Mois : octobre 2016

El Triangulo Azul, les antifascistes espagnols à Mauthausen

El Triangulo Azul

Mise en scène : Laila Ripoll
Interprétation : Manuel Agredano – Elisabet Altube – Marcos León – Mariano Llorente – Antonio Sarrió – Ángel Solo- Jorge Varandela
Musiciens: Carlos Blázquez. Carlos Gonzalvo. David Sanz

Récit de la survie grâce à la musique et à la danse des Républicains Espagnols, arborant le triangle bleu des apatrides, en déportation au camp de Mauthausen.

C’est le récit d’une intrigue angoissante et d’un cabaret grotesque dans le souvenir d’un sous-officier nazi qui s’attarde sur les aventures risquées de ces espagnols qui ont sorti du camp des photos qui ont servi à incriminer des dirigeants nazis au procès de Nuremberg et sur la façon singulière dont ce groupe a eu l’autorisation, dans un tel enfer de monter une revue musicale. Le crematorium, la cheminée, l’escalier de 186 marches, les barbelés électrifiés, sont représentés à travers une danse chotis, un extrait d’opérette zarzuela, un pasodoble, une danse habanera. La violence des dessins Caprices de Goya et du poème le rêve de la mort de Quevedo, apparait dans une bouleversante symbiose avec la violence et la mort régnant dans le camp d’extermination, où ces espagnols, 6000 républicains exilés en France en 1939 puis livrés à l’Allemagne en 1941 comme apatrides, ont néanmoins trouvé une espérance de vie par le biais de l’humour et où ils donnèrent un exemple de bravoure et de solidarité.

Prix National de littérature dramatique 2015 (Espagne) – Prix MAX 2015 : Meilleur auteur.
Partenaires: Ministerio de educación, cultura y deporte

25ème Festival Don Quijote
Lundi 21 et mardi 22 nov. 2016 à 20h00- Théâtre Café de la Danse –Paris 11

N d Site: ils étaient plus de 7200 à Mauthausen et dommage que la pièce traite le photographe Antonio Garcia, le premier espagnol a commencé la collecte des photos comme un lâche. Cette résistance ne fut pas l’affaire d’un seul mais bien de tout le groupe de ce kommando! La fabrique du héros devient insupportable.

Plaque en l'honneur des antifascistes espagnols déportés
Plaque en l’honneur des antifascistes espagnols déportés
Carte anniversaire faite au camp de Mauthausen le 6 janvier 1945
Carte anniversaire faite au camp de Mauthausen le 6 janvier 1945
Composition de Mila
Composition de Mila

Federica Montseny, l’indomptable(1905-1994) à Paris

Federica Montseny, l’indomptable(1905-1994). Anarchiste et écrivain, pédagogue d’avant-garde et oratrice fantastique. Elle est une des quatre ministres anarchistes qui participent au gouvernement de Largo Caballero en novembre 1936. Et elle est la première femme nommée ministre en Espagne (ministre de la Santé). Elle prend une série de mesures tout à fait révolutionnaires dans le contexte de l’époque, tout particulièrement dans la très catholique Espagne, telles que la libéralisation de l’avortement ou les programmes de soutien aux prostituées pour sortir de leur condition. Elle créera également des lieux d’accueil pour les enfants et les personnes âgées, des centres de formation pour les femmes… Federica Montseny a subi les revers de la guerre civile, s’est noyée dans la masse des exilés de 1939 avec sa famille. Pendant la guerre, elle est arrêtée par la police de Pétain, condamnée mais pas extradée parce qu’elle est enceinte… Un épisode, parmi d’autres qui font de sa vie un roman. Après la Deuxième guerre mondiale, comme des milliers de libertaires, survivants des camps et héros de la résistance, elle choisit Toulouse pour terre d’asile. Comme tous les autres, elle rêve de faire tomber Franco. C’est bientôt la guerre froide, les Trente Glorieuses, la société de consommation. Federica tombe dans l’oubli en même temps que l’utopie libertaire… la poésie et l’humanisme qui fondent sa pensée. 80 ans après la parenthèse enchantée de l’été 36, les derniers survivants qui l’ont connue nous quittent discrètement, sans faire de bruit… Il est temps de recueillir leur souffle…

Marina Paugam, caméra-woman, et monteuse du film, Jean-Michel Rodrigo, réalisateur, nous offre un documentaire de femmes engagées. Une femme de convictions et un cinéaste irrévérencieux nous livrent leurs images et leurs sélections en coup de coeur sur le combat libertaire des femmes espagnoles. Ils nous parlent d’une aventure humaine jamais renouvelée. Un travail d’équipe dans lequel les clichés sur l’anarchie sont ensevelis.

INSCRIVEZ-VOUS VITE, TRANMETTEZ À VOS AMIS ET VENEZ NOMBREUX, 5 RUE LOBAU PARIS 4e, (métro Hôtel de Ville): 24aout1944@gmail.com ou par téléphone : 0651728618 ou 0612255285

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Merci Nora!

Merci Nora, Nora El O., jeune fille de moins de vingt printemps, lycéenne au Lycée Albert Camus de Bois-Colombes.

Dans ton émouvant article où tu reprends l’histoire des exilés espagnols indésirables dans la France de 1939, tu sais regarder le monde et voir les injustices faites aux humains qui fuient leur terre où ils risquent leur vie.

Tu mets ton doigt de jeune adolescente, sur cette blessure qui les fait hurler encore aujourd’hui, ces exilés rejetés comme des pestiférés dangereux et contagieux.
Tu rappelles à tous ce que fut l’engagement généreux des antifascistes espagnols du 19 juillet 1936 jusqu’à la disparition du dictateur Franco.
Et tu établis une comparaison avec les exilés de 2016 qui fuient l’horreur.

Sais-tu qu’en 1939, quand les Espagnols traversaient les villages de France, les gens rentraient chez eux, fermaient portes et volets et cachaient leurs enfants. La rumeur de la bêtise courait:
« Ces rouges espagnols mangent les petits-enfants. »

Aujourd’hui les gens ont peur pour leur sécurité, mais ce qui reste beau dans ce monde égoïste et cruel, c’est que tu es là, toi et beaucoup d’autres comme toi, des jeunes et des moins jeunes qui cherchent à comprendre, et à tendre la main aux autres comme s’ils étaient un cadeau à notre terre.

Merci Nora et merci à tes professeurs qui nous ont invité et à tous tes semblables sur terre.

Tous les membres de l’association 24 août 1944

lisez cet article:
https://bachibaclycecamus.wordpress.com/2016/08/24/encuentro-con-la-asociacion-24-aout-1944/

le 13 octobre à 19H, La Nueve s’invite Place des Fêtes, Paris 19e: « La Nueve », d’Alberto Macquardt, (52 mn).

Nous vous attendons nombreux pour rencontrer l’histoire de la libération de Paris. Le 24 août 1944, les soldats espagnols pénètrent dans la ville en avant-garde de la division Leclerc pour épauler, la résistance intérieure…

En présence du réalisateur Alberto Macquardt, projection du film La Nueve

: Venez échanger avec lui et notre association, sur ce que la France doit encore et toujours à ces étrangers qui l’ont défendue. « La Nueve », d’Alberto Macquardt, (52 mn). Quelques-uns de ces Espagnols sont intégrés à la 2e division blindée (2e DB) du général Leclerc. Au sein de cette division, la 9e compagnie, la Nueve, dont le capitaine, Raymond Dronne, est français, tandis que les autres officiers sont espagnols ; la langue de la compagnie est le castillan et une forte composante des hommes est anarchiste et antimilitariste… Le 24 août 1944, la Nueve entre dans Paris. En tête de la colonne, le half-track Guadalajara est le premier véhicule à atteindre l’Hôtel de Ville, et le lieutenant Amado Granell est le premier soldat de la 2e DB à rencontrer les représentants de la Résistance. Le 25 août, les Espagnols de Leclerc et ceux de la Résistance parisienne combattent ensemble. La suite nous en débattrons ensemble le 13 octobre.

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