/o-concello-recolle-nunha-exposicion-fotografias-ineditas-do-exilio-republicano-durante-a-guerra/suceso/1453830357813?argIdioma=es

https://www.elespanol.com/quincemil/articulos/cultura/una-exposicion-en-a-coruna-muestra-imagenes-ineditas-del-exilio-durante-la-guerra-civil

https://www.laopinioncoruna.es/coruna/2023/02/17/mirada-fotografica-exilio-83091199.html

https://praza.gal/opinion/o-exodo-republicano-de-1939-revive-nas-fotografias-ineditas-de-philippe-gaussot

 

 

33e Cinémovida avec l’association La Mancha

 

Il a parcouru ces années décisives pour ce peuple d’exilés avec le public de Cherbourg-en-Cotentin.

Il leur a expliqué ces femmes espagnoles qui n’ont pas hésité à se lancer dans la défense de leurs convictions , dès juillet 1936 et qui ont repris la lutte en France, contre le nazisme et tous les fascismes. C’était à l’Autre Lieu – L’Autre Bar – Espace René Lebas.

Puis à l’espace culturel du Centre Leclerc de Tourlaville, ce fut autour des hommes de la Nueve et de l’art devenu Histoire avec des planches de BD, des portraits d’hommes, et des panneaux rappelant l’histoire de cette Espagne sociale qui s’est expatriée emportant son idéal de justice pour le faire vivre!

Et tous ont pu assister à la projection du documentaire de Quino Gonzalez: Je te donne ma parole, l’histoire de la guerre d’Espagne à la fin de la Seconde Guerre mondiale racontée par les témoins directs et leur descendants. Salle Paul Eluard.

Et nous avons eu le grand plaisir d’y rencontrer notre ami,  normand d’adoption Alberto Marquardt qui nous l’espérons pourra présenter le livre collectif Ni fous, ni morts d-sur les prison argentines, lors du printemps d’Amérique Latine organisé par nos amis de La Mancha

Les chemins de l’exil, exposition de photos inédites de Philippe Gaussot Château de Collioure

L’exposition « Chemins de l’exil » ou l’œuvre humanitaire et photographique de Philippe Gaussot présente des clichés inédits de ce photographe découvertes par son fils, Jean-Philippe Gaussot, dans une valise après la mort de son père.

Les négatifs ont été confiés à l’association 24 Août 1944 qui en expose une cinquantaine au Château royal de Collioure du 18 février au 8 mai 2023 par le biais de son antenne locale et avec la complicité de Grégory Tuban.

D’une part, la série La Retirada y los campos (1939) montre les chemins escarpés de l’exil des antifascistes espagnols. Leur parcours laborieux est suivi, pas à pas, en plein mois de février, sur des sentiers de montagne pour atteindre un hypothétique refuge en France.

L’accueil y est très décevant, car la plupart d’entre eux doivent vivre sur les plages glacées des camps de concentration du Roussillon, entourés de barbelés, gardés par des soldats armés et des gendarmes.

D’autre part, la série de photos Philippe Gaussot et le Comité National Catholique (1937-1940) représente l’accueil d’enfants basques et catalans envoyés en France pour échapper aux horreurs de la guerre. Loin du bruit des armes, ils peuvent à nouveau sourire sur les bancs de l’école ou dans les tâches et les jeux collectifs.

Ces clichés constituent un témoignage exceptionnel. Elles ont la qualité des prises de vue des meilleurs photographes de l’époque et transmettent au public non seulement le désordre de l’exode, l’anxiété et l’angoisse de ces gens mais aussi leur fierté, leur dignité et, surtout, leur combativité…

L’association 24 Août 1944, et son émanation départementale, co-organisatrice de l’exposition tend à promouvoir et à cultiver la mémoire historique des antifascistes espagnols exilés de la révolution et de la guerre sociale de 1939 et œuvre à la reconnaissance de leur rôle dans les luttes menées après la Seconde Guerre mondiale pour chasser Franco du pouvoir en Espagne. Elle expose toutes les facettes de cette lutte qui a débuté en juillet 1936 dans ce pays. Son travail, en tant que filles et fils de ces exilés, est de valoriser cet aspect du passé et l’idée de solidarité entre les peuples ainsi que de favoriser les échanges entre différents publics sur cette thématique.

Du 18 février au 8 mai 2023

Château royal de Collioure

66190 Collioure

Horaires :

Jusqu’au 31 mars 2023 : de 10h à 17h

Du 1° avril au 8 mai 2023 : de 10h à 18h

Dernier billet délivré 45 minutes avant la fermeture

Tarifs :

Tarif plein : 7€

Tarif réfuit : 3.50€

Gratuit pour les moins de 26 ans. »

Un article de l’indépendant du 6 mars:

https://www.lindependant.fr/2023/03/05/collioure-les-chemins-de-lexil-des-photographies-de-philippe-gaussot-11040170.php

 

L’exposition Philippe Gaussot à La Corogne (Espagne)

« O Concello da Coruña e a Asociación 24-Août-1944 presentan a exposición de Philippe Gaussot do 16 de Febreiro ao 7 de Maio de 2023. Terá lugar nun espazo emblemático, a casa da familia Casares Quiroga ».
« El Ayuntamiento de A Coruña y la Asociación 24-Août-1944 presentan la exposición de Philippe Gaussot del 16 de Febrero al 7 de Mayo de 2023. Tendrá lugar en un espacio emblemático, la casa de la familia Casares Quiroga »

Au revoir Pierrette

Elle a porté la mémoire de son compagnon décédé;

José faisait parti du Kommando César (de César Orquin). À ce titre, elle a parcouru les lieux où ce kommando avait été envoyé travailler par les nazis. Sa volonté était de marquer auprès de la jeunesse et des populations la présence sur cette terre des Républicains espagnols. Elle s’employait à raconter leurs souffrances mais aussi et surtout leur courage, et leur volonté de rester debout!

À Vöcklabruck, elle raconta l’extraordinaire évasion de Agustin Santos, Juan Adelantado et de Francisco lopez Bermudez.

À Ternberg, le travail mais aussi comment ils ont réussi à organiser  le dimanche,des matches de foot, de boxe… Les horreurs commises par El Rubio sur le chantier de la route qui devait relier le camp de Mauthausen à Stragenbaü, où le Kommando est affecté.

À Redl-Zipf, elle conta l’odeur de la Liberté, parasitée par la violence des derniers soubresauts nazis.

Elle a suivi pas à pas , les traces de son compagnon pour que personne n’oublie ce que fut la déportation et en particuliers celle des Républicains espagnols, ennemis de toutes les dictatures.

Le 5 mai 2015, Pierrette était avec nous pour un hommage  au monument de la FEDIP aux Espagnols morts pour la Liberté, au cimetière du Père Lachaise à Paris. Toujours présente, vigile de la mémoire, elle savait tout en douceur et gentillesse nous restituer ce passé pour mieux envisager l’avenir.

Repose tranquillement Pierrette, après tout ce chemin parcouru jusqu’à nous.

 

Rappel Projection: Les guerilleros du val D’Aran de Jorge Amat (107’/ 2015)

L’invasion du Val d’Aran, connue sous le nom de code Operación Reconquista de España(« Opération Reconquête de l’Espagne »)

Après la libération de la région de Toulouse (20-25 août 1944), les guérilleros espagnols, dispersés dans les diverses formations de maquisards du Sud-Ouest de la France, sont rassemblés le long de la frontière des Pyrénées, par la UNE (Unión Nacional Española), organe de recrutement et de pression sur les exilés espagnols.

Début octobre 1944, 7 500 d’entre eux pénétreront en territoire espagnol, au Val d’Aran (haute vallée de la Garonne). C’est un échec annoncé, qui fait beaucoup de morts et laisse un sentiment d’abandon et de trahison.

Ce film retrace la dernière tentative de ces Républicains espagnols de renverser le régime de Franco, frontalement par les armes.

La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur Jorge Amat

Le mercredi 01 février  à 19h

Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes

2/4 rue des Lilas

75019 Paris

Entrée gratuite

L’Association 24 Aout 1944 à Cherbourg

Les hommes de la Nueve
Exposition proposée par l’association « 24 août 1944 »
Du lundi 6 au samedi 11 février – Centre Leclerc – Tourlaville Exposition de portraits des hommes de la Nueve. Une vingtaine de portraits
originaux des combattants de la Nueve, (9e compagnie de la 2e DB-Leclerc).
Réalisés par le peintre Juan Chica-Ventura d’après les photos retrouvées.

Les Espagnols antifascistes à travers le crayon
Du lundi 6 au samedi 11 février – Centre Leclerc – Tourlaville
Planches de quelques créateurs connus, comme Bruno Loth ou Carlos
Gimenez, qui ont choisi la Bande Dessinée pour s’exprimer. Les uns pour
entrer dans l’Histoire avec les lecteurs, les autres pour conter de manière
plus intime quelques épisodes particuliers de cette période.
L’utopie en exil 1936-2019 : l’exposition retrace cette période qui
va de la guerre civile à nos jours.

Lundi 06 février à 18h30 – Projection – débat – Salle Paul Eluard
« Je te donne ma parole », de Quino Gonzalez – documentaire (52 mn)
Témoignages d’hommes et de femmes qui ont lutté contre le fascisme pendant la guerre d’Espagne, sont passés par les camps d’internement français, ont participé activement à la libération de la France, ont lutté pour survivre dans les camps d’extermination allemands et ont dû reconstruire leur vie dans un exil sans retour.
Accès libre et gratuit

Portraits de femmes: l’Autre Lieu – L’Autre Bar – Espace René Lebas
Mercredi 8 février : 18h30 – 21h – Visite commentée de l’exposition
– L’avènement de la Seconde République espagnole impulse l’émancipation des femmes. Elles obtiennent le droit de vote dès 1931, au divorce en 1932 et à l’avortement en 1936. Cette exposition de portraits du peintre Juan Chica-Ventura évoque leur rôle dans la révolution espagnole et dans le combat contre le fascisme.
Accès libre et gratuit

Les « héritiers de la mémoire » héritent de La Nueve

Attentifs, ils ont écouté le récit de la trajectoire de ces hommes, venus de l’étranger pour défendre la Liberté, et par extension la France. Leur professeure Madame Hélène Thiery a beaucoup sollicité les explications de Juan, non seulement sur les faits historiques mais aussi sur la réalisation proprement dite de la peinture: démarches administratives, techniques employées, temps de réalisation, motivations de l’artiste…

De notre côté, nous avons évoqué le nom de Raymond Dronne, capitaine en charge du commandement de La Nueve, et incontournable personnage de cette légendaire épopée.

Nous espérons une suite amicale à cette rencontre tant pour le monument éphémère qui doit être érigé par les lycéens à Cahors que pour la remise du prix et la projection du documentaire le 25 mai 2023.

En attendant nous vous invitons à lire l’article que le groupe a réussi a obtenir dans la presse locale. https://medialot.fr/cahors-heritiers-de-memoire-une-experience-hors-du-commun-pour-les-lyceens-de-clement-marot/

Mémoires Itinérantes Memorias Itinerantes

La CNT de la ville de Gijon (Asturies Espagne) expose jusqu’au 21 février 2023 dans ses locaux:

Casa’l Pueblu

de la CNT de Xixón

Calle /Llanes 11, Baxu

Les 15 panneaux de notre exposition Les républicains espagnols pour témoins

Ne manquez pas cette exposition réalisée par nos amis de Gijon.

 

La CNT de la ciudad de Gijón (Asturias, España) expone hasta el 21 de febrero de 2023 en sus instalaciones:
Casa’l Pueblu
de la CNT de Xixón
Calle /Llanes 11, Baxu
Los 15 paneles de nuestra exposición Los republicanos españoles como testigos
No te pierdas esta exposición organizada por nuestros amigos de Gijón.

Projection/débat: ESTOS MUROS

Ces murs. Le Travail forcé pendant la dictature de Franco. À partir de la découverte fortuite de ruines près d’une voie ferrée, le cinéaste Alberto Pascual entreprend une enquête qui révèle un des épisodes les plus sombres du passé de l’Espagne : le système de travail forcé mis en place sous la dictature franquiste pour la construction d’infrastructures publiques et privées. Dans un village près de Madrid, des enfants découvrent un poème sur un mur en ruine. Les vers montrent comment les prisonniers républicains ont été utilisés comme main-d’œuvre forcée pendant la dictature de Franco.

Ces murs aujourd’hui en ruines, entourés de mystère, ne sont pas ceux d’un château célèbre ni ceux d’un monastère. Ils n’ont ni renommée ni gloire ni souvenir de leur histoire. Mais ils sont un témoin éloquent et évoquent en silence les durs temps vécus pendant la construction de ce pont.

 

La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur Alberto Pascual Rodríguez

 

Le jeudi 25 JANVIER 2024 à 19h

Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes

2/4 rue des Lilas

75019 Paris

Entrée gratuite

 

POLITIQUE D’ACCUEIL Edouard DALADIER / Albert SARRAUT

POLITIQUE Edouard DALADIER / Albert SARRAUT.

Si les divisions et les tensions qui depuis 1936 secouent la France perdurent, il est à noter que le sentiment de rejet des étrangers indésirables traverse toutes les tendances politiques, de droite comme de gauche.  C’est dans cette atmosphère de restriction et de rejet des étrangers que se présentent plus d’un demi-million d’Espagnols en février 1939. Loin de l’espoir d’une France accueillante et fraternelle, ils vont subir de plein fouet les mesures de contrôle, d’enfermement, de chantage de reconduite à la frontière voire parfois de refoulement.

 

Politique d’accueil menée par les différents gouvernements qui ont jalonné cette période.

On peut globalement définir trois périodes :

  • 1936 : plutôt tolérante même si, à peine 3 mois après le coup d’Etat, la politique d’accueil du gouvernement Blum devient plus restrictive, n’offrant l’asile qu’aux enfants et aux personnes porteuses d’un passeport muni d’un visa des autorités consulaires françaises, tandis que la surveillance de la frontière est renforcée.
  • 1937 : premières mesures plus restrictives dans le cadre d’une politique sécuritaire, de restriction dans l’accueil des étrangers et de réduction des coûts. En septembre, Max Dormoy, ministre de l’Intérieur, parlant des 50 000 Espagnols en France déclare : « J’ai décidé de les mettre en demeure de quitter notre territoire», excepté les enfants, les malades et les blessés. Le 27 novembre, il précise qu’au regard des hommes valides, seuls les résidents bénéficiant de ressources suffisantes sans occuper d’emploi sont autorisés à rester.
  • Le 10 avril 1938, avec le retour du radical-socialiste Edouard Daladier à la présidence du conseil, c’est le tournant. Mesures xénophobes et rejet de l’accueil des étrangers vont se succéder. Au travers d’une série de mesures législatives, un arsenal répressif destiné à contrôler, surveiller et punir les étrangers est mis en place. La France, terre d’asile, n’existe plus.
  1. Sarraut, ministre de l’Intérieur, préconise une action méthodique pour débarrasser la France des éléments indésirables trop nombreux qui y circulent.
  • Le 2 mai 1938, un décret sur la « police des étrangers » rappelle la distinction à faire entre les bons et les mauvais étrangers indignent de vivre en France. Pour parfaire les contrôles, les Français qui hébergent des étrangers, sont tenus de les déclarer faute de quoi ils seront poursuivis en justice.
  • Le 12 novembre 1938, alors que le gouvernement se déclare satisfait des résultats de sa politique, 2 nouveaux décrets destinés à renforcer les mesures prises en mai, sont pris :
  • l’un relatif aux brigades de « gendarmerie-frontière» ;
  • l’autre relatif à la discrimination à effectuer entre les étrangers acceptables et les indésirables qu’il s’agit d’éradiquer. À cette fin, de nouvelles règles concernant le mariage des étrangers et l’acquisition de la nationalité sont édictées, la déchéance de la nationalité facilitée… (de nouveau, ces mesures ont quelques relents actuels) Pour les « indésirables» dans l’impossibilité de trouver un pays d’accueil, des centres spéciaux sont créés. L’assignation à résidence prévue en mai étant jugée trop laxiste. Le 21 janvier 1939, Le «1er centre spécial» réservé aux femmes est créé à Rieucros, en Lozère.

 

Dans ce véritable régime de rejet instauré par A. Sarraut, le préfet des Pyrénées orientales, Raul Didkowski appliquant à la lettre les nouvelles directives, interdit les collectes, meeting, manifestations et menace ceux qui hébergeraient un réfugié sans le déclarer d’un emprisonnement doublé d’une amende. Il est impossible de louer une salle pour se réunir, les locaux des organisations sont perquisitionnés… L’instauration de ce climat de xénophobie dont l’objectif prioritaire continue à être de préserver la paix sociale, reste de se débarrasser par tous les moyens de ces hôtes encombrants.

 

Le lendemain de la prise de Barcelone, le 27 janvier 1939, la France entrouvre sa frontière mais les ordres d’A. Sarraut sont clairs : « C’est simple : les femmes, les enfants, les blessés et les vieillards, on les accueille. Les hommes en âge de porter les armes, on les refoule.»

Malgré les déclarations officielles qui assurent que tout est prêt pour les recevoir, tout fait défaut. Seules efficiences, l’ordre et la sécurité pour lesquels rien n’a été négligé. L’accueil n’a rien de fraternel. Les réfugiés, véritables parias, sont traités en ennemis par les autorités. Toute la zone frontalière, déclarée zone militaire est sous contrôle.

Cette situation ne se modifiera qu’avec l’approche de la guerre où la manne que représentent ces milliers de réfugiés pour l’économie du pays et pour les besoins militaires sera considérée.

 

Toutefois, après le pacte germano-soviétique, de nouvelles mesures sont prises :

  • Le 1er septembre 1939 est publié un nouveau décret confirmant la circulaire du 30 août 1939 prévoyant, en cas de conflit armé, « le rassemblement dans des centres spéciaux de tous les étrangers de sexe masculin ressortissant de territoires appartenant à l’ennemi » âgés de 17 à 50 ans. Ainsi, alors que la guerre contre l’Allemagne nazie est imminente, les premiers visés sont les antifascistes allemands.
  • Le 5 septembre 39, un communiqué leur demande de rejoindre immédiatement les centres de rassemblement puis, le 14 septembre 39, un nouveau communiqué, diffusé par la presse et la radio, convoque à leur tour les hommes de 50 à 65 ans.
  • Le décret du 18 novembre 1939, accentue encore la répression car il prévoit : « Les individus dangereux pour la défense nationale ou pour la sécurité publique peuvent, sur décision du préfet, être éloignés par l’autorité militaire des lieux où ils résident et, en cas de nécessité, être astreints à résider dans un centre désigné par décision du ministre de la Défense nationale et de la Guerre et du ministre de l’Intérieur ».

 

Ces mesures sont aggravées par la circulaire d’application du 14 décembre 1939 d’Albert Sarraut adressée aux préfets qui stipule que : « L’extrémiste qui, par ses conseils et ses tracts, s’efforce de rompre dans les usines le moral robuste des travailleurs, l’alarmiste des cénacles ou des salons qui jette sur ses auditoires les paroles de mensonge ou les prophéties de panique sont, au même titre, les ennemis de la Patrie, et le devoir que vous trace le décret du 18 novembre est de les déceler en les éloignant, sans délai, des lieux où ils poursuivent une activité d’autant plus nocive qu’elle parvient à se mieux soustraire à l’étreinte de la loi (…) Dès lors, la nécessité s’impose d’être armé non seulement contre le fait délictueux ou criminel, mais aussi contre la volonté notoire de le commettre (…) Ainsi, l’obligation de la précaution préventive apparaît-elle aussi impérieuse que celle de la mesure répressive (…) Ce texte est grave. Il place dans vos mains [celles des préfets] une arme redoutable. Il est exorbitant du droit commun du temps de paix. Mais il est justement ainsi parce que c’est une loi du temps de guerre et destinée à disparaître avec elle, une loi exceptionnelle ».  

 

Sous le gouvernement de Vichy, les antifascistes issus de toute l’Europe, les juifs allemands, autrichiens, polonais, roumains, les tziganes et les opposants français, seront les victimes désignées de ces mesures.

07/1939  La Retirada et le début de l’exil républicain espagnol

07/1939  La Retirada et le début de l’exil

Politique de l’accueil en France

Dès la chute de Barcelone, on assiste à un afflux massif de civils et de militaires vers la France. L’hiver est rigoureux. Plus de 500 000 réfugiés passent la frontière à pied par la montagne. En France, les organisations humanitaires, les partis de gauche, les syndicats demandent au gouvernement d’ouvrir la frontière.

 15 au 26 janvier 1939. Daladier autorise à nouveau le transit par la France de l’armement soviétique.

27 janvier 1939. À minuit, la frontière française s’entre-ouvre aux réfugiés civils espagnols ; mais les ordres d’A. Sarraut sont clairs : « C’est simple : les femmes, les enfants, les blessés et les vieillards, on les accueille. Les hommes en âge de porter les armes, on les refoule.»

À Washington, le président Roosevelt déclare : « L’embargo sur les armes à destination de la République espagnole a été une grave erreur, jamais nous ne referions une telle chose ! » 10 000 blessés, 170 000 femmes et enfants et 60 000 hommes (civils) passent la frontière.

1er février 1939. Au château de Figueras, Negrín et soixante-deux députés se mettent d’accord sur trois propositions de paix à soumettre à Franco (au lieu des treize points soumis le 1er mai 1938) : aucunes poursuites contre les vaincus, garantie de l’indépendance espagnole et garantie du droit du peuple à choisir son gouvernement. Negrín contacte des diplomates anglais pour informer les gouvernements d’Europe et prendre en charge la transaction avec Franco.

5 au 10 février 1939. 220 000 combattants républicains passent la frontière française, par différents points frontaliers de passage (Port-Bou/Cerbère ; La Jonquera/Le Perthus ; Campredon/Prats de Mollo ; Puigcerda/Bourg-Madame et par voie de mer).

Le territoire de la république se réduit à Madrid, Valence, Guadalajara, Albacete, Jaén, Cuenca, Almería, Cuidad Real, Alicante, Murcia, Cartagena et l’île de Minorque.

9 février 1939. Franco promulgue la loi de Responsabilités politiques (ley de Responsabilidades políticas), qui sanctionne avec un effet rétroactif à octobre 1934, toutes les activités politiques en désaccord avec le nouveau régime.

12 février 1939. Réunion du conseil des ministres à Madrid.

Les nationalistes atteignent la frontière à Bourg-Madame et au Perthus (Pyrénées-Orientales).

18 février 1939. Suite à l’intervention de diplomates républicains par l’intermédiaire du gouvernement anglais, Franco rejette toute idée de paix sous condition et déclare demeurer seul juge de la conduite à adopter.

22 février 1939. Après un exode épuisant, Antonio Machado meurt d’épuisement et de chagrin à l’hôtel Bougnol-Quintana de Collioure, quelques jours après son arrivée en France. Sa mère, Ana Ruiz, s’éteindra le 25 février 1939, dans le même lieu.

18 au 24 février 1939. Voyage à Burgos du sénateur français Léon Bérard, (ancien ministre et sénateur), et nouveaux entretiens avec le général Jordana (diplomate anglophile qui sera nommé ministre des Affaires étrangères en septembre 1942 en remplacement de Serrano Suñer).

25 février 1939. Signature des accords Bérard-Jordana, qui annoncent un rapprochement du gouvernement français et du gouvernement nationaliste de Burgos.

27 février 1939. La France et la Grande-Bretagne reconnaissent l’État franquiste. En reconnaissant ce dernier deux semaines après la chute de la Catalogne, Daladier et Chamberlain signent la mort de la République espagnole. Le président Azaña annonce sa démission depuis la France.

2 mars 1939. Le maréchal Pétain est nommé ambassadeur à Burgos. Il a été nommé à ce poste pour normaliser et améliorer les relations entre la France et l’Espagne franquiste.

3 mars 1939. Première réunion de la commission permanente des Cortes en exil, à Paris.

5 mars 1939. Aux Cortes, Julián Besteiro, membre du conseil de défense de Madrid, déclare la mise en congé du gouvernement républicain de Negrín. Le colonel Casado met en place un Conseil national de défense pour négocier la fin des hostilités avec Franco.

12 mars 1939. Casado tente de négocier avec Franco la vie sauve aux soldats de l’armée républicaine, mais Franco refuse catégoriquement toute condition.

17 mars 1939. Le ministre de l’Intérieur français Albert Sarrault demande aux différents préfets des départements du Sud-Ouest d’organiser le plan d’évacuation vers l’Espagne des enfants orphelins et des femmes.

19 mars 1939. Sarrault renchérit par une circulaire de recommandations afin d’augmenter le nombre de ces retours.

23 mars 1939. L’ambassadeur de France à Madrid, le maréchal Pétain, remet ses lettres de créances à Franco.

27 mars 1939. Franco adhère au pacte anti-Komintern mais proclame sa stricte neutralité dès le début du conflit mondial.

27 au 31 mars 1939. La ville d’Alicante est le théâtre de journées de panique et d’horreur. Une foule compacte de civils républicains est massée au port avec l’espoir d’y trouver un navire pour embarquer vers la France. Des militants de première importance et des responsables syndicaux, politiques et du gouvernement républicain, sont mêlés à la population. Des militants armés s’emparent des avions encore disponibles et font évacuer responsables politiques et députés.

La foule attend la flotte républicaine mais celle-ci est déjà partie depuis le 7 mars, avec peu de civils à bord. Quatre navires, venus de France, sont repartis, eux aussi trop tôt, avec à leur bord peu de réfugiés. Le Stanbrook est le dernier navire à quitter Alicante, avec près de 5 000 républicains à son bord.

Le 30 mars, le député socialiste Pascual Tomás part dans un avion de ligne français. Il promet d’intercéder auprès des autorités françaises pour accélérer la venue de l’aviation et de navires français. Il rencontre effectivement Pierre Cot (ancien ministre de l’Air) à Toulouse, et des pilotes s’offrent pour effectuer les transports nécessaires, mais il semblerait que le gouvernement français refusa alors d’effectuer ces transferts.

À l’entrée des troupes franquistes dans la ville d’Alicante se produit une série de suicides. Le 1er avril 1939, les milliers de réfugiés restant encore dans le port doivent se rendre et sont considérés comme prisonniers.

28 mars 1939. La 1re armée nationaliste pénètre dans Madrid à midi.

31 mars 1939. Juan Negrín, chef du gouvernement, crée le Servicio de emigración de refugiados españoles (SERE) pour aider les réfugiés à émigrer en Amérique latine et pour trouver les moyens de survie pour le plus grand nombre.

1er avril 1939. Déclaration officielle des nationalistes : « Parte oficial de guerra del cuartel general del generalísimo, correspondiente al día de hoy, primero de abril de 1939, tercer año triunfal. En el día de hoy, cautivo y desarmado el ejercito rojo, han alcanzado les tropas nacionales sus ultimos objetivos militares. ¡ La guerra ha terminado ! Burgos, primero de abril de 1939, año de la victoria. El generalísimo Franco. »

« Déclaration du Journal officiel de guerre du quartier général du généralissime correspondant à ce jour, 1er avril, troisième année triomphale. Ce jour, l’armée des rouges est captive et désarmée et les troupes nationales ont atteint leurs derniers objectifs militaires. La guerre est terminée ! Burgos, 1er avril, année de la victoire. Le généralissime Franco. »

19 mai 1939. Le comité de non-intervention tient sa trentième et dernière séance après la fin du conflit. Prenant acte de son inutilité, il procédera alors à sa propre dissolution.

Mai-juin 1939. 79 compagnies militaires enrôlent chacune 250 volontaires espagnols pour travailler notamment au renforcement de la ligne Maginot.

8 juillet 1939. Arrestation, à son poste du Conseil national de défense de Madrid, du socialiste Julián Besteiro Fernández.

26 au 31 juillet 1939. À Paris, les Cortes en exil reconnaissent la JARE (Junta de Auxilio a los Republicanos Españoles), organisme créé par Indalecio Prieto depuis le Mexique pour venir en aide aux réfugiés espagnols en France.

19 août 1939. Un accord d’échange commercial est conclu entre l’Allemagne et l’Union soviétique.

22 août 1939. Chamberlain envoie à Hitler un ultime message pour éviter la guerre. En rappelant les engagements de son pays à l’égard de la Pologne, le Premier ministre britannique demande l’instauration d’une trêve afin de régler les conflits par la négociation. Le même jour, Hitler fixe le début des opérations militaires contre la Pologne au 26 du même mois.

23 août 1939. Pacte Molotov-Ribbentrop. L’URSS signe, avec l’Allemagne nazie, un pacte de non-agression pour dix ans. Un protocole secret détermine les zones d’influence soviétique et allemande en Europe   de l’Est, et notamment le partage de la Pologne.

En France, le Comité permanent de la Défense nationale est réuni : l’armée se tient prête à intervenir en cas d’agression contre la Pologne, avec des réserves en ce qui concerne l’aviation.

26 août 1939. Daladier interdit la presse communiste.

1er septembre 1939. L’Allemagne envahit la Pologne.

3 septembre 1939. La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne.

4 septembre 1939. Franco déclare sa neutralité dans le conflit mondial.

18 novembre 1939. Un décret accentue encore la répression contre l’étranger en France, car il prévoit : « Les individus dangereux pour la défense nationale ou pour la sécurité publique peuvent, sur décision du préfet, être éloignés par l’autorité militaire des lieux où ils résident et, en cas de nécessité, être astreints à résider dans un centre désigné par décision du ministre de la Défense nationale et de la Guerre et du ministre de l’Intérieur ».

1er décembre 1939. Le préfet des Hautes-Pyrénées écrit, dans son rapport au ministre de l’Intérieur que, dans son département, plus aucun réfugié espagnol n’est à la charge de l’État. Il signale aussi des retours « volontaires » en Espagne.

Décembre 1939. Premières déportations de Juifs polonais dans les camps de concentration nazis, en Pologne.

14 décembre 1939 : Les conditions d’applications du décret du 18 novembre, fixées aux préfets par Albert Sarrault (ministre de l’intérieur

Meilleurs voeux 2023

Et nous nourrissons l’espoir de vous retrouver à nouveau sur les chemins de la mémoire qui mènent à une société future, pleine de liberté, de culture, de partage et de justice !
Que l’année qui s’ouvre vous soit clémente et douce pour tous vos proches.
Nous vous offrons cette modeste carte. Qu’elle vous accompagne tout au long de 2023.

La Asociación 24-Agosto-1944 y todos sus miembros os desean paz, salud y solidaridad para el año 2023.
Y esperamos volver a encontraros en los caminos de la memoria que conducen a una sociedad futura, llena de libertad, cultura, reparto y justicia.
Que el próximo año sea bueno y apacible para todos tus seres queridos.
Os ofrecemos esta modesta tarjeta. Que os acompañe a lo largo de 2023.

Quand Choisy Le Roi honore les libertaires espagnols

« Nos anciens, qui ont toujours lutté contre vents et marées, auraient sans aucun doute apprécié qu’enfin une reconnaissance leur soit accordée.
Grâce à ces activités entreprises, ce film, le site de la Ville, leur mémoire est présente.
Avec nos moyens, ici et maintenant, nous avons conscience d’avoir accompli le mieux possible ce travail contre leur oubli.
Un grand merci à nous tous. »

La ville de Choisy honore ces exilés, antifascistes et libertaires espagnols qui ont continué à faire vivre leur idéal d’une société plus juste, à Choisy même. Ils ont fait de cette commune un point du globe connu des tous les anarchistes du Monde et de tous les partis de gauche espagnols.

Vous pouvez suivre leur histoire sur le site de la ville:
https://www.choisyleroi.fr/decouvrir-choisy/limprimerie-des-gondoles-et-la-cnt-imprima-a-choisy/

Vous y trouverez:
L’histoire de la Nueve dans laquelle se sont battus au moins deux Espagnols installés ensuite à Choisy, avec le film d’Alberto Marquardt et ses bonus;

L’Histoire de la section locale de la CNT espagnole en exil, à travers les panneaux de l’exposition urbaine qui a été accrochée sur les grilles du jardin de l’hôtel de ville en mai 2019. Panneaux qui existent en français et en espagnol et dont vous pourrez vous servir en prenant contact avec nous: info@24-aout-1944.org

le film sur la fabuleuse histoire de l’imprimerie des Gondoles, de Richard Prost vous fera découvrir comment cette petite imprimerie était connue internationalement et imprima des milliers de revues, journaux, tracts, brochures,…qui étaient expédiés aux quatre coins de la terre et dans lesquels il était question de liberté, d’égalité, de partage, de société juste, de culture, d’éducation.

Ce film est une réalisation essentielle et pédagogique pour qui veut comprendre comment peut fonctionner une entreprise collectivisée, ce qui anime des gens, simples militants, à soutenir financièrement une entreprise qui ne doit pas faire de bénéfice mais qui doit absolument fonctionner régulièrement. En résumé ce que pourrait être une organisation sociale déconnectée du profit et dans laquelle l’humain serait au centre des préoccupations.

N’hésitez pas à projeter ce documentaire autour de vous, à vous en servir comme d’un outil d’explication et de dialogue.
Nous pouvons mettre à votre disposition les panneaux de l’exposition, des documents originaux et assurer des présentations et débats si vous le souhaitez.

À l’automne 2020, sortira un DVD avec ce documentaire il sera agrémenté d’une partie de bonus dans lesquels vous pourrez découvrir des documents imprimés « aux Gondoles » et surtout une conférence d’Alain Dobeuf sur toute l’histoire des 50 années d’existence de cette entreprise pas comme les autres. (1956-2006).

Ces anciens de la guerre d’Espagne, des Forces Françaises Libres, de la résistance et des camps nazis ne cessèrent jamais leur combat contre Franco et de se côtoyer que ce soit ici autour de la CNT mais aussi au titre des combats menés pendant la
Seconde Guerre mondiale. Martín Bernal, avec Granados des Forces Françaises Libres, avec Roc Llop et Roda déportés à Mauthausen et bien d’autres, anciens de la guerre d’Espagne et des collectivités, constituèrent l’armature de la Fédération Locale de Choisy-le-Roi/Thiais de la CNT. C’est elle, la CNT de Choisy qui épaulera Marcellan et Agustí, à l’initiative de la création de l’imprimerie des Gondoles. Bernal, Granados, Roda sont de la première liste de souscription, qui permettra de lancer ce qui est appelé dans la CNT « le projet pour la culture ». L’imprimerie fonctionnera de 1956 à 2006, comme une entreprise collectivisée!

Projection du film « Les caisses d’Amsterdam vostfr »

1939 : Dans Barcelone assiégée par les troupes fascistes, un groupe d’hommes est chargé de sauvegarder les archives de la CNT et de les emmener à Amsterdam. En 2010 : L’analyse des documents tisse une large relation entre les anarchistes de Barcelone, le mouvement makhnoviste ukrainien et les révoltes en Patagonie argentine. Le documentaire « Les caixes d’Amsterdam » raconte une histoire sur l’anarchie et certains de ses personnages les plus mythiques (La Commune de Paris, Ferrer et Guàrdia, Garcia Oliver, Buenaventura Durruti …) et finit par dériver dans certaines des pratiques sociales les plus pertinentes du 21ème siècle.
La projection sera suivie d’un débat en présence de Felip Solé, le réalisateur.

Un projet qui rassemble des philosophes, des théoriciens et des intellectuels de renommée mondiale qui s’identifient à l’idéologie libertaire. Une collection de témoignages sur des personnes qui vivent selon l’idéal anarchiste. Documents cinématographiques, lettres manuscrites et photographies contribuent à faire revivre un mouvement stéréotypé et stigmatisé tout au long de son histoire. Une intrigue qui mêle l’histoire de la Confédération nationale du travail (CNT), instigatrice de la révolution en Catalogne ; le mouvement makhnoviste en Ukraine – l’une des factions révolutionnaires combattant le régime tsariste jusqu’à sa liquidation par les bolcheviks – et les grandes révoltes patagoniennes mises au jour par le grand journaliste Osvaldo Bayer. L’intrigue débute en janvier 1939 avec l’évacuation de 22 caisses des archives de la CNT, juste avant l’occupation de Barcelone par les troupes fascistes. Ces archives furent déposées à l’Institut International d’Histoire Sociale d’Amsterdam. Le documentaire « Les caixes d’Amsterdam » raconte une histoire sur l’anarchie et certains de ses personnages les plus mythiques (La Commune de Paris, Ferrer et Guàrdia, Garcia Oliver, Buenaventura Durruti …) et finit par dériver dans certaines des pratiques sociales les plus pertinentes du 21ème siècle.

La projection sera suivie d’un débat en présence de Felip Solé, le réalisateur.

Le jeudi 15 décembre 2022 à 19h Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes 2/4 rue des Lilas 75019 Paris Entrée gratuite

Non à la fermeture du lycée Georges Brassens

Nous travaillons tous les ans avec les professeurs de ce lycée sur la mémoire des antifascistes espagnols, l’exil républicain.
En février 2022, les élèves de terminale et de première ont monté avec leur professeure Mme Ana Botella, un spectacle d’hommage aux républicains espagnols. il a été joué au centre Paris’Anim de la Place des fêtes et depuis il a été joué dans d’autres lieux et tout récemment à Valence en Espagne. Il était d’une belle qualité artistique, historique et linguistique.

Preuve des résultats excellents de cet établissement. Il est impensable de fermer des établissements d’enseignements publics. L’éducation n’est pas un secteur à rentabilité mais un secteur de formation de la pensée pour les jeunes, peu importe son coût.

Il nous faut des établissements scolaires où pourront se côtoyer et se connaitre des jeunes de tous les horizons pour apprendre à être des citoyens responsables et à s’épanouir dans leur discipline.

Ceci est une part de l’héritage que nous ont laissé les républicains espagnols.

Signer la pétition de soutien aux lycées publics destinés à disparaitre, pour que ce projet ne voit pas le jour !

Et écouter cette chanson d’Allain Leprest , qui réclame à sa façon, une égalité des chances :

Des nouvelles de Gijon

Ces clichés constituent un témoignage exceptionnel. Elles ont la qualité des photos des meilleurs photographes de l’époque et transmettent au public non seulement le désordre de l’exode ou l’anxiété et l’angoisse de ces gens, mais aussi leur fierté, leur dignité et, surtout, leur combativité…

De ces camps sortiront les hommes qui intégreront les maquis en France ou les Forces Françaises Libres qui luttaient contre le nazisme.
Entre 1936 et 1939, ils combattirent le franquisme, entre 1940 et 1945 ils continuèrent le combat en Afrique, en France et jusqu’en Allemagne espérant pouvoir libérer l’Espagne.

Cela n’a pas été le cas. Néanmoins certains d’entre eux qui constituaient la »Nueve » ont immortalisé les noms de Guadalajara, Teruel, Ebro, Brunete, Santander sur les Half-Tracks qui ont participé à la libération de Paris le 24 Aout 1944.

Voici une petite vidéo de présentation et quelques photos de l’inauguration à Gijon:


cette vidéo a été réalisée par Bruno Menendez.

Nous voudrions remercier spécialement Sergio Montero, Monty, qui est celui qui a permis que ces photos soient exposées à Gijon.

Résistance, résilience et engagement dans l’exil

Résistance, résilience et engagement dans l’exil :

Ces 11 et 12 novembre, nous avons reçu avec un grand bonheur, nos amis belges de l’association « Ami, entends-tu ? ». Nous avons partagé avec eux un émouvant parcours sur les traces du Paris des exilés espagnols de 1939.

11 novembre
Nous les avons accueillis dans ce lieu historique du 33 rue des Vignoles, dernière adresse de la CNT espagnole en exil.
Bien évidemment, nous leur avons fait les honneurs des lieux tels qu’ils sont encore : Le 33, avec ses salles, ses réduits, ses verrières d’atelier du début du siècle dernier, ses ruches, ses couleurs rouge/noire, et son atmosphère si particulière et chaleureuse qui attire tant de personnes… Ils furent conquis d’avance.

Notre journée, pour les membres de l’association 24-Août-1944, a commencé tôt le matin, par les préparatifs d’installation d’une exposition, du matériel de projection et pour le buffet qui devait clore ce premier jour amical.

Après cette visite et présentation de l’historique des lieux, nous avons projeté « L’exode d’un peuple » film muet /musical de Luis Llech [1].
Notre choix s’est avéré judicieux car nos amis ne connaissaient pas ce documentaire et s’en sont trouvé très émus. Ils étaient bouleversés par sa forme sobre, concentrée sur les images vivantes qui se passent aisément de commentaire.

Puis, nous les avons « embarqués » en métro jusqu’à la rue Esquirol dans le 13e pour leur montrer la peinture murale de Juan (Chica-Ventura) qui évoque l’entrée dans Paris de La Nueve le 24 août 1944, les combats contre les forces allemandes d’occupation le 25 et le défilé de la victoire le 26 août.

Bien sûr nous avons commencé par expliquer ce qu’était La Nueve, d’où venaient ces Espagnols, ce qu’ils avaient fait avant de se retrouver dans l’armée Leclerc et ce qu’ils ont accompli en tant que soldats des Forces Françaises Libres jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, sans pour autant avoir la joie d’aller déloger Franco.
Juan leur a expliqué la naissance et le chantier de la peinture murale qu’il a réalisée, en expliquant les difficultés, les aboutissements et les techniques employées.
Il a achevé ses explications sous une ovation de la part de nos amis !!!!

Une visite au square Federica Montseny [2] juste au bout de la rue s’imposait. Avec une description de cette femme, militante de la CNT, aux responsabilités multiples et qui transmit son idéal toute sa vie au cours de ses interventions remarquables dans les meetings organisés par son syndicat, (depuis les années 30 jusqu’au mémorable meeting de 1977 à Barcelone qui réunit plusieurs milliers de personnes). Femme dont le cri à la jeunesse est encore vrai aujourd’hui : « Pensez ! Pensez ! Pensez »

 

 

 

Retour au 33, dans la magnifique salle de nos amis de Flamenco en France, pour l’exposition sur L’imprimerie des Gondoles de Choisy Le roi et l’évocation des exilés et des combattants de la Nueve installés dans cette commune de la banlieue parisienne :

  • Ces exilés qui ont habité Choisy sont aussi des hommes de la Nueve. Martín Bernal Lavilla ouvre sa cordonnerie et accueille son frère Francisco et José Cortès.
  • Bernal, démobilisé et déçu de ne pas aller déloger Franco, après-guerre, il s’installe à Choisy le roi, où il accueille son frère Paco, qui a été déporté à Mauthausen (matricule 3543), mais aussi son compagnon d’armes José Cortés avec lesquels il ouvre sa cordonnerie.
  • Martín Bernal, avec Granados des Forces Françaises Libres, avec Roda déporté à Mauthausen et bien d’autres, anciens de la guerre d’Espagne et des collectivités, constituent l’armature de la Fédération Locale de Choisy-le-Roi/Thiais de la CNT. C’est elle, la CNT de Choisy qui entourera Marcellan et Agustí, à l’initiative de la création de l’imprimerie des Gondoles. Bernal, Granados, Roda sont de la première liste de souscription, qui permettra de lancer ce qui est appelé dans la CNT « le projet pour la culture ».
  • Ce projet pour la culture s’accompagne naturellement de la lutte permanente contre le fascisme. Aussi quand SIA, (Solidaridad Internacionale Antifascista) décide d’imprimer son calendrier à Choisy. Francisco Roda, ancien de Mauthausen, sera celui qui apportera la quinzaine de calendriers que Martin Bernal distribuait à ses clients.
  • Là encore, l’histoire et surtout l’audace de ces Espagnols qui après 9 années de guerre et de résistance, continuèrent sur leur lancée et en 1957, osèrent créer une imprimerie qui va fonctionner pendant cinquante ans, au plus proche du modèle des collectivités espagnoles de 1936.

Tous ces événements ont creusé l’appétit et la soif de tout le monde, et chacun est bien heureux de s’asseoir pour prendre pour se restaurer au succulent buffet préparé par les membres de l’association 24-Août-1944 et leurs amis. Les langues vont bon train, l’amitié et les rires aussi. Nous avons également la joie d’accueillir nos amis de Terrassa, présents à Paris et qui ne manquent pas de venir partager un moment avec nous.

Vers 22h00, tout le monde s’affaire au rangement afin de laisser la place propre pour les copains du lendemain, qui ont à faire au 33. Et nos voyageurs sont tout de même un peu fatigués.

12 Novembre
Nous avons rendez-vous au jardin des Combattants de La Nueve, comme nous sommes véhiculés, nous passons à l’hôtel pour prendre avec nous José qui a accompli déjà 4 fois ses vingt ans et entend bien malgré cela profiter de cette journée.

Comme nous sommes samedi, le jardin est ouvert, nous avons une chance inouïe il
fait un beau soleil, qui va nous réchauffer tout au long du jour.
Nous leur expliquons la succession des plaques qui identifient le jardin : celle d’abord qui signalait juste que le roi Felip VI et la maire de Paris ont inauguré ce jardin et la seconde et définitive que nous avons demandé (avec d’autres associations mémorielles espagnoles) et qui non seulement explique qui étaient ces hommes mais aussi remet la royauté espagnole à la place qu’elle occupe dans l’histoire : à savoir qu’elle fut désignée par Franco pour lui succéder donc incompatible avec les républicains de La Nueve et leur combat pour la Liberté.

Après avoir traversé le jardin, nous avons jeté un œil à la plaque offerte par la maire de Madrid [3] Manuela Carmena à la maire de Paris Anne Hidalgo , et qui est la réplique exacte de la plaque figurant au jardin de la Nueve de Madrid inauguré le 20 avril 2017 dans le district de Cuidad Lineal à Madrid.
Ensuite direction, la salle de la Mutualité

, fermée aux visiteurs maintenant qu’elle est salle privée pour organisations et institutions du monde « des nantis ».
Mais pour nous, elle reste une salle mythique, dans laquelle se sont déroulés dès la fin 1944, de nombreuses réunions, des congrès de la CNT, de la FEDIP (Federación Española de Deportados e internados políticos) entre autres rassemblements de gauche.
Nous leur montrons des photos de la salle (comble avec ses 2000 places) et aussi des photos du trottoir noir de ceux qui n’ont pas pu rentrer mais qui attendent devant tout en discutant âprement de l’avenir……
Nous tâchons comme nous pouvons de satisfaire à toutes les curiosités de nos amis, avec les explications que nous possédons. Bien sût le journal Solidaridad Obrera est souvent à notre bouche, car il a dès septembre 1944 rendu hommage aux combattants espagnols de la division Leclerc et en septembre 1945, il publie toutes les listes des Espagnols déportés à Mauthausen et autres camps.

Le temps nous manquait car il y a encore une multitude de lieux qui portent l’empreinte des exilés antifascistes espagnols à Paris : Le gymnase de la Bidassoa, Le dispensaire Cervantès de la rue Gerbier, la salle de l’Alhambra, la salle Lancry, le 24 rue Sainte Marthe, 79 rue Saint Denis, 2 rue Gracieuse, la salle Suset…

Après un petit repas, léger, nous repartons de plus belle, direction Cimetière du Père Lachaise [4] Là, nous déambulons entre les monuments dédiés aux victimes des camps de concentration nazis, en passant bien entendu par la catafalque de Francisco Largo Caballero [5] et la tombe discrète de Gerda Taro [6]
Nous terminons cette visite par le monument aux Espagnols morts pour la liberté (1939-1945) érigé par la FEDIP qui lança une souscription dès 1963 pour cet édifice.
Après une présentation, nous lirons des extraits du discours d’inauguration que prononça Daniel Mayer  [7] le 13 avril 1969 devant un parterre de plusieurs centaines de personnes. (voir document)

Après un passage au mur des Fédérés et la visite des sépultures de communards dont celle du général Wroblewski [8] et d’Eugène Pottier [9] il est temps de rentrer à l’hôtel pour nos amis, se reposer un peu pour revenir en forme au restaurant.
Nous nous retrouvons au restaurant Ighouraf de l’ami Ali, pour déguster un excellent (comme d’habitude) couscous et surtout partager encore une fois un grand moment de fraternité. Cette fois-ci, nous (les membres de l’association 24-Août-1944) nous sommes les invités de nos compagnons de l’association Ami entends-tu.

Le temps passe trop vite, et il nous faut nous séparer, laissant à nos amis la curiosité de découvrir le lendemain le Musée de la Libération de Paris, Musée Jean Moulin et Mémorial Leclerc, place Denfert Rochereau, avant d’aller déambuler dans le quartier de La Butte aux cailles dans le 13e et de rentrer en Belgique. Nous prenons congés tard dans la soirée en se promettant de réaliser d’autres projets communs sur la mémoire de l’exil des républicains espagnols à Paris et à Bruxelles et Liège.

 
Notes

[1cinéaste amateur qui eut le réflexe extraordinaire de filmer le passage de la frontière par la population (civile et militaire) républicaine espagnole, en février 1939

[21905-1994 ; Anarchiste et écrivain, pédagogue d’avant-garde et oratrice fantastique, ministre de la République Espagnole en 1937, auteure de la première loi européenne en faveur de l’avortement, Federica Montseny a subi les revers de la guerre civile, s’est noyée dans la masse des exilés de 1939 avec sa famille. Pendant la guerre, elle est arrêtée par la police de Pétain, condamnée mais pas extradée parce qu’elle est enceinte…

[3maire de mai 2015 à mai 2019

[4L’endroit tire son nom d’un précédent occupant des lieux, François d’Aix de La Chaize, un prêtre jésuite confesseur du roi Louis XIV.

[5Francisco Largo Caballero, né à Madrid le 15 octobre 1869 et mort à Paris le 23 mars 1946, est un syndicaliste et homme d’État espagnol, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol et de l’Union générale des travailleurs dont il fut l’un des dirigeants historiques, au point d’être surnommé « le Lénine espagnol », déporté au camp de Sachsenhausen

[6Née le 1er août 1910, en Allemagne, Gerda Pohorylle fuit son pays quand Hitler arrive au pouvoir. Arrivée en France, elle rencontre, en 1934, le photographe hongrois Endre Ernő Friedmann, dont elle devient la compagne. Avec lui, elle se met à la photographie, mais leurs photos se vendent mal. Elle invente alors son personnage : Endre Ernő Friedmann devient ainsi Robert Capa, le photographe américain, plus chic et plus mondain que son alter ego. Elle choisit pour elle-même le pseudonyme de Gerda Taro. Ensemble, les deux compagnons couvrent la guerre civile espagnole aux côtés des troupes républicaines. En 1936, elle part couvrir, seule, le bombardement de Valence. Le 25 juillet 1937, alors que Robert Capa est rentré en France, Gerda Taro meurt écrasée, par accident, par un char républicain. Son enterrement, le 1er août 1937 en France réuni plusieurs milliers de personnes. Mais son nom reste dans l’ombre et une partie de son travail est attribué à Robert Capa. Il faut attendre 2007 et la découverte de « La valise mexicaine » pour qu’elle revienne sur le devant de la scène des photo journalistes de guerre.

[7membre du Comité national de la résistance, Secrétaire général de la SFIO, ministre du travail de 1946/1949

[8Walery Wroblewski, né le 27 décembre 1836 à Zoludek en Biélorussie et mort le 5 juillet ou le 5 août 1908 à Ouarville, est une personnalité militaire de la Commune de Paris, [[https://maitron.fr/spip.php?article150222

[9Eugène Pottier, né le 4 octobre 1816 à Paris où il est mort le 6 novembre 1887, est un goguettier, poète et révolutionnaire français, auteur des paroles de L’Internationale. https://maitron.fr/spip.php?article136003)

Documents joints

 

Les chemins de la mémoire (Caminos de la memoria (91’) 2009)

L’association 24 août 1944 présente :
De 19h à 22h00
Les chemins de la mémoire (Caminos de la memoria (91’) 2009)
De José Luis Peñafuerte.

La dictature de Franco, un des régimes les plus violents et longs de l’Europe du 20e siècle, a été gardée sous silence par l’Espagne depuis sa fin, il y a près de cinquante ans. Ce régime a fait des milliers de victimes : orphelins, prisonniers, exilés, déportés, torturés, assassinés. Aujourd’hui, l’Espagne et son gouvernement commence enfin lever le voile sur cette période, et rendre justice aux centaines de milliers de victimes du franquisme.
José-Luis Peñafuerte, lui-même descendant d’exilés, nous emmène dans un véritable voyage à la recherche de cette mémoire refoulée, afin d’ouvrir une fenêtre contre l’oubli. Les pièces du puzzle incomplet dans la mémoire de l’Espagne sont encore nombreuses : les fosses, les camps de concentration, les prisons, les routes de l’exil, et les traces encore bien vivaces du franquisme…
C’est un des premiers grands films sur la Mémoire en Espagne toujours aux prises avec les fantômes de son terrible passé.
La projection sera suivie d’un débat

Le jeudi 17 novembre 2022 à 19h
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite

CHEMINS DE L’EXIL / CAMINOS DEL EXILIO

L’association 24 août 1944
vous informe de l’exposition à GijON
CHEMINS de L’EXIL
Colonies pour enfants basques et catalans
La retirada et les camps en France l’oeuvre humanitaire et photographique de Philippe Gaussot

D’une part, la série de photos de Philippe Gaussot (1937-1940) représente l’accueil d’enfants basques et catalans envoyés en France pour échapper aux horreurs de la guerre. Loin du bruit des armes, ils peuvent à nouveau sourire sur les bancs de l’école ou dans les tâches et les jeux collectifs.

De l’autre, la série La Retirada y los campos(1939) montre les chemins de l’exil des antifascistes espagnols. Nous suivons leur difficile exode, pas à pas, en plein mois de février, pour atteindre un hypothétique refuge en France. L’accueil sera très décevant : des camps de concentration sur les plages glacées du Roussillon, entourés de barbelés, gardés par des soldats armés et des gendarmes.

Ces clichés constituent un témoignage exceptionnel. Elles ont la qualité des photos des meilleurs photographes de l’époque et transmettent au public non seulement le désordre de l’exode ou l’anxiété et l’angoisse de ces gens, mais aussi leur fierté, leur dignité et, surtout, leur combativité…

Aujourd’hui, ces exilés rentrent chez eux, honorés dans les villes et villages qui les gardent en mémoire comme un exemple de changement possible de société et de dignité.

L’exposition de photos sera prochainement à :
Gijón (Asturies) : du 16 novembre 2022 au 08 janvier 2023

Un catalogue de l’exposition, en français et en castillan est disponible auprès de notre association

EXPOSICIÓN DE FOTOGRAFÍAS INÉDITAS:
« CAMINOS DEL EXILIO » – Colonias infantiles y campamentos de la Retirada: la obra humanitaria y fotográfica de Philippe Gaussot »

La exposición « Chemins d’exil – Colonies d’enfants et camps de la Retirada: l’oeuvre humanitaire et photographique de Philippe Gaussot » presenta fotografías inéditas descubiertas por su hijo, Jean-Philippe Gaussot, en una maleta tras la muerte de su padre. A través de Felip Solé, director y productor, se nos confiaron los negativos.

Por un lado, la serie de fotos de Philippe Gaussot (1937-1940) representa la acogida de niños vascos y catalanes enviados a Francia para escapar de los horrores de la guerra. Lejos del ruido de las armas, pueden volver a sonreír en los bancos de la escuela o en las tareas y juegos colectivos.

Por otro lado, la serie La Retirada y los campos (1939) muestra los caminos del exilio de los antifascistas españoles. Seguimos su difícil éxodo, paso a paso, en pleno febrero, para llegar a un hipotético refugio en Francia. El recibimiento será muy decepcionante: campos de concentración en las playas heladas del Rosellón, rodeados de alambre de espino, vigilados por soldados y gendarmes armados.

Estas fotos son un testimonio excepcional. Tienen la calidad de los mejores fotógrafos de la época y transmiten al público no sólo el desorden del éxodo o la ansiedad y la angustia de estas personas, sino también su orgullo, su dignidad y, sobre todo, su espíritu de lucha…

Hoy, estos exiliados vuelven a casa, honrados en las ciudades y pueblos que los recuerdan como ejemplo de un posible cambio de sociedad y de dignidad.

La exposición fotográfica estará pronto en :
Gijón (Asturias): del 16 de noviembre de 2022 al 8 de enero de 2023
CMI PUMARÍN GIJÓN SUR
C/Ramón Areces,7
Lunes a sábado, de 8.00 a 21.15 h //Domingos, de 8.00 a 14.45 h
T: 0034 985 181 640 cmigijonsur@gijon.es

El catálogo de la exposición, en español y francés, está disponible en nuestra asociación