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Auteur/autrice : 24 aout 1944

CR: Les affiches des combattants de la Liberté

Pour une première à l’association Jour & Nuit, place Saint Michel, malgré le froid extérieur et intérieur, notre exposition d’affiches, fut un vrai succès avec plus de 500 visiteurs.

Notre petite brochure s’en est allée dans bien des poches en souvenir de ces affiches resplendissantes de couleurs, et de vie. Un hymne à l’espoir, à l’avancée sociale, elles sont l’expression d’une vie autrement tout à fait possible.
De juillet 1936 à juin 1937, elles explosent de vitalité et d’originalité. Puis malheureusement elles sont bien contraintes de se ranger à « l’effort de guerre » imposé par le gouvernement espagnol de Negrin et son armée. Du coup, elles se banalisent un peu et se ternissent.
Mais le parcours est très instructif pour celles et ceux qui veulent savoir.
Merci à vous toutes et tous qui êtes venus visiter cette exposition.

N’hésitez pas à la réclamer dans vos établissements scolaires, dans vos bibliothèques, vos locaux, enfin partout où elle peut laisser des traces originales de l’histoire humaine et sociale.

Vue des grilles
Vue des grilles
Aimable en explication
Aimable en explication
Les grilles verso
Les grilles verso
Aurora et son vécu
Aurora et son vécu
On échange!
On échange!
un monde féminin
un monde féminin
Nos dévouées à la table de presse, Bravo et merci!
Nos dévouées à la table de presse, Bravo et merci!
De jeunes espagnols à la découverte
De jeunes espagnols à la découverte
Derrière le buffet, les explications de l'expo
Derrière le buffet, les explications de l’expo
Attentive!
Attentive!

Les affiches des combattants de la liberté

Espagne 1936/1939, l’affiche : Un cri collé sur les murs de l’Espagne antifasciste ! Pendant près de trois ans, dans toute l’Espagne restée à la république, environ 3000 affiches seront créées, imprimées et collées par les travailleurs ripostant au putsch des militaires factieux. La multiplicité des affiches, en juillet 1936 à Barcelone, est un phénomène propre au début de la guerre civile espagnole et qui est resté pratiquement occulté, pendant quarante années de franquisme. Ce sont pourtant ces premières affiches qui ont façonné, également hors d’Espagne, l’image héroïque de la révolution espagnole, qui à l’époque a fait naître une grande espérance dans le cœur du prolétariat international. L’iconographie révolutionnaire des affiches, apparut alors aux yeux de tous, bourgeois apeurés et révolutionnaires, comme le signe univoque de la volonté populaire majoritaire de lutter contre le fascisme. Du 14 au 18 décembre 2017 de 16 à 20h, entrée gratuite, Jour & Nuit Culture 9 place Saint Michel 75006 Paris (métro Saint Michel) Vernissage le jeudi 14 à partir de 18h30.

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“Fugir de l’oblit” (Fuir l’oubli) (93mn) un film d’Abel Moreno

Dès 18h30 nous vous attendons pour la première projection de la saison 2017/2018 au centre d’anim’Paris Place des Fêtes, avec le film documentaire :
“Fugir de l’oblit” (Fuir l’oubli) (93mn)
un film d’Abel Moreno

Pitu a passé toute sa vie en fuite. Fuite du franquisme, du camp de réfugiés d’Argeles-sur-Mer, du camps de concentration de Dachau, du camps d’extermination de Treblinka, du massacre d’Oradour-sur-Glane…

Maintenant à 91 ans, la maladie d’Alzheimer de la Mercè, sa femme, le pousse à retourner sur tous les lieux d’où il s’est échappé, se lançant paradoxalement dans ce qui sera sa dernière fuite. Celle de l’oubli.

Venez nombreux, pour la première fois à Paris ce parcours de vie d’une grande dignité.
Le jeudi 9 novembre 2017 à 19h suivi d’un débat avec le réalisateur
Paris Anim’Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite

Nous vous proposons de regarder déjà la bande annonce: https://vimeo.com/191635024

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Projection le 9 novembre “Fugir de l’oblit” (Fuir l’oubli) (93mn)

“Fugir de l’oblit” (Fuir l’oubli) (93mn)

un film d’Abel Moreno

Pitu a passé toute sa vie en fuite. Fuite du franquisme, du camp de réfugiés d’Argelès-sur-Mer, du camp de concentration de Dachau, du camp d’extermination de Treblinka, du massacre d’Oradour-sur-Glane…

Maintenant à 91 ans, la maladie d’Alzheimer de la Mercè, sa femme, le pousse à retourner à tous les lieux desquels il s’est échappé, se lançant paradoxalement dans ce qui sera sa dernière fuite. Celle de l’oubli.

“Fugir de l'oblit” (Fuir l'oubli) (93mn) un film d’Abel Moreno
“Fugir de l’oblit” (Fuir l’oubli) (93mn) un film d’Abel Moreno
Patchwork de fuites
Patchwork de fuites
L'attention de la mémoire
L’attention de la mémoire
Les camps nazis
Les camps nazis
Pitu découvrant Oradour sur Glane
Pitu découvrant Oradour sur Glane

La tragédie des Brigades Internationales De Patrick Rotman, À l’auditorium de l’Hôtel de ville de Paris le 11 octobre 2017.

Ce documentaire est destiné au grand public de télévision, un public tout de même curieux de l’histoire non officielle. Il revêt une grande importance pour les pistes qu’il effleure et démystifie aux yeux d’un grand nombre de gens jusqu’ici restés dans les récits « autorisés ».

Ce fut avec beaucoup d’émotion que nous avons revu les images de cette révolution qui transporta tant d’espoirs et de nouveautés dans ses réalisations. Il y transpire aussi de tant amertume, de déception non seulement de la défaite, de la trahison des démocraties voisines mais aussi et surtout de la mainmise de Staline qui, avec son bras international, le Kominterm, son armée de « conseillers » et la complicité des communistes espagnols a ordonné l’assassinat, par centaines, de combattants dévoués et sincères, des anarchistes voire des socialistes ou ceux de la gauche républicaine et notamment l’éradication des militants du POUM, …

Merci de la précision apportée que l’élimination des « Rouges » par millions est une tactique politique des chefs militaires du soulèvement ; contrairement à la politique de la république, où les assassinats sont au rang d’exactions incontrôlées qui doivent être pourchassées.

Car la consigne des généraux factieux est très claire : il s’agit de faire preuve « de la plus extrême violence  » en fusillant tous ceux qui s’opposent aux nationalistes. C’est-à-dire concrètement, tous les adversaires politiques de la droite conservatrice ; on les recherche pour les abattre, qu’il s’agisse d’élus, de militants, de sympathisants ou de simples électeurs de gauche. Le général Mola dans « Instruction secrète n°1 pour conquérir le pouvoir  » le 25 mai 1936, déclare :  «  On tiendra compte du fait que l’action doit être extrêmement violente pour éliminer le plus vite possible l’ennemi qui est fort et bien organisé. On emprisonnera bien sûr tous les dirigeants des partis politiques, sociétés et syndicats ne supportant pas le mouvement (national) en appliquant à ces individus des châtiments exemplaires pour étouffer les mouvements de révolte et de grève  ». Pour enfoncer le clou il précisa après le 19 juillet 1936 : «  Il est nécessaire de propager un climat de terreur. Quiconque est ouvertement ou secrètement un partisan du Front Populaire doit être fusillé  ». Encore un bien fou, de souligner que l’arrivée des colonnes des Brigades Internationales sur les divers fronts redonne courage aux combattants et à la population. L’évocation des batailles, qui furent des défaites, est bien soulignée avec la démoralisation progressive des troupes espagnoles ou internationales. Et immédiatement nous rapprochons cette évocation du sentiment de « chair à canon et sacrifiés pour la gloire du texte de José Fergo : «  Avant de prendre en main toutes les commandes de la machine de guerre, les staliniens se livrèrent à une intense campagne de dénigrement des chefs militaires d’obédience socialiste [ou républicaine. Quant aux milices anarchistes, elles furent systématiquement montrées du doigt et leurs responsables désignés comme incompétents, à l’intérieur ces éléments étaient même supprimés physiquement. Aucune victoire militaire de la République, répétaient les propagandistes du stalinisme, n’était envisageable sans transformation des milices ouvrières et paysannes en armée régulière, sans nomination de « commissaires militaires » et « politiques » dans les unités, sans présence massive d’experts dans l’appareil de direction de l’armée. Avec le gouvernement de juin 1937, ils eurent gain de cause sur tous les points. Quant à l’armement, la question de son contrôle ne se posait pas, puisque, venant d’URSS, il lui était acquis. Or à partir de mi-1937, la liste des batailles perdues et coûteuse par milliers de vie humaine est impressionnante : Brunete, Belchite, les fronts du Nord, Teruel et, pour finir, la catastrophique déroute de l’Èbre. La version officielle, majoritairement alignée sur l’optique communiste, elle s’est contentée d’attribuer les défaites de l’armée « populaire » à la supériorité numérique et tactique de l’ennemi, en omettant de signaler que l’inversion du rapport de forces au sein du camp républicain eut un tel effet de démoralisation sur des combattants progressivement commandés par des officiers-machines et transformés en chair à canon. Ainsi, inévitablement il scia l’enthousiasme et assura la défaite(…)  » José FERGO La nuit espagnole du stalinisme, À contretemps, n° 11, mars 2003.

Les envies d’investigations suscitées :

Grâce à son documentaire, P. Rotman donne une furieuse envie d’aller plus loin dans les sujets qu’il effleure, faute de temps et par choix de thèmes. À propos de : L’Anarchie et son mouvement en Espagne  : • Le rôle des anarchistes qui constituaient la première force révolutionnaire en Espagne; sans eux, rien n’aurait été possible. Leurs adhérents se trouvent dans le moindre village, de la Catalogne à l’Andalousie. Ils furent les premiers à s’emparer des armes au mépris de leur vie, et d’ailleurs Luis Companys, président de la Generalitat de Catalunya décide au lendemain du 20 juillet, face à leur victoire contre le soulèvement militaire de leur remettre le pouvoir. Ce qu’ils déclinent au profit du Comité Central des Milices Antifascistes (CCMA) réunissant toutes les composantes du mouvement de défense de la République. • Le rôle des ministres anarchistes et de leurs réalisations dignes d’une pensée révolutionnaire grandiose sur l’organisation sociale et populaire. Ce qu’ils ont amorcé et commencé à réaliser n’a eu aucun équivalent à ce jour. Il est très important de populariser leurs actes. Car leurs engagements, totalement dépourvus de corruption n’avaient qu’une visée : libérer les Espagnols de leurs chaines et leur permettre de vivre dans la paix, l’harmonie, et la sérénité. • Les collectivités : agricoles et paysannes, elles voient le jour dans tout le pays : Catalogne, Aragon, Andalousie, Nouvelle Castille, Levant, Estrémadure…  et elles sont souvent le résultat d’une volonté menée par l’UHP Uniós hermanos proletarios (unissez-vous frères prolétaires), groupement de l’UGT et de la CNT, né au cours du mouvement insurrectionnel d’octobre 1934. En juillet 1936, il se reconstitue pour faire face au coup d’État de l’armée et s’emparer de moyens de production. Le mouvement communiste faible au début du conflit et les raisons de son développement : • Staline surveille de près l’évolution du conflit espagnol. Une autre république socialiste en Europe l’inquiète et populaire. Quand finalement en septembre 1936, Staline décide de vendre des armes à la république espagnole, il pense aussi à se servir de cette pression pour assurer une suprématie communiste et prendre le contrôle du gouvernement espagnol. • Ses appuis sur place : o Les conseillers soviétiques qui sont placés aux postes stratégiques. Les dirigeants soviétiques qui s’immiscent dans les affaires de l’État espagnol. o Le Kominterm qui prend le commandement des internationaux, e regroupe les agents les plus importants du N.K.V.D. à l’étranger. o Le SIM, Servicio de investigación militar, créé en août 1937. Dès l’automne 37, ce service, aux mains du PCE et de ses « conseillers soviétiques », liquide non seulement d’authentiques espions mais aussi des combattants de la République, essentiellement anarchistes ou communistes non orthodoxes du POUM, qui osent critiquer la ligne politique de Staline. o Le Quinto Regimiento, vitrine de la puissance militaire communiste, est surarmé alors que les milices pleurent pour avoir quelques fusils et munitions. Tout de même c’est cet armement (chars, avions compris) qui va se porter contre les troupes rebelles. Les personnages qui méritent qu’on s’y attarde après que P. Rotman les a évoqués : • Buenaventura Durruti est plutôt présenté comme un aventurier (bandit célèbre à la mode de Robin des Bois ou autre) alors que c’était un anarchiste réfléchi et conscient de ce qu’il voulait mettre en place ; sa colonne fut également, pour contredire les propos de désordre, une colonne où régnait une discipline très stricte que les miliciens faisaient observée eux-mêmes. • Juan Negrín, premier ministre qui remplaça si aisément Francisco Largo Caballero, et se mit tout simplement aux ordres du PCE et des représentants soviétiques. • Enrique Lister, général communiste, qui mit à sac les collectivités et assassina leurs représentants. Lors de la bataille de Brunete, il perdit la petite ville et voulu faire passer cette défaite à l’actif du Cipriano Mera, anarchiste, commandant de la 14e division de l’armée du centre, qui joua un rôle déterminant dans la victoire de Guadalajara. • André Marty, Chef des Brigades Internationales, nommé par le Kominterm, surnommé Le Boucher d’Albacete, qui décrétait l’exécution des hommes sans sourciller… • Vittorio Vidali, la main armée du NKVD à l’étranger. Pas cité du tout dans les emprisonnement et exécutions des Brigadistes. Negrín comme Lister et Marty sont juste cités, alors qu’ils semblent incontournables de détailler leur participation pour la compréhension de l’évolution de la situation. Les Brigades et leur base : Albacete, la base des Brigades Internationales, centre de regroupement des Brigades, elle fut aussi lieu de détention et de torture de beaucoup d’entre eux qui rechignaient à l’exécution d’ordres stupides. Le camp de « rééducation »Lukács , prison pour les Brigadistes récalcitrants par lequel passent plus de 4000 d’entre eux et où près de 20 % sont fusillés sur ordre du commandement des Brigades.

LES CRITIQUES :

Les femmes  : Il s’agit d’idéal et de changer l’ordre de la société pour plus de justice et de liberté. Les femmes ne s’y trompent pas, qui prennent une part si active à cette lutte pour se libérer elles-mêmes et fonder une société équitable. Elles, qui se sont engagées avec courage et abnégation, qui ont fait tourner les usines, les écoles, les hôpitaux…sont les grandes absentes de cette œuvre. Venus de partout : À aucun moment ne sont évoqués les asiatiques, les africains, les maghrébins, les palestiniens. Présents dans les brigades internationales. Le POUM laminé, ses adhérents assassinés après les pires tortures apparaissent plutôt comme des troublions et mauvais sujets. Ce documentaire laisse flotter des éléments voire des accusations qui pourraient renvoyer dos à dos les belligérants alors que l’un est légitime et attaqué et l’autre séditieux et attaquant : • L’annonce, en début de film, des 7000 curés tués et des églises brûlées, est un élément très contesté, même s’il est évident qu’un mouvement révolutionnaire de cette ampleur et à ses débuts est difficilement contrôlable le temps que l’organisation se mette en place. Les portraits d’hommes célèbres: Il fait à notre avis une part trop grande aux intellectuels, venus « soutenir et laisser leur nom » à la postérité de ce conflit hors du commun. Trop souvent reviennent les noms et les visages de : • André Malraux, bien qu’il ait eu le mérite d’être en Espagne dès le 22 juillet 1936 et de s’activer pour créer une escadrille d’avions. • Ernest Hemingway, qui finalement a eu une attitude très « pleutre », au détriment de John Dos Passos, dont il est dit peu de choses et qui pourtant va partir, courageusement à la recherche de la vérité sur le sort de leur ami commun, et communiste Jose Robles, alors qu’Hemingway l’abandonne à son sort de traitre décrété par le Kominterm et fusillé. • Robert Capa, grand photo-reporter de guerre, il est vrai tandis que Gerda Taro, celle qui est à l’origine de la légende Capa, est reléguée au rôle de photographe, compagne du grand photographe, alors que ce dernier a pris la paternité de nombres de photos de Gerda. Le mouvement anarchiste, plus grande force de la révolution espagnole et d’échec au Pronunciamiento. : • L’allusion à Anarchie = désordre, à plusieurs reprises, nous confronte à une méconnaissance de l’organisation des libertaires et du syndicat CNT. En effet, s’ils refusent d’être fondus dans l’armée et de se plier aux rites militaires, les milices anarchistes n’en sont pas moins conscientes de la nécessité d’une discipline d’autant plus forte qu’elle est consentie. Voir le règlement rédiger par les milices confédérales de Madrid (doc règlement). • Et bien qu’il soit hors de propos de tracer un portrait « angélique » de l’anarchie qui s’est elle-même divisée, et a eu également à régler les excès de certains de ses membres, c’est une hérésie de réduire ce courant de pensée politique au manque de discipline et à un engagement « romantique » comme le veut la définition menteuse d’aujourd’hui, alors qu’il est tout à fait le contraire : une idée de la discipline et de la conscience humaine très pointue, qui doit permettre la libre détermination en fonction de l’intérêt commun populaire.

Conclusion sur cette soirée :

La tragédie des Brigades Internationale, à grand renfort d’archives laisse entrevoir le cours d’une histoire où les protagonistes ne sont pas forcément des héros. Le parcours des Internationaux, brigadistes et avant eux ceux qui ont rejoint spontanément les milices, soulève la violence de l’affrontement face aux forces déchainées du fascisme qui prône l’anéantissement du camp adverse. Mais ce documentaire nous laisse aussi entendre, pour peu que le public soit investigateur, les oppositions et luttes au sein du camp républicain. Le parti communiste espagnol sous les directives des représentants de l’URSS a été le responsable de tant d’assassinats et de disparitions qu’il faudra bien un jour, pour avancer dans l’histoire des peuples, le dire encore plus clairement. Ce documentaire avance à pas petits et comme vous pouvez l’entendre sur le lien ci-dessous, il provoque des commentaires et interventions très explicites. Nous nous félicitons d’avoir eu autant de participants, preuve que le sujet est toujours d’actualité et qu’il reste encore beaucoup à évoquer pour parvenir à dire l’histoire réelle. L’objectif à termes étant de formuler critiques et analyses sans dévier le cours de l’histoire et sans nier leurs existences. La révolution sociale espagnole et le conflit terrible qu’elle a engendré méritent que chacun fournisse sur son propre mouvement une analyse honnête et détachée.


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Enregistrement audio de la rencontre
La tragédie des Brigades Internationales

11 octobre 2017


Brigadistes
Brigadistes
Edgar Morin prend la parole
Edgar Morin prend la parole
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CITÉ MIROIR /TERRITOIRES DE LA MÉMOIRE : Soirée d’inauguration 29 septembre 2017

UN MOIS SUR L’ESPAGNE ANTIFASCISTE 1936-1945 aux territoires de la mémoire, Cité Miroir, à Liège. Pl. Xavier-Neujean 4000 Liège, Belgique
Organisateurs :
Les Territoires de la Mémoire asbl et L’Association du 24 août-Paris.

LECTURE TÉMOIGNAGES
Une ambiance chaleureuse, et un public attentif et nombreux dans cette belle salle de concert de la cité Miroir. La lecture des témoignages, mémoire d’hommes et de femmes qui ont choisi de vivre selon leur idéal et de partager les richesses de la société entre tous.
Entre émotion et sourire, larmes et solidarité, nous avons entrainé le public au large d’un océan d’utopie enfin réalité. Un voyage au bout de la pensée et des aspirations des humains bâtisseurs d’espoir.

CONCERT NO PASÁRAN
Du coup, le public était tout réceptif aux accents étrangers du chant de l’Espagne sociale. Serge Utgé-Royo mêle les mots et les notes de sa propre histoire de fils d’exilé de la Guerre d’Espagne aux chansons les plus connues, telles Paso del Ebro, Ay Carmela ! A las barricadas et aux accents de l’exil de 40 ans et de l’impossible retour.
L’émotion dans la salle est quasi palpable. Le souffle de chacun se rythme aux accents de cette voix chaleureuse et profonde qui étreint d’émotion les souvenirs de chaque exilé et de ses descendants.
Un silence empli de respect et de nostalgie précède les chœurs du public qui repend les refrains suivis des tonnerres d’applaudissements.
La fin de concert déclenche un délire de joie et de larmes. Nous avons tous du mal à nous séparer en fin de soirée.

Exposition temporaire
Les affiches des combattants de la liberté
Du 30 septembre 2017 au 31 octobre 2017
Lundi au vendredi 9h – 18h
Samedi et dimanche 10h – 18h
Lieu : Bibliothèque George Orwell.

Plonger dans les affiches et cartes postales antifascistes éditées en Espagne entre 1936 et 1939. Elles osent aborder des thèmes jamais évoqués jusque-là : Le corps et son épanouissement, la jeunesse, l’amour libre, la prostitution, l’espoir, l’harmonie d’une existence choisie, les collectivisations, l’écologie… Elles donnent de la vie, de l’humanité aux personnages, aux acteur-e-s jusqu’à présent uniquement représenté-e-s dans les schémas traditionnels « convenus » ficelés dans le carcan de la religion.

Cette exposition parle d’elle-même sur les aspirations d’un peuple qui prend sa destinée en main. Elle devient l’expression même de la vie, de l’avenir. Elle met en valeur la culture, à l’éducation pour tous, la solidarité, l’accès aux soins…
Elle reçoit la visite des écoliers Belges, et des adultes, pour raconter le parcours de ces fiancés de la Liberté.

Voir l’expo : http://www.citemiroir.be/…/les-affiches-des-combattants-de-…

29 septembre 2017 en ce moment Daniel parle
29 septembre 2017 en ce moment Daniel parle
Marie & Ramon en prise avec les légendes
Marie & Ramon en prise avec les légendes
Philppe Marchal ajuste les affiches
Philppe Marchal ajuste les affiches

La Tragédie des Brigades internationales : À l’auditorium de l’Hôtel de Ville, le mercredi 11 octobre, à 18h précise (arriver une ½ heure avant)

80 ans après son déclenchement, le souvenir de la guerre d’Espagne se confond encore avec celui des Brigades internationales.

Pour sauver la République du fascisme, les brigadistes et avant eux ceux que l’on nomma « les internationaux » sont venus du monde entier, titis parisiens, dockers new-yorkais, juifs de Palestine, mineurs polonais, militants allemands, souvent immigrés, pourchassés, illégaux, communistes pour la plupart.
Des milliers sont tombés sur cette terre d’Espagne qu’ils sont venus libérer.
Aujourd’hui cette épopée de milliers de combattants originaires de plus de cinquante pays résonne comme la chanson de geste de la liberté contre la barbarie.
Ces internationaux sont envoyés en première ligne sur le front contre la puissance franquiste mais ils se mesurent aussi à la répression politique dont ils vont être victimes pour certains de la part de leurs propres dirigeants.
On y voit aussi l’engagement des intellectuels et des artistes internationaux. Nous approchons dans ce documentaire la ferveur et l’émotion de ces idéaux partagés mais aussi la colère et les déceptions des exactions perpétrées contre de courageux et désintéressés combattants.

Venez débattre avec le réalisateur Patrick Rotman, sur ce sujet : l’engagement des étrangers contre le fascisme espagnol, et ses multiples facettes souvent méconnues ou occultées.

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Le 11 août 2017, Catalina Silva Cruz est morte à Montauban, France.

Catalina Silva Cruz est morte à Montauban, France. Article de José Luis Gutiérrez Molina/ 11- 08- 2017 paru sur le site Todos… los nombres. Traduit par Juan Chica-Ventura. • Le onze août, décède dans sa maison de Montauban, Catalina Silva Cruz. Elle avait 100 ans et un peu plus de huit mois. Avec elle disparaît le dernier témoin du massacre de « Casas Viejas » [[Dans la nuit du 10 au 11 janvier, des cénétistes prennent le poste de la Garde civile en faisant deux blessés et proclament le communisme libertaire. Mais les paysans ne sont en réalité maître de rien et une compagnie de garde d’assaut menée par le capitaine Manuel Rojas n’est pas très loin. Les militants ayant participé à l’insurrection fuient dans les champs environnants en voyant arriver une petit vingtaine de militaires. Huit personnes, dont le vieux Francisco Cruz Gutiérrez dit « Seisdedos » et ses fils se retranchent dans leur pauvre cabane. au petit matin et sur l’ordre de Rojas – arrivé au cours de la nuit – de mettre le feu à la cabane. Il n’y a aucun survivant. Au total, ce sont 19 hommes, 2 femmes et un enfant qui sont morts sous les balles du gouvernement républicain contre deux gardes civils et un garde d’assaut]]. Heureusement elle nous a laissé son histoire dans une entrevue de plusieurs heures « brutes » qui aurait dû être considérée à titre de Bien d’Intérêt Culturel, ce qui n’a jamais été réalisé malgré les nombreuses promesses faites en 2009. • Catalina Silva Cruz a toujours été une combattante : • Avant janvier 1933, dans le groupe anarchiste féminin Amor y armonía (Amour et Harmonie), auquel elle appartenait avec sa sœur Maria et de son amie Manolita Lago. • Lors des événements (de janvier 1933), pour avoir osé aller jusqu’à la chaumière pendant qu’elle était assiégée. • Ensuite en 1936, lors du coup d’État, elle aidera des voisins à fuir de Paterna, s’enfuira, elle-même, après l’assassinat de sa sœur. • Courageuse et battante lors de sa fuite jusqu’à la frontière française et même lorsqu’elle fut traquée dans ce pays voisin par l’occupation nazie et la méfiance des autorités « fantoches », envers les milliers d’anarcho-syndicalistes réfugiés dans le sud du pays. Même dans les pires moments, selon ses dires, jamais elle n’oubliera cette nuit hivernale de janvier 1933 lorsque, le soleil de l’espoir révolutionnaire fût remplacé par les flammes de la répression la plus impitoyable. Nuit après nuit, elle se rappelle ce qu’elle a vécu ; jusqu’à parvenir à ce siècle -ci lorsqu’elle sortit de l’anonymat dans lequel elle s’y était volontairement plongée. Ce fût pendant la préparation du livre que j’écrivais sur Miguel Pérez Cordon, le compagnon de Maria Silva que j’eus la chance non seulement d’obtenir son témoignage mais aussi de nouer une amitié et de la tendresse avec elle, sa fille Estella et ses fils Augusto et Universo. Catalina comme les autres membres de la famille Silva, n’a pas eu de chance avec le pays où elle est née, mais elle n’a jamais renoncé à sa nationalité même après avoir vécu en France pendant presque quatre vingt ans. Toute une vie! Elle n’a pas eu de chance car elle a toujours vécu du côté des perdants, de ceux qui ont perdu en 1933, en 1936-39, dans l’exil, après la mort du dictateur quand elle a fait partie des oubliés, de ceux qui n’ont pas aimé ce qu’ils ont vu à leur retour lors de brefs voyages sur leur terre et village natal. Mais pour elle comme pour tant d’autres ce n’avait pas d’importance. Elle savait que tant cette société serait comme elle est, sa terre serait l’exil. Cela ne cessera d’être un rappel pour les puissants. Quels qu’ils soient, le pire qu’il puisse leur arriver c’est qu’il existe d’autres personnes conscientes et combattantes, comme elle (Catalina), pour qui plus ces personnes sont loin mieux c’est. Cependant, je ne serais pas très original, l’histoire à ses ironies. Aujourd‘hui dans l’après-midi, lorsque les restes de Catalina seront déposés dans la tombe familiale du cimetière de Montauban, à peine une dizaine de mètres les séparent de ceux du dernier responsable politique, des assassinats de « Casas Viejas » : le nommé président du gouvernement de la République espagnole, Manuel Azaña, celui là-même qui sacrifia l’intérêt collectif du pays à l’intérêt particulier de celui qui détenait le pouvoir. Catalina comme des dizaines de milliers d’Espagnols part sans savoir où sont les restes de sa sœur Maria, qui fut assassinée, cela fera dans quelques jours 81 ans. Elle part en silence sans faire de bruit comme elle a vécu. Pour elle malgré ses cent ans, le temps a passé bien trop rapidement aux rythmes d’une société et d’une administration, à tous les niveaux, dévolues aux nouveaux maitres du royaume d’Espagne. Catalina que la terre te soit légère. Tu vivras toujours dans nos cœurs.

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24 août 2017 Les antifascistes étrangers prennent la parole

En 2017, ce 24 août en regard de l’exil de populations menacées par la guerre et la mort, et vu le peu d’enthousiasme mis par les autorités et un certain nombre de Français pour accueillir ces personnes en détresse, nous avons souhaité rappeler aux Parisiens, aux Français et à tous en général quelle que soit leur origine, que les étrangers, même s’ils ont été mal accueillis en France ou méprisés parce que venus des « colonies », ont joué un grand rôle dans la lutte antifasciste.

En 1939, la France est alors riche de plus de 2 millions d’étrangers, venus pour des raisons politiques ou économiques, c’est ainsi que la résistance au nazisme fut l’œuvre d’hommes et de femmes de toutes origines sociales mais aussi de toutes nationalités. Ce sont essentiellement des Allemands et des Autrichiens antinazis, des Républicains espagnols qui ont fui le franquisme, des Italiens antifascistes, des Polonais fuyant l’envahisseur, des Arméniens, des Tziganes de France et d’Europe, pourchassés dans l’indifférence générale, beaucoup de Juifs français mais aussi les Juifs étrangers. Venus d’Allemagne et d’Europe de l’Est fuyant l’antisémitisme et les persécutions, traqués par l’Occupant et les polices spécialisées de Vichy. Parmi toutes ces nationalités, beaucoup entrent en Résistance dès 1940, malgré l’accueil reçu, fait d’exclusion, de répression et de xénophobie. Ils entrent en résistance, c’est une question de survie mais aussi par idéologie contre le nazisme et pour la cause de la liberté et de la justice. Tous ces réfugiés et ces immigrés se reconnaissent dans ce combat car pour eux, libérer la France et les pays alliés est la première étape vers la libération de leur pays natal. C’est le cas des Républicains espagnols mais également de nombreux combattants asiatiques, africains et maghrébins originaires des colonies, qui aspirent à une indépendance et à une vraie liberté. C’est aussi les quelques 5 000 tirailleurs africains et malgaches, déserteurs ou évadés des camps de prisonniers et entrés en résistance. Ces étrangers s’engagent dans toutes les formes possibles que peut prendre la Résistance française : intégration aux Forces Françaises Libres (FFL), presse clandestine, sabotage, lutte armée, renseignement, etc. Ils sont aussi parmi les premiers à se lancer dans la lutte armée contre l’Occupant aux côtés des résistants français et même parfois avant eux comme le groupe de l’Espagnol Ponzán, au sein des mouvements ou d’organisations qui leur sont propres. Mais aujourd’hui, nous avons voulu honorer par la parole et la mémoire différentes nationalités qui ont participé au triomphe de la liberté contre le fascisme. – Voici un petit résumé de chaque intervention, que vous pouvez lire à votre guise en intégralité dans les documents joints à cet article. Vous aurez également le plaisir d’y découvrir l’intervention de Madame Anne Hidalgo, maire de Paris représentée ce jour par Madame Catherine Vieu-charier, élue de la ville de Paris, déléguée à la mémoire combattante. Mariano Valiente Ots, adjoint de la maire de Madrid a pris la parole en espagnol pour affirmer l’importance du combat antifasciste et la participation des étrangers dans l’avènement d’une démocratie ouverte à tous. Algérie Tirailleurs algériens, maghrébins : Durant la Seconde Guerre mondiale, la France engage, à partir du 10 mai 1940, plusieurs régiments de tirailleurs algériens dans la « Drôle de guerre ». Sur les 123.000 Algériens enrôlés pendant la campagne de France, 2.600 sont tués et 40.000 sont faits prisonniers. En novembre 1942, les tirailleurs algériens aux côtés des Espagnols antifascistes, qui ont rejoint les FFL en Afrique du Nord, affrontent l’Afrika Korps de Rommel et ses alliés italiens. En mai 1943, ils participent à la libération de la Tunisie. Ils s’illustrent dans les combats en Italie et emportent des victoires importantes pour les forces alliées (Monte-Casino). Ils sont victorieux à Toulon et Marseille, dans le Jura, puis au-delà des Vosges, en Alsace à Strasbourg notamment. Ils iront jusqu’en Allemagne, à Stuttgart. Pourtant, La liberté conquise entre 1940 et 1945 ne semble pas destinée aux peuples d’Afrique. Et le 8 mai 1945, il y aura les tragiques massacres de Guelma, Sétif, Kherrata… contre la population algérienne réclamant son dû et la liberté. Rahim Rezigat, président de l’association APCV mémoires a évoqué la participation des hommes des colonies française à la Seconde guerre mondiale et la façon inique dont ils furent oubliés et même persécutés. Nadia Guerbas, poétesse nous a lu son superbe poème Verdun. Réfugiés Allemands anti nazis Dès septembre 1939, les antifascistes allemands et autrichiens installés en France, dont certains avaient combattu au côté des Républicains espagnols, furent nombreux à être internés dans des camps en France d’où les autorités de Vichy ne les sortiront que pour les livrer à l’Allemagne après l’armistice de juin 1940, ouvrant la période de la Collaboration. Ceux qui échappèrent à cet internement s’engagèrent dans la Résistance. Là, ils entreprirent des actions qu’eux seuls pouvaient accomplir : approcher les troupes d’occupation, recueillir des renseignements pour la Résistance et diffuser des publications clandestines, Soldat am Westen (Soldat à l’Ouest). En 1943, le Calpo (Comité Allemagne libre pour l’Ouest) coordonna toute la Résistance allemande et fut officiellement intégrée dans la Résistance française. Beaucoup des antinazis allemands, femmes et hommes, se firent recruter par l’occupant allemand afin de fournir des renseignements à la résistance intérieure. Vincent von Wroblewsky (traducteur de JP Sartre), fils de résistant allemand en France, est venu spécialement ce 24 août pour nous dire l’épopée de son père et par conséquent celle de tout une partie du peuple allemand opposé à Hitler. Réfugiés Arméniens, dans la résistance : La célèbre Affiche rouge sur laquelle figure Missak Manouchian avec quelques-uns de ses camarades, devient le symbole du courage des étrangers dans la lutte armée pour la libération de la France. Le combat qui se poursuivit jusqu’à la libération malgré les arrestations et les exécutions. Des Arméniens, anciens de l’armée soviétique, prisonniers des allemands et enrôlés de force dans la Wehrmacht désertèrent en France et rejoignirent les maquis où ils s’illustrèrent, aux côtés de leurs compatriotes, dans les opérations de libération d’Orléans, Toulouse, Nîmes, Marseille et de Paris. Il y eut des centaines de résistants d’origine arménienne dans les Forces Françaises Libres. Comme Kirkor Pirlian, Arménien originaire de Constantinople, matricule 6703 chez les Français Libres et chauffeur du capitaine Dronne, commandant la 9ème compagnie du 3ème RMT. Et surtout n’oublions pas Lorénian Dikran qui après avoir caché chez lui des aviateurs alliés, eut la présence d’esprit de guider la colonne Dronne (la Nueve) à travers Paris afin d’éviter les troupes allemandes. Sofiane Benkritly, arrière-petit-fils de Lorénian Dikran, porte ce jour la mémoire de son arrière-grand-père et avec elle celle du peuple arménien engagé contre le nazisme. Les Italiens dans la Résistance en France, 1939-1945 L’avènement du fascisme provoque l’exil en France de quelques centaines de militants et de responsables politiques aux sensibilités diverses (parmi lesquels des républicains, des socialistes, des communistes, des anarchistes etc.). Ces exilés ne constituent qu’une infime minorité de la population italienne de l’Hexagone, estimée, en 1930, à un million d’émigrés économiques. Mais l’influence idéologique des politiques va favoriser la participation italienne aux mouvements de résistance contre le nazisme alors que l’Italie, leur pays d’origine, est en guerre contre la France. Dans cette résistance italienne en France, se retrouvent des femmes et des hommes de toutes opinions politiques. Olivier Gardelli, directeur de la MJC de Savigny sur Orge et descendant d’italien, a prêté sa voix à Antonio Bechelloni (historien du Maitron des Fusillés et exécutés) pour nous lire un texte offert par ce dernier. Réfugiés Polonais ou juif polonais (Europe de l’Est) Après l’invasion de la Pologne, à l’appel du gouvernement se reconstitua en France une armée polonaise faite de soldats échappés à l’armée allemande, de juifs Polonais ayant fui les pogroms et de ressortissants déjà en France à ce moment-là qui répondent présents. L’histoire de la Résistance polonaise en France est marquée aussi bien par l’ampleur et l’audace de ses réseaux de renseignements que par le courage de ses combattants. Beaucoup vont le payer de leur vie, tués au combat ou fusillés. D’autres sont arrêtés, torturés, déportés. Ils paieront, également, un lourd tribut à la libération de Paris. Agnès Pavlowsky  ; descendante de Juif polonais et russes, secrétaire de l’association 24 août 1944, a fait revivre c-l’engagement de ce peuple sous nos yeux. . Tirailleurs sénégalais  : Ils viennent d’un peu partout d’Afrique « française ». Au 1er avril 1940, on estime à 179 000 Sénégalais mobilisés et à quelques 40 000 engagés dans les combats en métropole. Plusieurs milliers, échappés des camps de prisonniers rejoindront les maquis. En Afrique, de Gaulle organise la résistance et, vu le peu de soutien de ses compatriotes, c’est sur le sol africain qu’il finit par trouver la plus grande partie de l’armée française de libération. Ainsi, ils sont dans l’armée française en 1940, puis dans l’Armée de libération dès 1942, et dans les maquis en résistance. Payés d’ingratitude, plusieurs centaines d’entre eux protestent contre le traitement injuste qu’ils subissent. Pour toute réponse, le 1er décembre 1944, ils seront mitraillés au camp de Thiaroye, le 1e décembre 1944 par l’armée française. Boubacar Mbaye, président de l’association sénégalaise pour la mémoire des tirailleurs sénégalais, nous a conté la mémoire que ces hommes courageux ont laissé parmi la jeunesse sénégalaise d’aujourd’hui. Nous avons terminé avec une pensée pour nos amis Tsiganes  : Malheureusement i absents, mais qui participeront au colloque que nous organiserons prochainement sur ces « oubliés de l’Histoire » qui donnèrent leur vie pour libérer la France et d’autres pays occupés. Il existe peu d’études sur la participation des Tziganes dans la Résistance mais on sait qu’eux aussi se sont engagés très tôt. Ils passent des messages, transportent des armes, des explosifs, et sauvent des fugitifs en créant des réseaux d’évasion via l’Espagne. Puis, ils participent à diverses actions : coups de main sur des cartes d’alimentation, attentats contre des objectifs stratégiques, entrée au maquis. Beaucoup y laisseront la vie. Une figure parmi ces combattants : Raymond Gurême, Il a dix-neuf ans lors de la Libération de Paris, à laquelle il participe dans les rangs des FTP. Marie Rafaneau-Boj membre de l’association24 août 1944, nous rappelle leur participation. Nous avons terminé cet hommage par un lecture du texte de Federico Garcia Lorca, en hommage aux victimes de tous les attentats et toutes les guerres dans le monde.


Enregistrement audio du 24 août 2017 :

Les antifascistes étrangers prennent la parole



lien vidéo pour le film du 24 août 2017: https://www.youtube.com/channel/UCN-1eCk93S9G3nohPORvWZA/videos

Agnès évoque le combat des Polonais
Agnès évoque le combat des Polonais
Le public toujours fidèle
Le public toujours fidèle
Nos intervenants de droite à gauche
Nos intervenants de droite à gauche
Boubacar dans sa tenue de tirailleurs sénégalai
Boubacar dans sa tenue de tirailleurs sénégalai
Un monde attentif
Un monde attentif
Les représentants de la Maire de Madrid
Les représentants de la Maire de Madrid
Rahim Rezigat nous parle des soldats "coloniaux"
Rahim Rezigat nous parle des soldats « coloniaux »
Catherine Vieu-Charier lit le discours de la Maire de Paris
Catherine Vieu-Charier lit le discours de la Maire de Paris
Nos intervenants de gauche à droite
Nos intervenants de gauche à droite
Mauricio Valiente intervient pour la mairie de Madrid
Mauricio Valiente intervient pour la mairie de Madrid
Dans le jardin de la Nueve
Dans le jardin de la Nueve
La pause avec le portrait du résistant espagnol José Baron Carreño
La pause avec le portrait du résistant espagnol José Baron Carreño
Paris/Madrid/ Paris
Paris/Madrid/ Paris
Notre banderole toujours présente
Notre banderole toujours présente
Sous le drapeau républicain brandit en 1939, dans le camp d'Argelès, par le papa de ce monsieur.
Sous le drapeau républicain brandit en 1939, dans le camp d’Argelès, par le papa de ce monsieur.

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RAPPEL JEUDI 24 AOÛT 17H15 HOMMAGE À LA NUEVE

Jeudi 24 août 2017 Hommage aux Espagnols antifascistes de la Nueve et à tous les Étrangers engagés dans la lutte pour la liberté contre le nazisme

17h15 devant le jardin des combattants de la Nueve, rue Lobau, métro Hôtel de ville :

Un hommage aux Espagnols antifascistes de la Nueve et leur rôle dans la libération de Paris. Diverses prises de paroles évoqueront le combat des Étrangers engagés dans la lutte pour la liberté contre le nazisme. Auparavant, à 15h15, l’association se joindra à la cérémonie organisée par la mairie de Paris et l’AAGEF-FFI, pour le dévoilement de la plaque en hommage à José Baron Carreño. Angle du boulevard Saint-Germain et de la rue Villersexel (Paris 7e).

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LAS RAMBLAS et LORCA

HOMMAGE À BARCELONE,
19 AOÛT 1936 – 17 AOÛT 2017

17 août 2017 : la Rambla de Barcelone est jonchée de fleurs humaines écrasées.
19 août 1936, Federico García Lorca est assassiné. Aujourd’hui plus que jamais, il nous parle encore :

« …Les fleurs de la rue la plus joyeuse du monde, la rue où vivent ensemble à la fois les quatre saisons de l’année, l’unique rue de la terre dont j’aimerais qu’elle ne finisse jamais, riche de sonorités, abondante de brises, belle de rencontres, antique de sang : Rambla de Barcelone. »

17 de agosto de 2017 : la Rambla de Barcelona esta cubierta de flores humanas machacadas.
19 de agosto 1936 : asesinan a Federico García Lorca. Hoy mas que nunca, aún nos habla :

« …Las flores de la calle más alegre del mundo. La calle donde viven juntas a la vez las cuatro estaciones del año, la única calle de la tierra que yo desearía no se acabara nunca, rica en sonidos, abundante en brisas, hermosa de encuentros, antigua de sangre : la Rambla de Barcelona. »

Federico García Lorca

Prosa 1 – Obras VI ».
A  proposito de « Doña Rosita la soltera »
au 2ème paragraphe de « Señoras y Señores »

LORCA ALBERTI SALINAS SUR LES RAMBLAS
LORCA ALBERTI SALINAS SUR LES RAMBLAS

BARCELONE & CAMBRILS

Comme beaucoup, nous sommes atterrés de ce qui s’est passé à Barcelone et à Cambrils. C’est avec une grande tristesse qui nous avons appris le drame qui touche aujourd’hui la Catalogne.

Bien-sûr, il est impossible de penser qu’avec tous les conflits et les bombardements dans le monde, la haine n’atteindrait jamais nos sociétés. Quand il est interdit aux peuples de vivre libre et en paix sur leur terre, il y a toujours des retombées qui font mal. Ce sont hélas bien souvent des innocents, qui, sans comprendre ce qui leur arrive, sont touchés par ces drames, sur un sol ou sur l’autre.

Nous sommes toutes et tous en proie à une grande déception de constater, impuissants, que la Paix, la Liberté et la Solidarité s’éloignent un peu plus chaque jour.
Mais nous ne voulons pas céder au désespoir, et nous croyons qu’il existe sur cette terre des humains de bonne volonté partout dans le monde, que vous en faites partie, par votre engagement et votre travail de mémoire, primordial en ces temps.

Au nom de notre association 24 août, nous voulons vous assurer de notre solidarité et de notre profonde amitié face aux drames des guerres et des attentats partout dans le monde.

Le bureau de l’association 24 août 1944

Le trajet de l'horreur sur las Ramblas
Le trajet de l’horreur sur las Ramblas
Catalogne deux impacts
Catalogne deux impacts

ÉCOUCHÉ (Orne) 13 août 1944 – 13 août 2017

Nous étions une délégation de onze personnes, à Écouché ce dimanche 13 août 2017. Onze avec Mar y Luz Cariño-Lopez, Marie-José Cortés et leur sympathique amie, notre fidèle couple d’amis de Picardie : Emmanuelle et Didier.

Avant la cérémonie. Nous avons pris le temps d’une petite balade dans le beau village d’Écouché. Il se rattache au style normand, bien campé sur ses pierres solides, et ses maisons à colombages lesquelles, si elles sont peu nombreuses, sont admirables. Nous avons découvert l’église, ou plutôt les églises, car à la même place, il y en eu successivement trois de bâties, à travers les siècles.

Nous avons été chaleureusement accueillis, par les services de la mairie d’Écouché, notamment par Monsieur Laurent secrétaire de mairie et le président des anciens combattants, monsieur Busquet.

11H00 le monde se presse au cimetière. C’est à première vue une commémoration exceptionnelle qui sort des célébrations annuelles habituelles. Il y a foule, une forêt de drapeaux de régiments différents et notamment tous ceux qui ont composé, en leur temps, la si célèbre 2e Division Blindée du général Leclerc. Après l’intervention générale de Monsieur Bayard, président de l’association de l’Orne: «  Vive la résistance « , maitre de cérémonie de ce dimanche et venu d’Alençon pour l’occasion, il y eut le dépôt des gerbes, dont la nôtre. Puis la parole est à notre association. C’est Serge qui s’y colle. Avec comme discours, le témoignage délivré par Miguel Solé Pladellorens à son fils sur la bataille d’Écouché. Un moment plein d’émotion surtout, lorsque la voix s’étrangle à l’évocation de la mort de Constantino Pujol, qui s’éteint dans les bras de son ami Pedro Solé, le frère de Miguel. Serge souligne également la présence parmi nous de Mary y Luz Cariño-Lopez et de Marie-José Cortés, toutes deux filles de combattants de la Nueve. Cette lecture se termine sous les applaudissements, et beaucoup de personnes dans l’assistance viendront nous voir pour nous remercier de ce témoignage. Beaucoup ont appris ce que fut réellement le rôle des Espagnols antifascistes lors de notre intervention. Après diverses prises de paroles, dont l’évocation de la présence du 501e régiment de chars de combat (RCC) et le son des marches militaires, qui accompagnent généralement ces commémorations, nous sommes tous invités à nous rendre près du char Sherman Massaoua qui veille à l’entrée du village, au coin de l’avenue du Général Leclerc. il est surprenant de voir combien les heures de la Libération ont marqué cette cité, car beaucoup de noms de rue, de place portent des noms d’officiers de la 2e DB, en hommage à leur courage et à leur sacrifice. Avant de quitter le cimetière nous faisons une escapade, en petit comité, jusqu’à la chapelle Saint Michel, qui se trouve dans le cimetière. Elle contient à l’intérieur, une statue du Sacré-Cœur, payée par les Espagnols de la Nueve au curé Verger qui célébra la messe de la libération. Messe à laquelle assistèrent même nos anticléricaux espagnols (voir le récit qu’en a fait le capitaine Dronne et qui est reproduit au milieu des ruines de l’église au cœur de la ville). Enfin, nous nous dirigeons vers le Massaoua. Ce char appartenait à la 2e DB, il se plaça à l’entrée de la petite ville, et de cette position tira tout ce qu’il put. Tombé en panne, il resta sur place. Le maire de l’époque et le conseil municipal demandèrent alors aux armées la permission de le garder là. Il devint symbole de la Libération d’Écouché. Sur sa gauche, a été posée une plaque en l’honneur des Espagnols antifascistes de la Nueve qui ont tenu le siège du 13 au 18 août 1944, attendant des renforts. C’est dans la salle du vin d’honneur offert par la mairie, que toutes et tous ont pu se promener parmi les portraits des hommes de la Nueve, peints par Juan Chica-Ventura. Ils trônaient au mitan de la salle des fêtes ; face aux tables dressées et aux convives curieuses de graver ces visages et leur épopée dans leur mémoire. Notre association a pris encore une fois la parole, pour expliquer d’où venaient ces hommes, ce qu’ils avaient vécu avant d’arriver à Écouché, après : la libération de Paris, la campagne d’Alsace, l’arrivée au nid d’Aigle de Hitler et surtout leur déception de ne pas continuer pour déloger le dictateur qui sévissait sur leur terre natale, l’Espagne. Puis ce fut l’heure des échanges à propos des événements, des échanges de contact, avant d’aller nous restaurer tous ensemble. L’association a offert au président des anciens combattants et à Monsieur Bayard, un lot des cartes postales représentant les portraits peints par Juan, et nous nous sommes promis de garder contact pour d’autres évocations de ces réfugiés particuliers !

Le monument aux étrangers morts à Écouché pour la libération
Le monument aux étrangers morts à Écouché pour la libération
Moment solennel
Moment solennel
Un beau tee-shirt pour une poitrine Picarde
Un beau tee-shirt pour une poitrine Picarde
Notre groupe du 13 août 2017
Notre groupe du 13 août 2017
le groupe + un jeune normand espagnol
le groupe + un jeune normand espagnol
Installation de l'expo portraits
Installation de l’expo portraits
Le Sacré-choeur Libertaire
Le Sacré-choeur Libertaire
Plaque explicative Église
Plaque explicative Église
Plaque explicative Église 2
Plaque explicative Église 2

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jeudi 24 août 2017: Hommage à la Nueve et aux Étrangers antinazis

Jeudi 24 août 2017

Hommage aux Espagnols antifascistes de la Nueve et à tous les Étrangers engagés dans la lutte pour la liberté contre le nazisme

Un petit cadeau: Nous allons vivant, gémissant, oubliant, Oubliés, changeant de chemin, Il n’y a pas de coin sur terre, Sans qu’on entende nos soupirs, Réfugié, toi, l’étranger, Celui qui gêne le monde entier. (…) Juan Sanchez (directeur de la revue Recordatoria 36-39) exilé en France puis en Suède 17h15 devant le jardin des combattants de la Nueve, rue Lobau, métro Hôtel de ville :

  • Un hommage aux Espagnols antifascistes de la Nueve et leur rôle dans la libération de Paris, e paroles évoqueront leurs idéaux et la grande richesse humaine qu’ils apportent à notre société.
  • Diverses prises de paroles évoqueront le combat des Étrangers engagés dans la lutte pour la liberté contre le nazisme.

Venez participer à cette évocation particulière au cours de laquelle nous rendrons hommage à ces défenseurs de Paris, et partisans de la liberté, en présence des élus de Paris. Auparavant, à 15h15, l’association se joindra à la cérémonie organisée par la mairie de Paris et l’AAGEF-FFI, pour le dévoilement de la plaque en hommage à José Baron Carreño. Angle du boulevard Saint-Germain et de la rue Villersexel (Paris 7e).

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Dimanche 13 août à Écouché (Orne)

13 août 2017 À 10 heures 45 au cimetière. Nous serons cette année présents à cet hommage, avec:

  • une exposition de portraits des hommes de la Nueve (réalisés par Juan Chica-Ventura),
  • Un dépôt de gerbe en l’honneur de ces antifascistes espagnols dont 7 périrent dans cette bataille et de leurs compagnons de combat,
  • Quelques mots en leur mémoire.

Venez nous rejoindre !

Plan d'Écouché 1
Plan d’Écouché 1
Plan d'Écouché 2
Plan d’Écouché 2
Fermin Pujol devant la tombe de son frère Constantino
Fermin Pujol devant la tombe de son frère Constantino

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Dimanche 23 juillet à Toulouse: 81e anniversaire de la révolution du 19 juillet 1936

Nos amis, compagnes et compagnons du CTDEE : Centre Toulousain de Documentation sur l’Exil Espagnol organisent comme chaque année, un dimanche festif, culturel, mémoriel et gastronomique autour de la date du 19 juillet 1936.

Date du soulèvement populaire en Espagne pour arrêter le coup d’état militaire et tenter d’instaurer une société de justice et de Liberté pour le peuple. Cette expérience révolutionnaire qui n’a depuis jamais été renouvelée, défendue par un large mouvement populaire ouvrier et paysan reste un mouvement exemplaire pour notre futur. Si vous êtes toulousains ou si vos routes estivales vous ont mené dans cette partie de France, alors: Ne manquez pas ce rendez-vous qui offrira cette année une analyse pointue de la période tragique de mai 1937 et du tournant dramatique que ce bel espoir amorce à partir de cette date. Régalez-vous du festin de Sancho et de sa, désormais, célèbre paella. Pour mieux savourer un après-midi de théâtre, chansons et récitals de guitare aux accents que vous reprendrez en choeur en fin d’après-midi. Ceux qui profiteront de tant de mémoire et de musique sont des veinards. Qu’ils pensent à nous transmettre leurs commentaires et photos. Belle fête à vous toutes et tous et une belle pensée de Paris!!! Merci amis de votre manifestation. l’équipe du 24 août 1944.

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La vie de Château ! C’était les 1er et 2 juillet 2017

Le temps d’un week-end, la course folle des heures s’est suspendue au souffle d’un château.

Empli d’anarchistes et d’idées d’insoumis, nous avons partagé ce beau lieu, avec un immense plaisir. Repas fraternels et chambrées accueillantes.
Se sont succédés durant deux jours des conférences et des débats, du théâtre et un concert, des promenades au jardin partagé et une chorale. Tous plus passionnant les uns que les autres. Un vent de résistance s’était levé sur Ligoure, ces jours-là !

Un jeune homme de 92 ans, Christian Pataud nous a conté sa résistance et les maquis du limousin, si célèbres. Tandis qu’André Bernard a partagé avec nous sa vie d’insoumis, pourchassé, de la guerre d’Algérie.

Le soir de ce samedi, ce fut à notre tour:

Serge Utgé-Royo a entamé une soirée d’émotion et de partage avec ses chansons qui mettent en poésie la résistance et la dignité des peuples. Puis nous l’avons rejoint pour entonner sous sa direction les chants révolutionnaires espagnols et ceux liés à la rébellion populaire. Tels :
Un nuage espagnol
A las barricadas,
Si los curas…
Hijos del Pueblo,
Puente de los franceses,
Giroflé, Girofla,
Si me quieres escribir
El Paso del Ebro…
La cucaracha

Sans parler du chant de los Pinguinos « À la Bastille, on voit passer les Espingouins, debout sur les auto-chenilles…« , l’un des chants célébrant la Nueve…
Mais aussi les chansons d’amour de l’époque qui ne laissaient pas insensibles nos anars indisciplinés comme Besame mucho.
Juste pour le plaisir, écoutez la petite bande son qu’un copain nous a envoyé.
https://www.dropbox.com/sh/l2a4seg59704p2a/AAC57rbSF7G6LFUw3qd5nXNVa?dl=0

La chorale los Pinguinos
La chorale los Pinguinos
Le Château
Le Château
André Bernard nous parle d'insoumission
André Bernard nous parle d’insoumission
André Bernard et rené, notre hôte du CIRA Limoges
André Bernard et rené, notre hôte du CIRA Limoges
Rosine
Rosine
Christian Pataud, anarchiste et résistant
Christian Pataud, anarchiste et résistant
La chorale los Pinguinos 2
La chorale los Pinguinos 2
La CRS, qui n'est pas ce que vous croyez
La CRS, qui n’est pas ce que vous croyez
Les êtres des bois
Les êtres des bois
Un réfectoire qui s'affiche
Un réfectoire qui s’affiche
Mais la faim remplie les lieux
Mais la faim remplie les lieux
L'escalier buccolique, petite poésie
L’escalier buccolique, petite poésie

La vie de Château

Bonjour à vous toutes-tous,

Après quelques heures de pause… ce petit mot pour vous donner rendez-vous près de Limoges samedi 1er et dimanche 2 juillet : au Château de Ligoure (Le Vigen, 87), pour la librairie champêtre annuelle du CIRA limousin.
Serge Utgé-Royo y chantera samedi soir à 21 h (accompagné par Jack Ada) et il invitera le choeur des « Pingouins » (de l’association du 24 août 1944) à le rejoindre pour chanter :
A las barricadas,
Giroflé,
Si me quieres escribir
El Paso del Ebro..
.
Sans parler du chant de los Pinguinos « À la Bastille, on voit passer les Espingouins, debout sur les auto-chenilles... », l’un des chants célébrant la Nueve… À samedi…

de_pliant_ligoure_2017_-_2.jpg

le 16 juin 2017 transfert des cendres de Francisco Boix au cimetière du Père Lachaise

Nous y étions ! Il y a désormais une tombe Francisco Boix (en catalan Francesc) au Père Lachaise.

Le livre qui paraît en français aux éditions de Territoires de mémoire (Liège, Belgique), « Le photographe de l’horreur, l’histoire de Francesc Boix et les photos volées aux SS à Mauthausen » est écrit par Benito Bermejo, historien que 24 août 1944 a déjà invité plusieurs fois à participer à des colloques ou hommages. Livre  dans l’enfer concentrationnaire, oeuvre de résistance, pour nous, pour vous, pour que nous sachions et n’oublions pas ce qui s’y passait.

 

Arrivée du cercueil recouvert du drapeau républicain espagnol
Arrivée du cercueil recouvert du drapeau républicain espagnol
Dans la tombe aux pétales de roses rouge
Dans la tombe aux pétales de roses rouge
Plaque commémorative triangulo azul
Plaque commémorative triangulo azul
Portrait de Francisco Boix
Portrait de Francisco Boix
Ramiro Santistaban ex déporté de Mauthausen( kommando Poschacher) et ex présient de la FEDIP, avec son épouse Nini et Anna Maria, nièce de Francisco Boix
Ramiro Santistaban ex déporté de Mauthausen( kommando Poschacher) et ex présient de la FEDIP, avec son épouse Nini et Anna Maria, nièce de Francisco Boix

Angel a fait salle pleine au Paris Anim’Centre Place des Fêtes

Angel, modeste et doux, nous conte sur les pas de son trajet de vie, une histoire peu banale:

Du deuil de sa maman aux camps d’internements en compagnie de son jeune frère et de sa jeune soeur, il marche espérant trouver le repos et la tranquillité.
Ils sont des enfants perdus dans la tourmente des guerres et le désarroi des adultes, comme il y en a tant et tant encore aujourd’hui.

Il grandit comme il peut, il apprend de la vie et de ses leçons.Il gardera toujours un oeil sur l’Espagne franquiste qu’il déteste. C’est celle qui l’a privé de l’amour maternelle, de la douceur de son foyer. Et lorsqu’il en a l’occasion il s’embarque avec des copains libertaires pour faire sauter le train qui transporte Franco.
Tout est étudié, tout est prêt. Il est le chauffeur de la voiture, car il ne porte pas d’arme.
il doit conduire ses amis et les récupérer. Mais au dernier moment ils apprennent que le train aura d’autres wagons transportant des voyageurs innocents. Alors ils décident de ne pas passer à l’action.

Pourtant repérés ils sont arrêtés et mis en prison. Tous condamnés à mort!
Angel doit la commutation de sa peine en 30 années de prison, il en fera finalement 16 très longues dans les prisons franquistes, à son jeune âge et à l’intervention de plusieurs anciens résistants espagnols (dont son père) auprès des autorités françaises pour intercéder en sa faveur auprès de la « justice » espagnole.
Alors Angel va se recueillir sur les plaques des noms de ses amis, morts pour la liberté en Espagne.
Mais Angel croise aussi ce jeune « charcutier » qui écrit des livres et se passionne pour l’histoire enfouie de ses utopistes amoureux de la liberté à en mourir!

Angel, c’est l’espoir qui marche devant chacun et ouvre la route à l’avenir!

Stéphane Fernandez présente son film Angel
Stéphane Fernandez présente son film Angel
Stéphane Ferandez révèle avec plaisir les secrets d'Angel
Stéphane Ferandez révèle avec plaisir les secrets d’Angel
La salle attentive
La salle attentive
La salle entre questionnement et émotion
La salle entre questionnement et émotion