Mois : octobre 2017

Projection le 9 novembre “Fugir de l’oblit” (Fuir l’oubli) (93mn)

“Fugir de l’oblit” (Fuir l’oubli) (93mn)

un film d’Abel Moreno

Pitu a passé toute sa vie en fuite. Fuite du franquisme, du camp de réfugiés d’Argelès-sur-Mer, du camp de concentration de Dachau, du camp d’extermination de Treblinka, du massacre d’Oradour-sur-Glane…

Maintenant à 91 ans, la maladie d’Alzheimer de la Mercè, sa femme, le pousse à retourner à tous les lieux desquels il s’est échappé, se lançant paradoxalement dans ce qui sera sa dernière fuite. Celle de l’oubli.

“Fugir de l'oblit” (Fuir l'oubli) (93mn) un film d’Abel Moreno
“Fugir de l’oblit” (Fuir l’oubli) (93mn) un film d’Abel Moreno
Patchwork de fuites
Patchwork de fuites
L'attention de la mémoire
L’attention de la mémoire
Les camps nazis
Les camps nazis
Pitu découvrant Oradour sur Glane
Pitu découvrant Oradour sur Glane

La tragédie des Brigades Internationales De Patrick Rotman, À l’auditorium de l’Hôtel de ville de Paris le 11 octobre 2017.

Ce documentaire est destiné au grand public de télévision, un public tout de même curieux de l’histoire non officielle. Il revêt une grande importance pour les pistes qu’il effleure et démystifie aux yeux d’un grand nombre de gens jusqu’ici restés dans les récits « autorisés ».

Ce fut avec beaucoup d’émotion que nous avons revu les images de cette révolution qui transporta tant d’espoirs et de nouveautés dans ses réalisations. Il y transpire aussi de tant amertume, de déception non seulement de la défaite, de la trahison des démocraties voisines mais aussi et surtout de la mainmise de Staline qui, avec son bras international, le Kominterm, son armée de « conseillers » et la complicité des communistes espagnols a ordonné l’assassinat, par centaines, de combattants dévoués et sincères, des anarchistes voire des socialistes ou ceux de la gauche républicaine et notamment l’éradication des militants du POUM, …

Merci de la précision apportée que l’élimination des « Rouges » par millions est une tactique politique des chefs militaires du soulèvement ; contrairement à la politique de la république, où les assassinats sont au rang d’exactions incontrôlées qui doivent être pourchassées.

Car la consigne des généraux factieux est très claire : il s’agit de faire preuve « de la plus extrême violence  » en fusillant tous ceux qui s’opposent aux nationalistes. C’est-à-dire concrètement, tous les adversaires politiques de la droite conservatrice ; on les recherche pour les abattre, qu’il s’agisse d’élus, de militants, de sympathisants ou de simples électeurs de gauche. Le général Mola dans « Instruction secrète n°1 pour conquérir le pouvoir  » le 25 mai 1936, déclare :  «  On tiendra compte du fait que l’action doit être extrêmement violente pour éliminer le plus vite possible l’ennemi qui est fort et bien organisé. On emprisonnera bien sûr tous les dirigeants des partis politiques, sociétés et syndicats ne supportant pas le mouvement (national) en appliquant à ces individus des châtiments exemplaires pour étouffer les mouvements de révolte et de grève  ». Pour enfoncer le clou il précisa après le 19 juillet 1936 : «  Il est nécessaire de propager un climat de terreur. Quiconque est ouvertement ou secrètement un partisan du Front Populaire doit être fusillé  ». Encore un bien fou, de souligner que l’arrivée des colonnes des Brigades Internationales sur les divers fronts redonne courage aux combattants et à la population. L’évocation des batailles, qui furent des défaites, est bien soulignée avec la démoralisation progressive des troupes espagnoles ou internationales. Et immédiatement nous rapprochons cette évocation du sentiment de « chair à canon et sacrifiés pour la gloire du texte de José Fergo : «  Avant de prendre en main toutes les commandes de la machine de guerre, les staliniens se livrèrent à une intense campagne de dénigrement des chefs militaires d’obédience socialiste [ou républicaine. Quant aux milices anarchistes, elles furent systématiquement montrées du doigt et leurs responsables désignés comme incompétents, à l’intérieur ces éléments étaient même supprimés physiquement. Aucune victoire militaire de la République, répétaient les propagandistes du stalinisme, n’était envisageable sans transformation des milices ouvrières et paysannes en armée régulière, sans nomination de « commissaires militaires » et « politiques » dans les unités, sans présence massive d’experts dans l’appareil de direction de l’armée. Avec le gouvernement de juin 1937, ils eurent gain de cause sur tous les points. Quant à l’armement, la question de son contrôle ne se posait pas, puisque, venant d’URSS, il lui était acquis. Or à partir de mi-1937, la liste des batailles perdues et coûteuse par milliers de vie humaine est impressionnante : Brunete, Belchite, les fronts du Nord, Teruel et, pour finir, la catastrophique déroute de l’Èbre. La version officielle, majoritairement alignée sur l’optique communiste, elle s’est contentée d’attribuer les défaites de l’armée « populaire » à la supériorité numérique et tactique de l’ennemi, en omettant de signaler que l’inversion du rapport de forces au sein du camp républicain eut un tel effet de démoralisation sur des combattants progressivement commandés par des officiers-machines et transformés en chair à canon. Ainsi, inévitablement il scia l’enthousiasme et assura la défaite(…)  » José FERGO La nuit espagnole du stalinisme, À contretemps, n° 11, mars 2003.

Les envies d’investigations suscitées :

Grâce à son documentaire, P. Rotman donne une furieuse envie d’aller plus loin dans les sujets qu’il effleure, faute de temps et par choix de thèmes. À propos de : L’Anarchie et son mouvement en Espagne  : • Le rôle des anarchistes qui constituaient la première force révolutionnaire en Espagne; sans eux, rien n’aurait été possible. Leurs adhérents se trouvent dans le moindre village, de la Catalogne à l’Andalousie. Ils furent les premiers à s’emparer des armes au mépris de leur vie, et d’ailleurs Luis Companys, président de la Generalitat de Catalunya décide au lendemain du 20 juillet, face à leur victoire contre le soulèvement militaire de leur remettre le pouvoir. Ce qu’ils déclinent au profit du Comité Central des Milices Antifascistes (CCMA) réunissant toutes les composantes du mouvement de défense de la République. • Le rôle des ministres anarchistes et de leurs réalisations dignes d’une pensée révolutionnaire grandiose sur l’organisation sociale et populaire. Ce qu’ils ont amorcé et commencé à réaliser n’a eu aucun équivalent à ce jour. Il est très important de populariser leurs actes. Car leurs engagements, totalement dépourvus de corruption n’avaient qu’une visée : libérer les Espagnols de leurs chaines et leur permettre de vivre dans la paix, l’harmonie, et la sérénité. • Les collectivités : agricoles et paysannes, elles voient le jour dans tout le pays : Catalogne, Aragon, Andalousie, Nouvelle Castille, Levant, Estrémadure…  et elles sont souvent le résultat d’une volonté menée par l’UHP Uniós hermanos proletarios (unissez-vous frères prolétaires), groupement de l’UGT et de la CNT, né au cours du mouvement insurrectionnel d’octobre 1934. En juillet 1936, il se reconstitue pour faire face au coup d’État de l’armée et s’emparer de moyens de production. Le mouvement communiste faible au début du conflit et les raisons de son développement : • Staline surveille de près l’évolution du conflit espagnol. Une autre république socialiste en Europe l’inquiète et populaire. Quand finalement en septembre 1936, Staline décide de vendre des armes à la république espagnole, il pense aussi à se servir de cette pression pour assurer une suprématie communiste et prendre le contrôle du gouvernement espagnol. • Ses appuis sur place : o Les conseillers soviétiques qui sont placés aux postes stratégiques. Les dirigeants soviétiques qui s’immiscent dans les affaires de l’État espagnol. o Le Kominterm qui prend le commandement des internationaux, e regroupe les agents les plus importants du N.K.V.D. à l’étranger. o Le SIM, Servicio de investigación militar, créé en août 1937. Dès l’automne 37, ce service, aux mains du PCE et de ses « conseillers soviétiques », liquide non seulement d’authentiques espions mais aussi des combattants de la République, essentiellement anarchistes ou communistes non orthodoxes du POUM, qui osent critiquer la ligne politique de Staline. o Le Quinto Regimiento, vitrine de la puissance militaire communiste, est surarmé alors que les milices pleurent pour avoir quelques fusils et munitions. Tout de même c’est cet armement (chars, avions compris) qui va se porter contre les troupes rebelles. Les personnages qui méritent qu’on s’y attarde après que P. Rotman les a évoqués : • Buenaventura Durruti est plutôt présenté comme un aventurier (bandit célèbre à la mode de Robin des Bois ou autre) alors que c’était un anarchiste réfléchi et conscient de ce qu’il voulait mettre en place ; sa colonne fut également, pour contredire les propos de désordre, une colonne où régnait une discipline très stricte que les miliciens faisaient observée eux-mêmes. • Juan Negrín, premier ministre qui remplaça si aisément Francisco Largo Caballero, et se mit tout simplement aux ordres du PCE et des représentants soviétiques. • Enrique Lister, général communiste, qui mit à sac les collectivités et assassina leurs représentants. Lors de la bataille de Brunete, il perdit la petite ville et voulu faire passer cette défaite à l’actif du Cipriano Mera, anarchiste, commandant de la 14e division de l’armée du centre, qui joua un rôle déterminant dans la victoire de Guadalajara. • André Marty, Chef des Brigades Internationales, nommé par le Kominterm, surnommé Le Boucher d’Albacete, qui décrétait l’exécution des hommes sans sourciller… • Vittorio Vidali, la main armée du NKVD à l’étranger. Pas cité du tout dans les emprisonnement et exécutions des Brigadistes. Negrín comme Lister et Marty sont juste cités, alors qu’ils semblent incontournables de détailler leur participation pour la compréhension de l’évolution de la situation. Les Brigades et leur base : Albacete, la base des Brigades Internationales, centre de regroupement des Brigades, elle fut aussi lieu de détention et de torture de beaucoup d’entre eux qui rechignaient à l’exécution d’ordres stupides. Le camp de « rééducation »Lukács , prison pour les Brigadistes récalcitrants par lequel passent plus de 4000 d’entre eux et où près de 20 % sont fusillés sur ordre du commandement des Brigades.

LES CRITIQUES :

Les femmes  : Il s’agit d’idéal et de changer l’ordre de la société pour plus de justice et de liberté. Les femmes ne s’y trompent pas, qui prennent une part si active à cette lutte pour se libérer elles-mêmes et fonder une société équitable. Elles, qui se sont engagées avec courage et abnégation, qui ont fait tourner les usines, les écoles, les hôpitaux…sont les grandes absentes de cette œuvre. Venus de partout : À aucun moment ne sont évoqués les asiatiques, les africains, les maghrébins, les palestiniens. Présents dans les brigades internationales. Le POUM laminé, ses adhérents assassinés après les pires tortures apparaissent plutôt comme des troublions et mauvais sujets. Ce documentaire laisse flotter des éléments voire des accusations qui pourraient renvoyer dos à dos les belligérants alors que l’un est légitime et attaqué et l’autre séditieux et attaquant : • L’annonce, en début de film, des 7000 curés tués et des églises brûlées, est un élément très contesté, même s’il est évident qu’un mouvement révolutionnaire de cette ampleur et à ses débuts est difficilement contrôlable le temps que l’organisation se mette en place. Les portraits d’hommes célèbres: Il fait à notre avis une part trop grande aux intellectuels, venus « soutenir et laisser leur nom » à la postérité de ce conflit hors du commun. Trop souvent reviennent les noms et les visages de : • André Malraux, bien qu’il ait eu le mérite d’être en Espagne dès le 22 juillet 1936 et de s’activer pour créer une escadrille d’avions. • Ernest Hemingway, qui finalement a eu une attitude très « pleutre », au détriment de John Dos Passos, dont il est dit peu de choses et qui pourtant va partir, courageusement à la recherche de la vérité sur le sort de leur ami commun, et communiste Jose Robles, alors qu’Hemingway l’abandonne à son sort de traitre décrété par le Kominterm et fusillé. • Robert Capa, grand photo-reporter de guerre, il est vrai tandis que Gerda Taro, celle qui est à l’origine de la légende Capa, est reléguée au rôle de photographe, compagne du grand photographe, alors que ce dernier a pris la paternité de nombres de photos de Gerda. Le mouvement anarchiste, plus grande force de la révolution espagnole et d’échec au Pronunciamiento. : • L’allusion à Anarchie = désordre, à plusieurs reprises, nous confronte à une méconnaissance de l’organisation des libertaires et du syndicat CNT. En effet, s’ils refusent d’être fondus dans l’armée et de se plier aux rites militaires, les milices anarchistes n’en sont pas moins conscientes de la nécessité d’une discipline d’autant plus forte qu’elle est consentie. Voir le règlement rédiger par les milices confédérales de Madrid (doc règlement). • Et bien qu’il soit hors de propos de tracer un portrait « angélique » de l’anarchie qui s’est elle-même divisée, et a eu également à régler les excès de certains de ses membres, c’est une hérésie de réduire ce courant de pensée politique au manque de discipline et à un engagement « romantique » comme le veut la définition menteuse d’aujourd’hui, alors qu’il est tout à fait le contraire : une idée de la discipline et de la conscience humaine très pointue, qui doit permettre la libre détermination en fonction de l’intérêt commun populaire.

Conclusion sur cette soirée :

La tragédie des Brigades Internationale, à grand renfort d’archives laisse entrevoir le cours d’une histoire où les protagonistes ne sont pas forcément des héros. Le parcours des Internationaux, brigadistes et avant eux ceux qui ont rejoint spontanément les milices, soulève la violence de l’affrontement face aux forces déchainées du fascisme qui prône l’anéantissement du camp adverse. Mais ce documentaire nous laisse aussi entendre, pour peu que le public soit investigateur, les oppositions et luttes au sein du camp républicain. Le parti communiste espagnol sous les directives des représentants de l’URSS a été le responsable de tant d’assassinats et de disparitions qu’il faudra bien un jour, pour avancer dans l’histoire des peuples, le dire encore plus clairement. Ce documentaire avance à pas petits et comme vous pouvez l’entendre sur le lien ci-dessous, il provoque des commentaires et interventions très explicites. Nous nous félicitons d’avoir eu autant de participants, preuve que le sujet est toujours d’actualité et qu’il reste encore beaucoup à évoquer pour parvenir à dire l’histoire réelle. L’objectif à termes étant de formuler critiques et analyses sans dévier le cours de l’histoire et sans nier leurs existences. La révolution sociale espagnole et le conflit terrible qu’elle a engendré méritent que chacun fournisse sur son propre mouvement une analyse honnête et détachée.


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Enregistrement audio de la rencontre
La tragédie des Brigades Internationales

11 octobre 2017


Brigadistes
Brigadistes
Edgar Morin prend la parole
Edgar Morin prend la parole
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Documents joints

 

CITÉ MIROIR /TERRITOIRES DE LA MÉMOIRE : Soirée d’inauguration 29 septembre 2017

UN MOIS SUR L’ESPAGNE ANTIFASCISTE 1936-1945 aux territoires de la mémoire, Cité Miroir, à Liège. Pl. Xavier-Neujean 4000 Liège, Belgique
Organisateurs :
Les Territoires de la Mémoire asbl et L’Association du 24 août-Paris.

LECTURE TÉMOIGNAGES
Une ambiance chaleureuse, et un public attentif et nombreux dans cette belle salle de concert de la cité Miroir. La lecture des témoignages, mémoire d’hommes et de femmes qui ont choisi de vivre selon leur idéal et de partager les richesses de la société entre tous.
Entre émotion et sourire, larmes et solidarité, nous avons entrainé le public au large d’un océan d’utopie enfin réalité. Un voyage au bout de la pensée et des aspirations des humains bâtisseurs d’espoir.

CONCERT NO PASÁRAN
Du coup, le public était tout réceptif aux accents étrangers du chant de l’Espagne sociale. Serge Utgé-Royo mêle les mots et les notes de sa propre histoire de fils d’exilé de la Guerre d’Espagne aux chansons les plus connues, telles Paso del Ebro, Ay Carmela ! A las barricadas et aux accents de l’exil de 40 ans et de l’impossible retour.
L’émotion dans la salle est quasi palpable. Le souffle de chacun se rythme aux accents de cette voix chaleureuse et profonde qui étreint d’émotion les souvenirs de chaque exilé et de ses descendants.
Un silence empli de respect et de nostalgie précède les chœurs du public qui repend les refrains suivis des tonnerres d’applaudissements.
La fin de concert déclenche un délire de joie et de larmes. Nous avons tous du mal à nous séparer en fin de soirée.

Exposition temporaire
Les affiches des combattants de la liberté
Du 30 septembre 2017 au 31 octobre 2017
Lundi au vendredi 9h – 18h
Samedi et dimanche 10h – 18h
Lieu : Bibliothèque George Orwell.

Plonger dans les affiches et cartes postales antifascistes éditées en Espagne entre 1936 et 1939. Elles osent aborder des thèmes jamais évoqués jusque-là : Le corps et son épanouissement, la jeunesse, l’amour libre, la prostitution, l’espoir, l’harmonie d’une existence choisie, les collectivisations, l’écologie… Elles donnent de la vie, de l’humanité aux personnages, aux acteur-e-s jusqu’à présent uniquement représenté-e-s dans les schémas traditionnels « convenus » ficelés dans le carcan de la religion.

Cette exposition parle d’elle-même sur les aspirations d’un peuple qui prend sa destinée en main. Elle devient l’expression même de la vie, de l’avenir. Elle met en valeur la culture, à l’éducation pour tous, la solidarité, l’accès aux soins…
Elle reçoit la visite des écoliers Belges, et des adultes, pour raconter le parcours de ces fiancés de la Liberté.

Voir l’expo : http://www.citemiroir.be/…/les-affiches-des-combattants-de-…

29 septembre 2017 en ce moment Daniel parle
29 septembre 2017 en ce moment Daniel parle
Marie & Ramon en prise avec les légendes
Marie & Ramon en prise avec les légendes
Philppe Marchal ajuste les affiches
Philppe Marchal ajuste les affiches

La Tragédie des Brigades internationales : À l’auditorium de l’Hôtel de Ville, le mercredi 11 octobre, à 18h précise (arriver une ½ heure avant)

80 ans après son déclenchement, le souvenir de la guerre d’Espagne se confond encore avec celui des Brigades internationales.

Pour sauver la République du fascisme, les brigadistes et avant eux ceux que l’on nomma « les internationaux » sont venus du monde entier, titis parisiens, dockers new-yorkais, juifs de Palestine, mineurs polonais, militants allemands, souvent immigrés, pourchassés, illégaux, communistes pour la plupart.
Des milliers sont tombés sur cette terre d’Espagne qu’ils sont venus libérer.
Aujourd’hui cette épopée de milliers de combattants originaires de plus de cinquante pays résonne comme la chanson de geste de la liberté contre la barbarie.
Ces internationaux sont envoyés en première ligne sur le front contre la puissance franquiste mais ils se mesurent aussi à la répression politique dont ils vont être victimes pour certains de la part de leurs propres dirigeants.
On y voit aussi l’engagement des intellectuels et des artistes internationaux. Nous approchons dans ce documentaire la ferveur et l’émotion de ces idéaux partagés mais aussi la colère et les déceptions des exactions perpétrées contre de courageux et désintéressés combattants.

Venez débattre avec le réalisateur Patrick Rotman, sur ce sujet : l’engagement des étrangers contre le fascisme espagnol, et ses multiples facettes souvent méconnues ou occultées.

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