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Auteur/autrice : 24 aout 1944

Le silence des autres: Un portrait « au présent » des victimes du franquisme

Projection du film : Le silence des autres
Un portrait « au présent » des victimes du franquisme

Le 17 janvier dernier, l’association 24 août 1944, en collaboration avec la société Sophie Dulac distribution, a présenté en avant-première au Centre Paris’ Anim du 19e arrondissement de Paris, le flm de Almudena Carracedo et Robert Bahar Le silence des autres.

Lors de cette soirée, nous avons réuni 170 personnes, battant ainsi notre record d’affluence au Centre Paris’ Anim. La salle étant copieusement remplie, une partie du public a dû s’asseoir sur les marches. Les spectateurs dans leur grande majorité ont réagi avec émotion et des applaudissements nourris ont salué le flm.

Un débat très passionné a succédé à la projection. Miguel Chueca, notre intervenant, a provoqué de nombreuses réactions par son positionnement contraire à l’argument principal du flm qui met en évidence la nécessité de rendre justice aux victimes du franquisme et de remettre en question la loi d’amnistie de 1977. Malgré lui, Miguel Chueca, par sa position originale, aura nourri un débat passionné. Cela a libéré la parole d’un public averti et conscient de la nécessité de lutter contre toute idée de réconciliation sans que justice ne soit rendue pour toutes les victimes du régime dictatorial du général Franco.

Parlons maintenant du flm.:
Le 15 octobre 1977, le Congrès des députés a approuvé une loi d’amnistie, qui a abouti à la libération des prisonniers politiques du régime franquiste. Sous prétexte que la réconciliation entre les Espagnols était impossible autrement, la même loi protégeait les bourreaux du régime, qui non seulement sont restés impunis, mais ont également occupé des postes de pouvoir et de responsabilité pendant la période démocratique.

Plus de quarante ans après la fin officielle de la dictature de Franco, le devoir de mémoire n’est toujours pas reconnu en Espagne et les victimes de l’une des dictatures les plus longues d’Europe sont toujours méprisés dans leur volonté légitime de faire le deuil de leurs parents disparus. Depuis le début des années 2000 de nombreuses victimes de la dictature et leurs familles, ainsi que les associations de défense de mémoire se sont battus pour l’abrogation de la loi d’amnistie afin d’exiger justice.

Almudena Carracedo et Robert Bahar, les réalisateurs se sont intéressés à la lutte de ces victimes lorsqu’ils ont appris l’intention des associations de mémoire de dénoncer certains tortionnaires du régime de Franco. Alors que la loi d’amnistie les en empêchait en Espagne et que les tentatives du juge Baltasar Garzón d’ouvrir un procès devant l’Audiencia Nacional ont mis fn à sa carrière judiciaire. Il s’agit des conséquences du « pacte de l’oubli » voté le 15 octobre 1977 par le Congrès des députés. Contrairement aux autres pays sortis de régimes dictatoriaux comme le Chili, l’Argentine, le Cambodge, le Rwanda, en Espagne il n’y a eu ni procès de Nuremberg, ni Commissions de vérité et de réconciliation, ni jugement des coupables.
Après bien des revers, l’occasion se présenta de se rendre en Argentine, où la juge María Servini reçut les plaignants et commença à écouter leurs témoignages. C’est alors que la « plainte argentine » a été déposée.
L’enjeu était de taille, ce film documentaire a été réalisé de manière indépendante et avec beaucoup d’acharnement durant plus de six années. Le silence des autres constitue un véritable jalon pour l’exercice du deuil pour les familles, en donnant à connaître au niveau international une histoire méconnue du grand public. L’histoire d’une dictature qui a duré plusieurs décennies et que l’on a admis dans le concert des nations lorsque les dirigeants du monde entier, De Gaulle, Eishenower, le pape, l’ONU et toutes les grandes institutions ont officialisé la « bonne entente » avec le régime de Franco.
Le film donne ainsi à entendre une mémoire méconnue en réalisant un véritable équilibre entre les images d’archives, les témoignages des survivants de la dictature, le travail d’instruction de la juge et des prises de vue sur la contemporanéité de la dictature quand elle s’inscrit dans le paysage urbain à travers notamment des noms de rue.
Les réalisateurs ont accompagné les victimes pendant tout ce temps sur une route pleine d’obstacles, avec l’opposition du gouvernement de Mariano Rajoy, qui torpillait constamment le processus et en diverses occasions le discréditait. Les déclarations du nouveau président de son parti, le Parti populaire, Pablo Casado, furent alors immondes :  » Ce sont des vieux chnoques ! Ils parlent toute la journée de la guerre du grand-père, des fosses communes et de je ne sais quoi, avec la mémoire historique… »
Les témoignages se rejoignent au même rythme que l’émotion s’empare de cette histoire. De toutes les choses que l’on peut dire du Silence des autres , celle qui définirait le mieux le film c’est l’émotion profonde qu’il provoque au fur et à mesure que l’histoire progresse et que nous découvrons la disparition de certains de ses protagonistes. Mais, s’agissant d’un processus judiciaire et politique encore ouvert, il nous reste la sensation de découvrir une histoire encore inachevée.
Les proches de plus de 100 000 personnes encore enterrées dans des fosses communes, victimes de tortures réclamant justice ou les mères de bébés volés cherchent encore la vérité. Pour compenser cela, les réalisateurs se tournent vers les histoires individuelles d’Asunción Mendieta, María Martín ou Chato Galante, les principaux témoins du documentaire. Ils ont permis à l’équipe du film de les accompagner afin de nous montrer les lieux où ils avaient été torturés ou en nous emmenant sur les charniers où leurs parents sont enterrés. Il est impossible de ne pas se laisser emporter par la colère et l’émotion en les écoutant.
Ce documentaire d’une grande qualité cinématographique est subtil, émouvant, il invite à une réfexion profonde sur la légitimité d’une monarchie espagnole qui a reçu son pouvoir des mains d’un dictateur s’apprêtant à mourir. Il provoque aujourd’hui, depuis sa sortie en Espagne en décembre dernier, un véritable bouleversement des consciences en permettant de remettre au cœur des préoccupations des Espagnols la question des atteintes aux droits de l’homme sous le régime dictatorial du général Franco.
Le silence des autres a été primé au Festival de Berlin 2018 en recevant le prix de la paix et le prix du public. En 2019, il est nominé aux Goya, l’équivalent des César français et des Oscars américains.
Il sortira à Paris 13 février.

Daniel Pinós Barrieras

Extraits d’une lettre de revendications envoyée à M. Francisco Martínez, directeur de la Mémoire historique du gouvernement espagnol, signée par la Plainte argentine pour l’exil et la déportation et par notre association :
Nous revendiquons et désirons que vous preniez en compte :
– La reconnaissance officielle, par loi, de l’exil et de la déportation des Espagnols. Prenant en considération que l’Espagne est l’unique pays qui n’a pas reconnu nationalement ses déportés.
– L’hommage à tous les déportés espagnols au niveau de l’État, et officiellement au Congrès des députés et dans chacun de leur village, tous les 5 mai, jour de la libération du camp de Mauthausen, le camp des Espagnols, le plus dur et le seul de catégorie III.
– L’engagement de donner la parole et de la visibilité aux victimes et à leur famille.
– Nous demandons l’annulation des jugements du franquisme, comme partie civile, et de toutes les sentences dictées par les tribunaux fascistes durant ce régime, pour obtenir la restauration de la dignité de toutes les victimes du franquisme – parmi elles beaucoup d’exilés –, qui soufrirent des condamnations injustes et sommaires.
– La reprise de l’octroi naturel de la nationalité espagnole aux petits-enfants de ces Espagnols, qui avait commencé en 2004 et fut paralysé en 2010.
– L’ouverture d’un bureau d’aide aux victimes, aux enfants et petits-enfants des exilés, pour leur rendre justice et réparation.
– Facilité pour les exilés, leurs enfants et petits-enfants de transmettre leur histoire aux instituts espagnols, comme dans d’autres pays.
– Que la carte des fosses communes ne soit pas réduite à l’Espagne. Il y a des fosses partout en Europe et en Afrique du Nord. Il y a des familles qui désirent les mêmes droits et l’exhumation de leurs êtres chers, comme ceux de la division « Azul ».

Affiche officielle
Affiche officielle
Une partie de la salle
Une partie de la salle
L'équipe de production
L’équipe de production
Paco de la production
Paco de la production
Le débat: Odette Martinez
Le débat: Odette Martinez
Le débat: Aimé Marcellan
Le débat: Aimé Marcellan
Le débat: Et la dimension politique?
Le débat: Et la dimension politique?
L'intervenant controversé: Miguel Chueca
L’intervenant controversé: Miguel Chueca

En avant première: Le silence des autres Un film de Almudena Carracedo et Robert Bahar

L’association 24 août 1944 et Sophie Dulac Distribution présente en avant-première

Le silence des autres
Un film de Almudena Carracedo et Robert Bahar

1977. Deux ans après la mort de Franco, dans l’urgence de la transition démocratique, l’Espagne vote la loi d’amnistie générale qui libère les prisonniers politiques mais interdit également le jugement des crimes franquistes.

Les exactions commises sous la dictature et jusque dans les années 1980 (disparitions, exécutions sommaires, vols de bébé, torture) sont alors passées sous silence.

Mais depuis quelques années, des citoyens espagnols, rescapés du franquisme, saisissent la justice à 10 000 kilomètres des crimes commis, en Argentine, pour rompre ce « pacte de l’oubli » et faire condamner les coupables.

Un débat fera suite à la projection avec la présence des réalisateurs (sous réserves) et de Miguel Chueca, enseignant en espagnol à l’Université de Paris-Nanterre.

Sortie en salle le 13 février 2019

En Avant-Première
Ce 17 janvier à 19h
Centre Paris’ Anim – Place des Fêtes
2-4 rue des Lilas – Paris 19e
Métro Place des Fêtes

Entrée gratuite

Pour voir la bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=ingmAU4D0qc

Affiche Le silence des autres
Affiche Le silence des autres

Bilan 2018

Dimanche 4 février 2018, de 15 h à 18 h – Réunion annuelle de l’association

Bilan qualitatif des actions 2017, présentation du calendrier des événements 2018 et échanges avec les participants Notre présentation s’accompagna d’un petit goûter convivial. Une centaine de personnes nous ont rendu visite à cette occasion au :
33, rue des Vignoles – Paris 20e – Métro Buzenval ou Avron

CINÉ-CLUB
Notre objectif : faire connaître les productions cinématographiques réalisées durant la révolution espagnole et les fictions contemporaines qui s’inspirent de cet épisode historique, riche en enseignement social et politique. Ces projections sont toujours très suivies par un public à la fois fidèle et une partie qui se renouvelle à chaque projection. Aussi nous vous invitons à nous suivre

sur ce chemin de traverse en commençant par :

Ces représentations ont eu lieu à :

Paris’Anim, Centre de la Place des Fêtes
2-4, rue des Lilas, 75019 Paris – Métro Place des Fêtes. Entrée gratuite.

Le jeudi 18 janvier 2018 à 19h suivi d’un débat avec la réalisatrice, “Enterrar y callar » (82mn), (Enterrer et se taire ) un film d’Anna Lopez Luna
Enterrar y callar (Enterrer et se taire), un film au sujet des vols organisés de nouveaux-nés de familles républicaines, dans les maternités espagnoles. Une consigne politique d’éradication, initiée sous la dictature franquiste en 1960 et qui continua jusqu’en 1990, en trafic rentable d’êtres humains. Cela renvoie à l’impunité des bourreaux qui subsiste dans la société espagnole contemporaine.

Jeudi 29 mars 2018, de 19 h à 21h30 – Ciné-club /97 personnes: Nosotros somos así de Valentin R. Gonzales (30’) 1937, version sous-titrée
Film produit par la CNT. Comédie musicale interprétée par des enfants pendant la guerre.
Suivi de Aurora de Esperanza de Antonio Sau Olite (60’) 1936. version sous-titrée
En 1935, en Espagne, le pays est au bord de l’explosion, une guerre civile menace la population, l’économie tourne au ralenti, la misère s’installe, le peuple gronde…
Ces deux films seront suivis d’un débat avec Richard Prost, cinéaste spécialiste de cette période et de cette tendance politique…

Jeudi 7 juin 2018 de 19h à 21h30/ 130 peronnes :La révolution s’arrêta en mai, de Mikel Muñoz (80’) 2015 version sous-titrée
Printemps 1937, la guerre civile espagnole est à son apogée. L’armée républicaine et les milices des partis et des syndicats, luttent contre les troupes franquistes. À l’arrière du front, le gouvernement ordonne l’assaut du Central téléphonique de Barcelone qui est géré par la CNT…

Au Grand Action rue des Écoles 75005 Paris le Vendredi 8 juin 2018 à 19h /60 personnes : « ARMONIA, Franco et mon grand-père  » : UNE AVANT-PREMIERE PARISIENNE REUSSIE. Depuis sa découverte aux RCC, en novembre 2017, ce film documentaire est devenu un coup de cœur. En partenariat avec Ceux du Rail en présence de Daniel Prévost. Le film est une histoire de famille, mais aussi une leçon d’histoire. Celle de la guerre d’Espagne vue du côté des républicains, et même des anarchistes de la CNT. Xavier, le réalisateur, effectue une enquête en France et en Espagne sur les traces de son grand-père, qu’il a connu retraité et fidèle aux assemblées annuelles de la CNT. Sortie du film en salle le 13 février 2019.

Vendredi 21 septembre 2018 à 18h15, 80 personnes ont suivi la projection et participé au débat, animé par le réalisateur Richard Prost
UN AUTRE FUTUR un documentaire de RICHARD PROST (1990)

1re partie : « Je demande la parole » de 1870 à 1936 ; (45mn) 2e partie : « Sous le signe libertaire » de 1936 à 1937. (52mn)

jeudi 18 octobre 2018 à 18h15 , 75 personnes ont participé à la soirée. SUITE ET FIN DE :
UN AUTRE FUTUR : un documentaire de RICHARD PROST (1990)
3e partie : « Il n’y a plus de fous » de 1938 à 1939 (55mn) Les contradictions dans le camp républicain, la contre-révolution et la victoire des franquistes.

4e partie : « Contre vents & marée » de 1940 à 1975 (55mn) l’exil, la résistance en France et en Espagne, la clandestinité et l’antifranquisme.

Jeudi 29 novembre 2018 à 19h00, 87 personnes ont participé à cette soirée durant laquelle nous aurions dû projeter La Lengua de las mariposas La langue des Papillons, de José Luis Cuerda (2001) (1h35mn). Hélas, nous n’avions qu’une version en espagnol sans sous-titre et comme il y avait des personnes dans le public qui ne connaissaient pas cette langue nous avons renoncer à le passer et nous avons projeter La Vague. Suivi aussi d’un débat sur l’éducation. Ce film sera reprogrammé en 2019 dans une version espagnole sous titrée.

Jeudi 13 décembre 2018 à 19h00, 102 personnes présentes pour :Ma guerre d’Espagne à moi, 80mn, Une femme à la tête d’une colonne au combat

suivi d’un débat avec Daniel Aïache (La révolution défaite) L’histoire de Mika Etchebéhéré : Une femme à la tête d’une colonne au combat.

Participation au mois de la résistance (mai) dans le 19e arrondissement : Création d’un Quiz à l’attention des jeunes élèves.

Création d’une exposition d’affiches destinée à tourner ans la établissements scolaires, les mairies, les bibliothèques ou tout autres lieux pouvant accueillir du public et des conférences : Résistance au Fascisme et à ses représentations ; Exposition d’affiches 36/39.

Dimanche 27 mai 2017 – Toute la journée
Participation à la Journée Nationale de la Résistance (JNR), comme chaque année, depuis 2015. Lieu : Mairie du 6e arrondissement de Paris

Vendredi 24 août 2017 – 17h plus de 200 personnes ont assisté à cette cérémonie.

Célébration annuelle de l’entrée de la Nueve dans Paris. Nous présenterons 25 portraits d’hommes de la Nueve et nous vous ferons découvrir, plus particulièrement, le parcours de quelques-uns d’entre eux. Portraits lus par leurs propres descendants ou un membre de l’association.

Devant le jardin de la Nueve rue Lobau
Hôtel de Ville, 75004 Paris.
Les reproductions des portraits des hommes de la Nueve évoqués ont été distribués aux descendants, une vidéo a été réalisée de cette cérémonie à laquelle s’était invité Fernando Martinez, director general de la memoria por el gobierno español et une brochure reproduit l’ensemble des prises de paroles de cette journée. Ce fut un moment d’intense émotion surtout quand Madame Campos a pris la parole pour évoquer son papa, Miguel Campos, qu’elle n’a pas vraiment connu.

Nous avons accueilli les descendants dès le 23 août aux Vignoles de manière à ce qu’ils se connaissent et puissent échanger en toute quiétude. Le soir du 24 août, nous nous sommes à nouveau regroupés au 33 pour un petit diner fraternel.

Le lendemain, nous avons accompagné la famille Campos à la cérémonie officielle de la Libération de Parie organisée par la mairie de Paris. À cette occasion nous avions pu prendre contact avec Alberto Marquardt (réalisateur du film La Nueve, et le présenté à cette famille, qui avait grâce à la diffusion de ce documentaire, pu savoir qu’il existait des traces de leur parent dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale… Là encore l’émotion était au rendez-vous……

Vendredi 9 & Samedi 10 Novembre 2018 –Colloque et débats /Concert
« Paroles pour la mémoire des étrangers engagés aux côtés de la France pour la liberté » Pour tenter de rétablir une part de la vérité historique du parcours de ces hommes, nous voulons leur donner la parole.

De la participation des étrangers au combat pour la liberté à la situation d’aujourd’hui, nous donnerons également la parole aux représentants des associations impliquées dans l’aide aux réfugiés en 2018.
Plus de 200 personnes se sont succédées sur les 2 jours à ce colloque au cours duquel nous avons non seulement donné la parole à des descendants, et/ou des historiens qui ont évoqué l’accueil en France et la participation de leur parent à la Seconde Guerre mondiale mais nous avons donné la parole aux réfugiés aujourd’hui, et aux personnes qui s’en occupent sur le terrain. Conditions d’accueil, risques importants pour atteindre la France, démarches administratives indissolubles, reconduite à la frontière, internement ……… Toutes ces péripéties ressemblent étrangement et de manière nauséabonde, à celles vécues par les étrangers fuyant le fascisme dans les années 30, avant de trouver soit la mort par reconduction dans leur pays, ou par leur entrée dans la résistance, soit pour les plus chanceux la possibilité de vivre enfin après s’être battus durant 5 années pour la Liberté.

En soirée le 9 novembre projection du film : El Periple de Mario Pons Múria (72mn) (sous- titré) : Pour résister à la xénophobie et au racisme et promouvoir un accueil humain.
Le lendemain 10 novembre nous avons conclu la soirée avec un concert fraternel de nos amis : Les chanteurs Livreurs. Vive la chanson qui dit : NON !

Lieu: Paris’Anim Centre Place des Fêtes. 2/4 rue des Lilas

Entrée gratuite.

Tout au long de l’année 2018

Poursuite du travail avec les scolaires et leurs enseignants : collégiens, lycéens, étudiants et autres demandeurs de nos interventions (municipalités, bibliothèques, musées, associations, etc.) : expositions, diaporama, lectures, projections, débats… Travail en partenariat avec d’autres associations, en France, en Belgique et en Espagne.

Nous sommes allés :
À Mantes la Jolie, et nous avons réalisé le parcours de l’entrée dans Paris des hommes de la

Nueve avec une classe prépa du lycée d’enseignement général
Au lycée de Mennecy (91) où nous avons maintenant un rendez-vous annuel,

Au Lycée Villegénis de Massy,
Au lycée Montaigne, au Lycée Georges Brassens du 19e. À Besançon avec notre exposition d’affiches commentée.

Pour que 2019 reste gravé dans la mémoire des mémoires

L’association 24-août-1944 vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année et vous attend en 2019 pour une année de « mémoire active ».

Nous avons des rendez-vous essentiels pour comprendre que l’histoire doit être asservie de l’avenir:

  • Les 80 ans de l’exil politique espagnol ou encore Retirada,
  • Les 75 ans de la Libération de Paris, où les hommes de la Nueve entrèrent dans la ville le 24 août. Aussi nous vous informerons de nos projets, et nous vous attendons nombreux (ses).

En vous souhaitant santé, paix, bonheur et justice en 2019 pour vous et tous ceux qui vous sont chers.

Ne vous arrêtez pas à cette première page, ouvez les autres pour découvrir le poème de Sara Berenguer. Très sincèrement L’association 24-août-1944

Documents joints

 

MIKA, Ma guerre d’Espagne à moi

Ne manquez pas ce documentaire sur l’engagement d’une femme, venue d’Argentine pour défendre ses convictions et la Liberté !

Mika, Ma guerre d’Espagne à moi, un documentaire de de Fito Pochat et Javier Olivera, (80mn)

Une femme à la tête d’une colonne au combat
L’histoire de Mika Etchebéhère :

« Je suis incapable de trouver une autre occupation que celle de me faire tuer. Je n’ai pas, comme les miliciens, le droit de traîner dans les bars pour écourter les jours et les nuits sans combats. Mon statut de femme sans peur et sans reproche, de femme à part, me l’interdit. Mes convictions personnelles aussi me l’interdisent. Alors il ne me reste qu’à me plonger dans le manuel de formation militaire que j’essaie d’apprendre par cœur… »

Ce texte parmi les plus forts sur la guerre d’Espagne est accompagné d’un documentaire que nous vous proposons de découvrir ce 13 décembre.
Il raconte l’épopée de Mika Etchebéhère (1902-1992), une femme qui dirigea une colonne du Parti ouvrier d’unification marxiste (POUM) en 1936-1937. On y croise des minoritaires, des anarcho-syndicalistes et des marxistes antistaliniens, tous habités par la conviction d’imminents lendemains qui chantent.

Le jeudi 13 décembre 2018 à 19h00 suivi d’un débat avec Daniel Aïache (enseignant en histoire et écrivain): L’engagement des femmes et notamment des internationalistes dans les milices populaires et politiques dès juillet 36.
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Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite
Métro Place des Fêtes.

Mika, affiche
Mika, affiche

La Lengua de las mariposas La langue des Papillons

Notre cycle de projection se transforme et nous présenterons désormais des séances de projection de films de fiction entrecoupées de séances documentaires.

L’association 24 août 1944 présente :
LA LENGUA DE LAS MARIPOSAS – LA LANGUE DES PAPILLONS

Un film de José Luis Cuerda – 2001 – 1h 35 mn
Adapté d’une nouvelle de Manuel Rivas

Nous sommes en 1936, dans un petit village de Galice. Moncho vient d’avoir huit ans et il va pour la première fois à l’école.
L’école, il en a une trouille bleue : on lui a raconté que les maîtres battent les enfants. Il faudra que son maître d’école en personne, Don Gregorio, vienne le chercher chez lui. Et à son arrivée en classe, Moncho sera accueilli par les applaudissements de ses
camarades…
Avec Don Gregorio, apprendre est un véritable plaisir, une espèce de grande aventure. Le vieux maître a la sagesse chaleureuse et le savoir gai, il transmet avec gourmandise aux mômes des connaissances aussi fondamentales que peu académiques.
Et le printemps venu, Don Gregorio trimballe tout son petit monde dans les champs : l’observation de la nature est bien plus formatrice que n’importe quel cours magistral. Bref c’est un professeur de vie, avec qui Moncho tisse une relation tendre et profonde, partie pour durer toujours.
Hélas, le monde autour a son mot à dire. Et en ce mois de juillet 1936 une ère nouvelle s’annonce, qui balaie d’un coup de botte toutes les valeurs humanistes inculquées par un vieux maître d’école libertaire…

Jeudi 29 novembre 2018 à 19 heures
au Centre Paris’ Anim
Place des Fêtes
2-4 rue des Lilas – Paris 19e
Métro Place des Fêtes
Entrée gratuite

Un débat fera suite à la projection avec Irène Pereira, professeur de philosophie et militante de Sud-Éducation.

La Lengua de las mariposas / La langue des Papillons
La Lengua de las mariposas / La langue des Papillons

COLLOQUE 9 et 10 novembre 2018 : FRANCE TERRE ACCUEIL ENTRE MYTHE ET RÉALITÉ

Exil d’hier et d’aujourd’hui

D’une guerre à l’autre, ces Exclus et ces Étrangers qui ont fait et font la France Mémoire des rejetés de la République dans leur résistance pour libérer le monde du fascisme. *Consulter le programme des deux journées. Le vendredi 9 novembre 2018, de 14h à 22h Le samedi 10 novembre 2018, de 14h à 22h Au centre : Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes 2/4 rue des Lilas 75019 Paris Entrée gratuite Merci de prendre des dispositions et réserver au plus vite, la capacité de la salle est réduite. par mail: 24aout1944@gmail.com par tél: 0651728618 Au plaisir de vous retrouver À DIFFUSER SANS MODÉRATION

Affiche colloque 9&10 nov: France terre d'accueil…
Affiche colloque 9&10 nov: France terre d’accueil…

Documents joints

 

CAMARON DE LA ISLA sur radio libertaire 89.4FM

Le samedi 3 novembre à partir de 13h 30, sur Radio libertaire le deuxième volet de notre émission consacrée à Camarón de la Isla.

Vous trouverez ci-joint le flyer qui annonce l’émission.

Radio libertaire Paris

CAMARÓN DE LA ISLA

Reportages sur le chanteur de flamenco

Camarón de la Isla (1950-1992) est sans doute le plus grand chanteur de flamenco de tous les temps. Gitan de la Baie de Cadix et fier de ses racines, il s’est produit dès l’enfance sur les scènes andalouses. Mais c’est sa rencontre à Madrid avec le guitariste Paco de Lucia qui va révolutionner le cours du flamenco contemporain. L’Espagne du franquisme retient son souffle à chacune de leurs créations. Après la fin de la dictature, Camarón pousse encore plus loin ses audaces, chantant Garcia Lorca comme Omar Khayyam, fusionnant une galaxie d’influences (rock, blues et jazz) jusqu’alors étrangères à l’univers du flamenco.

À Séville, rencontre avec Ricardo Pachón, compositeur et producteur de l’album La Leyenda del Tiempo, l’œuvre majeur de Camarón.

SAMEDI 3 NOVEMBRE 2018 À PARTIR DE 13H 30

sur les Chroniques rebelles

de Radio libertaire, 89.4 FM

et en direct sur internet : www.radio-libertaire.net

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Compte rendu du 21 septembre projection Un autre futur (1&2) de Richard Prost

Malgré un horaire un peu avancé, plus de cinquante personnes se sont pressées pour assister à cette projection.

Les documentaires réalisés à partir d’entretiens et d’images d’archives, permettent de comprendre ce qui a porté ce peuple misérable à franchir les rives de l’utopie et à en faire une réalité. Réalité de quelques mois mais si forte qu’elle fait école encore aujourd’hui.

Le débat a permis d’expliquer ce mouvement social jusqu’ici jamais réitéré dans le monde. Il y avait parmi le public beaucoup de gens nouveaux intéressés par cette expérience mais pas forcément au courant des faits. Nous avons pu éclaircir leur vision du mouvement anarchiste en général et espagnol en particulier.
Il était important aussi de leur donner rendez-vous pour le 18 octobre, où nous projetterons les parties 3&4 pour une vue d’ensemble des réalisations sociales révolutionnaires du mouvement populaire espagnol et de sa lutte contre le franquisme.

Mais le mieux, c’est de découvrir ces 4 films ,regroupés en Dvd sous le titre:
UN AUTRE FUTUR (redhic@laposte.net ou auprès de notre association:24aout1944@gmail.com)
et de regarder ci-dessous le débat du 21 septembre:

UN AUTRE FUTUR parties 3 et 4

Bonjour,
Voici récompensée votre patience, nous projetterons le 18 octobre la suite de :

UN AUTRE FUTUR un documentaire de RICHARD PROST (1990)

3e partie : « Il n’y a plus de fous » de 1938 à 1939 (55mn) Les contradictions dans le camp républicain, la contre-révolution et la victoire des franquistes.
4e partie : « 3e partie : « Il n’y a plus de fous » de 1938 à 1939″ de 1940 à 1975 (55mn) l’exil, la résistance en France et en Espagne, la clandestinité et l’antifranquisme.

ATTENTION !
LA PROJECTION DÉBUTERA À 18H45
Le jeudi 18 octobre 2018 à 18h30 suivi d’un débat en présence du réalisateur
Richard Prost
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite

Un Autre Futur 3&4
Un Autre Futur 3&4

Nos amis de MHRE 89 fêtent leur 10 ans d’existence

Bon anniversaire MHRE 89. L’Yonne se souvient des ces diables d’Espagnols ………

Manifestations des 10 ans de MHRE se rapprochent. Ci-dessous le calendrier complet, avec en PJ Ø la fiche de réservation pour le Théâtre et le Cocido du 20 octobre Ø L’affiche qui annoncera au grand public les manifestations. N’hésitez pas à en faire quelques tirages et à les apposer sur votre voiture ou à la proposer à votre boulanger ou … pour un très large public.

Affiche 10e anniversaire MHRE 89
Affiche 10e anniversaire MHRE 89

Documents joints

 

Un Autre futur (1&2) projection le 21 septembre à 18h30

Composé de 4 parties, l’ensemble retrace l’histoire de l’anarco-syndicalisme espagnol des origines à la mort du « caudillo » en 1975 : la création de la CNT en 1910, la dictature des années 20, la république et de 1936 à 1939 la révolution, la mise en pratique du communisme libertaire et la guerre civile menant à la défaite et à l’exil. Mais la lutte pour la liberté contre le fascisme et le franquisme perdure.

Dans la situation actuelle de nos sociétés, il est très important de transmettre ce mouvement populaire qui fut une réalité sociale en Espagne de plusieurs mois.

Pour connaître d’où vient et ce que réalisa d’incroyable, le mouvement syndical et social espagnol, il nous faut plonger dans l’histoire de son mouvement libertaire.

C’est plus que nécessaire pour comprendre l’assise populaire au coeur du monde ouvrier mais aussi du monde paysan de ce mouvement qui prône, le respect de l’individu au sein d’une communauté partageuse, et éducative où les grandes orientations se décident en assemblées générales et où les délégués sont désignés par la base et révocables par elle à tous instants.

C’est ce parcours et cette découverte que nous vous proposons cet automne en deux séances/débats : les 21 septembre et 18 octobre.

Nous projetterons les 4 épisodes de Un Autre Futur, film réalisé par Richard Prost, qui vous permettra d’entrer, de comprendre et de débattre en connaissance de cause du mouvement libertaire espagnol et de son implication dans la révolution espagnole à partir de 1910 à aujourd’hui.
Les parties 1 et 2, le 21 septembre : « Je demande la parole » & « Sous le signe libertaire »
Les parties 3 et 4, le 18 octobre.
ATTENTION COMPTE TENU DE LA LONGUEUR DE CETTE PROJECTION (120mn) NOUS COMMENCERONS À 18H30 PRÉCISES POUR AVOIR LE TEMPS INDISPENSABLE DU DÉBAT

Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite

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COMPTE RENDU 24 août 1944 – 24 août 2018 « Qui étaient ces soldats de la liberté ?»

Le 23 août 2018, vers 19h, sont arrivés tranquillement les descendants des hommes de la Nueve, qui devaient intervenir le lendemain lors de l’hommage rendu à leur parent.

Nous étions au 33 rue des Vignoles, dernier lieu historique parisien de l’exil libertaire espagnol et surtout lieu vivant et populaire en passe d’abriter, entre autres, le centre mémoriel du mouvement libertaire français et espagnol en exil. Nous sommes une bonne trentaine, réunis dans la grande salle, où trônent les portraits peints par Juan Chica-Ventura. Une partie des gens se connaissent, contents de se retrouver autour de cette table amicale, d’autres font connaissance et tout le monde est heureux de saluer la famille Campos, Teresa la fille de Miguel Campos, et ses enfants : Isana, Mundi, Luis-Miguel. Colette Flandrin Dronne, fille du capitaine Dronne est venue également, pour honorer cette famille qui cherche depuis 1945 ce qu’est devenu leur père et grand-père. Les conversations vont bon train, historiques, politiques, amicales, et bien entendu… gastronomiques. On rit, on pleure, on chante, enfin on évoque surtout l’empreinte de ce peuple, bâtisseur d’une société nouvelle, sur leurs héritiers biologiques et idéologiques. On se sépare tard dans la nuit.

24 août 2018, 16h30, nous sommes concentrés devant le jardin des combattants de la Nueve, 3 rue de Lobau.

La mairie comme chaque année depuis 2014, a fait disposer des fleurs aux couleurs de la République espagnole, un pupitre et une sono pour les intervenants et des chaises pour ceux qui viennent écouter. Inutile de dire que malgré leur nombre, elles seront insuffisantes et beaucoup devront rester debout pour assister à l’ensemble des prises de parole. De notre côté, nous avons amené nos grilles d’exposition et nous les disposons le long des murs qui entrourent le jardin. Nous y accrochons les portraits des hommes qui seront évoqués ce jour. Nous tendons, de l’autre côté du portail du jardin, notre immense banderole qui doit être visible depuis les étoiles, tant elle est grande. Comme tous les ans, le maire du 4e arrondissement, qui nous accueille sur son territoire, nous souhaite la bienvenue, à travers les mots chaleureux et amicaux de Madame Evelyne Zarka, première adjointe à la mairie et indéfectible soutien à notre action. Le large trottoir se couvre spontanément des couleurs rouge et noir, jusque là indésirables si près de la maison des élus et mainenant saluées par eux… L’hommage commence sous les yeux attentifs de plus de 250 personnes. Nous voulons évoquer cette année, ces hommes dans leur humanité, leur quotidien d’être humain, de père, de grand-père et de passeurs de l’expérience sociale qui fut la leur. Notre association a présenté le cadre des interventions :

«En 2018, nous voulons donner la parole aux descendants des hommes de la Nueve de la 2e DB. Elles et ils nous invitent à partager leurs souvenirs des hommes que furent leur père ou leur grand-père. Les traces qu’ils ont laissées en eux et en nous, puisque nous sommes aujourd’hui ce qu’ils ont semé hier par leur opiniâtreté à défendre la justice et la liberté. » (voir document « introduction » )

Le ton était donné. Nous avons lu une lettre de Rafaël Gomez, dernier survivantde cette compagnie, qui voulait saluer ce rassemblement sans pouvoir se déplacer : « Un combat pour la liberté au cours duquel tombèrent beaucoup de nos compagnons. (…) Je crois que La Nueve fut une compagnie unique (…). Malgré la distance qui nous sépare aujourd’hui, je vous assure que je suis près de vous. » Carmen Góngora évoque son grand-père, José Góngora Zubieta, comme un lointain souvenir et la découverte en 2015 seulement qu’il avait été un des hommes de la Nueve. C’est alors que commence sa quête : « Grande émotion ! Mon grand-père, un héros ! J’ai voulu en savoir plus, partant ainsi vers une quête laborieuse mais passionnante à partir d’une photo et d’un article de journal. (…) » C’est Agnès Pavlowsky, notre secrétaire, qui prêtra sa voix à César Vázquez à sa fille Marianne pour évoquer leur père et grand-père, Joaquin Tejerina Vázquez : « Antifranquiste jusqu’au bout des ongles, il a combattu dès son adolescence le fascisme et le racisme. Parcours étonnant et extraordinaire que celui de cet homme idéaliste et généreux, quelque part un Don Quichotte des temps modernes (…), en quête constante de liberté, de vérité et toujours à l’écoute des autres. Pourtant(…), c’était un modeste, refusant tous les honneurs (…) disant que ce qu’il avait fait était tout à fait normal. » Les frères Solé, Miguel et Pedro sont évoqués par Juan Chica-Ventura & Ramon Pino ; Miguel qui survit à son frère au bout de tant de danger, sera poursuivi par la justice militaire, affublée d’œillères, pour désertion de la Légion Étrangère : « C’est proprement incroyable, mais un mandat d’arrêt contre moi court depuis le 28 février 1945. Il émane du tribunal militaire d’Oran. Le 26 septembre 1946, je suis arrêté à mon domicile de Saint-Denis. Il faudra l’intervention du directeur de la Maison des anciens de la 2e DB, rappelant mes états de services dans l’armée Leclerc, pour que je sois définitivement relaxé, en octobre 1946. J’étais abasourdi par cette mésaventure, qui n’aura pas touché que moi, car nous étions nombreux dans ce cas, les Espagnols : inculpés et décorés à la fois.» Gérard Salinas, réservé, vient nous parler de son papa, Manuel Salinas qu’il a si peu connu : « (…) Peut-être en a-t-il découvert les réalités aux côtés de ses compagnons républicains, communistes et anarchistes de la Nueve. Pour ma part, je n’en retiens que le courage physique et moral de ces hommes venus de loin pour combattre une idéologie totalitaire, dans un pays qu’ils ne connaissaient pas. Manuel, mon père, m’aura permis de découvrir l’épopée des hommes de la Nueve et de ne pas oublier leurs souffrances.» Daniel Pinos, membre de notre association, a débusqué, pour nous un air de guitare tout particulier avec le récit du témoignage de Victor Baro alias Juan Rico : « Anarchiste espagnol ! Je suis l’un des seize survivants de ceux qui sont entrés les premiers dans Paris. J’étais le plus jeune et j’avais une guitare. Le capitaine Dronne m’a dit : « Rico, ce n’est pas le régiment des mandolines. » J’ai caché ma guitare sur le tank. Il n’était pas commode, nous non plus. C’est le seul qui a voulu de nous, … et nous de lui. Il parlait espagnol, nous on se débrouillait en français mais le cœur y était. » Notre ami et cinéaste Richard Prost avait la charge de parler de Manuel Lozano, dont il est, comme beaucoup d’anarchistes, l’héritier de son expérience menée à bien en Espagne et défendue jusqu’à son dernier souffle. Richard, sous son parapluie rouge et noir, nous explique ce que furent les réalisations sociales des anarchistes en Espagne et combien ils avaient mille fois raison, en avance sur leur siècle. Il dénonce aussi la falsification de l’histoire et les légendes qui viennent se substituer aux faits réels, laissant derrière elles une amertume mensongère : « C’est bien Manuel Lozano qui avait raison, si on l’avait écouté lui et ses camarades hommes et femmes, on ne parlerait pas aujourd’hui de changements climatiques. (…) C’est pourquoi Je m’adresse avec Manuel Lozano aux jeunes de l’assistance : Ne vous laissez pas guider par la façade de la connaissance et les recherches faciles. Cherchez toujours la vérité avant de faire vos choix personnels. » (lire l’article sur le lien suivant http://www.globalmagazine.info/2018/08/25/la-nueve-1535214864 Madame Colette Flandrin Dronne nous a offert un exercice sans filet sur son papa, le Capitaine Raymond Dronne, commandant de la Nueve et cette compagnie qui fut la famille de sa famille, un belle émotion : « La Nueve a combattu avec gloire et courage pendant toute la campagne, souvent en première ligne, toujours plus unie (malgré la mosaïque des opinions), toujours plus soucieuse d’obtenir la victoire, et toujours avec l’espoir d’un retour au pays après la chute de Franco. Mon père est parti, à la demande de Leclerc, un an en Indochine. La 9 dans sa presque totalité ne l’a pas suivi. « Les jaunes ne m’ont rien fait » disaient-ils. Démobilisés, ils ont eu l’immense amertume de découvrir que les alliés s’accommodaient du régime franquiste. (…) Ils étaient des civils dans l’âme. Ils étaient courageux. Ils ont participé à tous les moments marquants de notre vie. Ils étaient ma famille. Quand mon père leur écrivait, c’était à « mon cher camarade » ou « cher ami ». Ils ont toujours été ses camarades. » Marie-José Cortès, timide et craintive, a pris son courage à deux mains pour honorer la mémoire de José Cortès, son papa : « le 24 au soir, papa entre dans Paris avec ses compagnons. Il participe à la bataille de Paris. Le 25 août, en avançant dans la rue des Archives (4e arrondissement), il est touché par un tireur isolé (aujourd’hui, on dirait un snipper) par trois balles explosives. Une infirmière n’est pas insensible à son charme ibérique et à son aura de vainqueur. Elle lui prodiguera tous les soins possibles, émue par cet homme jeune aux portes de la mort. Ils se marièrent très vite. Après guerre, il retrouve son compagnon Martín Bernal, à Choisy le Roi qui lui apprend le métier de cordonnier… » Mar y Luz nous a émus aux larmes en parlant de son père, Ángel Cariño López : « Il n’a jamais renoncé à ses valeurs ; il ne les inculquait pas, mais il les vivait. Il avait un total désintérêt pour les biens matériels. La maison était toujours ouverte. Certains sont passés pour une simple visite, un repas. Lui qui n’était pas croyant : c’était pourtant un peu « la maison du bon Dieu » pour les gens et les animaux. D’autres venaient pour de l’aide pour des papiers ou des courriers… Mon père, s’il a eu la joie de disparaître après Franco, n’est jamais retourné en Espagne. Ce qui lui manquait le plus, c’était sa Galice, la mer et la pêche. » Et elle lie la personnalité de son père à la résistance des exilés d’aujourd’hui : « Alors que je vous lis ces lignes, sur les bords de la Méditerranée d’autres exilés partent : eux aussi ont des familles, eux aussi fuient des dictatures, eux aussi veulent tout simplement survivre. Alors oui : dans les circonstances actuelles, comment voudrait-on que je ne pense pas à mon père et à tous ses combats ? » Pour la première fois en France et en Espagne, nous allons entendre le témoignage déchirant de la famille de Miguel Campos, El Canario de la Nueve et disparu durant la campagne d’Alsace. Séparée dès son plus jeune âge de son père qu’elle ne revit jamais, Teresa fut jetée en prison avec sa maman dès juillet 1936. Ils ne se revoient pas mais Miguel écrit, jusqu’en 1942 où sa trace est définitivement perdue, jusqu’à ce documentaire qui fait sauter Luis-Miguel le petit-fils : « documentaire à la télévision publique espagnole, intitulé La Nueve, les oubliés de la victoire, d’Alberto Marquardt, dans lequel il raconte l’histoire de 150 républicains espagnols et où les témoins évoquent Miguel Campos. (…) C’était aussi très émouvant de lire le nom de mon père sur le mémorial Leclerc. Ce voyage fut l’une des choses les plus exaltantes que j’ai jamais vécues. J’ai obtenu beaucoup d’informations sur la vie de mon père. Grâce à M. Coale, nous avons appris que le capitaine Dronne parle de lui dans ses Carnets de route. »

Aimable Marcellan, secrétaire adjoint l’association, terminera ce « Marathon » évocateur avant que la Maire de Paris, Anna Hidalgo, prenne la parole.

Tout en rappelant les raisons de l’existence de l’association, il remercie la mairie de Paris pour l’avancée des travaux prévus pour le Centre mémoriel du mouvement libertaire espagnol en exil. Quoique la surveillance ne se relâche pas autour des locaux à transformer, au 33 rue des Vignoles. Un petit tour d’horizon sur la destination prestigieuse de ce lieu d’histoire populaire et parisienne, liée à l’exil, nous conduit à l’évocation des personnalités passées au 33 mais aussi des luttes qui y furent mener sans concession : « Nous savons, et les générations qui nous ont précédés nous l’ont montré, que rien n’est jamais acquis, que la mémoire comme la vie sont des combats de tous les jours, tournés vers l’avenir. Ces combats, nous les poursuivrons ! » (voir document Conclusion ) Nous avons terminé cette journée par l’intervention de Madame la Maire de Paris qui après s’être rejouie de parler ainsi, depuis plusieurs années maintenant, face à une forêt de drapeaux rouge et noir, a affirmé que la mémoire du peuple espagnol devait être mise au grand jour et qu’elle ne cesserait jamais de porter cette ambition: remettre le fleuve Histoire dans son lit de vérités, loin des falsifications, officielles ou autres. Accompagnée tout au long de cet hommage par des officiels de l’État espagnol, (ambassadeur à l’OCDE, ambassadeur à l’UNESCO, représentante nationale du PSOE…) elle céda la parole au Señor Fernando Martinez qui annonça le décret signé par le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, de relève des cendres du dictateur Franco del Valle de los Caidos, et son intention de mener durant son mandat une vraie réhabilitation des combattants antifascistes espagnols en ouvrant les fosses communes, identifiant chaque corps pour le remettre à sa famille, et en travaillant en harmonie avec les associations de mémoire espagnoles et celles de l’exil, conscient qu’une grande part de l’histoire du peuple espagnol se trouve hors de ses frontières.

La réconcilaition en Espagne est à ce prix : exhumer la vérité et en tirer les véritables leçons, rien n’avancera sans ce passage obligé.

Le 25 août 2018, nous avons accompagné la famille Campos aux cérémonies officielles de la libérations de Paris. Une grande joie , un beau cadeau les attendait, la rencontre avec Alberto Marquardt, l’homme par lequel la quête de cette famille a commencé à devenir réalité. Mais lors de la célébration officielle, très militaire et protocolaire (rien à voir avec celle de la veille) à nouveau la chappe de plomb s’est installée par ommission : pas un mot des Espagnols, de la Nueve entrant dans Paris ou martyrisée à Écouché. La cérémonie s’est terminée par la projection du film Paris brûle-t-il ; film grand public qui tisse les ommissions avec le fil des extravagances historiques, jamais remises en cause. Il reste encore beaucoup de chemin pour que ce qui se dit un jour se dise toujours et qu’on ne perde pas ce fil ténu de la vérité en une nuit. Le bureau de l’associaiton 24-août-1944 Tous les textes des interventions seront publiés en bilingue dans une brochure illustrée. En l’attendant je tez un oeil à cette vidéo: https://youtu.be/z2SA-JT3PTI

Teresa Campos dans l'assistance du 24 août 2018
Teresa Campos dans l’assistance du 24 août 2018
Teresa Campos présentée par Serge Utgé Royo
Teresa Campos présentée par Serge Utgé Royo
Le public est au rendez-vous
Le public est au rendez-vous
Amable conclut face au public et aux élus
Amable conclut face au public et aux élus
Anne Hidalgo, maire de Paris s'exprime devant la CNT
Anne Hidalgo, maire de Paris s’exprime devant la CNT
Banderole de l'association 24 août 1944
Banderole de l’association 24 août 1944
23 08 18 Au 33 rue des Vignoles, Mar Y Luz Carino Lopez, Colette Flandrin Dronne et Robert Coale
23 08 18 Au 33 rue des Vignoles, Mar Y Luz Carino Lopez, Colette Flandrin Dronne et Robert Coale
Famille Campos réunie
Famille Campos réunie
Teresa et ses enfants: Isana, Mundi et Luis-Miguel évoquent leur père et grand-père
Teresa et ses enfants: Isana, Mundi et Luis-Miguel évoquent leur père et grand-père
La photo finale
La photo finale
Isana Campos et le drapeau de la République espagnole de nos amis de Mher 89 Yonne
Isana Campos et le drapeau de la République espagnole de nos amis de Mher 89 Yonne
On est nombreux
On est nombreux
Une rangée d'officiels français et espagnols sous la bienveillance du drapeaux rouge et noir
Une rangée d’officiels français et espagnols sous la bienveillance du drapeaux rouge et noir
Tous les portraits des hommes évoqués ce 24 août 2018
Tous les portraits des hommes évoqués ce 24 août 2018
Richard Prost parle d'espoir à travers Manuel Lozano
Richard Prost parle d’espoir à travers Manuel Lozano
Manuel Salinas porté par Ramon
Manuel Salinas porté par Ramon
Teresa et Serge comme deux complices
Teresa et Serge comme deux complices
Carmen Gongora Zubieta et ce grand-père qui n'a pas eu le temps de raconter!
Carmen Gongora Zubieta et ce grand-père qui n’a pas eu le temps de raconter!
Colette Flandrin Dronne, imprégnée depuis l'enfance de cette Nueve si chère au Capitaine
Colette Flandrin Dronne, imprégnée depuis l’enfance de cette Nueve si chère au Capitaine
Daniel Pinos nous conte Victor Baro alias Juan Rico
Daniel Pinos nous conte Victor Baro alias Juan Rico
Evelyne Zarka, représentante du maire du 4e arrondissement ouvre la cérémonie
Evelyne Zarka, représentante du maire du 4e arrondissement ouvre la cérémonie
Gérard Salinas nous raconte son père Manuel Salinas
Gérard Salinas nous raconte son père Manuel Salinas
Mar y Luz Carino Lopez nous fera pleurer
Mar y Luz Carino Lopez nous fera pleurer
Marie-José Cortés, une touche joyeuse qui finit en mariage!
Marie-José Cortés, une touche joyeuse qui finit en mariage!
Ramon Pino prête sa voix au dernier survivant Rafaël Gomez
Ramon Pino prête sa voix au dernier survivant Rafaël Gomez
Teresa Campos , sa voix s'étrangle d'émotion
Teresa Campos , sa voix s’étrangle d’émotion
Teresa rassurée par la présence de ses enfants
Teresa rassurée par la présence de ses enfants
Véronique Salou Olivares, introduction de l'association
Véronique Salou Olivares, introduction de l’association
Serge Utgé-Royo, un monsieur loyal hors pair!
Serge Utgé-Royo, un monsieur loyal hors pair!
Catherine Vieu-Charier sourit au discours d'Amable sur le 33
Catherine Vieu-Charier sourit au discours d’Amable sur le 33
Anna Hidalgo n'est pas en reste
Anna Hidalgo n’est pas en reste
Serge et Miguel Solé par Ramon et Juan
Serge et Miguel Solé par Ramon et Juan
Agnès sera Gérard et Marianne Vasquez pour parler de Joaquin Tejerina Vasquez
Agnès sera Gérard et Marianne Vasquez pour parler de Joaquin Tejerina Vasquez
23 08 18 Ceux qui, enfants, ont vécu l'exil
23 08 18 Ceux qui, enfants, ont vécu l’exil
23 08 18 Des descendants de la Nueve, il y a tant à se raconter…
23 08 18 Des descendants de la Nueve, il y a tant à se raconter…
23 08 18 Il y avait déjà un monde joyeux au 33
23 08 18 Il y avait déjà un monde joyeux au 33
23 08 18 Le 33 vivant: AMAP et plusieurs générations de l'exil des Espagnols antifascistes
23 08 18 Le 33 vivant: AMAP et plusieurs générations de l’exil des Espagnols antifascistes
23 08 18 Les Portraits de Juan expliqués à Marie
23 08 18 Les Portraits de Juan expliqués à Marie
23 08 18 Présentation du 33 rue des Vignoles à la famille Campos
23 08 18 Présentation du 33 rue des Vignoles à la famille Campos
23 08 18 Émouvante rencontre de Colette Flandrin Dronne et Teresa Campos
23 08 18 Émouvante rencontre de Colette Flandrin Dronne et Teresa Campos
23 08 18 Un lien d'amitié se crée immédiatement!
23 08 18 Un lien d’amitié se crée immédiatement!
23 08 18 Sous la Nueve une joyeuse troupe
23 08 18 Sous la Nueve une joyeuse troupe
25 08 18 Mar y Luz, Marie-Josée et Teresa Trois descendantes sous le 11e macaron de la Nueve Htel de Ville
25 08 18 Mar y Luz, Marie-Josée et Teresa Trois descendantes sous le 11e macaron de la Nueve Htel de Ville
25 08 18 Une très émouvante rencontre Teresa Campos y Alberto Marquardt , réalisateur du documentaire
25 08 18 Une très émouvante rencontre Teresa Campos y Alberto Marquardt , réalisateur du documentaire

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24 août 1944 – 24 août 2018 « Qui étaient ces soldats de la Liberté ?»

24 août 1944 – 24 août 2018
« Qui étaient ces soldats de la Liberté ?»

L’association 24 août 1944 a le plaisir de vous inviter
à l’hommage rendu aux antifascistes espagnols de la Nueve (9e compagnie de la 2e DB-Leclerc), libérant Paris,
Le vendredi 24 août 2018, à partir de 17h00, devant le jardin dédié aux combattants de la Nueve,
3 rue de Lobau 75004 Paris (métro Hôtel de Ville)

Nous donnerons la parole à une dizaine de descendant(e)s de ces hommes, pour nous dire qui ils étaient.
Ils viendront chacun leur tour ou mandaterons l’un parmi nous pour nous lire leurs témoignages émouvants, souvenirs de l’homme qui fut leur père ou leur grand-père.

Ne ratez pas ce rendez-vous de mémoire.
À très bientôt et en vous attendant, bonnes vacances.

¡Hola !
Os esperamos :

El viernes 24 de agosto de 2018,
a partir de las cinco de la tarde (17h)
frente al jardín de los combatientes de la Nueve
3 calle de Lobau 75004 Paris (métro Hôtel de Ville)

al homenaje hizo a los antifascistas españoles de la Nueve (9ª compañía de la 2e DB del General Leclerc) que participaron a liberar París.

Este día, daremos la palabra a los descendientes de estos hombres. Los miembros de la familia de Miguel Campos serán presentes y hablaron de sus padre y abuelo desaparecido.
La alcaldesa de Paris cerrara esta manifestación.
Hasta pronto con fraternidad.

INVITATION
INVITATION

CAMARÓN DE LA ISLA, le plus grand chanteur de flamenco

CAMARÓN DE LA ISLA
Reportages sur le chanteur de flamenco

Camarón de la Isla (1950-1992) est sans doute le plus grand chanteur de flamenco de tous les temps. Gitan de la Baie de Cadix et fier de ses racines, il s’est produit dès l’enfance sur les scènes andalouses. Mais c’est sa rencontre à Madrid avec le guitariste Paco de Lucia qui va révolutionner le cours du flamenco contemporain. L’Espagne du franquisme retient son souffle à chacune de leurs créations. Après la fin de la dictature, Camarón pousse encore plus loin ses audaces, chantant Garcia Lorca comme Omar Khayyam, fusionnant une galaxie d’influences (rock, blues et jazz) jusqu’alors étrangères à l’univers du flamenco.
À San Fernando et Séville, rencontres avec Patricia Galera, Lolo Picardo, propriétaire de la Venta de Vargas, la taverne où il commença à chanter, et Ricardo Pachón, compositeur et producteur de l’album La Leyenda del Tiempo, l’œuvre majeur de Camarón.

SAMEDI 21 JUILLET 2018 À PARTIR DE 13H 30
sur les Chroniques rebelles
de Radio libertaire, 89.4 FM
et en direct sur internet : www.radio-libertaire.net

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HUGO Au Revoir Compañero!

Comment oublier ta frêle silhouette, tes cheveux blancs et longs, attachés sur ta nuque et qui cascadaient comme autant de chevaux fous et sauvages dans la prairie argentine de ta naissance.

Tu avançais dans la vie, rebelle, réfractaire à tout ordre, refusant une administration inquisitrice et voyeuse.

Comment oublier ton visage ouvert comme une question immense sur le monde qui t’environnait, ton regard espiègle, et ton sourire moqueur.
Moqueur des idées reçues, moqueur des règles imposées, moqueur des institutions frustrantes mais tellement respectueux de l’amitié, de la beauté et de la solidarité.

Tu t’en es allé, empli de souffrance, sans faire d’esclandre, tu as tiré ta révérence ce samedi de juin où le soleil a bien voulu encore une fois réchauffé ton cœur.

Tu nous laisses vides de ta présence; abandonné le mobil-home qui abritait tes sommeils d’idéaliste, tes créations de bijoux et surtout beaucoup de tes rêves à partager.
Tu fus notre compagnon de liberté et d’idéal. Dès la première heure, tes pas se sont joints aux nôtres pour croiser le chemin des hommes de la Nueve.

Tu fus Manuel Lozano, être magique, à l’accent inimitable qui est le tien et qui fut le sien dans la vie probablement et aussi pour une lecture théâtrale mise en scène par un autre compagnon génial et regretté Armand Gatti.

Et depuis ce jour mémorable du 23 août 2014, tu n’as plus quitté notre route. Tu fus et restes présent à nos côtés dans cette mémoire que tu as fait tienne et qui t’a adopté.

Un extrait de la pièce La Nueve mise en scène par Armand Gatti: la belle prestation de notre ami Hugo:
https://www.youtube.com/watch?v=WXhypncC8Yk&feature=youtu.be

La quête de mémoire: Une histoire de famille

Armonia, Franco et mon grand-père :
« Ma mère refuse de me parler du passé. Je pars alors en Espagne avec elle pour filmer
notre histoire familiale. Mais cette quête vire bientôt à l’obsession de connaître la vérité
sur mon grand-père qui prend peu à peu la place d’un mentor dans ma propre vie en plein questionnement…. »

Xavier Ladjointe
Un documentaire comme un « road movie » qui court à la conquête du pourquoi de son existence, par les chemins de traverse que sont ceux de la mémoire familiale. Or celle-ci croise l’Histoire et ses déchirures.

Une soirée dense, émaillée de la voix de Daniel Prévost qui nous lit des passages émouvants de son dernier ouvrage:

Daniel Prévost a connu Paco et Rosita, et il raconte son attachement à ses amis et à leur idéal dans son dernier roman : « Tu ne sauras jamais combien je t’aime ».
L’Espagne libertaire et révolutionnaire s’invita tout au long de ce vendredi soir, comme hôte d’honneur, incontournable et éclatante.

Autour de l'Espagne révolutionnaires et de ses traces
Autour de l’Espagne révolutionnaires et de ses traces
Un moment de partage le 08 juin 2018
Un moment de partage le 08 juin 2018

Une soirée animée le 7 juin 2018 au Paris’anim de la Place des fêtes

Malgré une grève de la SNCF très suivie , une centaine de personnes se sont déplacées de jeudi 7 juin pour assister à la projection du documentaire: La révolution s’arrêta en mai. Les événements de mai 37 commencent à émerger vraiment dans les débats et à poser question sur leurs raisons et les violences engendrées envers les militants du POUM et anarchistes.

Rappel succint des événements : Printemps 1937, la guerre civile espagnole est à son apogée. L’armée républicaine et les milices des partis et des syndicats, luttent contre les troupes franquistes. À des centaines de kilomètres à l’arrière du front, les « conseillers soviétiques » tout puissants et les hommes du PCE et du PSUC tirent les ficelles du gouvernement républicain. Ils décrètent la chasse aux anarchistes et aux militants du POUM, beaucoup trop révolutionnaires et contestataires de l’ordre républicain qu’ils entendent contrôler. Ils poursuivront également les militants socialistes partisans de Francisco Largo Caballero qui prônent une révolution sociale. Le gouvernement ordonne l’assaut du Central téléphonique de Barcelone qui est géré par la CNT. Les militants anarchistes (CNT, FAI et Jeunesses Libertaires) et ceux du POUM résistent et une grève générale éclate ; de terribles affrontements ont lieu entre d’une part anarchistes et militants du POUM et d’autre part les forces de police aux ordres du gouvernement républicain et des communistes staliniens. C’est le début d’une guerre civile au sein de la Guerre civile. Cinq jours qui scellent l’épitaphe de la révolution. Vous pouvez suivre le débat de présentation du documentaire sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=BbV2fqtzfuM

Barricade du 19 juillet à Barcelone le peuple contre les militaires insurgés
Barricade du 19 juillet à Barcelone le peuple contre les militaires insurgés
Siège du POUM
Siège du POUM

Documents joints

 

Hommage à Federica Montseny dimanche 3 juin 2018 au 33 rue des Vignoles

Le 3 juin, début d’après midi le monde afflue déjà au 33.

Une surprise nous attend: Pour la première fois, à Paris, 49 dessins originaux de Madeleine LAMBERET sont exposé dans la belle salle bois et miroir de Flamenco en France. Nous avons pu réaliser cette exposition en avant première grâce à Régine et Christian et à nos amis du CIRA Limoges.

Que savez-vous de Madeleine Lamberet?

Pour ceux qui ne la connaisse pas ou peu je joins une petite bio ainsi évidemment que celle de sa grande soeur Renée, car elles sont indissociables dans leur engagement et leur travail auprès des anarchistes espagnoles, pour rendre compte chacune à sa manière de la révolution sociale, des collectivités et d cela protection des enfants.

Les visiteurs flânent devant les étals de bouquins d’occasion. Ils sont en castillan ou catalan ou simplement en français.

Puis malgré le soleil et la chaleur, tout le monde s’entasse dans la grande salle pour écouter Jérémie de Flamenco en France annoncer que les nouvelles sont plutôt excellentes en ce qui concerne la réalisation du projet du passage du 33, comme lieu VIVANT de mémoire, de culture et de résistance aux promoteurs. La présentation de l’ouvrage de Federica Montseny: Le contexte, l’idée géniale de cette femme qui se réfugia en France sur les mêmes chemins que le peuple espagnol, de recueillir les témoignages tout frais des Espagnol(e)s exilés: leurs situations diverses. Toujours, le fil conducteur d’un exil à l’autre de garder leur idéal intact et l’espoir de reconstruire en Espagne, un jour, cette société de partage… (voir le lien ci-dessous de l’entretien de Martial avec Serge Utgé-Royo le traducteur de l’ouvrage): https://youtu.be/cQqgtevFNlk Et la vidéo réalisée par Richard Prost sur la présentation de l’ouvrage et de notre programme: https://youtu.be/xX-TX4hem7Q Après le débat et une pause soleil, et rafraichissements, la projection du film de Jean-Michel : Federica L’indomptable. Jean-Michel nous fait courir d’une époque à l’autre tout-jours sur les traces de cette militante anarchiste, ministre et écrivain… C’est dire si l’empreinte qu’elle a laissé sur les sentes de l’histoire est profonde et totalement d’actualité. Le débat fut riche d’échanges, de questions, et prometteur de résistance.

Après un tel programme, quoi de plus naturel que d’aller finir les discussions animées autour d’un rafraîchissement en dégustant une pâtisserie ou une gourmandise salée.

Vue sur l'exposition M. Lamberet
Vue sur l’exposition M. Lamberet
Jérémie explique l'avenir du 33
Jérémie explique l’avenir du 33
La salle attentive
La salle attentive
Richard Prost caméra en main
Richard Prost caméra en main
La salle au ciné
La salle au ciné
Jean-Michel Rodrigo explique
Jean-Michel Rodrigo explique
Les stands "culture" et leurs aficionados
Les stands « culture » et leurs aficionados
La civière brodée par Olivier , artiste du 33
La civière brodée par Olivier , artiste du 33
Stands "culture" 2 dans le passage
Stands « culture » 2 dans le passage
Aimé et Serge présentent "Révolutionnaires, réfugiés & résistants", de F. Montseny
Aimé et Serge présentent « Révolutionnaires, réfugiés & résistants », de F. Montseny

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Premier festival lycéen de courts-métrages en espagnol

Ce lundi 14 mai nous avons assisté avec nos amis réalisateurs et jury pour l’occasion, Quino Gonzalez et Émile Navarro, à cette première de très grande tenue!

Dans une salle mise à disposition par la mairie de Massy, nous avons visionné les uns derrière les autres, pas moins de neuf courts métrages, réalisés par les élèves de première et terminale de plusieurs lycée de l’académie de Versailles.

Inutile de préciser que le choix et l’attribution des prix aux lauréats fut un exercice très difficile. Mais nos experts cinéastes s’en sont bien sortis finalement.

Chaque film a abordé, à sa manière, le thème de la mémoire et de sa transmission. Une mémoire plurielle et constructive. Tous tournés vers la construction d’un avenir plus juste et plus solidaire… ces courts métrages ont accroché l’attention de toute le salle et les émotions étaient au rendez-vous: larmes, rires, amitié…

Nous ne pouvons que vous conseiller de les regarder à votre tour et de vous imprégner de ce que ces jeunes ont voulu nous transmettre.

Mais aussi préparez-vous pour l’édition N°2, de l’an prochain!
BONNE SÉANCE!

https://espagnol.ac-versailles.fr/spip.php?article1118