Skip to main content

Auteur/autrice : 24 aout 1944

VOEUX 2024, souvenons-nous pour l’accueil de demain

Plus que jamais, il faut nous souvenir du rôle que jouèrent les Étrangers dans la résistance contre le fascisme et la Libération du monde de ces idées nauséabondes.

Nous sommes aux 80 ans de cette libération pour la France, alors n’oublions jamais la dette du peuple français envers tous ces étrangers, parmi lesquels étaient les Républicains espagnols. Ils étaient, sont et resteront « nos frères humains ».

La Asociación 24-Août-1944 os presenta los mejores deseos de paz, salud y solidaridad para el año 2024.

Cada vez más, debemos recordar el papel que desempeñaron los Extranjeros en la resistencia contra el fascismo y la Liberación del mundo de esa ideología nauseabunda.

Hoy, a 80 años de la Liberación de Francia, no olvidemos nunca la deuda del pueblo francés con todos estos extranjeros, entre los que se encontraban los Republicanos españoles. Ellos eran, son y serán siempre “nuestros hermanos humanos”.

La Asociación 24-Août-1944 se alegra de ofreceros este poema de Jacques Prévert y su interpretación.

L’association 24-Août-1944 est heureuse de vous offrir ce poème de Jacques Prévert, interprétation musicale par HKsaltimbank.

 

ou dit par Prévert lui-même

 

Projection Las Trece Rosas

Fiction réalité d’Emilio Martinez-Làzaro ( Espagne, 2007)

Sorti sur les écrans en 2007, ce film espagnol Las trece rosas évoque avec sensibilité le destin tragique de 13 jeunes femmes de 18 à 29 ans, victimes de la répression franquiste, au sortir de la guerre civile. Militantes des Jeunesses Socialistes Unifiées (JSU), elles participent activement à la lutte du camp républicain, mais sans commettre de délits de sang. Arrêtées et emprisonnées à Madrid dans la prison pour femmes de las Ventas après la victoire de Franco, elles sont jugées, condamnées à mort par un tribunal militaire dans un procès expéditif et inique puis fusillées ensemble au matin du 5 août 1939, contre le mur du cimetière madrilène de Almudena.

Le cas des treize roses (las trece rosas) occupe une place importante au sein du panorama des épisodes tragiques élevés au rang de traumatismes nationaux. En effet, les treize roses, ces femmes, fusillées par les autorités franquistes en réponse à l’assassinat d’un commandant de la Garde civile, sont devenues l’un des symboles de l’extrême violence répressive de la posguerra. L’essai de Carlos Fonseca, Trece rosas rojas (Treize roses rouges), publié en 2004 et le roman d’Ángeles López, Martina, la rosa número trece (Martina, la treizième rose), de 2006, tous les deux consacrés à cet assassinat collectif, et le film d’Emilio Martinez (2007) font appel à un dispositif documentaire inscrivant ces écrits dans la dynamique du processus de récupération de la mémoire collective républicaine, visant à mettre fin au silence sur les crimes commis.

Liste des « treize roses »

  • Carmen Barrero Aguado (20 ans, modiste).
  • Martina Barroso García (24 ans, modiste).
  • Blanca Brisac Vázquez (29 ans, pianiste).
  • Pilar Bueno Ibáñez (27 ans, modiste).
  • Julia Conesa Conesa (19 ans, modiste).
  • Adelina García Casillas (19 ans, activiste).
  • Elena Gil Olaya (20 ans, activiste).
  • Virtudes González García (18 ans, modiste).
  • Ana López Gallego (21 ans, modiste).
  • Joaquina López Laffite (23 ans, secrétaire).
  • Dionisia Manzanero Salas (20 ans, modiste).
  • Victoria Muñoz García (18 ans, activiste).
  • Luisa Rodríguez de la Fuente (18 ans, modiste).

Le jeudi  14 décembre 2023 à 19h

Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes

2/4 rue des Lilas

75019 Paris

Entrée gratuite

Hommage à l’exil républicain espagnol et à Pablo (Pau) Casals, 23 Nov 2023

Une troupe de lycéens, du lycée Bergson  et ex du lycée Brassens de Paris 19e nous ont présentés leur travaux mémoriels et surtout artistiques pour rendre un hommage vibrant à la hauteur de l’engagement de ces réfugiés dans le camp de la Liberté et de la justice sociale.

 

Parmi les rangs du public, l’émotion était très forte, et l’on entendait parfois l’étouffement d’un sanglot. Des larmes ont roulé sur les joues de ceux qui se souvenaient des histoires de leurs parents……

Des ballets merveilleux, des voix magnifiques, des acrobaties époustouflantes ont scandé les récits de cette histoire trop longtemps tue. Tous ces jeunes élèves nous ont conté l’arrivée à la frontière, l’accueil, les désespoirs et la dignité de celles et ceux qui toute leur vie ont conservé leur engagement dans le camp de la Liberté.

Voici un tout petit extrait « alléchant » du spectacle

Si me quiere escribir .mp4

UN GRAND MERCI À LEUR PROFESSEURE ET NOTRE AMIE DE LONGUE DATE QUI NE COMPTE JAMAIS SON TEMPS NI SON ÉNERGIE POUR RÉALISER CE SPECTACLE UNIQUE:

 ANA BOTELLA SORRIBES

 

 

Parmi ce peuple, il y avait un musicien, très humble et pourtant immense de renommée et de talent. Il a consacré sa vie à la musique comme vecteur de paix et message de solidarité.

PABLO (PAU) CASALS.

 Dans le document PDF vous trouverez  en quelques phrases son parcours.

Dans le second document l’intervention /présentation de l’association 24-Août-1944 en prélude à cette soirée mémorable

Exposition PICASSO à Stockholm

Picasso y la ayuda a los artistas españoles en el exilio.

Organiza: Embajada de España en Suecia – Teléfono: +46 8 522 808 00

Con el apoyo de: Secretaría de Estado de Memoria Democrática y la Dirección de Relaciones Culturales

y Científicas de la AECID, Consejería de Turismo de Suecia e Instituto Cervantes de Estocolmo.

Ponentes: Juan Manuel Bonet, Miguel Cabañas, Javier Campillo, Amanda Herold, Michel Lefebvre-Peña,

Per Lindblom, Genoveva Tusell y Cecilia Widenheim.

Asesores científicos, artísticos y museísticos: Kjell Andersson, Juan Manuel Bonet, Miguel Cabañas, Javier Campillo Galmés, Michel Lefebvre-Peña y Kiko Herrero.

Obras de: Philippe Gaussot (fotografías de 1939 sobre la Retirada – Col. Familia Gaussot y Association- 24-Août-1944-Paris) – Obra gráfica, libros y esculturas de colecciones privadas de la Fundación Liss Eriksson y el Archivo Obrero de Suecia (SAC).

Con la participación de: Instituto Cervantes de Estocolmo – Consejería de Turismo de Suecia, Index, Comtemporary Art Foundation – Biblioteca del Instituto Cervantes de Toulouse – Liss Eriksson Society – Museo Prins Eugens Waldemarsudde – Association 24-Août-1944 de Paris y Familia Gaussot – Asociación de los Trabajadores de Suecia (SAC). 

The Embassy of Spain in Sweden presents,

PICASSO 

AND HIS SUPPORT TO THE SPANISH EXILED ARTISTS. GUERNICA IN STOCKHOLM AND SWEDISH SOLIDARITY ART

SEMINAR and EXHIBITION: 4 and 5 DECEMBER 2023

MONDAY 4 – 6PM – ROUND TABLE N°1 AND INAUGURATION

Cervantes Institute, Bryggargatan 12, Stockholm

”Picasso and his help to Spanish artists in exile. “Brigadist Rudolf Berner and his support for artists.”

Juan Manuel Bonet – Miguel Cabañas – Per Lindblom – Javier Campillo

TUESDAY AT 6:00 PM – ROUND TABLE 2

Waldemarsudde Museum: Prins Eugens Väg 6, Stockholm

”Picasso and his help to Spanish artists in exile. The Swedish connection, Guernica in Stockholm and the Swedish art of solidarity with Spain.”Amanda Herold – Genoveva Tusell – Cecilia Widenhei – Michel Lefebvre-Peña

PROGRAM

The work of Pablo Ruiz Picasso, whose death would have taken place 50 years ago in 2023, has a universal value but is also the result of a very specific historical context. Guernica, which came to Sweden on two occasions (1938 Liljevalch Museum – 1957 Moderna Musee), is fundamentally linked to the Spanish exile and, in particular, to the artistic exile, for whose support Picasso earmarked the proceeds of the travelling exhibitions of the work that were organised. The Spanish artist in exile in Paris also came into contact with various figures in Swedish politics and art, and it is interesting to highlight this on this anniversary.

1) ROUND TABLE – FIRST SESSION: MONDAY 4 AT 6 PM

Instituto Cervantes: Bryggargatan 12, Stockholm

« Picasso and his support to the Spanish exiled artists. The brigadista Rudolf Berner and his support for artists ».

Juan Manuel Bonet: « Perpignan, Toulouse, Paris: capitals of Our artistic exile. » 

Miguel Cabañas: « Picasso and his help to exiled artists. » (on video)

Per Lindblom: « Rudolf Berner, the Swedish anarchist who helped Baltasar Lobo and other Spanish exiles to flee from the Argelès-sur-Mer camp.

Javier Campillo: « The exile of Spanish artists in Picasso’s Paris (1939-1944): the testimony of Carles Fontseré. »

Solidarity among artists during the Spanish Civil War was part of a broader movement of cultural resistance against fascism. Artists and intellectuals across Europe recognized its threat and used their creative abilities to fight it. Many prominent Swedish artists (Vera Nilsson, Sven X-et Eriksson, Siri Derkert and Albin Amelin, among others) actively participated in the Solidarity Movement formed to support the democratically elected government of Spain. The Swedish government remained officially neutral during the Spanish Civil War, but the Solidarity Movement pressured it to take a stand against fascism and support the Spanish republicans. The movement had a significant impact on Swedish public opinion. The art produced during this era reflected the urgency and passion of the anti-fascist movement, and remains an important legacy of this period in Swedish art history.

 

2) ROUND TABLE – SECOND SESSION: TUESDAY 5 AT 18H

Waldemarsudde Museum: Prins Eugens Väg 6, Estocolmo

« Picasso and his help to Spanish artists in exile. Guernica in Stockholm and the Swedish art

of solidarity with Spain ».

Amanda Herold: « Picasso, father of the Spanish artistic exile (a multifaceted support) ».
Genoveva Tusell: « Guernica’s travels, including his two visits to Stockholm (1938, 1956). »
Cecilia Widenheim: « Swedish artists in solidarity with Republican Spain. »
Michel Lefebvre-Peña: « Martí Bas, Mariano-Miguel Montañés and Robert Capa, together with Picasso. »

Solidarity among artists during the Spanish Civil War was part of a broader movement of cultural resistance against fascism. Artists and intellectuals across Europe recognised its threat and used their creative capacity to fight against it. Many prominent Swedish artists (Vera Nilsson, Sven X-et Eriksson, Siri Derkert and Albin Amelin, among others) were active in the Solidarity Movement formed to support the democratically elected government of Spain. The Swedish government remained officially neutral during the Spanish Civil War, but the Solidarity Movement pressured the government to take a stand against fascism and support the Spanish Republicans. The movement had a significant impact on Swedish public opinion. The art produced during this period reflected the urgency and passion of the anti- fascist movement, and remains an important legacy of this period in Swedish art history.

—————————————————————————

 

PICASSO AND HIS SUPPORT TO THE SPANISH EXILED ARTISTS. 

GUERNICA IN STOCKHOLM AND SWEDISH SOLIDARITY ART.

Organizers: Embassy of Spain in Sweden – Phone: +46 8 522 808 00

With the support of: State Secretariat for Democratic Memory and the Directorate for Cultural and Scientific

Relations of the AECID, Swedish Ministry of Tourism and Instituto Cervantes in Stockholm.

Speakers: Juan Manuel Bonet, Miguel Cabañas, Javier Campillo, Amanda Herold, Michel Lefebvre-Peña, Per Lindblom, Genoveva Tusell & Cecilia Widenheim.

Scientific, artistic and museum advisors: Kjell Andersson, Juan Manuel Bonet, Miguel Cabañas, Javier Campillo Galmés, Michel Lefebvre-Peña and Kiko Herrero.

Works by: Philippe Gaussot (photographs from 1939 on the Retreat – Col. Gaussot Family and Association-24-Août- 1944-Paris) – Graphic work, books and sculptures from private collections of the Liss Eriksson Foundation, The Swedish Workers’ Archive (SAC) & Andersson Family.

With the participation of: Cervantes Institute of Stockholm – Swedish Tourist Board, Index, Comtemporary Art Foundation – Library of the Cervantes Institute of Toulouse – Liss Eriksson Society – Prins Eugens Waldemarsudde Museum – Association 24-Août-1944 de Paris and Gaussot Family – Swedish Workers’ Association (SAC).

 
 
 

HOMENAJE AL EXILIO REPUBLICANO ESPAÑOL ET UN HOMMAGE PARTICULIER À PAU CASALS pour le cinquantième anniversaire de sa mort.

Ma contribution pour la paix dans le monde est certainement infime, mais j’aurais donné tout ce que je pouvais pour parvenir à un idéal que je considère sacré. Pablo Casals

Pablo Casals (El Vendrell, 1876 -San Juan de Porto Rico, 1973), fut l’un des musiciens les plus influents du XXe siècle. Violoncelliste, chef d’orchestre, compositeur, humaniste et fervent défenseur de la liberté et de la démocratie, son héritage lui a valu une renommée mondiale dans le domaine de la musique et de la paix.

La soirée se déroulera ainsi :

18h00 – 19h15 : HOMENAJE AL EXILIO REPUBLICANO ESPAÑOL Spectacle des élèves du lycée Bergson Dirigés par leurs professeurs Depuis l’année scolaire 2016-2017, au lycée G. Brassens et aujourd’hui au lycée H. Bergson, les élèves d’espagnol perpétuent la mémoire de toutes ces personnes tombées dans l’oubli. En leur honneur, ils ont préparé une nouvelle représentation, la quatrième, qui réunit théâtre, récitations, acrobaties, musiques, vidéos, danses et un hommage particulier à Pau Casals.

19h30 : projection du documentaire : PABLO CASALS, UN MUSICIEN DANS LE MONDE, de Alain Jomy (2008, 120’)

Pablo Casals fut le premier des grands violoncellistes des temps modernes, celui qui redonna à cet instrument sa place dans le coeur des mélomanes. Le Festival de Prades, créé autour de Pablo Casals, reste aujourd’hui un lieu où demeure la présence du grand musicien catalan. Depuis son décès en 1973, ce film est le premier à nous laisser découvrir un homme à la forte conscience politique, apôtre de la démocratie, ennemi du totalitarisme et pèlerin de la paix.

 

Le jeudi 23 novembre à partir de 18 h jusqu’à 22h

Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes

2/4 rue des Lilas

75019 Paris

Entrée gratuite

 

Ve Journée du livre de l’exil espagnol

La Journée du livre de l’exil organisée par le CTDEE aura lieu le samedi 18 novembre à la Maison des Associations à Toulouse.

Si vous souhaitez réserver le repas, veuillez nous faire parvenir votre commande très rapidement.

En pièces jointes : le programme de la journée et le bulletin de commande du repas.

A très bientôt. Bien cordialement

N’oubliez pas de réserver votre repas.

Philippe Gaussot, Photographies et travail humanitaire avec Les Réfugiés de la Guerre d’Espagne

Date:
Sam, 28. octobre 2023 au  Dim, 18. février 2024
MUME:
Carrer Major, 43, 17700 La Jonquera, Girona
Horaire: du mardi au samedi, de 10 à 18h, ainsi que les dimanches et jours fériés de 10 à  14h.
Fermé le lundi
Catégorie:
Exposició Temporal Futura FR

 

Description

Exposition « Philippe Gaussot. Photographie et travail humanitaire avec les réfugiés de la guerre d’Espagne »

Du 28 octobre 2023 au 18 février 2024

Commissaire de l’exposition: Felip Solé

Collaboration : Famille Gaussot et Association 24 d’Aôut 1944 (Paris)

Le photographe et militant humanitaire français Philippe Gaussot (Belfort, 1911- Chamonix, 1977) a joué, témoin avec son appareil photo, de différents épisodes de la guerre d’Espagne liés à l’aide humanitaire, comme l’organisation de camps d’enfants en France et le soutien aux réfugiés entrant en France. en février 1939.

A la fin de la guerre civile espagnole, aidé par plusieurs camarades catalans et basques, il traverse souvent la frontière pour ravitailler les républicains embourbés dans les désastres de la guerre. En février 1939, il effectue son dernier voyage clandestin et revient dans un camion chargé d’enfants et de femmes : « Notre dernier voyage fut à Puigcerdà, où j’ai conduit un camion de sept tonnes, avec l’aide de deux miliciens, dans des rues minées ». Déjà en France, Philippe Gaussot et le Comité National Catholique animent plusieurs camps de concentration et contribuent à la création d’établissements pour accueillir femmes et enfants. Lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale, ne pouvant être mobilisé en raison de problèmes de santé, il est nommé délégué national du Comité où il est chargé de la reconversion des exilés. Il transformait ainsi des avocats ou des commerçants en tourneurs ou en experts en sinistres. Il participe également activement à la résistance contre les nazis et s’engage dans les F.F.I (Forces françaises de l’intérieur). A la fin de la guerre, Philippe Gaussot s’installe dans les Alpes, à Chamonix, où il travaille comme journaliste à Le Dauphiné Libéré jusqu’à sa mort.

L’exposition présente une sélection de photographies de Philippe Gaussotdécouvertes par son fils Jean-Philippe Gaussot dans une valise après la mort de son père.

Par l’intermédiaire de Felip Solé, réalisateur et cinéaste, les négatifs furent confiés à l’association 24 Août 1944 à Paris. Toute cette équipe, avec la complicité de l’historien Gregory Tuban, a travaillé avec le MUME pour pouvoir montrer pour la première fois en Catalogne cette sélection de près d’une centaine de photographies.

L’exposition est divisée en deux parties. D’une part, la série de photos Philippe Gaussot et les camps d’enfants du Comité national catholique (1937-1940) représente l’accueil des enfants basques et catalans envoyés en France pour échapper aux horreurs de la guerre. Loin du bruit des fusils, ils ont pu retrouver le sourire sur les bancs de l’école ou en effectuant des tâches et des jeux collectifs. D’autre part, La Retirada i les camps (1939) montre les chemins et les circonstances difficiles de l’exil des réfugiés républicains. Gaussot a suivi pas à pas l’exode, en plein mois de février, sur des sentiers de montagne enneigés, pour atteindre un hypothétique refuge en France. L’accueil sera très décevant puisque, notamment les militaires de l’Armée populaire de la République, devront dormir sur les plages glacées des camps de concentration de Roussillon, fermés par des barbelés, gardés par des militaires armés, des spahis sénégalais, algériens et des gendarmes.

Ces négatifs représentent un témoignage exceptionnel et ont la qualité photographique des meilleurs photographes de l’époque. Malgré sa fonction de témoignage, relative à l’œuvre humanitaire liée au Comité national catholique, organisation d’aide religieuse dont il était représentant et délégué, ils transmettent au public non seulement le désordre de l’exode ou l’inquiétude et l’angoisse de ces gens, mais aussi la fierté, la dignité et surtout la combativité.

Plus d’information sur Philippe Gaussot:

http://www.gaussot.eu

Le vernissage qui a eu lieu ce samedi 28 octobre à 12h a réuni une cinquantaine de personne.

Felip Solé a organisé une visite guidée des photos à l’once de ses dernières recherches. Il a enrichi cette exposition de documents du Comité National Catholique. Documents qui expliquent sa création, son fonctionnement, la charge de ses délégués, le soutien de cette Église, particulièrement, à la République et à son peuple exilé…La découverte de nouveaux lieux d’accueil pour les enfants, la dimension organisationnelle mise en place pour pouvoir accomplir tant de soutien,  l’accueil des enfants, l’utilité pratique des photos pour le recensement et le suivi surtout des enfants et adolescents……

L’exposition avec ces recherches prend une incroyable dimension dans la compréhension de la solidarité et l’engagement des organisations « humanitaires », l’implication de ces hommes et femmes auprès des réfugiés.

Articles parus à la suite de l’inauguration :

https://www.emporda.info/cultura/2023/10/27/philippe-gaussot-sent-testimonia-drama-del-refugiats-espanyols-durant-la-retirada-93702143.html

https://www.deia.eus/historias-vascas/2023/10/30/philippe-gaussot-vascos-evacuados-colonias-7446186.html

 

 

 

Projection: Rotspaniers le 8 novembre

Février 1939, près de 500.000 Espagnols fuient l’Espagne fasciste pour se réfugier en France. Hommes, femmes, enfants se retrouvent dans des camps.
Ce documentaire révèle l’ampleur de la répression nazie et du gouvernement de Pétain contre les exilés espagnols.

    • le 08/11/2023 à 18:00 jusqu’à 21:00
  •  Entrée libre dans la limite des places disponibles.
  • Lieu:
    • Instituto Cervantes (París) – Auditorium / Salón de Actos
      7, Rue Quentin Bauchart
      75008 París
      (France)

Projection le 19 octobre MEMORIA VIVA,

L’association 24 août 1944
vous invite à la projection

MEMORIA VIVA,

 

 

La Confederación Nacional del Trabajo, la CNT, est un syndicat légendaire. Durant la guerre civile d’Espagne, il était d’une part le fer de lance contre le général Franco fasciste et putschiste et d’autre part, le moteur d’une révolution sociale, qui, au moins pour une courte période, a démontré qu’une société humaine était possible. Déjà dans les années précédentes, ce syndicat s’était battu pour des droits qui au temps du néolibéralisme paraissaient utopiques.  Et malgré la défaite et la répression, il est toujours présent.

 

Ce documentaire donne la parole à ceux qui l’ont fait vivre, et vivre son idéal de justice sociale.   C’est l’histoire de ce syndicat anarchosyndicaliste du point de vue de ses protagonistes. De simples travailleurs et travailleuses.

 

La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur Antonio J. García de Quirós Rodríguez.

 

Attention la séance débutera à 19h précises compte tenu de la longueur du film.

 

Le jeudi  19 octobre 2023 à 19h

Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes

2/4 rue des Lilas

75019 Paris

Entrée gratuite

Projection: Le convoi des 927, de Montsé Armengou le 21 septembre et le retour des résistantes de Natacha Giler le 20 septembre

 

 

Les premiers républicains espagnols arrivent en Charente à partir du 31 janvier 1939 lors de la Retirada. Le 1er septembre 1939, ils sont transférés à Angoulême au nouveau camp des Alliers qui devient le principal centre d’hébergement des réfugiés espagnols de Charente. les effectifs atteignent alors quelque 1500 réfugiés. Le 20 août, les Allemands font irruption aux Alliers dans la matinée, rassemblent tous les Espagnols présents puis les conduisent à la gare où ils doivent monter dans le train qui les attend.

Pour désigner ce transport, on parle d’ordinaire du «convoi des 927 ». Très tôt dans la nuit du 23 au 24 août le train s’immobilise dans un village situé au bord du Danube : Mauthausen.

Dans l’après-midi, les passagers distinguent des mouvements dans la gare. Les portes s’ouvrent précipitamment et des officiers SS ordonnent aux hommes de descendre et de se mettre en marche. 430 hommes espagnols sont immatriculés à Mauthausen et reçoivent le triangle bleu, réservé aux apatrides

Les femmes et les enfants sont restés dans le train qui repart. Il gagne la France et repasse par Angoulême où il débarque d’une passagère malade, les Allemands craignant une contagion. Le train prend alors la direction de l’Espagne où il pénètre le 1er septembre 1940 par Irun. 442 passagers y sont débarqués et remis à la police franquiste. Si certains sont emprisonnés temporairement, la plupart peuvent regagner leur région d’origine où leurs biens ont souvent été confisqués. Ils vivent désormais sous étroite surveillance et sont soumis au silence.

La projection sera suivie d’un débat en présence de la réalisatrice Montsé Armengou .

Le jeudi 21 septembre 2023 à 19h

Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes

2/4 rue des Lilas

75019 Paris

Entrée gratuite

 

 

Le retour des résistantes

de Natacha Giler

le 20 septembre à 18h à l’auditorium de l’Hôtel de ville de Paris 5 rue de Lobau

Au printemps 45, le camp de Ravensbrück, le plus grand camp de concentration pour femmes du Reich allemand, est libéré. Des dizaines de milliers y sont mortes mais certaines détenues sont sauvées. Il faudra plusieurs mois à la fin de la guerre pour évacuer ces rescapeés.

Parmi elles, quatre femmes racontent, quatre résistantes, déportées pour avoir lutté activement contre le régime d’occupation au péril de leur vie, quatre voix qui s’unissent pour témoigner de ce retour tant attendu.

Inscrivez-vous auprès de buron.nelly@gmail.com avant le 15 septembre.

 

Inauguration de l’exposition D’Angoulême à Nuremberg

 

 Voici un extrait d’un des articles qui furent nos sources, entres autres, pour décrire à travers ces 22 panneaux, la trajectoire à la fois tragique et digne de ces filles et fils de la Liberté:

« La guerre perdue pour les armées républicaines, le gouvernement de Burgos[1] s’installa à Madrid et établit ses lois, sa répression et ses mises à mort contre ceux considérés comme des « Rouges ».

Les militaires républicains et le peuple qui ne voulaient pas tomber entre les mains de leurs vainqueurs, parvinrent à la frontière française et purent traverser, au cours d’un exode tragique.

La guerre fut déclarée entre l’Allemagne la France et l’Angleterre (en septembre 1939) par l’attaque et la prise de possession de la Pologne. Pour ceux qui avaient passé la frontière française et ne retourneraient pas en Espagne, il n’existait comme alternative, pour lutter contre les nazis, que d’intégrer la légion ou les bataillons de marche ou les compagnies de travailleurs étrangers pour édifier des fortifications de front comme sur la ligne « Maginot » et autres. L’avenir devenait funeste. L’avance des colonnes motorisées hitlériennes, l’occupation des Pays-Bas et de la France nous firent tomber aux mains des armées hitlériennes. Après de petits séjours dans les « Stalags » en tant que prisonniers de guerre, nous avons été transférés dans des Camps d’extermination –pour « Rouges Espagnols »– avec le consentement et l’approbation des autorités espagnoles franquistes.

Franco et Serrano Suñer, son beau frère, connaissaient l’existence de ces Camps. En réalité nous étions des prisonniers de guerre de l’armée française et nous aurions dû être traités comme tels. Il n’en fut rien et nous avons été embarqués dans des conditions pires que si nous avions été des bêtes, vers les Camps d’extermination nazis ; Mauthausen et ses kommandos : Gusen, le château d’Hartheim, Ebensee, Steyr et autres… Les S.S. ne respectèrent ni les femmes, ni les anciens ni les enfants, les exterminant avec le sadisme et la barbarie de ceux qui se croient les maîtres du monde et appartenant à une race supérieure : la race arienne. (…)

(…)Les Espagnols, qualifiés de Rouges, étant donné leur état de combattants du fascisme, ont payé au centuple dans ce terrible holocauste de destruction et de mort. »

Hispania 2 époque N° 96 juillet 1988 R. Llop déporté N° matricule 6411, et directeur de la publication de la FEDIP Hispania, jusqu’à son décès.

[1] Gouvernement provisoire de Franco

Nous espérons que cette exposition aura un long parcours et qu’elle sera diffusée auprès des jeunes générations.

Nous remercions Madame La maire, et toute l’équipe municipale pour l’avoir accueillis dans les locaux de la mairie et pour leur aide et disponibilités.

Merci également à tous nos amis venus nombreux et aux diverses associations et amicales présentes. Mettons nos pas dans les traces de cette mémoire à la fois plurielle et commune.

 

 

 

 

 

Exposition: 1940-1946 D’ANGOULÊME À NUREMBERG, La déportation et le combat des Républicains espagnols contre le nazisme

Engagés comme supplétifs de l’armée française, ou encore regroupés dans des camps en France, ils furent déportés dès le 6 août 1940.

Forts de leur expérience de guerre contre le franquisme, ils surent résister  collectivement,  adoptant comme principe:

 Le devoir collectif de survivre.

Conserver leur humanité et collecter les preuves accablantes des camps nazis furent leur unique objectif.

Les survivants comptabilisaient en mai 1945, presque 5 années de déportation. 

Après la libération, les Espagnols restèrent en exil mais ils continuèrent leur combat et honorèrent leur engagement de défendre la mémoire de leurs compagnons tombés sous le joug nazi, notamment à travers la FEDIP (Federación Española de Deportados e Internados políticos)

L’exposition se tiendra du 13 au 21 septembre:

9h00 à 17h, du lundi au vendredi, le jeudi de 9h00 à 19h30

L’entrée de la mairie est située au 56 boulevard Malesherbes 75008 PARIS

Métro 9 Saint-Augustin ou Métro 3 Saint Lazare – Europe / Bus 93, 95, 43, 20, 22, 66

 

24 août 2023

 

« (…). La Deuxième guerre mondiale, l’Occupation, la Résistance, la guerre froide, le drame algérien et le malheur français d’aujourd’hui n’ont rien enlevé à cette sourde souffrance que traînent les hommes de ma génération, à travers leur histoire haletante et monotone, depuis le meurtre de la République espagnole. » Albert Camus (Ce que je dois à l’Espagne, 1958)

Les amis de MHRE89 et notre porte drapeau du 24 août
Les amis de MHRE89 et notre porte drapeau du 24 août

Beaucoup de nos amis sont venus, individuellement ou en délégation associative. Nous les remercions toutes et tous de leur présence, et nous ne nous aventurerons pas à les citer de peur d’en oublier tant ils étaient nombreux.

Nous avons rencontré la représentante du gouvernement catalan en France Madame Doya, avec laquelle nous avons pris langue afin de mener ensemble des projets mémoriels. Elle a eu la surprise de rencontrer, Manuel Galindo, Chargé de la mémoire historique de Terrassa, alors qu’elle est elle-même originaire de cette cité, située près de Barcelone. Et d’apprendre qu’un grand nombre de militants de cette cité industrielle se sont engagés dans la défense de la république, ont connu l’exil, la déportation, la résistance pour certains et qu’un des leurs Pedro Mauri Curto était membre de la Nueve, probablement entré dans Paris le 24 août 1944, avant de mourir au combat à Badonviller, en Alsace.

Les-catalans-et-leur-representante-Mme-Doya
Les-catalans-et-leur-representante-Mme-Doya

 

Les orateurs se sont succédés et au nom de notre association, notre secrétaire général a évoqué, en toute modestie, l’engagement tenace de cet exil, duquel nous sommes issus génétiquement et/ou idéologiquement.

Drapeau CNT floteent au jardin de la Nueve
le Drapeau CNT flotte au jardin de la Nueve

Nous avons rappelé les 24 août passés depuis celui de 2004, qui a vu fleurir, sur les murs de ce Paris clandestin, les macarons marquant le passage de la Colonne Dronne.

Aimable pour le 24-Août-1944
Aimable pour le 24-Août-1944

Nous avons évoqué les actions passées pour que cette mémoire reste présente dans les esprits et nous avons annoncé nos projets futurs, avec toujours cette même ambition de faire connaitre l’histoire de ces hommes, pour que les générations de demain puissent s’appuyer sur l’expérience de notre peuple épris de liberté, pour conquérir et conserver la leur.

 

Une représentation du gouvernement espagnol était présente, comme chaque année depuis 2018. Et  M. Felix Bolaños, Ministre de la Présidence, des Relations avec les Cortes et de la Mémoire Démocratique a pris la parole pour rappeler l’attachement de son gouvernement à la mémoire historique et à la démocratie et son empressement à rendre hommage à travers les hommes de la Nueve à tous les exilés espagnols, hommes et femmes, qui ont contribué à libérer l’Europe du fascisme.

M. Felix Bolaños, Ministre de la Présidence, des Relations avec les Cortes et de la Mémoire Démocratique
M. Felix Bolaños, ministre espagnol.

 

 

 

 

 

 

 

Anne Hidalgo, maire de Paris, a clos comme toujours les interventions, en évoquant l’urgence de la solidarité entre les peuples dans ces moments difficiles où tant d’êtres humains de tous les horizons sont contraints de quitter leur terre à cause de la guerre, des dictatures et/ou des dégâts écologiques causés par les changements climatiques, générés par d’autres humains plus puissants pour leur unique profit.

Anne Hidalgo Maire de Paris
Anne Hidalgo Maire de Paris

Elle avait invité pour cette cérémonie le maire de la ville de Kiev, capitale de l’Ukraine (Monsieur Vitali Klitschko).

Anne Hidalgo, Vitali Klitschko et Laurence Patrice
Anne Hidalgo, Vitali Klitschko et Laurence Patrice

Les interventions se sont terminées sur un moment d’émotion intense durant lequel la poétesse, comédienne et écrivaine Leonor de Recondo a dit le poème de Garcia Lorca, « Alma ausente ; L’âme absente».

Leonor de Recondo

 

Puis il y eut le dépôt des gerbes devant la plaque du jardin, sur l’esplanade de la Libération. Dépôt de fleurs toujours sous la vigilance du drapeau de la République espagnole.

Nous vous offrons les impressions des médias, même si certains véhiculent toujours des invraissemblances historiques telles que « La section du lieutenant Granell (au lieu de la colonne Dronne) et qu’il serait le premier officier reçu à l’Hôtel de Ville de Paris (au lieu du Capitaine Dronne) ». D’autres sont au contraire très complets.

http://https-//actu.fr/ile-de-france/paris_75056/des-republicains-espagnols-heros-de-la-liberation-a-l-ukraine-un-24-aout-plein-de-symboles-a-paris_60000448.html.webloc

http://https-//impacteuropean.fr/hommage-aux-combattants-de-la-nueve/

http://https-//lapequenaespanaparis.wordpress.com/2023/08/25/paris-rinde-homenaje-a-los-republicanos-espanoles-de-la-nueve/

https://todoslosnombres.org/24-de-agosto-homenaje-a-la-nueve/

https://www.swissinfo.ch/spa/francia-españa_par%C3%ADs-recuerda-un-año-más-a-los-españoles-que-encabezaron-su-liberación-en-1944/48760576

http://IMG_0571.mov

À la fin de cette cérémonie, nous avons tous filés au 33 rue des Vignoles, à l’association Les Pas Sages, là où se trouve le local historique de la CNT en exil. Nous y avons partagé l’amitié, la fraternité et le pain.

La convivialité au 33
La convivialité au 33

Les conversations roulaient bon enfant, en échange de projets, de contacts et avec cet espoir toujours chevillé au corps de réaliser des évènements en communs pour que l’histoire des républicains espagnols et de leur engagement idéologique soit bien popularisé et connu de toutes et tous.

Nous ont rejoint dans cette atmosphère fraternelle, Fernando Martinez, le secrétaire d’État espagnol à la mémoire démocratique accompagné de Elena Marquinez, Directrice des projets et communication à la mémoire démocratique, attachée culturelle à la mémoire démocratique.

Tous dehors pour la mémoire des républicains espagnols
Tous dehors pour la mémoire des républicains espagnols

24 août 1944-24 août 2023

Comme tous les ans depuis 2014, les commémorations de la Libération de Paris, commenceront :

ce jeudi 24 août à 18h00 (Présentez-vous un peu avant, si vous le pouvez)

1 Rue de Lobau

75004 Paris. (métro Hôtel de Ville lignes 11 et 1)

Aujourd’hui nous pouvons affirmer que nous sommes parvenus, avec l’aide de la Mairie de Paris, et la fidélité des associations, des syndicats et du public, à extirper définitivement de l’oubli l’épopée de la génération qui nous a précédé.

Depuis 2018, le 24 août est inscrit dans les journées de commémoration de la Libération de Paris.

Nous saurons nous souvenir et évoquer ces étapes……

La cérémonie sera suivie d’un moment de partage fraternel, au 33 rue des Vignoles 75020 (Métro Avron ou Buzenval, lignes 2 ou 9). Nous aurons le plaisir de nous y retrouver devant un buffet convivial et d’échanger sur le chemin parcouru en 10 années et d’évoquer celles et ceux qui ont croisé nos chemins et contribué à faire de ce jour le premier des cérémonies de la Libération de la capitale.

Nous vous attendons nombreux!

Cette année, la cérémonie se déroulera également dans le jardin des combattants de la NUEVE,  avec la particularité que les grilles resteront ouvertes, donc en accès libre et que tous pourront rentrer y compris les formations syndicales historiques d’où étaient issus ces républicains espagnol telle que la CNT.

Ce sera les 10 ans de la création de notre association, à cette occasion vous pourrez admirer une petite exposition des 24 août qui ont précédé celui-ci.

Cette petite exposition sera visible du mardi 22 août au samedi 26 août au matin, dans le jardin dédié aux combattants de la Nueve, Hôtel de ville de Paris, 1 rue de Lobau (accès libre)

Jeudi 24 août 2023:

18h00 rue de Lobau 75004 Paris (présentez-vous un peu avant)

20h30 33 rue des Vignoles 75020 Paris

 

 

La révolution espagnole du 19 juillet 1936

Comme tous les ans le CTDEE fête ce 19 juillet. Jour où le peuple espagnol s’est soulevé contre le coup d’état militaire et pour sauver la liberté.

C’est ce 19 juillet 1936 qui fut le coup d’envoi d’une révolution sociale jamais égalée depuis. Un temps qui marqua de son empreinte l’avenir des peuples , au même titre que la Commune de Paris.

Pour ceux qui seront toulousains ce 23 juillet, ne manquez pas un tel événement.

016 APRÈS LA MORT DU DICTATEUR FRANCO

Tombe d’Antonio Machado, Collioure (Pyrénées Orientales) Une boite aux lettres près de la tombe reçoit le courrier et les hommages adressés à Machado, le poète de l’exil!

1976

3 juillet 1976. Adolfo Suarez est nommé Premier ministre pour préparer cette transition et privilégie l’unité nationale plutôt que la chasse aux dirigeants de l’ancien régime.

Décembre 1976. Création du groupe « Mujeres Libres » à Barcelone puis, en 1977, à Madrid.

1977

9 avril 1977. Le Parti communiste espagnol (PCE) est légalisé. Santiago Carrillo en est le secrétaire général.

21 juin 1977. Le président du gouvernement en exil de la République espagnole, José Maldonado, et le président du conseil des ministres, Fernando Valera, déclarent que les élections du 15 juin 1977 en Espagne mettent un terme à leur mission, qui avait été de maintenir le processus électoral hérité de la République de 1931. Ils terminent ainsi leur déclaration : «Les institutions de la République peuvent mettre un terme à la mission historique qu’elles s’étaient fixées : le maintien jusqu’à aujourd’hui de la démocratie. Nous nous sentons satisfaits d’avoir accompli notre devoir. »

2 juillet 1977. Meeting historique de la CNT sur la colline de Monjuic à Barcelone. Plus de 300.000 personnes y participent.

25 octobre 1977 : Le Pacte de la Moncloa est signé au palais de la Moncloa au cours de la Transition démocratique espagnole entre le gouvernement et les principaux partis politiques ayant une représentation parlementaire, les associations professionnelles, les syndicats UGT et CCOO[1] (mais pas la CNT), ayant pour objectif d’assurer une transition sereine vers un système démocratique et adopter une politique économique afin de lutter contre une inflation élevée de 47 %.

1978

6 décembre 1978. Les Espagnols se prononcent à la majorité pour la nouvelle constitution qui assoit la monarchie. Les partis portant la notion de République dans leur dénomination sont empêchés de participer aux élections. .

1981

23 février 1981. Tentative de putsch militaire aux Cortes, dirigée par le lieutenant-colonel Antonio Tejero, sous l’impulsion du général Alfonso Armada. L’intervention du roi fera échouer la tentative.

11 septembre 1981. Guernica, le tableau de Pablo Picasso, arrive à l’aéroport de Madrid-Barajas, avec les honneurs rendus d’ordinaire à un chef d’État.

10 décembre 1981. Entrée de l’Espagne dans l’OTAN.

Lois espagnoles pour la réparation et la mémoire

  • Décret 670/1976, du 5 mars : versement de pensions pour les Espagnols qui, ayant souffert de mutilation, ne pouvaient être intégrés au corps des Mutilés de la guerre pour la patrie.
  • Loi 46/1977, du 15 octobre : loi d’amnistie, cette loi va écarter la possibilité de la poursuite des crimes franquistes5.
  • Loi 5/1979, du 18 septembre : versement de pensions et assistance médicale et sociale en faveur des veuves, enfants et membres des familles des Espagnols morts lors de la guerre civile.
  • Loi 35/1980, du 26 juin : versement de pensions en faveur des mutilés ex-combattants de la zone républicaine.
  • Loi 6/1982, du 29 mars : versement de pensions aux mutilés civils de la guerre.
  • Loi 37/1984, du 22 octobre : reconnaissance des droits de tous ceux qui lors de la guerre civile ont fait partie des forces armées, forces de maintien de l’ordre et du corps des carabiniers de la République.
  • 28 octobre 2007, loi sur la mémoire historique ;
  • 05 octobre 2022 loi de mémoire démocratique, la dictature franquiste est déclarée illégale, …

 

[1] Comisiones obreras : Les Commissions Ouvrières (Comisiones Obreras, CCOO) sont une confédération syndicale espagnole. Les CCOO furent organisées dans les années 1960 par le Parti communiste espagnol et des groupes de travailleurs catholiques pour combattre la dictature de Franco et pour les droits syndicaux.

015 LES DERNIERS JOURS NE SONT PAS LES PLUS CLEMENTS

Juillet 1974 une de Charlie Hebdo Dessin de Reiser.

1975

Février 1975. Les commémorations du centenaire de la naissance du poète Antonio Machado sont interdites.

25 avril 1975. État d’exception au Pays Basque.

Mai 1975. État d’exception en Biscaye et en Guipúzcoa.

Mai-juin 1975. Un nombre important d’attentats contre des policiers sont attribués au Frente revolucionario antifascista y patriótico (FRAP).

11 juin 1975. Création de la Plate-forme démocratique, dirigée par le PSOE, qui comprend la Gauche démocratique chrétienne, le Parti nationaliste basque (PNV) et toutes les tendances socialistes de Catalogne et de Valence.

Juin 1975. Adolfo Suárez González, avec un grand nombre d’autres responsables « démocrates », crée l’Union démocratique du peuple espagnol (UDPE).

29 juillet 1975. Neuf officiers des garnisons de Madrid sont arrêtés et inculpés pour sédition.

4 août 1975. Une note secrète des services spéciaux explique les conditions d’arrestation de certains officiers réfractaires. Par là même, l’état-major franquiste reconnaît l’existence d’un mouvement d’opposition au sein de l’armée, l’UMD (Unión militar democrática).

22 août 1975. Un décret-loi « antiterroriste » très dur est adopté, restreignant encore plus les libertés.

18 septembre 1975. La cour de justice militaire de Madrid condamne à la peine de mort trois membres du FRAP (Concepción Tristán Lopez, María Jesús Dasca Penellas, Ramón García Sánchez) et deux membres de l’ETA (Manuel Canaveras et José Luis Sánchez Bravo). Un sixième terroriste, José Fronfria, est condamné à vingt ans d’emprisonnement.

27 septembre 1975. L’ordre d’exécution est signé par Franco, moribond. À cause des protestations internationales, les condamnés sont fusillés et non garrottés, le jour même.

1er octobre 1975. Après les exécutions, et face à la protestation tant à l’extérieur du pays qu’à l’intérieur, Franco reparle de conjuration maçonnique internationale.

12 octobre 1975. Ultime apparition publique de Franco.

14 octobre 1975. Franco est victime d’une attaque cérébrale.

Octobre 1975. Unification de la Junte démocratique et de la Plate-forme démocratique sous l’appellation la Plataforma (la Plate-forme).

La situation au Sahara occidental se dégrade. Le roi Hassan II organise la Marche verte.

20 novembre 1975. De plus en plus affecté par la maladie qui le ronge depuis 1969, Franco est victime d’un refroidissement, puis d’une hémorragie interne qui nécessite une intervention chirurgicale. Après l’opération, il entre dans un coma profond. Il est maintenu en vie artificiellement jusqu’à ce que le prince Juan Carlos accepte d’assumer les fonctions de chef de l’État. le dictateur meurt, dans son lit,  ce 20 novembre 1975 à 5 h 20 du matin

22 novembre 1975. Deux jours après la mort du dictateur, Juan Carlos est proclamé roi d’Espagne sous le nom de Juan Carlos Ier. Retour à la monarchie est également un retour à la démocratie. Juan Carlos décide en effet d’abandonner le régime comme héritage du franquisme.

 

014 LIBÉRALISATION DE L’ÉCONOMIE ESPAGNOLE MAIS RÉPRESSION TOUJOURS FÉROCE

Couverture de Charlie Hebdo de Cavanna:  Les 6 condamnés du procès de Burgos, décembre 1970

1970

27 mai 1970. Arrestation, à Boulogne-Billancourt, de Laureano Cerrada Santos, militant et activiste anarcho-syndicaliste espagnol, pour fabrication de faux papiers. Il est emprisonné jusqu’en 1974.

4 juin 1970. Au cours d’un voyage privé en Espagne, a lieu à Madrid la rencontre du général de Gaulle et du général Franco. Grâce aux confidences de l’ambassadeur Maximo Cajal — qui assura la délicate fonction d’interprète — et du colonel Emmanuel Desgrées du Loû, aide de camp du général, nous savons les petits secrets du séjour espagnol. À propos du général Franco, en 1970 de Gaulle dira : « L’homme qui assure, au plan le plus illustre, l’unité, le progrès et la grandeur de l’Espagne. » Et il a raconté à Michel Droit : « Je lui ai dit ceci : en définitive, vous avez été positif pour l’Espagne. Et c’est vrai, je le pense. Que serait devenue l’Espagne si elle avait été la proie du communisme ? »

2 septembre 1970. Divulgation de la tenue d’un procès secret, prévu en Espagne pour juger seize indépendantistes basques.

7 novembre 1970. Cédant à la pression internationale, le gouvernement espagnol annonce que le procès des militants d’ETA sera public.

Décembre 1970. Des militants du MIL (Mouvement ibérique de libération) participent à la grève de l’usine Harry-Walker, qui dure soixante-deux jours et qui est l’une des plus dures de cette époque.

3 décembre 1970. Début du procès de Burgos contre les seize militants de l’ETA. Il s’agit d’un événement historique sous le règne de Franco puisque, pour la première fois, les accusés peuvent se défendre en public en dénonçant la torture pratiquée par le régime. Un évêque est parmi les accusés.

6-7 décembre 1970. Les journalistes étrangers se font l’écho des protestations contre la torture et pour la liberté d’expression.

9 décembre 1970. Le procès se termine. Six accusés sont condamnés à la peine capitale et neuf autres doivent purger un total de 724 ans de prison. Pour sa part, la seule femme accusée est relaxée. La fin du procès ne marque toutefois pas celle des manifestations et des protestations contre le régime.

18 décembre 1970. Manifestation des ultras en faveur de Franco sur la place d’Orient, à Madrid.

30 décembre 1970. Sous la pression internationale, Franco commue les sentences de mort en peines d’emprisonnement de trente ans.

1971

Septembre 1971. L’assemblée démocratique de Catalogne se constitue, dans un local ecclésiastique.

13 septembre 1971. Grèves dans le bâtiment à Madrid.

1972

Janvier-février. Agitation estudiantine.

10 mars 1972. Violents affrontements à El Ferrol (Galice) entre 4 000 grévistes de l’entreprise Bazán et la police. Trois ouvriers sont tués, et la ville est totalement paralysée.

22 juillet 1972. Le gouvernement suspend l’autonomie des trois universités de Madrid.

15 septembre 1972. Le MIL réalise un hold-up d’un million de pesetas à la banque de Bellver de Cerdanya (province de Lérida, Catalogne) et, le 28 novembre, un autre pour un million également, au Banco Central.

15 septembre 1972. Signature d’un protocole d’accord commercial entre l’Espagne et l’URSS.

15 au 30 septembre 1972. Grève générale à Vigo (Galice).

16 décembre 1972. L’ETA séquestre l’industriel Felipe Huarte Beaumont à Pampelune (capitale de la communauté autonome de Navarre).

1973

Mars 1973. Détention de militants du PSOE en Biscaye. Grèves à Barcelone.

2 mars 1973. Le MIL « récupère » un million et demi de pesetas au Banco Hispano-Americano. Cet argent alimente les caisses de solidarité des usines en grève et aide les familles des prisonniers.

1er mai 1973. Mort d’un policier au cours d’affrontements lors de la manifestation interdite de Madrid.

11 juin 1973. Luis Carrero Blanco est nommé chef du gouvernement (c’est la première fois que le pouvoir du chef de l’État et celui du gouvernement se séparent).

21 juin 1973. Salvador Puig Antich, jeune militant appartenant au Mouvement ibérique de libération, oublie, dans un bar, une sacoche contenant des documents compromettants. La police peut alors localiser les planques du MIL. Une vague d’arrestations s’ensuit.

25 septembre 1973. Arrestation de Salvador Puig Antich, qui va rejoindre deux de ses camarades en prison, José Luis Pons Llobet et son amie Maria Mateos Fernández.

20 décembre 1973. Assassinat à la voiture piégée, à Madrid, de l’amiral Luis Carrero Blanco, revendiqué par l’ETA. Rue Claudio Coello, à Madrid, sa voiture fait un bon par-dessus le bâtiment pour aller atterrir sur le toit d’un édifice appartenant à la congrégation des jésuites.

20 décembre 1973. Ouverture du procès des dix syndicalistes de la confédération des Commissions ouvrières (1 001). Le verdict prononcé le 27 décembre est très dur, avec des condamnations allant de six à douze ans d’emprisonnement pour appartenance à un syndicat illégal. Mais les avocats de la défense vont batailler, arguant que l’association ouvrière est un droit dans les autres pays, et vont réussir à ramener (après des manifestations et un soutien international) les peines à quatre et deux ans.

1974

Léo Ferré écrit L’Espoir :

« (…)Dans le ventre des Espagnoles

Il y a des armes toutes prêtes, toutes prêtes

Et qui attendent (…) »

7 et 8 janvier 1974. Ouverture du procès du MIL.

24 février 1974. L’évêque de Bilbao, Mgr Antonio Añovero, est accusé de lancer des attaques subversives contre l’unité nationale.

2 mars 1974. Salvador Puig Antich est garrotté à la prison Modelo de Barcelone, à l’âge de 26 ans (il sera le dernier condamné à subir ce supplice).

3 mai 1974. Enlèvement de Baltasar Suárez, directeur de la succursale parisienne du Banco de Bilbao. L’action, revendiquée par les GARI (Groupes d’action révolutionnaires internationalistes), provoquera de nombreuses arrestations dans les milieux activistes libertaires en France et en Espagne.

Juin 1974. Destitution du lieutenant général Manuel Diez Alegría, chef du haut état-major de l’armée, qui s’est opposé à l’utilisation de l’armée à des fins politiques.

Juillet 1974. Formation de la Junta democrática, qui intègre le Parti communiste espagnol, le Parti socialiste populaire, le Parti du travail espagnol, l’Alliance socialiste et des personnalités individuelles.

11 au 11 octobre 1974. Au XIIIe congrès du PSOE, Felipe González est élu secrétaire général.

24 septembre 1974. Eva Forest, militante antifranquiste, est arrêtée lors d’une manifestation de soutien aux grèves des mineurs des Asturies, suite à l’attentat contre Carrero Blanco, et transférée à Madrid. Elle ne sera libérée que le 1er juin 1977, sous la pression internationale.

013 LUTTE CONTRE LE POUVOIR FRANQUISTE EN ESPAGNE

Affiche Union syndicale antifranquiste en exil (1947)

1960

5 janvier 1960. L’anarchiste Francisco Sabaté, dit « el Quico », est abattu dans le quartier de Sant Celoni de Barcelone.

1er mai 1960. La manifestation de la HOAC (Hermandad obrera de acción católica, Fraternité ouvrière d’action catholique) est interdite à Madrid.

30 mai 1960. Pétition signée par 339 prêtres basques protestant contre l’absence de liberté et les mauvais traitements policiers.

Août 1960. Réunie en congrès à Limoges, la CNT en exil adopte une motion qui renvoie la réunification aux décisions des fédérations locales. Déterminés à s’engager sur la voie de l’unité, trois membres influents du Secrétariat intercontinental (SI) Roque Santamaría, José Borrás et Marcelino Boticario parviennent à vaincre les résistances et à engager le processus.

26 septembre 1960. La loi contre le banditisme et le terrorisme est adoptée en Espagne.

Novembre 1960. Un meeting en faveur de l’unité, présidé par Cipriano Mera, se tient au théâtre de l’Alhambra de Paris.

1961

Septembre 1961. Grèves dans les entreprises importantes basques et dans les hauts-fourneaux.

Octobre 1961. Le PCE, le PSOE et le FLP (Front de libération populaire) créent la FUDE (Fédération universitaire démocratique espagnole) à Madrid, pour que les étudiants et les ouvriers s’unissent contre la dictature.

Août-septembre 1961. Le congrès de Limoges entérine la réunification de la CNT et engage l’organisation dans une stratégie à deux volets : revitalisation de l’Alliance syndicale CNT-UGT-STV.

2 novembre 1961. Un décret émanant du gouvernement dirigé par Michel Debré, et signé Roger Frey, interdit les principales publications de l’exil espagnol : Solidaridad Obrera, CNT, España libre et El Socialista. Pour contourner cette interdiction, Solidaridad Obrera et CNT seront « hébergées » par la CNT française et paraîtront dès lors sous les titres Le Combat syndicaliste (Paris) et Espoir (Toulouse), publications bilingues.

1962

1er janvier 1962. Mort de Diego Martínez Barrio, à Paris. Leader du parti républicain libéral et Premier ministre en juillet 1936, il avait tenté de négocier avec les militaires soulevés, mais avait échoué dans son projet.

Février 1962. Début des grèves en Guipúzcoa (Pays Basque) et dans d’autres régions d’Espagne; manifestations et assemblées des universités de Madrid et de Barcelone : de nombreux étudiants sont arrêtés.

12 février 1962. Mort à Mexico d’Indalecio Prieto, dirigeant du PSOE.

7 avril 1962. Début, dans les Asturies, de grèves qui dureront jusqu’en juin. Elles vont s’étendre au Pays Basque, à León, à la Galice et à l’Andalousie.

Mai/juin 1962. Les grèves se propagent à Barcelone et à Madrid. Le gouvernement proclame l’état d’exception dans les Asturies, en Biscaye et en Guipúzcoa. Apparition des Commissions ouvrières.

5 au 8 juin 1962. En pleine grève des mineurs asturiens, se réunissent à Munich 118 délégués espagnols venant de l’intérieur du pays et de l’exil. Ils représentent les tendances politiques : monarchistes, libéraux, démocrates, socialistes, sociaux-démocrates, nationalistes basques et catalans, sous la haute autorité de Salvador de Madariaga (1886-1978, diplomate, écrivain, homme d’État et pacifiste espagnol), qui conclut la réunion en affirmant : Hoy ha terminado la guerra civil (Aujourd’hui s’achève la guerre civile). Une résolution, adoptée à l’unanimité, estime que l’intégration de l’Espagne à l’Europe doit être soumise à l’acceptation des principes de démocratie et des droits de l’homme. Les délégués reprennent, en une motion en cinq points, les exigences d’ouverture et de respect de la personne humaine, les libertés syndicales et politiques.

Août 1962. Nouvelles grèves dans les Asturies.

29 septembre 1962. Afin d’attirer l’attention internationale sur le sort de Jorge Conill, étudiant libertaire condamné à mort, un groupe de jeunes anarchistes italiens organisent, à Milan, l’enlèvement du vice-consul honoraire d’Espagne, Isu Elías. Sur pression du Vatican, la condamnation à mort de Conill sera commuée.

Octobre 1962. Création du syndicat Alianza sindical obrera (ASO).

7 novembre 1962. Julián Grimau, militant communiste, est arrêté à Madrid sur l’accusation de tortures et d’assassinats à Barcelone durant la guerre civile.

1963

20 avril 1963. Exécution à Madrid de Julián Grimau, fusillé pour faits de guerre entre 1936 et 1939.

Printemps et été 1963. Période marquée, en Espagne, par une deuxième vague de mobilisation ouvrière contre le régime franquiste, notamment en août dans les Asturies.28 juin 1963. L’Espagne signe l’accord général international sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT).

29 juillet 1963. À Madrid, une bombe explose dans les locaux de la DGS (Dirección general de seguridad), le siège des services répressifs du régime, causant une vingtaine de blessés parmi les personnes présentes à la section des passeports, mais aucun mort.

7 août 1963. L’anarcho-syndicaliste Ramón Capdevila dit « Caraquemada », combattant de la République et résistant (commandant Raymond, spécialiste en explosifs, il commanda deux cents maquisards espagnols qui anéantirent la garnison responsable du massacre des habitants d’Oradour. Ils rejoignirent ensuite le bataillon « Libertad »), est tué à Castellnou de Bages (province de Barcelone), lors d’une fusillade avec des gardes civils. Il avait été passeur d’hommes entre l’Espagne et la France pour la CNT, dans la lutte clandestine contre Franco.

13 août 1963. Après une enquête menée tambour battant et un procès sommaire instruit par un Conseil de guerre, Francisco Granados et Joaquin Delgado, accusés à tort d’avoir, le 29 juillet 1963, posé la bombe dans les locaux de la DGS, sont condamnés à la peine capitale et exécutés par le procédé du « garrot vil » le 17 août.

Septembre 1963. A la suite d’actions de protestation contre l’exécution de Delgado et Granado organisées par la FIJL, la police française procède à de nombreuses arrestations, dont celle de Cipriano Mera.

Octobre 1963. Cent deux intellectuels protestent contre les mauvais traitements infligés aux mineurs grévistes.

Décembre (1963-1977). Promulgation de la loi de création du Tribunal d’ordre public (TOP), par le ministre de l’Information et du Tourisme, Fraga Iribarne. Le dit tribunal avait pour objectif la répression de l’opposition politique et prononçait des sentences très radicales contre les ouvriers et les étudiants.

28 décembre 1963. En Espagne, les bases de la Sécurité sociale sont posées.

1964

En protestation à l’exécution de Julián Grimau, Léo Ferré écrit la chanson Franco la muerte.

1er janvier 1964. Le premier « Plan de développement économique et social » entre en application en Espagne.

2 juillet 1964. La CEE (Communauté économique européenne) décide d’entamer des négociations pour l’entrée de l’Espagne.

31 juillet 1964. La Renfe (compagnie de chemins de fer espagnole) obtient de la banque mondiale un prêt de 65 millions de dollars.

2 septembre 1964. Élection à Madrid de la première commission du syndicat des Commissions ouvrières du métal. Intensification des grèves et conflits sociaux.

Parution en exil du premier numéro de Mujeres Libres (trilingue). 47 numéros suivront jusqu’en décembre 1976.

 

 

1965

 

Janvier 1965. Manifestations et assemblées estudiantines. Plusieurs professeurs sont suspendus de leur chaire quelques mois plus tard.

 

Mars 1965. Manifestations à Barcelone en soutien à l’abbé de Montserrat (Catalogne), qui doit s’exiler sous les pressions du gouvernement.

 

19 décembre 1965. Espagne ; Le code pénal fait la distinction entre grèves économiques et grèves politiques.

1966

1er mars 1966. Des pourparlers débutent avec l’Angleterre pour l’avenir de Gibraltar.

9 mars 1966. L’assemblée du Syndicat démocratique universitaire se tient au couvent des Capuchinos de Sarriá (Barcelone). La police donne l’assaut, ce qui provoque une série de grèves dans les principales universités du pays.

18 mars 1966. Le régime franquiste ne parvient plus vraiment à juguler le mécontentement généralisé. Il accorde donc quelques concessions telles que la libéralisation partielle de la presse, avec la promulgation de la loi sur l’information et la presse.

Mars-avril 1966. Grèves à Madrid et dans les Asturies.

30 avril 1966. Le gouvernement ferme l’université de Barcelone.

Enlèvement de monseigneur Marcos Ussía, conseiller ecclésiastique de l’ambassade espagnole du Vatican par des militants du groupe « 1er mai ». Le communiqué de l’agence italienne précisait que le prélat espagnol avait été enlevé par un commando anarchiste qui exigeait la libération de tous les prisonniers politiques incarcérés en Espagne.

28 juin 1966. Manifestation à Madrid pour onze revendications élaborées pas les Commissions ouvrières et soutenues par des milliers d’ouvriers. Arrestations de responsables syndicaux.

22 juillet 1966. Saisie du journal ABC pour l’article de Luís María Ansón : La monarquía de todos.

22 novembre 1966. Présentation de la Ley orgánica del Estado (loi organique de l’État), qui définit la séparation des charges du chef de l’État et du chef du gouvernement. Mais Franco continuera à contrôler les deux jusqu’à sa mort. Cette loi est adoptée le 14 décembre de la même année.

1967

27 janvier 1967. Journée des Commissions ouvrières. Grèves et manifestations soutenues par les étudiants.

Avril-mars 1967. Le climat social se détériore de plus en plus et les conflits s’accentuent à Madrid, Barcelone, dans les Asturies et en Biscaye.

21 avril 1967. L’état d’exception est déclaré en Biscaye.

1er mai 1967. Nombreuses arrestations dans les grandes cités ouvrières.

21 septembre 1967. Luis Carrero Blanco est nommé vice-président du gouvernement.

27 octobre 1967. Journée des Commissions ouvrières débouchant sur de sérieux affrontements avec les forces de l’ordre.

1968

28 mars 1968. Le gouvernement franquiste ferme pour un temps indéfini l’université de Madrid.

Mai 1968. À Paris, l’agitation étudiante à la suite de l’occupation de la Sorbonne par les forces de l’ordre s’étend, et les affrontements sont quotidiens entre policiers et étudiants. Bientôt, la classe ouvrière va se joindre au mouvement, paralysant tout le pays. Les exilés espagnols et leurs descendants seront de ce mouvement populaire.

31 mai 1968. Saisie du journal Diario de Madrid.

Juillet 1968. Grandes révoltes au Pays Basque après l’interdiction des messes et des cortèges funèbres devant accompagner la dépouille du jeune militant de l’ETA Francisco Javier Echevarriete, tué par la garde civile.

5 juillet 1968. Mort d’Enrique Plá y Deniel, inconditionnel du soulèvement national et du régime franquiste, évêque d’Ávila, puis de Salamanque, archevêque de Tolède en 1941 et cardinal en 1946.

2 août 1968. Des indépendantistes basques de l’ETA assassinent Melitón Manzanas, chef de la police politique de la province de Guipozcoa (la médaille d’or du mérite civil sera décernée à titre posthume à ce tortionnaire, serviteur zélé de la dictature).

Octobre 1968. Affrontements entre métallurgistes et forces policières à Madrid.

1969

17 janvier 1969. Grèves universitaires : le rectorat de l’université de Barcelone est pris d’assaut par la police.

21 janvier 1969. L’étudiant Enrique Ruano Casanova, détenu par la brigade politique et sociale, se jette par-dessus le balcon et meurt. Il s’ensuit de grandes manifestations.

25 janvier 1969. Le gouvernement déclare l’état d’exception dans tout le pays. Cette situation va se prolonger jusqu’au 25 mars 1969.

7 juin 1969. Fermeture totale de la frontière avec Gibraltar.

23 juillet 1969. Au lendemain de sa désignation comme successeur de Franco à la tête de l’État avec le titre de prince d’Espagne, Juan Carlos de Bourbon prête serment devant les Cortes, en présence du dictateur.

30 octobre 1969. En Espagne, les technocrates arrivent au pouvoir. Malgré l’enfermement du régime, ces spécialistes du développement économique libéral mettent en œuvre une politique économique audacieuse : assainissement des finances, libéralisation de l’appareil économique, ouverture du pays aux capitaux étrangers, développement d’une industrie compétitive, investissements touristique