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Auteur/autrice : 24 aout 1944

Exposition: Joan Jordà, un peintre libertaire

Une exposition exceptionnelle à visiter durant vos congés (ou pas) à Carcassonne, dans l’Aude.

Notre ami, le peintre Joan Jordà y est accompagné de ses frères, les poètes, les écrivains, les artistes multi création :

  • Max Aub,
  • Federico García Lorca,
  • Antonio Machado,
  • Ramon Acin
  • Benjamin Fondane,
  • Walter Benjamin,
  • Edmond Jabes …

Tous représentés par les artistes contemporains de grande qualité. Un grand merci au centre Joë Bousquet de nous inviter à un tel festival de couleurs, poésie et résistance libertaire… pour célébrer les humains de l’exil, au moment où les dirigeants européens mettent tout en oeuvre pour les rejeter. N’hésitez pas faites cette halte de culture et de fraternité.

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1er prix de l’Ordre du Mérite National!

Le 6 juin 2019, 75 ans après le débarquement en Normandie des forces alliées, 53 élèves du lycée de Châteaudun et leurs professeurs ont reçu la médaille du mérite national pour leur travail de mémoire.

Ce fut un travail colossal, accompli tant par les professeurs qui ont porté ce projet que par les élèves qui ont réalisé les recherches, les documents et les textes d’hommage. Ce premier prix de l’éducation citoyenne : année 2018/2019 de l’Eure et Loir est plus que mérité. Il couronne une année d’efforts intenses, de découverte d’une autre histoire et également d’apprentissage du « TRAVAILLER ENSEMBLE« , ce qui, à nos yeux, est une vraie performance, importante pour l’avenir de leur citoyenneté.

ils ont donc été décorés de la médaille de l’Ordre National du Mérite (voir diaporama)

Et nous nous réjouissons aussi de ce que l’une parmi eux, qui s’est trouvée très impliquée dans ce projet, ait obtenu son droit de séjour donc l’autorisation de continuer à nous honorer de sa présence participative.

Une médaille bien méritée
Une médaille bien méritée
Une récompense pour la vie!
Une récompense pour la vie!
Elen tient le diplôme du mérite National!
Elen tient le diplôme du mérite National!
La jeunesse au pupitre
La jeunesse au pupitre
BRAVO!
BRAVO!
Impressionnant!
Impressionnant!

27 MAI 2019, 80 lycéens sur les traces de la Nueve

80 élèves des lycées Eugène Delacroix de Maison Alfort (94), Nikola Tesla de Dourdan(91) et Van Gogh d’Ermont (95) et leurs professeurs nous ont demandé de les accompagner sur le trajet de la Nueve, ce lundi 27 mai 2019.

Nous avons commencé de bonne heure: à 9h30 tout le monde attendait sur le trottoir d’en face… En face du 20 rue Esquirol, dans le 13e arrondissement où se dresse en ce moment un impressionnant échafaudage sur un mur de 15 mètres de haut. Ces jeunes gens ont eu le privilège d’assister à la réalisation d’une partie de la fresque et ont pu échanger avec les deux artistes présents, Anne et Juan, sur les techniques employées, les couleurs, les astuces d’artistes pour prolonger la longévité de la peinture… Bien-sûr, après avoir écouté quelques anecdotes vécues par les hommes de cette compagnie particulière et de leur non moins particulier Capitaine, Raymond Dronne. Nous avons repris leur parcours depuis juillet 1936 où se déclara cette Seconde Guerre mondiale dans leur Espagne. Repris aussi l’aide des fascistes européens aux militaires factieux et l’abandon de la république espagnole par les démocraties frileuses. Ces élèves issus de trois lycées de banlieue: Maison Alfort (94)/ Ermont (95)/ Dourdan(91), suivent tous un programme spécial nommé Bachibac. Mais quel concept se cache sous une dénomination aussi………rigolote? En voici une petite définition qui devrait lever le mystère: « Le Bachibac (BachiBac selon la graphie officielle), est un diplôme préparé dans les lycées à section binationale français et espagnol depuis la rentrée scolaire 2010. Contraction des mots bachillerato (es) et baccalauréat (fr), le bachibac permet la délivrance simultanée des diplômes couronnant l’éducation secondaire espagnole et française. Les élèves qui l’obtiennent peuvent donc accéder directement à l’enseignement supérieur français comme à l’enseignement supérieur espagnol.(Wikipedia) Ils rejoignent donc en cela nos amis des lycées de Châteaudun, de Massy, de bois Colombes, de Mennecy……… et pardon pour ceux que j’oublie. Donc ce 27 mai 2019, le soleil pointant le bout de son nez, nous avons fait halte devant la fresque, puis nous sommes courageusement partis à pied à travers Paris pour croiser ces macarons qui signalent le passage de la Nueve, jusqu’à l’Esplanade des Villes compagnons de la Libération, où nous avons évoqué les 6 femmes Compagnes de la Libération, et les étrangers (bataillons des colonies et étrangers antifascistes) engagés dans la lutte (FFL ou Résistance) contre le nazisme. Puis nous avons rejoint la rue de Lobau. Et devant le jardin dédié aux combattants de la Nueve, les élèves des trois lycées confondus, ont rendu un émouvant hommage avec une scénographie sur leur chant et leur discours (chanson et discours ayant été écrits par eux-mêmes). Nous avions peur de risquer une interpellation policière compte tenu du nombre que nous étions et du stationnement assez long, avec prise de paroles que nous effectuions. Mais le service mémoire du monde combattant de Mme Catherine Vieu-Charier, à la mairie de Paris, avait bien fait les choses et prévenu la sécurité de la Mairie de notre intervention……… sauvage! Merci à eux. Il était largement l’heure de se restaurer, les jeunes mourant de faim avec tous les efforts fournis en prime. Nous avons pique-niquer dans le petit square de la rue Merceur dans le 11e arrondissement, avant d’entrer dans la MJC accueillante et de s’installer (tous les sièges furent occupés) pour regarder ensemble La Nueve ou ces oubliés de l’histoire, un documentaire d’Alberto Marquardt, et en sa présence. Ce qui ajouta de la technicité à l’aspect historique du film et de la convivialité. L’équipe de la MJC s’est montrée très sympathique et vraiment aux petits soins pour nous. une expérience à renouveler, c’est sûr! Vers 16h enfin, nous avons repris le métro jusqu’à République où se tenait le village des associations de la Journée Nationale de la Résistance, du 27 mai. notre association y avait un stand avec ses propres publications et les élèves ont pu faire le tour de toutes les tables pour discuter avec les associations présentes et se documenter. Une jeune-fille, Hélène, s’est beaucoup intéressée à l’engagement des tirailleurs sénégalais et également à la répression qu’ils ont subi. Nous lui avons conseillé la BD écrite par Patrice Perna et dessinée par Nicolas Otero inspiré de la quête de l’historienne Armelle Mabon. Une histoire étouffée, enfouie sous le silence et les mensonges: Le 1er décembre 1944 à Thiaroye, au Sénégal, l’armée coloniale française ouvre le feu et assassine des centaines de soldats «indigènes»,…Heureusement ces hommes sacrifiés ont une historienne opiniâtre pour les sortir de l’oubli, Armelle Mabon. Cet après-midi là, les lycéens sont montés sur les planches de la scène prévue pour les manifestations artistiques et ont offert leur réalisations au public présent. C’était très touchant. Vous pouvez voir quelques séquences de cette belle journée ici: https://www.youtube.com/watch?v=VwMc1dd9JoQ

Citation d'Azana
Citation d’Azana
La république espagnole
La république espagnole
Hommage floral au jardin de la Nueve
Hommage floral au jardin de la Nueve
Sur scène place de la république
Sur scène place de la république

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27 mai 2019, Journée Nationale de la Résistance

En ce 75e anniversaire de la Libération, les rendez-vous se multiplient pour rappeler ce que fut ce moment d’intense bonheur : La Libération de Paris. Ce fut comme une bouffée d’oxygène qui a soufflé sur le monde entier!

Mais aujourd’hui, il nous faut rappeler ce que fut le fascisme, le nazisme, le franquisme et toutes les dictatures du monde; Mais pas que… il nous faut aussi rappeler ce qu’amena de social et de justice le Programme du Conseil de la résistance. Programme mis en application après guerre et aujourd’hui bafoué par nos gouvernants qui pourtant ne cessent de l’évoquer comme référence. Alors ne manquez pas de venir nous rendre visite et d’assister à toutes les manifestations proposées ce jour-là: du dépôt de gerbes aux chorales de protestation.

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JOURNAL DE BORD DE LA FRESQUE / EL DIARIO DEL MURAL DE LA NUEVE

Le chantier de la fresque de la Nueve à Paris est lancé !

Nous vous proposons de suivre l’avancée des travaux de réalisation à travers un petit reportage photos que nous alimenterons régulièrement. Depuis le vendredi 3 mai l’échafaudage est monté et l’alarme est posée. Et le lundi 6 mai au matin, notre artiste Juan Chica-Ventura, bien épaulé par Anne Aubert -elle-même artiste peintre- projetait sur ce mur du 20 rue Esquirol, le fantôme de ce beau projet, représentant les 3 jours qui marquèrent l’entrée de la 2e DB dans Paris pour soutenir le combat de la résistance intérieure et la libération de Paris. L’avancée des travaux dépend des conditions climatiques. Découvrez qui sont les artistes peintres engagés dans l’aventure.

Diario de la realización del mural de la Nueve

Os proponemos seguir las sucesivas etapas de la realización de la obra mediante un pequeño reportaje fotográfico que iremos incrementando. El viernes 3 de mayo se finalizó el andamio y se conectó la alarma. Y el lunes 6 de mayo por la mañana, nuestro artista Juan Chica-Ventura, con el apoyo de Anne Aubert – ella también pintora – proyectaban en el muro del 20 de calle Esquirol, Paris13 l, la sombra de este bello proyecto que alude a los tres días que marcaron la entrada de la Segunda División Blindada en París, en apoyo al combate de la resistencia interior y a la liberación de París. El progreso de los trabajos depende del tiempo. Descubrid quien son los artistas Pour encourager les artistes, un cadeau de notre ami Serge Utgé Royo: https://www.youtube.com/watch?v=KVLpnnVcnUY Un regalo de nuestro amigo Serge Utgé-Royo: Les premières photos : 3 mai 2019, L’ÉCHAFAUDAGE, el 3 de mayo , EL ANDAMIO 6 mai 2019, PREMIERS PAS, LOS PRIMEROS PASOS 9 mai 2019, LES PREMIÈRE ESQUISSES DES LETTRES, PRIMEROS ESBOZOS DE LETRAS, 14 mai 2019, LE LETTRAGE CONTINUE, LA CALIGRAFÍA SIGUE 16 mai 2019, DU RENFORT AVEC CLAIRE POUR LE TEXTE, EL APOYO DE CLAIRE PARA EL TEXTO 16 mai 2019, ANNE ET CLAIRE AU 2e , JUAN AU 5e, ANNE Y CLAIRE 2a PISO, JUAN 5a PISO Les derniers détails avant son achèvement.6 juillet 2019 Nous remercions chaleureusement de votre soutien inconditionnel et nous vous invitons toutes et tous le 24 août 2019 pour l’inauguration de cette trace de l’Histoire ! Con nuestro sentido agradecimiento – os invitamos todas y todos el próximo 24 de agosto de 2019, para la inauguración de esta huella de la Historia

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Les Hommes de la Nueve à Choisy-Le-Roi et L’imprimerie des Gondoles comme « projet pour la culture »

Bernal et Cortés à l’honneur.

À 14h, le monde se pressait rue Émile Zola, pour écouter Madame Colette Flandrin Dronne évoquer ces deux hommes qu’elle a tant connu. « Ils étaient Ma famille! » a-t-elle déclaré d’une voix très émue. Le monde était là pour entendre l’histoire trépidante de ces hommes qui se sont immergés dans l’Histoire du monde, avec courage et détermination. Le monde était là au moment où la plaque aux couleurs de la république espagnole a été découverte pour honorer qui? ………des Cordonniers, artisans capables de tout pour vaincre la barbarie mais surtout pétris de modestie et de simplicité pour vivre leur vie « ordinaire ». Nous avons eu le plaisir d’accueillir Marie-José Cortés , fille de José Cortés et la fille de Martin Bernal avec sa petite famille. À 15h30, une foule inattendue a envahi la médiathèque. Il fallut rajouter de nombreuses chaises et malgré cet ajout, un certain nombre de personnes sont restées debout. Tous venaient écouter « la fabuleuse histoire de l’imprimerie des Gondoles ». Imprimerie fondée par les anarchistes espagnols, exilés à Choisy-Le-Roi. Elle fonctionnait sur les principes libertaires de l’Espagne de 1936: les salaires étaient identiques pour tous et elle imprimait du faire-part de naissance à toutes la presse libertaire espagnole en exil et même la presse anarchiste française. Elle faisait paraitre des revues, des ouvrages scientifiques, des romans… et toute sorte de publications plus subversives les unes que les autres. L’imprimerie des Gondoles vivait avec son temps. Elle reflétait l’expression de la politique d’époque, elle retraçait les luttes sociales et à son histoire se mêlait également l’histoire de la presse et des parutions libertaires espagnoles, et ses fluctuations…  Alain Doboeuf, historien du mouvement anarchiste espagnol, a su captiver son auditoire. Il a conté par le menu : la presse en exil, les luttes à travers les affiches et les tracts que l’imprimerie déversait au gré des luttes sociales et politiques, l’innocence des faire-part qui amélioraient l’ordinaire des imprimeurs et toutes ces publications qui alimentaient la politique de l’époque…

Alain a su avec un bel humour nous laisser entendre une dernière fois les rotatives des Gondoles.

Il faut dire aussi que la salle de conférence s’était pour l’occasion transformée en imprimerie … des Gondoles, puisque les « casses » de l’imprimerie étaient exposées, ainsi qu’une variété importante des publications réalisées dans son atelier. Lisez le petit résumé sur l’imprimerie, il vous permettra de bien garder en mémoire l’importance de cette entreprise libertaire. D’ailleurs nous vous invitons à vous reporter à cette vidéo qui a été réalisée par notre ami et compagnon de route Richard Prost.

2 Drapeaux
2 Drapeaux
Nos amies venues de Châteaudun et les membres de l'association (serge & Ramon)
Nos amies venues de Châteaudun et les membres de l’association (serge & Ramon)
Moment intense d'émotion, Mme Flandrin dronne et la fille de M.Bernal
Moment intense d’émotion, Mme Flandrin dronne et la fille de M.Bernal
Intervention de l'association 24 août 1944 (Véronique)
Intervention de l’association 24 août 1944 (Véronique)
Mme Dronne, la famille Bernal, Juan et Florence Lecervoisier de la mairie de Choisy
Mme Dronne, la famille Bernal, Juan et Florence Lecervoisier de la mairie de Choisy
Un salut inattendu
Un salut inattendu
Une décoration pour Colette Flandrin Dronne
Une décoration pour Colette Flandrin Dronne
Colette et la famille Bernal au complet
Colette et la famille Bernal au complet
Les filles de… découvrent la plaque
Les filles de… découvrent la plaque
Alain Doboeuf devant son auditoire
Alain Doboeuf devant son auditoire
La foule s'amasse, Alain se concentre
La foule s’amasse, Alain se concentre
Marie-José et le petit-fils de Martin Bernal
Marie-José et le petit-fils de Martin Bernal
Colette Flandrin Dronne et "Combat syndicaliste"
Colette Flandrin Dronne et « Combat syndicaliste »
Captivés par l'histoire de cette imprimerie
Captivés par l’histoire de cette imprimerie
Juan a piqué le drapeau de Manuel
Juan a piqué le drapeau de Manuel
On en rit aussi!
On en rit aussi!
Que de Casse…s!
Que de Casse…s!
Carmen Blanc & Juan; Colette & Aimable
Carmen Blanc & Juan; Colette & Aimable
Rotatives en action
Rotatives en action
Les Casses
Les Casses
Une souscription efficace
Une souscription efficace
3 jeunes auditrices
3 jeunes auditrices
Délivrées de leur botte du 20 mars
Délivrées de leur botte du 20 mars
Foule attentive
Foule attentive
Marie-José et la plaque en l'honneur de son papa
Marie-José et la plaque en l’honneur de son papa
Visite guidée
Visite guidée

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8 mai 2019, les Espagnols à l’honneur à Choisy Le Roi

Dans la grisaille généralisée du ciel choisyen, ce mercredi 8 mai, s’éleva tout à coup l’hymne de la 2e DB et un cortège de drapeaux s’approcha du monument aux morts. Dans l’affluence des couleurs figuraient celles de la seconde république espagnole. Solennellement, les gerbes ceintes de bandeaux évocateurs sont allées orner les reposoirs prévus à cet effet. Tout à coup, cet impressionnant et austère monument s’est égayé de parfums et de couleurs. Alors, les orateurs se sont succédés : D’abord de jeunes lycéens du Lycée professionnel Jean Macé, de Choisy Le Roi, sont venus nous dire le poème de Paul Éluard: Liberté. En les écoutant nous avions l’impression que le mot Liberté résonnait aux quatre coins du parc et qu’il s’écrivait enfin indélébile sur les arbres, les fleurs, et mille fois en travers de ce monument où les noms eux-mêmes semblaient nous le crier. Aimé Marcellan pour l’association 24 août 1944, évoqua le combat des antifascistes espagnols. Pour eux qui le savaient et pour le monde entier qui voulait l’ignorer, cette Second Guerre mondiale avait débuté le 19 juillet 1936. Ils ont été de tous les combats, jusqu’à la victoire finale. Mais victoire teintée d’amertume et de sang encore. Amertume face à un dictateur qui restait en place au bas de l’Europe et continuait à assassiner en toute impunité, amertume de ces combattants qui firent contre mauvaise fortune bon coeur et s’installèrent dans ce pays, et cette ville de Choisy pour y contribuer à la vie et la lutte sociale. Eux les anciens des camps de concentrations nazis, des maquis, des Forces française libres, de la Nueve, ils nous offraient à nouveau leur digne humilité. « Les dictatures de Franco en Espagne et de Salazar au Portugal ont été épargnées, avant d’être consolidées, plus tard, en application d’un plan de partage impérialiste du monde négocié avant même ce 8 mai 1945. Martín Bernal, José Cortés, Julio Rodríguez et Jerónimo Granados – qui avaient pu croire, comme des dizaines de milliers d’autres réfugiés espagnols, que leur engagement dans les Forces Françaises Libres et dans la Résistance constituait une forme de « pacte d’honneur » – se sont à nouveau sentis trahis. » Et le sang qui entachait ce jour de victoire, Aimé l’a rappelé, fut versé par l’armée française dans ses « territoires et départements outre Méditerranée » parce que: « Mais ce même jour et les jours suivants des émeutes sanglantes et une terrible répression s’abattaient sur une partie du territoire français. Aujourd’hui encore le bilan fait polémique : à coup sûr, des milliers de morts. Dans le département de Constantine – c’était un temps où la Méditerranée traversait la France – à Sétif, à Guelma, à Kherrata, des Algériens pensent aussi que le sang versé pour la Libération de l’Europe leur donne des droits. Ils se trompent. La France et son armée sont prises dans l’enchaînement des guerres coloniales : Indochine, Madagascar et sa si occultée « révolte des sagaies » qui fera des dizaines de milliers de morts, avant même l’Algérie… » Laurent Ziegelmeyer (Conseiller municipal délégué Relations internationales, jumelages, culture de paix, mémoire et anciens combattants Ville de Choisy-le-Roi) rappela que dans « Les Alliés » devaient figurer à une place très honorable les Soviétiques dont le nombre de morts dans cette guerre se compte par dizaines de millions. Il évoqua lui aussi les massacres d’Algérie alors que le monde célébrait la victoire contre le nazisme. Il rappela qu’il y a eu (et existe encore) dans ce même monde des terres de non-droit, soumises au joug colonial et au bon vouloir des possédants. Puis il éclaira cet hommage du sourire de ces étrangers engagés dans le combat antinazi: les Arméniens, les Italiens, les Allemands…, pour revenir à ces Espagnols qui finalement firent souche à Choisy, qui contribuèrent aux luttes sociales aux cotés de tous les travailleurs et ne manquèrent pas de faire prospérer cette cité dans ses idées sociales et ses engagements pour la Liberté. « Ces Espagnols ont combattu pour notre liberté, et ont en même temps contribué au développement et à l’évolution de notre ville, à son activité économique, à ses luttes sociales, à sa vie citoyenne. En ce sens, ils sont, vous êtes un morceau de notre histoire collective. Une commémoration un 8 mai, cela sert aussi à ça, mettre à la portée de toutes et tous ces histoires humaines, individuelles et collectives, qui ont construit la lutte et la victoire contre le nazisme. » Enfin un jeune homme lycéen de l’établissement Jean Macé, un représentant de la belle diversité de notre société et de la richesse de sa jeunesse, est venu nous lire de belle manière le communiqué de l’UFAC qui résonnait dans sa gorge comme l’expression de sa propre pensée: « (…) Rendons hommage à toutes celles et tous ceux qui ont consenti le sacrifice suprême pour rendre à la France son « Honneur et sa Liberté ». Ces combats, préludes à la Victoire contre les tentatives d’hégémonie nazie, annonçaient une ère nouvelle, laissant espérer à tous les peuples des jours meilleurs et la fin de tous les conflits armés. Conscients que la Paix et les valeurs humanistes qui sont les leurs sont particulièrement fragiles, les Françaises et les Français regrettent que les espérances nées de cette victoire historique du 8 Mai 1945 soient bafouées, le monde connaissant encore aujourd’hui, des situations de guerre, de violence, de racisme et de haine. » Nos prochains rendez-vous sont le 18 mai pour une plaque en hommage aux cordonniers de la Nueve: Martine Bernal et José Cortés, et une conférence à la médiathèque pour savoir ce que fut l’imprimerie des Gondoles, créée par ces diables d’Espagnols et tout ce qu’elle a imprimé jusque dans les années 2000.

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28 avril 2019 Hommage aux déportés… espagnols à Choisy-Le-Roi

Une matinée grise, un temps d’automne pour célébrer ces tristes événements.

Une forte délégation de la Mairie, des associations de déportés et d’anciens combattants, des enfants et petits enfants de déportés et de révolutionnaires espagnols se sont réunis pour cet hommage.

Après le solennel dépôt de gerbes, les prises de paroles se sont succédées. Elles ont permis de rappeler que les Espagnols furent les premiers déportés de France, que leur statut d’apatrides fut l’oeuvre de Pétain auprès d’Hitler, confortée plus tard par Franco. Mais surtout que ces déporté(e)s là n’étaient pas des victimes arrêtées au hasard des rafles. Ils étaient bel et bien les ennemi(e)s irréductibles du nazisme et de tous les fascismes. Preuve de leur détermination: ils ont, dès leur arrivée au camp de Mauthausen, constitué un groupe de résistance, pensé à collecter sous toutes ses formes des preuves de l’existence des camps de concentration et du traitement que les déportés y subissaient. Ce sont eux qui sont à l’origine de l’organisation internationale clandestine de résistance, eux encore qui ont accompli tous les actes possibles qui leur permettaient de garder leur humanité, qui ont dérobé et sorti les photos comme preuves du nazisme, confectionné une banderole…… Les jeunes Espagnols se sont distingués par leur courage et leurs espiègleries dans ce fameux Kommando Poschacher (Los Poschacas) au point de forcer l’admiration des anciens. Leur unité leur a permis de survivre tous ensemble et d’amener une note de gaité et de fraicheur dans cet antre de mort. Pour survivre et rester dignes, ils ont écrit des poèmes, des chants qu’ils ont mis en musique et chanté; ils ont organisé des matches de foot, de boxe… pour détourner l’attention des SS tandis que « la résistance » se chargeait de collecter tout ce qui pouvait servir d’armes de défense et preuves contre leurs bourreaux…… L’intervention de Laurent Ziegelmeyer (Conseiller municipal délégué,Relations internationales, jumelages, culture de paix, mémoire et anciens combattants Ville de Choisy-le-Roi) a été très appréciée, car il a su expliquer le nazisme comme une expression extrême de la barbarie capitaliste. Un système qui a « engraissé », grâce à une main-d’oeuvre bon-marché, corvéable à souhait et jetable, les plus grosses firmes capitalistes allemandes de l’époque. Loin d’être une folie des hommes, il doit être considéré comme « une véritable entreprise commerciale, une véritable entreprise capitaliste.[Pour le seul camp de Mauthausen], Les 45 grandes sociétés qui y étaient établies en firent l’un des camps nazis les plus rentables. On estime que pour l’année 1944, il dégagea un bénéfice de 11 millions de Reichsmarks, soit environ 140 millions d’euros !« . Bénédicte LEMOINE, (jeune secrétaire du Comité local des amis de la fondation pour la mémoire de la Déportation), nous a transmis le message adressé par la FNDIRP et les associations de déportés, pour un hommage à tous les déporté(e)s et à leur courage. Ce fut aussi un message de résistance aux temps actuels où l’hideuse bête fasciste montre à nouveau ses crocs.

Nous vous invitons à lire les interventions en pièces jointes, et ainsi devenir familiers avec ces combattants du fascisme qui nous laissent leur espoir et leur volonté de lutte, car rien n’est terminé, aujourd’hui moins que jamais!

Et surtout restez avec nous ce mois de mai, à Choisy car vous y découvrirez leurs traces, leurs actions et surtout cette fameuse Imprimerie des Gondoles qu’ils ont crée et fait vivre durant plus de cinquante ans. Elle en a imprimé des textes de protestations, de révolution, et de Liberté! Vous mettrez vos pas dans la vie modeste des hommes de la Nueve qui s’engagèrent dans la 2e DB, contre toutes les dictatures et vécurent en humbles cordonniers de Choisy, sans jamais louper une occasion de refaire le monde à leur image .

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Mémoires et traces des réfugiés espagnols à Choisy-le-Roi

Du 24 avril au 31 mai 2019, vous pourrez suivre les traces des Espagnols installés à Choisy-Le-Roi.

Ils ont participé non seulement à la révolution espagnole de 1936 à 1939 mais se sont distingués par leur courage et leur détermination dans la lutte antifasciste durant la Seconde Guerre mondiale. La ville de Choisy-Le-Roi veut leur rendre hommage et que la population et les visiteurs puissent: Rendre hommage aux Espagnols déportés dans les camps nazis et grâce auxquels les révélations des horreurs commises par le régime concentrationnaire a pu être révélé au grand jour, lors du procès de Nuremberg. Découvrir l’existence de l’imprimerie des Gondoles, créée et animée par ces mêmes Espagnols, amoureux de la culture et la liberté. Cette entreprise autogérée a imprimé un nombre incalculable de journaux, de tracts contre les dictatures mondiales en commençant bien sûr par celle aux portes de la France, celle de Franco dans leur propre pays, l’Espagne. Savoir que la ville de Choisy-Le-Roi a « hébergé » durant toute leur existence des cordonniers, anciens combattants de La Nueve. Ce fut une unité d’éclaireurs de la 2e Division Blindée, du Général Leclerc, commandée par le capitaine Dronne et toujours envoyée à l’avant garde des combats. Ils furent les premiers soldats « alliés » à entrer dans Paris le 24 août 194; Et leur cordonnerie était bien plus qu’une simple échoppe de réparation de souliers c’était un athénée libertaire de discussions enflammées sur l’avenir du monde… Vous pourrez suivre les chemins de leur exil en février 1939 grâce à la projection du film de Louis Llech. Puis vous rendre compte que justice ne leur a pas été rendue, encore aujourd’hui. Car en Espagne, de nombreux hommes et femmes réclament la fin de l’impunité pour les tortionnaires franquistes, et l’ouverture des fosses communes où ont été enterrés des milliers d’êtres assassinés par ces fascistes. Vous pourrez assister à la projection du film Le silence des autres de Robert Bahar et Almudena Carracedo. Ne laissez pas passer l’occasion de savoir ce que sont et ce qu’ont fait ces Étrangers…

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Septfonds 1939-1944. Dans l’archipel des camps français

Septfonds 1939-1944. Dans l’archipel des camps français, Perpignan, Le Revenant éditeur, 2019, 450 p.

Le camp de Septfonds, en Tarn-et-Garonne, a été créé à la hâte pour rassembler des républicains espagnols réfugiés en France à la suite de la victoire franquiste et considérés comme « étrangers indésirables », alors qu’ils avaient combattu franquistes, nazis et fascistes coalisés. Plus de seize mille d’entre eux y ont ainsi été parqués, puis enrôlés dans l’économie de guerre et les combats du printemps 1940, avant d’être, pour certains, déportés à Mauthausen. Ensuite, ce camp fut destiné à l’entraînement et la démobilisation de militaires alliés – tels des Polonais – et de volontaires engagés dans les régiments de marche de la Légion étrangère, dont de nombreux Juifs ayant fui leurs pays sous domination nazie. Instance de triage pour étrangers « en surnombre dans l’économie nationale » et cantonnement de divers groupes de travailleurs étrangers, il devint aussi le point de départ vers Auschwitz de près de trois cents Juifs, de familles entières raflées en Tarn-et-Garonne et dans le Lot. Le psychiatre François Tosquelles, l’écrivain Arthur Koestler, le photographe Isaac Kitrosser ou des peintres espagnols ont témoigné sur ce lieu de contrainte et de non-droit. Malgré l’extrême précarité et l’omniprésence de la maladie et de la mort, une vie culturelle a pu éclore entre les barbelés. N’hésitez pas, SOUSCRIVEZ À CETTE PAGE D’HISTOIRE

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La Nueve au lycée Émile zola de Châteaudun

Après avoir reçu les élèves de la section européenne d’histoire/géographie/espagnol sur les traces de la colonne Dronne et de ses Espagnols antifascistes, à Paris, nous voilà pour le « bouquet final » au sein de leur établissement scolaire au coeur de l’Eure & Loir.

Le projet d’établissement fut mené de front et avec enthousiasme par des professeurs dévoués et par les 50 élèves concernés. Ils ont fait le tour des hauts faits d’armes de la 2e DB et de la Nueve, par conséquent, depuis son débarquement en Normandie le 4 août 944 jusqu’à Paris. Et ils ont évoqué les campagnes d’Alsace et d’Allemagne d’où beaucoup ne revinrent pas, hélas. Grâce à Hélène, Rachel, Daniel et Yannig, leurs élèves ont rencontré des témoins et des dépositaires de l’histoire et de la mémoire de ces hommes et ces femmes combattants de la Liberté. D’Alençon à Fyé, Conlie, Écouché; de carrés militaires en conférence avec Monsieur Bayard… À Conlie, au musée de Roger Bellon, ils ont admiré les scènes de reconstitution mais surtout ils ont partagé le gâteau d’anniversaire de Roger Bellon (90ans) tout en buvant ses paroles pour le récit qu’il leur a fait de sa propre vie, et de sa résistance aux armées d’occupation allemandes. Le 20 mars, nous avons parcouru le chemin de la Nueve entrant dans Paris jusqu’à l’Hôtel de ville, eux sans coups tirés, nous juste un peu de marche à travers le Paris matinal. Puis faute de salle et par un beau soleil de mars, nous nous sommes installés dans l’aire de jeu du petit square de la tour Saint Jacques. Madame Colette Flandrin Dronne(fille du capitaine Dronne), était arrivée parmi nous avec sa botte de sept lieues (elle s’était cassé un os du pied). Les jeunes lycéens ce sont installés à même le sol (bien confortable) de l’espace de jeu tandis que professeurs, membres de l’association et Madame Flandrin Dronne prenaient place sur un banc public.

Moment magique,Colette Flandrin Dronne leur livra ses propres souvenirs de ces Espagnols si fiers et courageux de la Nueve, ces hommes bourrus, pas faciles d’approche et qui ont constitué « sa famille ». Elle les a tant aimés et appréciés qu’elle en parle toujours avec une grande émotion dans la voix et une pointe de rire face aux souvenirs qu’ils évoquent pour elle.

Les jeunes étaient plus qu’attentifs, aucun bruit ne vint troubler le récit passionnant, ils sont restés bouche-bée à écouter ce récit comme un vrai conte. Ils avaient conscience d’approcher de très près la nature de ces combattants et le sens de leur engagement. Et voici se profiler le 5 avril: Dans la matinée, c’est la projection du film d’Alberto Marquardt, La Nueve ou les oubliés de l’histoire . Ce film laisse les élèves muets d’émotion et d’admiration pour ce qu’ont vécu ces espagnols fidèles à leur combat de 1936 jusqu’à la fin de leurs jours. Après la projection L’après-midi du 5 avril, nous voilà tous rassemblés, jeunes élèves, professeurs sous la houlette bienveillante de Monsieur Sibenaler, proviseur du lycée, qui n’a pas ménagé ses efforts ni ses deniers pour la réussite de ce projet ambitieux. D’abord, nous avons été reçus avec tous les invités de façon « princière » et amicale, et nous avons pu faire connaissance les uns et les autres autour d’un excellent repas préparé et servi par le sympathique personnel du service restauration du lycée, un grand merci à eux. L’après-midi rivalisa, toute sa durée, en émotion et humour, chanson et dédicaces. Les interventions à la fois solennelles et chaleureuses de cette jeunesse qui avait passé l’année à préparer et peaufiner leur Histoire en espagnol ont captivé le public averti qui était dans la salle. Larmes, rires, chaleur et gravité étaient au rendez-vous. Mais pour mesurer réellement l’intensité de ces moments inoubliables, il faut prendre le temps de regarder noyer petite vidéo:

les élèves au square de la tour St Jacques
les élèves au square de la tour St Jacques
Half Track Espana Cani
Half Track Espana Cani
Deux pieds et deux sabots
Deux pieds et deux sabots
Sur le banc
Sur le banc
Récit passionnant
Récit passionnant
Découverte de la Plaque Colette Dronne & M. Cuche
Découverte de la Plaque Colette Dronne & M. Cuche
Médaille de l'ordre du mérite 06 juin 19
Médaille de l’ordre du mérite 06 juin 19

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COLLOQUE: L’UTOPIE EN EXIL 1939-2019

1939-2019, l’utopie en exil
COLLOQUE

Le parcours des antifascistes espagnols, la lutte antifranquiste et la continuité de l’utopie dans l’Espagne contemporaine :
L’association 24 août 1944 et la mairie de Paris, vous invitent à assister à ce colloque pour savoir d’où viennent ces Espagnols épris de liberté et ce qu’ils ont semé tout au long de 80 ans d’exil…

L’utopie, présente dans chaque acte de leur histoire, se décline à tous les temps et même au futur…

Intervenants

Aimé Marcellan, membre fondateur du centre de Recherche et Documentation d’Histoire Contemporaine (REDHIC).

Thème de l’intervention : De la république à la révolution, de la révolution à l’exil… L’utopie concrétisée…

Geneviève Dreyfus-Armand, Historienne spécialiste de l’exil républicain espagnol.

Thème de l’intervention : L’utopie en exil; Des camps en France à la reconstruction des institutions républicaines en exil, à travers la presse espagnole publiée en France.

Tomás Ibañez, Professeur de Psychologie Sociale à l’université Autonome de Barcelone.

Thème de l’intervention : Que reste-t-il de l’Utopie ? : Témoignage sur la lutte antifranquiste dans les années 60-70. Et de la mort de Franco à l’Espagne contemporaine.

Conférence/débat
le 10 avril de 18h à 20h30
Auditorium de l’Hôtel de Ville
5 rue de Lobau 75004 Paris
Métro Hôtel de Ville

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Une inscription préalable est nécessaire.
Ne manquez pas ce rendez-vous !

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Projection: ORTIZ, Général sans dieu ni maitre

ORTIZ, Général sans dieu ni maitre

Il raconte son périple jusqu’à son dernier baroud avant l’exil au Vénézuela : un spectaculaire attentat… manqué, contre Franco.

Tourné trois mois avant sa mort, enrichi de documents d’époque et d’images d’archives, ce film permet à Ortiz de retracer son périple.

Il fut guérillero à Barcelone, membre de Los Solidarios puis de Nosotros, chef de colonne en Aragon pendant la guerre civile,
En Exil, il devient soldat engagé en Afrique et en France pour poursuivre son combat contre le fascisme.

Ortiz ne cache rien des contradictions engendrées par l’expérience révolutionnaire.

Le jeudi 4 avril 2019 à 19h suivi d’un débat en présence des réalisateurs.
Centre Paris’Anim ; Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite

Ortiz Général sans Dieu ni maitre
Ortiz Général sans Dieu ni maitre

RELANCE POUR LA FRESQUE DU 24 AOÛT 1944

À toutes celles et ceux qui ont déjà versé leur obole pour ce projet original et à toutes celles et ceux qui ont oublié ou qui n’ont pas encore eu le temps… Nous voulons vous apporter une excellente nouvelle :

Nous avons obtenu l’autorisation de Paris’Habitat, bailleur social de l’immeuble situé 20 rue Esquirol dans le 13e arrondissement de réaliser notre fresque sur un de ses murs, celui qui arbore déjà un des 11 macarons signalant le passage de la Nueve le 24 août 1944. Les travaux commenceront le 2 mai jusqu’au 2 août (ou avant si le temps, nous est vraiment favorable). Un film sera réalisé sur la conception et l’exécution de de cette fresque ? Nous tâcherons de le passer en avant-première pour les souscripteurs et les habitants du quartier. Cette peinture attisera la curiosité et l’envie d’en savoir plus des personnes qui la croiserons. Il est important qu’elle soit réalisée pour la mémoire de ces hommes qui n’aimaient rien tant que la Liberté, et pour que le mot Résister soit un mot d’avenir et une promesse de liberté… Cette peinture rappellera qu’un jour, des hommes venus d’ailleurs, ont participé à libérer Paris. Cette fresque, sous forme de BD, se déclinera en 3 bandeaux représentant chacun ces 3 importantes journées qui marquèrent la libération : les 24, 25 & 26 août 1944. Elle a été quelque peu modifiée pour être plus compréhensible par tous. Il est urgent que nous puissions réunir la somme qui nous permettra de réaliser cette fresque, il serait inconcevable que nous n’aboutissions pas faute de moyens. C’est pour cela que nous relançons notre appel auprès de vous, et faisons appel à votre générosité. Vous pouvez nous aider en envoyant votre participation : • Par chèque à l’ordre de 24-août-1944, en indiquant au dos du chèque : Fresque o À : Association 24 août 1944, 22 rue Mélingue, 75019 Paris • Ou par virement sur le compte du 24-août-1944: o IBAN FR76 3000 3035 0100 0501 6056 248 ; Identifiant international : SOGEFRPP

Le mur, 20 rue Esquirol 75013 Paris
Le mur, 20 rue Esquirol 75013 Paris
Fresque définitive
Fresque définitive

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BALADA TRISTE d’Alex de la Iglesia

L’association 24 août 1944, présente

Balada triste d’Alex de la Iglesia, (2010) 1h47mn
Un cri d’amour à l’Espagne et une levée de rideau sur 40 années de mémoire occultée par le franquisme.

Un film bouleversant :
« Qui se cache derrière les yeux écarquillés des clowns, leur masque figé en une grimace joyeuse ? Auguste preneur de baffes ou clown blanc donneur de leçons, ils mettent mal à l’aise, avec leurs sketchs qui regorgent de petites humiliations…
Alex de la Iglesia, un des piliers du nouveau cinéma de genre espagnol, enfonce le clou avec l’odyssée baroque de Javier. Très tôt, ce fils et petit-fils de clowns, dont l’enfance a été volée par la guerre d’Espagne, a compris qu’il ne fera pas rire volontairement, qu’il sera toujours le dindon de la farce. »

Ce film a reçu le prix de la meilleure réalisation et du meilleur scénario au Festival de Venise 2010.
Le jeudi 14 mars 2019 à 19h suivi d’un débat avec Christiane Passevant animatrice de radio Libertaire spécialiste de l’œuvre d’Alex de la Iglesia.

À 19h Centre Paris’Anim ; Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite

Scène
Scène
Affiche Balada Triste
Affiche Balada Triste

Futsal & mains propres

Futsal et mains propres
Un commentaire sportif de la Compagnie Jolie Môme

La ville de Champignoux, personne ne la connaissait avant la qualification de l’équipe féminine de futsal pour la coupe d’Europe.
De belles valeurs sportives, l’esprit d’équipe, l’implication et l’enthousiasme de ces joueuses ont fait leur succès.
Que se passe-t-il quand avec le succès arrivent UN nouveau président et UN nouveau sponsor ?
Et quand l’actualité sociale s’invite dans le sport ?

1h30 de chronique sociale et sportive, créée par la Compagnie Jolie Môme

Si vous l’avez raté lors de la première mi-temps en 2018,
Si vous y étiez et avez envie de le partager avec des amis,
Si vous voulez proposer à des jeunes de découvrir notre théâtre grâce à l’univers du football féminin,
Si vous pensez que la culture du football est aussi un moyen d’aborder de nombreuses questions de société…

Partagez cette annonce et réservez vos places au 01 49 98 39 20

Mercredi 13 et jeudi 14 mars : 19h
Vendredi 15 et samedi 16 mars : 20h30 (possibilité de restauration sur place)
Dimanche 17 mars : 16h

Tarifs 20€ et 13€

La Belle Etoile,
14 rue Saint-Just à La Plaine Saint-Denis, métro Front Populaire (ligne 12)

Plus d’infos sur notre site : http://cie-joliemome.org
Facebook : facebook.com/compagniejoliemome


Futsal et Mains Propres
sera aussi joué
au théâtre Gérard Philipe de Bonneuil sur Marne (94)
Vendredi 8 mars à 20h30
Réservations au 01 45 13 88 38


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AU REVOIR RAMIRO

Chers Nini, Patrick et famille

C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de Ramiro, ton compagnon d’une vie Nini, et ton papa Patrick, toujours attentif et dévoué à votre bonheur.

Ramiro fut non seulement un compagnon solidaire au camp de Mauthausen mais toute son existence il sut rester proche de ceux qui souffrent et il a gardé intact son idéal contre l’injustice, pour une société de partage et de paix. Il a su aussi transmettre tant que ses forces le lui ont permis, la mémoire de l’engagement républicain pour la liberté, et la mémoire de la déportation espagnole, qui conjuguait le mot RÉSISTANCE dans les pires circonstances. Il appartenait à ce kommando légendaire constitué des plus jeunes espagnols du camp (entre 14 et 19 ans pour les plus âgés), le kommando Poschacher. Il était de ceux qui se nommaient: Los Poschacas. Ils formaient une équipe solide et solidaire. Ils observaient une conduite héroïque et d’entraide qui forçait l’admiration des anciens. Ils contribuèrent à la résistance interne du camp en sortant les clichés confiés par les photographes Antonio García et Francisco Boix (détenus espagnols affectés au service anthropomorphique du camp). Leur rire fut salvateur pour eux et un baume pour les détenus plus âgés. Ce groupe de jeunes était l’antinomie du système de mort nazi, toutes leurs actions étaient une ode à la vie ! Au passage de la frontière en 1939, Ramiro fut interné avec son père Nicasio et son frère ainé, Manuel, au camp du Vernet d’Ariège, le camp où étaient enfermés les éléments considérés comme « Dangereux » pour la sécurité nationale française. À la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, ils furent incorporés à la 101e Compagnie de travailleurs étrangers, pour effectuer des travaux de protection antitanks sur les routes proches de la frontière belge. En juin 1940, prisonniers des forces allemandes, ils firent partie du premier groupe d’Espagnols à être transféré au camp nazi de Mauthausen, le 6 août 1940. Tous trois réussirent à sortir de Mauthausen vivants, après près de cinq années d’enfer nazi. Mais Nicasio, très malade mourut quelques mois après la libération tandis-que Manuel retourna en Espagne à Laredo où il fut assassiné par la guardia-civil. Seul Ramiro, porta toute sa vie la mémoire de leurs combats communs. Il adhéra à la Fedip (Federación Española de deportados e internados politícos) naissante dès septembre 1945 et en fut un membre actif, jusqu’à son dernier souffle, au cours de ses campagnes pour libérer les compagnons espagnols emprisonnés en Espagne mais aussi en URSS, pour les droits des déportés et de leur famille, et pour la mémoire de ce que fut leur « devoir collectif de survivre à Mauthausen » auprès de la jeunesse. À Mauthausen, il avait de ces numéros à 4 chiffres qui forçaient l’admiration de tous les autres déportés de diverses nationalités, le 3237, ce matricule il l’arbora fièrement, en tant que dernier président de la FEDIP jusqu’en 2005. Aussi nous voulons te dire merci Ramiro, d’avoir défendu notre liberté, d’avoir témoigner de ton attachement à la mémoire de tes compagnons, auprès des jeunes générations, et enfin d’avoir été ce que tu fus : un homme debout, fier et digne dans la tourmente de l’histoire.

Nos pensées vont à Nini, qui va devoir apprendre terriblement à vivre sans toi, et à Patrick, sa compagne et tous tes petits-enfants pour l’absence sans retour que tu laisses dans leurs cœurs et dans nos pensées.

L’association 24 août 1944.

Hommage devant le monument de la FEDIP 9 février 2009
Hommage devant le monument de la FEDIP 9 février 2009
Février 2009 cimetière du Père Lachaise
Février 2009 cimetière du Père Lachaise
Hommage organisé par la CNT en février 2009
Hommage organisé par la CNT en février 2009
Réunion de la FEDIP années 60/65 Ramiro premier à gauche
Réunion de la FEDIP années 60/65 Ramiro premier à gauche

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Hommage à la mémoire de tous les Espagnols morts pour la Liberté !

L’UTOPIE EN EXIL 1939-2019 Hommage à la mémoire de tous les Espagnols morts pour la Liberté !

Les 9 et 10 février 2019, l’association 24 août 1944, avec le soutien de la Mairie de Paris, des associations MHRE 89 et AFMD75 a ouvert son programme des 80 ans de l’exil politique espagnol par cet hommage.

Tout a commencé au matin du samedi 9, par un rassemblement à la porte du cimetière du Père Lachaise, rue des Rondeaux, et un cortège qui n’en finissait pas jusqu’au monument de la Federación Española de Deportados e Internados Políticos, FEDIP (érigé en mai 1969). Il y avait plus de 200 personnes pour non seulement honorer mais rappeler ce que fut le combat et l’idéal de liberté défendu par ces hommes et ces femmes, au mieux contraints à l’exil au pire décimés par une mort violente. Ils furent les premiers à se soulever, seuls dans la tourmente, contre le fascisme montant. Ils luttèrent presque à main nues contre une armée bien équipée et soutenue par les puissances totalitaires européennes. Malgré cela, les défenseurs de la république espagnole n’ont pas reculé et l’écho de leurs convictions, leur acharnement à défendre la liberté résonne encore aujourd’hui comme un chant d’espoir et de résistance. La preuve en est le grand succès de notre manifestation. Dès 10h 30, une foule impressionnante s’amassait à la porte du cimetière. Pour la première fois, le gouvernement espagnol était représenté par une délégation composée de :

    • Cristina Latorre Sancho. Sous-Secrétaire du Ministère de la Justice et Présidente de la Commission interministérielle pour la Commémoration du 80e anniversaire de l’exil républicain espagnol.
    • Fernando Martínez López. Directeur général pour la Mémoire historique au Ministère de la justice et Vice-président de la Commission interministérielle pour la Commémoration du 80e anniversaire de l’exil républicain espagnol.
    • Luis Fernando Rodríguez Guerrero. Département de la Communication au Ministère de la Justice.

Anne Hidalgo, maire de Paris, Catherine Vieu-Charier, élue chargée de la mémoire combattante à la ville de Paris les guidaient au travers de l’histoire populaire du lieu, blottie le long des allées, jusqu’au monument de la FEDIP. Après avoir entendu le chant A las barricadas, qui illustre le combat du peuple espagnol contre un coup d’état militaire, Frédérique Calandra, maire du 20e arrondissement a ouvert la cérémonie souhaitant la bienvenue à tout le monde sur son territoire, et rappelant les idéaux et le parcours des Espagnols, leur volonté d’instaurer un monde meilleur, mais aussi la présence depuis des décennies de la CNT au 33 rue des Vignoles dans le 20e et sa volonté de garder toujours cet aiguillon dans son arrondissement. Puis l’association 24 août 1944 a expliqué ce qu’elle concevait comme travail de mémoire, et l’importance de comprendre ce passé qui parle d’avenirClaude García, fils d’Antonio García Alonso, N° 4665, premier espagnol affecté au service anthropométrique du camp de Mauthausen, a pris la parole pour expliquer qui était son père, un antifasciste parmi les autres. Mais pour la première fois depuis 80 ans, le public et les élus ont entendu parler de l’existence de ce photographe, qui a accompli des actes de résistance dans le camp tout naturellement comme beaucoup de ses compagnons et dont le nom jusqu’ici était aux oubliettes de l’histoire pour ne pas nuire à la « fabrique de héros ». Ivan Larroy, secrétaire de l’association Mémoire, Histoire des Républicains Espagnols de l’Yonne (MHRE89) nous a expliqué que la ville Auxerre a été libérée le même jour que la Nueve est entrée dans Paris, le 24 août 1944. Et que parmi les résistants les plus combattifs des maquis de l’Yonne figuraient de nombreux Espagnols de l’exil. Ils avaient beaucoup sacrifié pour le combat pour la Liberté et leurs années de jeunesse s’étaient écoulées les armes à la main ou dans des camps… Cette intervention illustra magistralement le thème de la journée : Hommage à TOUS les Espagnols morts pour la liberté. Tout à coup s’éleva dans le silence la chanson de Mauthausen créée en 1965 pour le XXème anniversaire de la libération du camp. Elle est tirée d’un 45T édité par la FEDIP pour ce XXe anniversaire en mai 1965. Ce 45T comprend 4 chansons, dédiées à toutes les victimes de la déportation. Elles évoquent la tragédie des déportés espagnols, leur résistance dans le camp et leur espoir de retrouver leur pays bien-aimé dans cette liberté à laquelle ils ont tout sacrifié. Ces 4 chansons ont été écrites et composées par Ricardo Garriga (n° 5972), et chantées par Juan Vilato (n° 3829) : Canción del prisionero, composée et chantée à Mauthausen le 19 juillet 1943. Juan sin tierra, composée et chantée au camp et dédiée par la suite au peuple espagnol Retornarem, créée à Mauthausen le 5 mai 1945, jour de la libération du camp par les troupes alliées. Chantée en français et en catalan. Elle dit l’espérance du retour. Puis ce fut le discours de Fernando Martinez, au titre du gouvernement espagnol qui a affirmé sa volonté d’exhumer la mémoire des victimes du franquisme et notamment pour les fosses communes, la révision des procès franquistes et d’aider tant que faire se peut les initiatives de par le monde qui permettront de mettre cette mémoire en lumière, d’apprendre aux jeunes élèves ce que fut la véritable histoire de l’Espagne et ce conflit déchirant pour défendre la Liberté et la démocratie. Enfin, Anne Hidalgo, maire de Paris a pris la parole pour rappeler ce que fut l’exil de sa famille à l’intérieur de l’Espagne, exil qui conte l’histoire de beaucoup d’autres familles. ; son attachement à ses origines et surtout aux idées défendues par les républicains espagnols. En remerciant les représentants espagnols elle a affirmé sa volonté de continuer en ce sens déjà par la création au 33 rue des Vignoles du centre mémoriel du mouvement libertaire français et espagnol en exil. Chaque prise de parole a été écoutée dans un silence rempli d’attention. beaucoup d’émotion et d’interventions très fortes et toutes tournée vers l’avenir, en mémoire du combat de ces Espagnols antifascistes. Cette cérémonie s’est terminée sur Le Cant dels ocells, devenu symbole de paix et de liberté, une protestation contre la dictature en Espagne. Orchestré et joué par Pau Casals qui a dit : « Quand j’étais en exil, après la guerre civile, j’ai souvent fini mes concerts et festivals avec une vieille chanson populaire catalane qui est réellement une chanson de Noël. Elle s’appelle El Cant dels ocells, «Le Chant des Oiseaux ». Depuis lors, la mélodie est devenue la chanson des réfugiés espagnols, pleins de nostalgie » — Pau Casal. Il n’a jamais joué dans un pays en guerre.

 

Puis nous avons investi le 33 rue des Vignoles, accueillis par l’association Les Pas Sages. Les lieux ont grouillé de monde durant 2 jours, non seulement dans la salle de conférence /projection/spectacle où il fallait jouer des coudes pour entrer mais aussi dans la salle de Flamenco en France où trônait une exposition extraordinaire de photos inédites de la Retirada, que chacun venait admirer au bas mot 4 à 5 fois……… Les représentants du gouvernement espagnol sont venus au 33 rue des Vignoles dans le 20e arrondissement, curieux de voir ce lieu de l’exil libertaire espagnol. Intéressés par notre programme et nos projets, ils sont restés avec nous jusqu’à la fin du programme ce samedi 9 février. Un vrai festival de livres, de photos, de théâtre, de projection, de guitare et d’émotion. Voici le programme auquel vous avez assisté ou que vous allez regretter d’avoir manqué : L’exposition de photos inédites de Philippe Gaussot sur la Retirada et les camps français : PHILIPPE GAUSSOT (1911-1977): Né en 1911 à Belfort. Curieux de nature et aimant se mettre bénévolement au service des autres, il tient un rôle important à la Jeunesse Étudiante Chrétienne (JEC) et fréquente beaucoup d’autres mouvements de jeunesse (socialistes, scouts, auberges de jeunesse). Il « vit intensément » l’avènement du Front Populaire. Au Comité National Catholique d’accueil aux Basques (créé à Bordeaux en 1937, sous le patronage de l’évêque de Dax et des archevêques de Bordeaux et de Paris), Philippe s’occupe d’abord des enfants basques, puis catalans, et enfin de tous les réfugiés. Le comité est renommé par la suite Comité national catholique d’accueil aux réfugiés d’Espagne ou Centre National Catholique de Secours à l’Espagne (établi à Perpignan). Délégué de ce centre, Philippe Gaussot est aidé par une douzaine de Catalans et de Basques. Il passe souvent la frontière pour ravitailler les réfugiés républicains en lait, riz, couvertures et autres, jusqu’à l’arrivée des troupes franquistes à la frontière, en février 1939. Il rentre alors en France. « Notre dernier voyage s’est fait à Puigcerda, où j’ai conduit le camion de sept tonnes sous la surveillance de deux miliciens à travers les rues minées. » Par la suite, Philippe et le comité ravitaillent différents camps de réfugiés en France : Argelès, Le Barcarès, Saint-Cyprien, le Vernet-d’Ariège et Gurs. Il s’occupe aussi de centres de regroupement familial près de Bordeaux et de Dax. Il n’aura de cesse de prendre des photos. Les négatifs de ces clichés ont été retrouvés à son décès par son fils Jean-Philippe Gaussot. Celui-ci s’est mis en relation avec Felip Solé, et, comme nous sommes très liés à Felip, voilà comment une partie de ces photos inédites, et jamais imprimées sur papier, sont aujourd’hui sous nos regards stupéfaits. Merci Jean-Philippe ; merci Felip ; et merci aussi à Stéphane, de la CNT RP, le magicien qui a su rendre une vie d’émotion à ces clichés. Théâtre de la Balancelle VOYAGE EN GUERRE D’ESPAGNE Mise en œuvre : Monique Surel-Tupin,assistée de Françoise Knobel. Avec : Laura Diez del Corral, Sergio Guedes, Stéphane Pioffet et Nicolas Sers. Voyage en Guerre d’Espagne ne tente pas de retracer l’histoire de cette guerre, mais met l’accent sur des moments choisis : la terreur franquiste, la résistance de Unamuno, la lutte de Durruti, les Brigades internationales, l’assassinat de Lorca. Des chansons accompagnent ces évocations pour tenter de recréer ces grands moments d’espoir et de combat. Le spectacle se termine sur une note optimiste avec l’entrée des républicains espagnols de la Nueve à Paris, au moment de la Libération.

Nous avons eu deux représentions : une, samedi 9 et une autre dimanche 10 février. Cette dernière a été filmée par nos soins et c’est aussi la dernière de cette pièce…

Projection : « LE CAMP D’ARGELES, LEVEZ LE POING CAMARADES », un documentaire fiction de Felip Solé: Février 1939, près de 500 000 réfugiés traversent la frontière ; c’est la Retirada. Destination : les camps sur la plage… Ce documentaire-fiction relate la vie quotidienne et tragique des réfugiés, jusqu’en septembre 1941, date de la fermeture du camp, après la grande grève des femmes d’Argelès. Leçon de courage et de solidarité. FELIP SOLÉ Né en 1948 à Lleida, en Catalogne espagnole, Felip Solé a réalisé plus de trois cents documentaires. Réfugié politique, il s’installe en France en 1974 et commence à travailler dans l’audiovisuel. À partir de 1978, il réalise plusieurs documentaires, écrit des articles dans la presse spécialisée et donne des cours de réalisation en France et en Espagne. En 1991, il est engagé par Televisió de Catalunya où il réalise plusieurs séries documentaires, notamment Le syndrome d’une guerre ou la lutte des maquisards à la frontière franco-espagnole, en trois chapitres ; Zone Rouge ou la guerre et la révolution espagnoles en Catalogne, Pays valencien et aux Îles Baléares, en onze chapitres. Avec Exils, il met en scène l’exil des Catalans à travers le monde jusqu’à nos jours, en une série de six heures. Le Trésor du septième camion raconte comment les trésors d’art espagnols et catalans, ainsi que l’or des républicains, ont été soustraits aux franquistes. Livre: FEMMES EN EXIL , Réfugiées espagnoles en France 1939/1942 de Maëlle Maugendre Rendre visibles les femmes espagnoles réfugiées en France de 1939 à 1942. Une narration au féminin de l’exode sur le sol français de ces femmes restées dans l’ombre de leurs compagnons. Prises en charge par l’administration française, elles sont tributaires d’images sociales stéréotypées qui les cantonnent à des pratiques de vie et des comportements de victimes. Au delà de ces stéréotypes, les femmes espagnoles réfugiées se positionnent en résistance, et expérimentent des registres d’actions variés qui leur permettent de prendre conscience de leur « puissance d’agir ». Ce faisant, elles façonnent, en situation d’exil, des identités individuelles et collectives originales et résolument politiques. MAËLLE MAUGENDRE : 2013. Doctorat d’histoire : Les réfugiées espagnoles en France (1939-1942) : des femmes entre assujettissements et résistances. Mention Très honorable avec félicitations du jury. Chargée de mission du Laboratoire itinérant de recherches sur les migrations et les luttes sociales. Réalisation d’une exposition sonore, Nous sommes tous des enfants de migrants, autour de l’enfance en migration en Ardèche, de 1936 à nos jours.

MUSIQUE ET EMOTION :

GUITARE avec Juan Francisco Ortiz : Ce programme musical, pensé pour les célébrations du 80e anniversaire de la Retirada, raconte le cheminement de son père et de ses compagnons, et rend hommage à des personnalités telles que Federico García Lorca, Miguel Hernández et Antonio Machado… JUAN FRANCISCO ORTIZ Fils de Francisco Ortiz Torres, déporté pendant quatre ans dans le camp de Mauthausen (matricule 4245), il a mis sa guitare au service de la mémoire historique. Dans ses concerts l’accompagne le drapeau républicain, fabriqué en 1942 dans le camp de Mauthausen, et signé de tous les compagnons du commando de libération du camp, témoins des souffrances endurées…

 

Projection du dimanche 10 février 2019

NO PASARAN, album souvenir (70 mn) d’Henri-François Imbert Enfant, le cinéaste avait trouvé chez ses grands-parents une série incomplète de cartes postales photographiées dans le village de sa famille, à la fin de la Guerre d’Espagne en 1939. Vingt ans plus tard, il part à la recherche des cartes manquantes… HENRI-FRANÇOIS IMBERT : Henri-François Imbert est né en 1967 à Narbonne. Il a commencé à faire des films super 8 à l’âge de 20 ans. Tout au long de ces deux jours, le 33 n’a pas désempli il y avait en permanence 100 à 150 personnes à tourner dans l’endroit ce qui nous permet d’estimer à plus de 500 personnes passées ce week-end parmi nous, pour apprendre en dehors des récits familiaux ce que fut cet exil et les traces indélébiles qu’il a creusé dans nos esprits et sur les chemins de l’espoir. Pour visionner toute la cérémonie: https://www.youtube.com/watch?v=K9mB45esjDU

Hommage au Père Lachaise le 9 février 2019
Hommage au Père Lachaise le 9 février 2019
Le Monument de la FEDIP paré
Le Monument de la FEDIP paré
Intervention association 24 août 1944 le 9 Fév 2019
Intervention association 24 août 1944 le 9 Fév 2019
Intervention de Claude Garcia
Intervention de Claude Garcia
Intervention de Fernando Martinez directeur de la mémoire du Gouv. espagnol
Intervention de Fernando Martinez directeur de la mémoire du Gouv. espagnol
Juan Chica Ventura au nom d'Elsa Osaba (Querella Argentina)
Juan Chica Ventura au nom d’Elsa Osaba (Querella Argentina)
AIntervention d'Anne Hidalgo, maire de Paris
AIntervention d’Anne Hidalgo, maire de Paris
Au 33, exposition des photos inédites de Philippe Gaussot
Au 33, exposition des photos inédites de Philippe Gaussot
Au 33, exposition des photos stylisées de Victor Simal
Au 33, exposition des photos stylisées de Victor Simal
Au 33, la table de livres et DVD
Au 33, la table de livres et DVD
Pour présenter l'ami Victor
Pour présenter l’ami Victor
Le Théâtre: Voyage en Guerre d'Espagne de Monique Surel
Le Théâtre: Voyage en Guerre d’Espagne de Monique Surel
La retirada vue par Victor Simal
La retirada vue par Victor Simal
Juan Francisco Ortiz et le drapeau de son père
Juan Francisco Ortiz et le drapeau de son père
Moment d'émotion concert de guitare de JF. Ortiz
Moment d’émotion concert de guitare de JF. Ortiz

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L’UTOPIE EN EXIL : 1939-2019, les 80 ans de l’exil espagnol

1939-2019, les 80 ans de l’exil espagnol

La guerre civile espagnole a laissé dans la mémoire collective et les mémoires individuelles des traces indélébiles. Traces d’espoir, traces de honte, traces de sang et traces d’émotion. Cette guerre civile, c’est une guerre révolutionnaire avant tout pour la liberté et la solidarité. C’est une guerre d’idéal pour lequel s’engagent des hommes et des femmes du monde entier.

L’année 2019 sera nécessairement l’année, de l’évocation de La Retirada, l’exode des 500 000 républicains espagnols qui, après 32 mois de combat, seuls contre les militaires factieux dirigés par Franco, aidés par les régimes fascistes européen, furent accueillis – trop souvent dans des conditions indignes – par la France frileuse de 1939. Ni victimes ni martyrs, ils étaient emplis d’espoir et de convictions, épris de liberté et de justice sociale. Ils menèrent leur combat pour leurs idées jusqu’au bout de leur existence, dans la Seconde Guerre mondiale mais aussi jusqu’à la disparition du dictateur espagnol, Franco. « Peut-être, après tout, n’avons-nous jamais appris à faire la guerre. De plus, nous étions à court d’armement. Mais il ne faut pas juger les Espagnols trop durement. C’est fini : un jour ou l’autre, Barcelone tombera. Pour les stratèges, pour les politiques, pour les historiens, tout est clair : nous avons perdu la guerre. Mais humainement, je n’en suis pas si sûr…Peut-être l’avons-nous gagnée . » Antonio Machado, janvier 1939. L’association 24 août 1944 et la mairie de Paris, vous invite tout au long de l’année 2019 à découvrir pourquoi et comment des Espagnols de toutes conditions, sont arrivés en exil il y a 80 ans. Pourquoi et comment ils ont pris part aux luttes contre le fascisme et pour la liberté là où ils se trouvaient. Pourquoi et comment ils ont continué, seuls, à lutter contre la dictature franquiste qui sévissait en Espagne. Notre premier événement: les 9 et 10 Février 2019 Nous voulons cette année expliquer pourquoi ces Espagnols étaient là et surtout ce que représentait leur combat politique pour l’avènement d’une société plus juste, plus solidaire. Les traces qu’ils ont laissées sont si profondes dans la pensée des peuples qu’aujourd’hui encore beaucoup se réclament de leur idéal. Le 9 Février : un Hommage aux républicains morts pour la liberté, le 9 février à partir de 11h00, devant le monument de la FEDIP dédié à ces Espagnols antifascistes au cimetière du Père Lachaise. Métro Gambetta Rendez-vous est donné à l’entrée du cimetière du Père Lachaise, rue des Rondeaux, (métro Gambetta) à 10h30. Pour ensuite aller en cortège vers le monument. La Mairie de Paris, Le gouvernement espagnol, Les amis de Fondation pour la Déportation (AFMD75) et l’association Mémoire Histoire des républicains espagnols (MHRE89 ) s’associent à cet hommage. Et l’association Les Pas-Sages du 33 rue des Vignoles organise avec toutes ses composantes, les 9 et 10 février, deux après-midi festifs avec exposition de photos de inédites sur la Retirada et les camps en France de Philippe Gaussot.http://www.gaussot.eu/textes/biographie_phg.html Et les photos artistiques de Victor Simal. théâtre, présentation d’ouvrage, projection et débat récital de guitare au 33 rue des Vignoles, 75020 Paris, siège historique de la CNT espagnole en exil et futur centre mémoriel du mouvement libertaire espagnol et français. (voir programme) Nous comptons sur votre présence. À très bientôt pour ces moments d’émotion et de mémoire.

Hommage aux Espagnols morts pour la Liberté
Hommage aux Espagnols morts pour la Liberté
Invitation à imprimer
Invitation à imprimer
Programme du 9 février au cimetière du Père Lachaise
Programme du 9 février au cimetière du Père Lachaise

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Les Affiches des Combattant.e.s de la Liberté Éditions Libertaires, 208 pages, 35€, 3ème édition.

Les Affiches des Combattant.e.s de la Liberté Éditions Libertaires, 208 pages, 35€, 3ème édition. Plus de dix ans déjà que nous avons publié les deux volumes consacrés aux « Affiches des Combattant.e.s de la Liberté » de l’Espagne révolutionnaire (1936) dont il y a déjà eu deux éditions. L’intérêt suscité par ces deux ouvrages a dépassé toutes nos espérances, à tel point qu’ils sont épuisés depuis longtemps. Et bien sûr la demande nous en a été maintes fois faite : « quand les rééditerez-vous ? » > Et bien ça y est, cette 3ème édition est désormais disponible. Nous avons opté cette fois-ci pour une refonte de l’ensemble en un volume unique regroupant les affiches nous semblant les plus représentatives de cette époque.

Résultat : 208 pages rassemblant plus de 300 reproductions accompagnées de leurs légendes et de textes explicatifs et toujours pour le même prix de 35 euros -.

Ce livre permet de revisiter cette période historique (1936-39) et à travers l’expression graphique de l’époque. Il nous aide à comprendre la situation sociale, politique et culturelle de cette Espagne antifasciste qui se dressa en juillet 1936 contre les militaires factieux et leur coup d’État contre la République. Ce livre donne de la couleur à ce vaste mouvement ouvrier et paysan qui mit en œuvre un immense programme de collectivisations et d’expériences autogestionnaires, au moyen d’une révolution sociale et libertaire inégalée à ce jour. Wally Rosell Ramón Pino > Los carteles de los luchadores de la Libertad Editions Libertaires, 208 paginas, 35€, tercera edición Ya van más de diez años que publiquemos los dos volúmenes dedicados a los “carteles de los luchadores de la Libertad” de la España revolucionaria (1936) cuyo se han hecho ya dos ediciones. El interés suscitado por esos dos libros rebasó todas nuestras esperanzas, hasta tal punto que el uno como el otro están agotados desde hace tiempo. Y claro, más de una vez nos han preguntado: “¿cuando los vais a reeditar?” Pues ya está; por fin esa tercera edición es disponible, en francès. Esta vez hemos optado por una refundición del conjunto en un volumen único que agrupa los carteles que nos parecen los más representativos de aquella época. Resultado: 208 páginas que reúnen más de 300 reproducciones acompañadas de sus leyendas y textos explicativos (siempre a las Editions Libertaires y siempre al mismo precio de 35 euros). Este libro permite de revisitar aquel periodo histórico (1936-39) y a través la expresión gráfica de esa época, nos ayuda a entender la situación social, política y cultural de esa España antifascista que se levantó en julio de 1936 frente a los militares facciosos y su golpe contra la República, y donde se pudo ver al mismo tiempo un amplio movimiento obrero y campesino dando cumplimiento a un inmenso programa de colectivizaciones y experiencias autogestionarias, por medio de una revolución social y libertaria inigualada hasta hoy. Wally Rosell Ramón Pino

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