Mois : décembre 2022

POLITIQUE D’ACCUEIL Edouard DALADIER / Albert SARRAUT

POLITIQUE Edouard DALADIER / Albert SARRAUT.

Si les divisions et les tensions qui depuis 1936 secouent la France perdurent, il est à noter que le sentiment de rejet des étrangers indésirables traverse toutes les tendances politiques, de droite comme de gauche.  C’est dans cette atmosphère de restriction et de rejet des étrangers que se présentent plus d’un demi-million d’Espagnols en février 1939. Loin de l’espoir d’une France accueillante et fraternelle, ils vont subir de plein fouet les mesures de contrôle, d’enfermement, de chantage de reconduite à la frontière voire parfois de refoulement.

 

Politique d’accueil menée par les différents gouvernements qui ont jalonné cette période.

On peut globalement définir trois périodes :

  • 1936 : plutôt tolérante même si, à peine 3 mois après le coup d’Etat, la politique d’accueil du gouvernement Blum devient plus restrictive, n’offrant l’asile qu’aux enfants et aux personnes porteuses d’un passeport muni d’un visa des autorités consulaires françaises, tandis que la surveillance de la frontière est renforcée.
  • 1937 : premières mesures plus restrictives dans le cadre d’une politique sécuritaire, de restriction dans l’accueil des étrangers et de réduction des coûts. En septembre, Max Dormoy, ministre de l’Intérieur, parlant des 50 000 Espagnols en France déclare : « J’ai décidé de les mettre en demeure de quitter notre territoire», excepté les enfants, les malades et les blessés. Le 27 novembre, il précise qu’au regard des hommes valides, seuls les résidents bénéficiant de ressources suffisantes sans occuper d’emploi sont autorisés à rester.
  • Le 10 avril 1938, avec le retour du radical-socialiste Edouard Daladier à la présidence du conseil, c’est le tournant. Mesures xénophobes et rejet de l’accueil des étrangers vont se succéder. Au travers d’une série de mesures législatives, un arsenal répressif destiné à contrôler, surveiller et punir les étrangers est mis en place. La France, terre d’asile, n’existe plus.
  1. Sarraut, ministre de l’Intérieur, préconise une action méthodique pour débarrasser la France des éléments indésirables trop nombreux qui y circulent.
  • Le 2 mai 1938, un décret sur la « police des étrangers » rappelle la distinction à faire entre les bons et les mauvais étrangers indignent de vivre en France. Pour parfaire les contrôles, les Français qui hébergent des étrangers, sont tenus de les déclarer faute de quoi ils seront poursuivis en justice.
  • Le 12 novembre 1938, alors que le gouvernement se déclare satisfait des résultats de sa politique, 2 nouveaux décrets destinés à renforcer les mesures prises en mai, sont pris :
  • l’un relatif aux brigades de « gendarmerie-frontière» ;
  • l’autre relatif à la discrimination à effectuer entre les étrangers acceptables et les indésirables qu’il s’agit d’éradiquer. À cette fin, de nouvelles règles concernant le mariage des étrangers et l’acquisition de la nationalité sont édictées, la déchéance de la nationalité facilitée… (de nouveau, ces mesures ont quelques relents actuels) Pour les « indésirables» dans l’impossibilité de trouver un pays d’accueil, des centres spéciaux sont créés. L’assignation à résidence prévue en mai étant jugée trop laxiste. Le 21 janvier 1939, Le «1er centre spécial» réservé aux femmes est créé à Rieucros, en Lozère.

 

Dans ce véritable régime de rejet instauré par A. Sarraut, le préfet des Pyrénées orientales, Raul Didkowski appliquant à la lettre les nouvelles directives, interdit les collectes, meeting, manifestations et menace ceux qui hébergeraient un réfugié sans le déclarer d’un emprisonnement doublé d’une amende. Il est impossible de louer une salle pour se réunir, les locaux des organisations sont perquisitionnés… L’instauration de ce climat de xénophobie dont l’objectif prioritaire continue à être de préserver la paix sociale, reste de se débarrasser par tous les moyens de ces hôtes encombrants.

 

Le lendemain de la prise de Barcelone, le 27 janvier 1939, la France entrouvre sa frontière mais les ordres d’A. Sarraut sont clairs : « C’est simple : les femmes, les enfants, les blessés et les vieillards, on les accueille. Les hommes en âge de porter les armes, on les refoule.»

Malgré les déclarations officielles qui assurent que tout est prêt pour les recevoir, tout fait défaut. Seules efficiences, l’ordre et la sécurité pour lesquels rien n’a été négligé. L’accueil n’a rien de fraternel. Les réfugiés, véritables parias, sont traités en ennemis par les autorités. Toute la zone frontalière, déclarée zone militaire est sous contrôle.

Cette situation ne se modifiera qu’avec l’approche de la guerre où la manne que représentent ces milliers de réfugiés pour l’économie du pays et pour les besoins militaires sera considérée.

 

Toutefois, après le pacte germano-soviétique, de nouvelles mesures sont prises :

  • Le 1er septembre 1939 est publié un nouveau décret confirmant la circulaire du 30 août 1939 prévoyant, en cas de conflit armé, « le rassemblement dans des centres spéciaux de tous les étrangers de sexe masculin ressortissant de territoires appartenant à l’ennemi » âgés de 17 à 50 ans. Ainsi, alors que la guerre contre l’Allemagne nazie est imminente, les premiers visés sont les antifascistes allemands.
  • Le 5 septembre 39, un communiqué leur demande de rejoindre immédiatement les centres de rassemblement puis, le 14 septembre 39, un nouveau communiqué, diffusé par la presse et la radio, convoque à leur tour les hommes de 50 à 65 ans.
  • Le décret du 18 novembre 1939, accentue encore la répression car il prévoit : « Les individus dangereux pour la défense nationale ou pour la sécurité publique peuvent, sur décision du préfet, être éloignés par l’autorité militaire des lieux où ils résident et, en cas de nécessité, être astreints à résider dans un centre désigné par décision du ministre de la Défense nationale et de la Guerre et du ministre de l’Intérieur ».

 

Ces mesures sont aggravées par la circulaire d’application du 14 décembre 1939 d’Albert Sarraut adressée aux préfets qui stipule que : « L’extrémiste qui, par ses conseils et ses tracts, s’efforce de rompre dans les usines le moral robuste des travailleurs, l’alarmiste des cénacles ou des salons qui jette sur ses auditoires les paroles de mensonge ou les prophéties de panique sont, au même titre, les ennemis de la Patrie, et le devoir que vous trace le décret du 18 novembre est de les déceler en les éloignant, sans délai, des lieux où ils poursuivent une activité d’autant plus nocive qu’elle parvient à se mieux soustraire à l’étreinte de la loi (…) Dès lors, la nécessité s’impose d’être armé non seulement contre le fait délictueux ou criminel, mais aussi contre la volonté notoire de le commettre (…) Ainsi, l’obligation de la précaution préventive apparaît-elle aussi impérieuse que celle de la mesure répressive (…) Ce texte est grave. Il place dans vos mains [celles des préfets] une arme redoutable. Il est exorbitant du droit commun du temps de paix. Mais il est justement ainsi parce que c’est une loi du temps de guerre et destinée à disparaître avec elle, une loi exceptionnelle ».  

 

Sous le gouvernement de Vichy, les antifascistes issus de toute l’Europe, les juifs allemands, autrichiens, polonais, roumains, les tziganes et les opposants français, seront les victimes désignées de ces mesures.

07/1939  La Retirada et le début de l’exil républicain espagnol

07/1939  La Retirada et le début de l’exil

Politique de l’accueil en France

Dès la chute de Barcelone, on assiste à un afflux massif de civils et de militaires vers la France. L’hiver est rigoureux. Plus de 500 000 réfugiés passent la frontière à pied par la montagne. En France, les organisations humanitaires, les partis de gauche, les syndicats demandent au gouvernement d’ouvrir la frontière.

 15 au 26 janvier 1939. Daladier autorise à nouveau le transit par la France de l’armement soviétique.

27 janvier 1939. À minuit, la frontière française s’entre-ouvre aux réfugiés civils espagnols ; mais les ordres d’A. Sarraut sont clairs : « C’est simple : les femmes, les enfants, les blessés et les vieillards, on les accueille. Les hommes en âge de porter les armes, on les refoule.»

À Washington, le président Roosevelt déclare : « L’embargo sur les armes à destination de la République espagnole a été une grave erreur, jamais nous ne referions une telle chose ! » 10 000 blessés, 170 000 femmes et enfants et 60 000 hommes (civils) passent la frontière.

1er février 1939. Au château de Figueras, Negrín et soixante-deux députés se mettent d’accord sur trois propositions de paix à soumettre à Franco (au lieu des treize points soumis le 1er mai 1938) : aucunes poursuites contre les vaincus, garantie de l’indépendance espagnole et garantie du droit du peuple à choisir son gouvernement. Negrín contacte des diplomates anglais pour informer les gouvernements d’Europe et prendre en charge la transaction avec Franco.

5 au 10 février 1939. 220 000 combattants républicains passent la frontière française, par différents points frontaliers de passage (Port-Bou/Cerbère ; La Jonquera/Le Perthus ; Campredon/Prats de Mollo ; Puigcerda/Bourg-Madame et par voie de mer).

Le territoire de la république se réduit à Madrid, Valence, Guadalajara, Albacete, Jaén, Cuenca, Almería, Cuidad Real, Alicante, Murcia, Cartagena et l’île de Minorque.

9 février 1939. Franco promulgue la loi de Responsabilités politiques (ley de Responsabilidades políticas), qui sanctionne avec un effet rétroactif à octobre 1934, toutes les activités politiques en désaccord avec le nouveau régime.

12 février 1939. Réunion du conseil des ministres à Madrid.

Les nationalistes atteignent la frontière à Bourg-Madame et au Perthus (Pyrénées-Orientales).

18 février 1939. Suite à l’intervention de diplomates républicains par l’intermédiaire du gouvernement anglais, Franco rejette toute idée de paix sous condition et déclare demeurer seul juge de la conduite à adopter.

22 février 1939. Après un exode épuisant, Antonio Machado meurt d’épuisement et de chagrin à l’hôtel Bougnol-Quintana de Collioure, quelques jours après son arrivée en France. Sa mère, Ana Ruiz, s’éteindra le 25 février 1939, dans le même lieu.

18 au 24 février 1939. Voyage à Burgos du sénateur français Léon Bérard, (ancien ministre et sénateur), et nouveaux entretiens avec le général Jordana (diplomate anglophile qui sera nommé ministre des Affaires étrangères en septembre 1942 en remplacement de Serrano Suñer).

25 février 1939. Signature des accords Bérard-Jordana, qui annoncent un rapprochement du gouvernement français et du gouvernement nationaliste de Burgos.

27 février 1939. La France et la Grande-Bretagne reconnaissent l’État franquiste. En reconnaissant ce dernier deux semaines après la chute de la Catalogne, Daladier et Chamberlain signent la mort de la République espagnole. Le président Azaña annonce sa démission depuis la France.

2 mars 1939. Le maréchal Pétain est nommé ambassadeur à Burgos. Il a été nommé à ce poste pour normaliser et améliorer les relations entre la France et l’Espagne franquiste.

3 mars 1939. Première réunion de la commission permanente des Cortes en exil, à Paris.

5 mars 1939. Aux Cortes, Julián Besteiro, membre du conseil de défense de Madrid, déclare la mise en congé du gouvernement républicain de Negrín. Le colonel Casado met en place un Conseil national de défense pour négocier la fin des hostilités avec Franco.

12 mars 1939. Casado tente de négocier avec Franco la vie sauve aux soldats de l’armée républicaine, mais Franco refuse catégoriquement toute condition.

17 mars 1939. Le ministre de l’Intérieur français Albert Sarrault demande aux différents préfets des départements du Sud-Ouest d’organiser le plan d’évacuation vers l’Espagne des enfants orphelins et des femmes.

19 mars 1939. Sarrault renchérit par une circulaire de recommandations afin d’augmenter le nombre de ces retours.

23 mars 1939. L’ambassadeur de France à Madrid, le maréchal Pétain, remet ses lettres de créances à Franco.

27 mars 1939. Franco adhère au pacte anti-Komintern mais proclame sa stricte neutralité dès le début du conflit mondial.

27 au 31 mars 1939. La ville d’Alicante est le théâtre de journées de panique et d’horreur. Une foule compacte de civils républicains est massée au port avec l’espoir d’y trouver un navire pour embarquer vers la France. Des militants de première importance et des responsables syndicaux, politiques et du gouvernement républicain, sont mêlés à la population. Des militants armés s’emparent des avions encore disponibles et font évacuer responsables politiques et députés.

La foule attend la flotte républicaine mais celle-ci est déjà partie depuis le 7 mars, avec peu de civils à bord. Quatre navires, venus de France, sont repartis, eux aussi trop tôt, avec à leur bord peu de réfugiés. Le Stanbrook est le dernier navire à quitter Alicante, avec près de 5 000 républicains à son bord.

Le 30 mars, le député socialiste Pascual Tomás part dans un avion de ligne français. Il promet d’intercéder auprès des autorités françaises pour accélérer la venue de l’aviation et de navires français. Il rencontre effectivement Pierre Cot (ancien ministre de l’Air) à Toulouse, et des pilotes s’offrent pour effectuer les transports nécessaires, mais il semblerait que le gouvernement français refusa alors d’effectuer ces transferts.

À l’entrée des troupes franquistes dans la ville d’Alicante se produit une série de suicides. Le 1er avril 1939, les milliers de réfugiés restant encore dans le port doivent se rendre et sont considérés comme prisonniers.

28 mars 1939. La 1re armée nationaliste pénètre dans Madrid à midi.

31 mars 1939. Juan Negrín, chef du gouvernement, crée le Servicio de emigración de refugiados españoles (SERE) pour aider les réfugiés à émigrer en Amérique latine et pour trouver les moyens de survie pour le plus grand nombre.

1er avril 1939. Déclaration officielle des nationalistes : « Parte oficial de guerra del cuartel general del generalísimo, correspondiente al día de hoy, primero de abril de 1939, tercer año triunfal. En el día de hoy, cautivo y desarmado el ejercito rojo, han alcanzado les tropas nacionales sus ultimos objetivos militares. ¡ La guerra ha terminado ! Burgos, primero de abril de 1939, año de la victoria. El generalísimo Franco. »

« Déclaration du Journal officiel de guerre du quartier général du généralissime correspondant à ce jour, 1er avril, troisième année triomphale. Ce jour, l’armée des rouges est captive et désarmée et les troupes nationales ont atteint leurs derniers objectifs militaires. La guerre est terminée ! Burgos, 1er avril, année de la victoire. Le généralissime Franco. »

19 mai 1939. Le comité de non-intervention tient sa trentième et dernière séance après la fin du conflit. Prenant acte de son inutilité, il procédera alors à sa propre dissolution.

Mai-juin 1939. 79 compagnies militaires enrôlent chacune 250 volontaires espagnols pour travailler notamment au renforcement de la ligne Maginot.

8 juillet 1939. Arrestation, à son poste du Conseil national de défense de Madrid, du socialiste Julián Besteiro Fernández.

26 au 31 juillet 1939. À Paris, les Cortes en exil reconnaissent la JARE (Junta de Auxilio a los Republicanos Españoles), organisme créé par Indalecio Prieto depuis le Mexique pour venir en aide aux réfugiés espagnols en France.

19 août 1939. Un accord d’échange commercial est conclu entre l’Allemagne et l’Union soviétique.

22 août 1939. Chamberlain envoie à Hitler un ultime message pour éviter la guerre. En rappelant les engagements de son pays à l’égard de la Pologne, le Premier ministre britannique demande l’instauration d’une trêve afin de régler les conflits par la négociation. Le même jour, Hitler fixe le début des opérations militaires contre la Pologne au 26 du même mois.

23 août 1939. Pacte Molotov-Ribbentrop. L’URSS signe, avec l’Allemagne nazie, un pacte de non-agression pour dix ans. Un protocole secret détermine les zones d’influence soviétique et allemande en Europe   de l’Est, et notamment le partage de la Pologne.

En France, le Comité permanent de la Défense nationale est réuni : l’armée se tient prête à intervenir en cas d’agression contre la Pologne, avec des réserves en ce qui concerne l’aviation.

26 août 1939. Daladier interdit la presse communiste.

1er septembre 1939. L’Allemagne envahit la Pologne.

3 septembre 1939. La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne.

4 septembre 1939. Franco déclare sa neutralité dans le conflit mondial.

18 novembre 1939. Un décret accentue encore la répression contre l’étranger en France, car il prévoit : « Les individus dangereux pour la défense nationale ou pour la sécurité publique peuvent, sur décision du préfet, être éloignés par l’autorité militaire des lieux où ils résident et, en cas de nécessité, être astreints à résider dans un centre désigné par décision du ministre de la Défense nationale et de la Guerre et du ministre de l’Intérieur ».

1er décembre 1939. Le préfet des Hautes-Pyrénées écrit, dans son rapport au ministre de l’Intérieur que, dans son département, plus aucun réfugié espagnol n’est à la charge de l’État. Il signale aussi des retours « volontaires » en Espagne.

Décembre 1939. Premières déportations de Juifs polonais dans les camps de concentration nazis, en Pologne.

14 décembre 1939 : Les conditions d’applications du décret du 18 novembre, fixées aux préfets par Albert Sarrault (ministre de l’intérieur

Meilleurs voeux 2023

Et nous nourrissons l’espoir de vous retrouver à nouveau sur les chemins de la mémoire qui mènent à une société future, pleine de liberté, de culture, de partage et de justice !
Que l’année qui s’ouvre vous soit clémente et douce pour tous vos proches.
Nous vous offrons cette modeste carte. Qu’elle vous accompagne tout au long de 2023.

La Asociación 24-Agosto-1944 y todos sus miembros os desean paz, salud y solidaridad para el año 2023.
Y esperamos volver a encontraros en los caminos de la memoria que conducen a una sociedad futura, llena de libertad, cultura, reparto y justicia.
Que el próximo año sea bueno y apacible para todos tus seres queridos.
Os ofrecemos esta modesta tarjeta. Que os acompañe a lo largo de 2023.

Quand Choisy Le Roi honore les libertaires espagnols

« Nos anciens, qui ont toujours lutté contre vents et marées, auraient sans aucun doute apprécié qu’enfin une reconnaissance leur soit accordée.
Grâce à ces activités entreprises, ce film, le site de la Ville, leur mémoire est présente.
Avec nos moyens, ici et maintenant, nous avons conscience d’avoir accompli le mieux possible ce travail contre leur oubli.
Un grand merci à nous tous. »

La ville de Choisy honore ces exilés, antifascistes et libertaires espagnols qui ont continué à faire vivre leur idéal d’une société plus juste, à Choisy même. Ils ont fait de cette commune un point du globe connu des tous les anarchistes du Monde et de tous les partis de gauche espagnols.

Vous pouvez suivre leur histoire sur le site de la ville:
https://www.choisyleroi.fr/decouvrir-choisy/limprimerie-des-gondoles-et-la-cnt-imprima-a-choisy/

Vous y trouverez:
L’histoire de la Nueve dans laquelle se sont battus au moins deux Espagnols installés ensuite à Choisy, avec le film d’Alberto Marquardt et ses bonus;

L’Histoire de la section locale de la CNT espagnole en exil, à travers les panneaux de l’exposition urbaine qui a été accrochée sur les grilles du jardin de l’hôtel de ville en mai 2019. Panneaux qui existent en français et en espagnol et dont vous pourrez vous servir en prenant contact avec nous: info@24-aout-1944.org

le film sur la fabuleuse histoire de l’imprimerie des Gondoles, de Richard Prost vous fera découvrir comment cette petite imprimerie était connue internationalement et imprima des milliers de revues, journaux, tracts, brochures,…qui étaient expédiés aux quatre coins de la terre et dans lesquels il était question de liberté, d’égalité, de partage, de société juste, de culture, d’éducation.

Ce film est une réalisation essentielle et pédagogique pour qui veut comprendre comment peut fonctionner une entreprise collectivisée, ce qui anime des gens, simples militants, à soutenir financièrement une entreprise qui ne doit pas faire de bénéfice mais qui doit absolument fonctionner régulièrement. En résumé ce que pourrait être une organisation sociale déconnectée du profit et dans laquelle l’humain serait au centre des préoccupations.

N’hésitez pas à projeter ce documentaire autour de vous, à vous en servir comme d’un outil d’explication et de dialogue.
Nous pouvons mettre à votre disposition les panneaux de l’exposition, des documents originaux et assurer des présentations et débats si vous le souhaitez.

À l’automne 2020, sortira un DVD avec ce documentaire il sera agrémenté d’une partie de bonus dans lesquels vous pourrez découvrir des documents imprimés « aux Gondoles » et surtout une conférence d’Alain Dobeuf sur toute l’histoire des 50 années d’existence de cette entreprise pas comme les autres. (1956-2006).

Ces anciens de la guerre d’Espagne, des Forces Françaises Libres, de la résistance et des camps nazis ne cessèrent jamais leur combat contre Franco et de se côtoyer que ce soit ici autour de la CNT mais aussi au titre des combats menés pendant la
Seconde Guerre mondiale. Martín Bernal, avec Granados des Forces Françaises Libres, avec Roc Llop et Roda déportés à Mauthausen et bien d’autres, anciens de la guerre d’Espagne et des collectivités, constituèrent l’armature de la Fédération Locale de Choisy-le-Roi/Thiais de la CNT. C’est elle, la CNT de Choisy qui épaulera Marcellan et Agustí, à l’initiative de la création de l’imprimerie des Gondoles. Bernal, Granados, Roda sont de la première liste de souscription, qui permettra de lancer ce qui est appelé dans la CNT « le projet pour la culture ». L’imprimerie fonctionnera de 1956 à 2006, comme une entreprise collectivisée!

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