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Quand Choisy Le Roi honore les libertaires espagnols

« Nos anciens, qui ont toujours lutté contre vents et marées, auraient sans aucun doute apprécié qu’enfin une reconnaissance leur soit accordée.
Grâce à ces activités entreprises, ce film, le site de la Ville, leur mémoire est présente.
Avec nos moyens, ici et maintenant, nous avons conscience d’avoir accompli le mieux possible ce travail contre leur oubli.
Un grand merci à nous tous. »

La ville de Choisy honore ces exilés, antifascistes et libertaires espagnols qui ont continué à faire vivre leur idéal d’une société plus juste, à Choisy même. Ils ont fait de cette commune un point du globe connu des tous les anarchistes du Monde et de tous les partis de gauche espagnols.

Vous pouvez suivre leur histoire sur le site de la ville:
https://www.choisyleroi.fr/decouvrir-choisy/limprimerie-des-gondoles-et-la-cnt-imprima-a-choisy/

Vous y trouverez:
L’histoire de la Nueve dans laquelle se sont battus au moins deux Espagnols installés ensuite à Choisy, avec le film d’Alberto Marquardt et ses bonus;

L’Histoire de la section locale de la CNT espagnole en exil, à travers les panneaux de l’exposition urbaine qui a été accrochée sur les grilles du jardin de l’hôtel de ville en mai 2019. Panneaux qui existent en français et en espagnol et dont vous pourrez vous servir en prenant contact avec nous: info@24-aout-1944.org

le film sur la fabuleuse histoire de l’imprimerie des Gondoles, de Richard Prost vous fera découvrir comment cette petite imprimerie était connue internationalement et imprima des milliers de revues, journaux, tracts, brochures,…qui étaient expédiés aux quatre coins de la terre et dans lesquels il était question de liberté, d’égalité, de partage, de société juste, de culture, d’éducation.

Ce film est une réalisation essentielle et pédagogique pour qui veut comprendre comment peut fonctionner une entreprise collectivisée, ce qui anime des gens, simples militants, à soutenir financièrement une entreprise qui ne doit pas faire de bénéfice mais qui doit absolument fonctionner régulièrement. En résumé ce que pourrait être une organisation sociale déconnectée du profit et dans laquelle l’humain serait au centre des préoccupations.

N’hésitez pas à projeter ce documentaire autour de vous, à vous en servir comme d’un outil d’explication et de dialogue.
Nous pouvons mettre à votre disposition les panneaux de l’exposition, des documents originaux et assurer des présentations et débats si vous le souhaitez.

À l’automne 2020, sortira un DVD avec ce documentaire il sera agrémenté d’une partie de bonus dans lesquels vous pourrez découvrir des documents imprimés « aux Gondoles » et surtout une conférence d’Alain Dobeuf sur toute l’histoire des 50 années d’existence de cette entreprise pas comme les autres. (1956-2006).

Ces anciens de la guerre d’Espagne, des Forces Françaises Libres, de la résistance et des camps nazis ne cessèrent jamais leur combat contre Franco et de se côtoyer que ce soit ici autour de la CNT mais aussi au titre des combats menés pendant la
Seconde Guerre mondiale. Martín Bernal, avec Granados des Forces Françaises Libres, avec Roc Llop et Roda déportés à Mauthausen et bien d’autres, anciens de la guerre d’Espagne et des collectivités, constituèrent l’armature de la Fédération Locale de Choisy-le-Roi/Thiais de la CNT. C’est elle, la CNT de Choisy qui épaulera Marcellan et Agustí, à l’initiative de la création de l’imprimerie des Gondoles. Bernal, Granados, Roda sont de la première liste de souscription, qui permettra de lancer ce qui est appelé dans la CNT « le projet pour la culture ». L’imprimerie fonctionnera de 1956 à 2006, comme une entreprise collectivisée!

Projection du film « Les caisses d’Amsterdam vostfr »

1939 : Dans Barcelone assiégée par les troupes fascistes, un groupe d’hommes est chargé de sauvegarder les archives de la CNT et de les emmener à Amsterdam. En 2010 : L’analyse des documents tisse une large relation entre les anarchistes de Barcelone, le mouvement makhnoviste ukrainien et les révoltes en Patagonie argentine. Le documentaire « Les caixes d’Amsterdam » raconte une histoire sur l’anarchie et certains de ses personnages les plus mythiques (La Commune de Paris, Ferrer et Guàrdia, Garcia Oliver, Buenaventura Durruti …) et finit par dériver dans certaines des pratiques sociales les plus pertinentes du 21ème siècle.
La projection sera suivie d’un débat en présence de Felip Solé, le réalisateur.

Un projet qui rassemble des philosophes, des théoriciens et des intellectuels de renommée mondiale qui s’identifient à l’idéologie libertaire. Une collection de témoignages sur des personnes qui vivent selon l’idéal anarchiste. Documents cinématographiques, lettres manuscrites et photographies contribuent à faire revivre un mouvement stéréotypé et stigmatisé tout au long de son histoire. Une intrigue qui mêle l’histoire de la Confédération nationale du travail (CNT), instigatrice de la révolution en Catalogne ; le mouvement makhnoviste en Ukraine – l’une des factions révolutionnaires combattant le régime tsariste jusqu’à sa liquidation par les bolcheviks – et les grandes révoltes patagoniennes mises au jour par le grand journaliste Osvaldo Bayer. L’intrigue débute en janvier 1939 avec l’évacuation de 22 caisses des archives de la CNT, juste avant l’occupation de Barcelone par les troupes fascistes. Ces archives furent déposées à l’Institut International d’Histoire Sociale d’Amsterdam. Le documentaire « Les caixes d’Amsterdam » raconte une histoire sur l’anarchie et certains de ses personnages les plus mythiques (La Commune de Paris, Ferrer et Guàrdia, Garcia Oliver, Buenaventura Durruti …) et finit par dériver dans certaines des pratiques sociales les plus pertinentes du 21ème siècle.

La projection sera suivie d’un débat en présence de Felip Solé, le réalisateur.

Le jeudi 15 décembre 2022 à 19h Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes 2/4 rue des Lilas 75019 Paris Entrée gratuite

Les chemins de la mémoire (Caminos de la memoria (91’) 2009)

L’association 24 août 1944 présente :
De 19h à 22h00
Les chemins de la mémoire (Caminos de la memoria (91’) 2009)
De José Luis Peñafuerte.

La dictature de Franco, un des régimes les plus violents et longs de l’Europe du 20e siècle, a été gardée sous silence par l’Espagne depuis sa fin, il y a près de cinquante ans. Ce régime a fait des milliers de victimes : orphelins, prisonniers, exilés, déportés, torturés, assassinés. Aujourd’hui, l’Espagne et son gouvernement commence enfin lever le voile sur cette période, et rendre justice aux centaines de milliers de victimes du franquisme.
José-Luis Peñafuerte, lui-même descendant d’exilés, nous emmène dans un véritable voyage à la recherche de cette mémoire refoulée, afin d’ouvrir une fenêtre contre l’oubli. Les pièces du puzzle incomplet dans la mémoire de l’Espagne sont encore nombreuses : les fosses, les camps de concentration, les prisons, les routes de l’exil, et les traces encore bien vivaces du franquisme…
C’est un des premiers grands films sur la Mémoire en Espagne toujours aux prises avec les fantômes de son terrible passé.
La projection sera suivie d’un débat

Le jeudi 17 novembre 2022 à 19h
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite

20 octobre Projection : L’or de Moscou

L’OR DE MOSCOU a généré déjà beaucoup de récits, et de supputations.
Ce documentaire éclaire certains aspects, confirme des pratiques, et interroge.

Le 25 octobre 1936, 510 tonnes d’or de la Banque d’Espagne ont été expédiées à Odessa, puis à Moscou. Les fonds obtenus ont servi à l’achat d’armement commandés pendant la guerre sur ordre du gouvernement de la Seconde République, présidé par Francisco Largo Caballero, et à l’initiative de son ministre des Finances, Juan Negrín. À la fin de la guerre civile espagnole, le trésor de la Banque d’Espagne avait été liquidé.
En 1994, Maria Dolors Genovés, directrice des programmes spéciaux de TV3, et Ramon Millà ont réalisé pour cette chaîne de télévision, un précieux documentaire intitulé L’Or de Moscou, un travail d’investigation qui, pour la première fois, a donné accès à la documentation la plus cachée des archives des services secrets de l’URSS.

La projection sera suivie d’un débat en présence de Ramon Millà.
Nous rendons également hommage à Maria Dolors Genovés, ce 5 juillet 2022 à l’âge de 67ans.

Nous vous attendons nombreux
Le jeudi 20 octobre 2022 à 19h
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite

D’une dictature à l’autre/ Ni fous ni morts!

Ce 16 juin, la salle du Centre Paris’ Anim de la Place des F^tes réunissait plus de 50 personne, une grande émotion et le récit d’Alberto, réalisateur et acteur des événements…… Laurence Jourdain, Réalisatrice de documentaires lira quelques extraits du livre, écoutés dans un silence attentif et respectueux.

Voici de quoi il fut question:
« NI FOUS NI MORTS

Récits de résistance dans une prison de la dictature militaire en Argentine.

C’était une époque de répression et de terreur causant des milliers de morts, de disparus et de prisonniers politiques parmi les opposants à la dictature militaire. En tant que prisonniers, nous avons traversé ces années noires dans des prisons légales, devenues, après le coup d’État de Videla, en mars 1976, de véritables camps punitifs, destinés à nous briser et à nous soumettre.

La prison forteresse de Coronda était l’une d’elles, là où j’ai passé la plupart de mes années de détention. Un lieu sinistre à 500 km de Buenos Aires, où les militaires ont concentré près d’un millier de prisonniers politiques originaires des provinces du nord-est du pays.

À Coronda, nous avons enduré un régime extrême. Nous étions à la merci des militaires assoiffés de vengeance. Leur consigne était claire et sans appel, le commandant de gendarmerie en charge de la prison nous la répétait sans cesse : « Si vous sortez d’ici, ce sera fous ou morts ». Tout était interdit : pas de lecture (livres, lettres, magazine, journaux), pas de visites, pas non plus le droit de parler entre nous, au moindre écart nous payions par des punitions et longs séjours dans les cachots.

Mais nous avons tenu bon. À la folie répressive de nos bourreaux, nous avons opposé une organisation et une résistance implacables. Avec une créativité difficilement imaginable aujourd’hui, nous avons créé des réseaux secrets de solidarité et d’entraide, des systèmes de communication performants. Ce lieu où le silence et l’isolement devaient être la règle, grouillait d’une activité souterraine intense, par les égouts, par les tac-tac-tac du morse…

Coronda a été notre lieu d’enfermement, mais aussi notre lieu de vie, de partage, et des liens solidaires qui perdurent jusqu’à nos jours. Nous avons connu la souffrance et la douleur. Nous avons perdu des compagnons irremplaçables. Mais notre activité incessante, notre ténacité et l’humour omniprésent, arme puissante contre nos bourreaux nous ont préservés. Dans des cellules étriquées où nous passions vingt-trois heures par jour, nous étions des hommes libres.

Après la chute de la dictature, nous avons été libérés. Coronda, cet enfer sur terre promis par nos geôliers, grâce à notre résistance nous avait préservés.

« NI fous ni morts », est la version française de l’ouvrage sortie originellement en Argentine en 2003 et réédité depuis trois fois dans ce pays.[[« Del otro lado de la mirilla », le titre du livre en Argentine. (De l’autre côté du judas)]] Lors de la première édition nous écrivions :

« Ce livre est une œuvre collective. Ses chapitres sont composés, pour la plupart, de témoignages d’auteurs différents. Des récits anonymes. Ils évoquent en lettres noires nos larmes incolores, le soleil de nos rires, le rouge de notre lutte quotidienne pour survivre.
Nos récits viennent du plus profond de nous-mêmes. Ils sont notre contribution au combat, plus que jamais impératif, pour la sauvegarde de la mémoire, en faveur de la justice et du châtiment des crimes. Un tel projet collectif est un fait unique en Amérique latine.  »

2e partie de la soirée:

Ramon commente le film « les dernières heures de Salvador Puig Antich et le livre qui vint de sortir: Salvador Puis Antich dont il est un des traducteurs.

Salvador Puig Antich : Les dernières heures

Le 16 juin 2022, l’association « 24 août 1944 » présentait au Centre Anim’ de la Place des Fêtes à Paris 19è un documentaire sur les dernières heures de la vie de Salvador Puig Antich.
L’occasion de revenir sur le parcours personnel et politique de cet anarchiste catalan, exécuté en 1974 sous la dictature de Franco. Exécution par « garrot vil », la dernière qui eut lieu en Espagne. Salvador luttait avec le MIL (Mouvement Ibérique de Libération) non seulement contre la dictature mais contre le capitalisme. Le débat qui a suivi la projection du documentaire a permis de revenir sur cette forme de combat (l’agitation armée) d’un groupe de jeunes militants qui rejetaient toute forme d’avant-gardisme, s’opposant aux partis traditionnels qui eux n’aspiraient qu’à l’instauration d’une démocratie bourgeoise s’inscrivant toujours dans le cadre de l’exploitation capitaliste. Nombreuses questions de l’assistance sur le fonctionnement du MIL, ses formes de lutte au service des travailleurs en grève sous une dictature qui justement ne reconnaissait pas le droit de grève. Les méthodes pour financer les caisses de résistance et se procurer des armes, grâce aux « expropriations » (braquages de banques) etc. Puis l’arrestation de Puig Antich, son procès expéditif par la Justice militaire, sa condamnation à mort confirmée par le Conseil des ministres, et entérinée par Franco.
Un débat qui prolongea ainsi le témoignage de ses sœurs dans le documentaire qui évoque les dernières heures de Salvador Puig Antich.
Une page d’histoire de cette période sombre de l’Espagne et de ceux qui ont lutté contre le fascisme, dont notre association continue inlassablement d’évoquer la mémoire.

« La Nueve ou les oubliés de la Victoire » d’Alberto Marquardt

Plusieurs centaines des Républicains Espagnols exilés en février 1939 à la chute de la république, se sont intégrés à la 2edivision blindée (2e DB) du général Leclerc. Au sein de cette division, la 9e compagnie, nous trouvons la Nueve, dont le capitaine, Raymond Dronne, est un français parlant l’espagnol.

Sur 160 hommes, 130 sont des républicains espagnols. La langue de la compagnie est le castillan et une forte composante des hommes est anarchiste et antimilitariste…

Le 24 août 1944, la Colonne Dronne entre dans Paris. Ils sont 170 hommes dont une grande majorité sont des Espagnols de la Nueve. En tête de la colonne, derrière la jeep Mort aux cons du capitaine Dronne, se trouve le half-track Guadalajara. Cette colonne parvient à l’Hôtel de Ville, vers 21h20.
Le capitaine Dronne suivi du son second, le lieutenant Amado Granell sont les premiers soldats de la 2e DB à rencontrer les représentants de la Résistance. Le 25 août, Les Espagnols de Leclerc et ceux de la Résistance parisienne combattent ensemble. Et le 26 août les hommes de la Nueve seront choisi pour servir d’escorte rapprochée au général de Gaulle et aux représentants du Conseil National de la Résistance.

La projection sera suivie d’un débat en présence de membres de l’association 24 août1944. Le jeudi 19 mai 2022 à 19h Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes 2/4 rue des Lilas 75019 Paris Entrée gratuite (dans le respect des consignes sanitaires)

Nota Béné : une matinée de 14 h 30 à 17h est organisée à l’attention des élèves des établissements scolaires de l’arrondissement et autres avec une projection du même documentaire en version de52’ et en présence du réalisateur. Inscrivez vos classes rapidement ! 0651728618 ou 0686841684 ou info@24-aout-1944.org

ÉGALEMENT La Nueve ou les oubliés de la victoire, le mardi 24 mai au lycée Gabriel faussé (81 Av de Choisy 75013) de 18 à 20h/. Les hommes de la Nueve s’invitent à une soirée Clio en présence d’Alberto Marquardt

voir dépliant

Documents joints

 

Mémoire démocratique audiovisuelle à l’Institut Cervantes de Paris

Memoria democrática audiovisual, Extraterritorialidad & Resistencia

L’Institut Universitaire du Cinema Espagnol de l’Uni- versité Carlos III de Madrid (IUCE-UC3M) propose la tenue d’un séminaire de deux jours : « Memoire democratique audiovisuelle. Extraterritorialité et résistance ». L’objectif est d’inviter à une réflexion sur les signes de répression politique et de genre dans la dictature franquiste, ainsi que sur le déracinement de l’exil espagnol, du point de vue cinématographique et audiovisuel.

Programme et horaires joints
Profitez de votre passage à l’institut pour visiter l’’exposition en hommage à l’écrivain anti franquiste :
AGUSTIN GOMEZ ARCOS : ENTRE MEMORIA Y OLVIDO

Châteaudun honore les républicains espagnols de la Nueve

Notre association 24-Août-1944 au comité de jumelage de Châteaudun vous invite à partager ses événements: Du 3 au 11 mai 2022

 

Châteaudun vous attend nombreux cette semaine pour comprendre ensemble la révolution sociale espagnole du 19 juillet 1936.

  • Dans le dédale d’une salle d’exposition vous pourrez découvrir une exposition pédagogique sur le cours de l’histoire oubliée,
  • Un parcours initiatique autour de la poésie de Federico Garcia Lorca, le poète assassiné dont la voix résonne toujours et à jamais dans le coeur du monde!
  • Les femmes espagnoles vous attendent pour vous conter par le menu leur drôlede vies, leurs luttes, leurs victoires……
  • Et vous pourrez également décrypter le regard grave de ces hommes, l’épopée d’une lutte pour un idéal de liberté etre solidarité. Lutte commencée le 19 juillet 1936 et qui dura jusqu’au 8 mai 1945 et bien au-delà pour leur terre.

Deux projections ponctuent cette semaine:
Terre et Liberté de Ken Loach qui vous en apprendra sur le camp républicains, ses espoirs, ses convictions et les trahisons dont il fut victime. Le mardi 3 mai

L’exode d’un peuple suivi de La Nueve ou les oubliés de la Victoire pour comprendre comment et pourquoi la lutte a perduré sur le chemin d’un idéal à conquérir.

Et pour terminer en beauté, lors de l’hommage à ceux qui sont tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, un jardin dédié aux hommes d cela Nueve sera inauguré par le maire de Châteaudun et la maire de Marchena, le 8 mai 2022.

Tous les renseignements de lieux, de date et d’horaire sont sur le programme joint.

Débat autour de Los labios apretados

Pour la première fois, un film d’un descendant direct de ces mineurs nous parle de la Révolution d’octobre 1934 dans les Asturies.

C’est en étant invité à Buenos-Aires (Argentine) afin de régler la succession de son grand oncle qu’il ne connaissait pas, que Monty, ravi de ce voyage imprévu se retrouve face à l’Histoire de son pays, de sa contrée et de sa famille.
Tout à la fois, le passé l’invite au bal des découvertes et lui annonce qu’il amorce un tournant de sa vie, car désormais ce passé familial va l’habiter.
Monty entame sa quête et va réhabiliter les mineurs révolutionnaires des Asturies aux yeux des générations nouvelles d’Espagnols mais aussi pour porter leur engagement dans le monde entier…

il existe peu d’ouvrages qui traitent de cette révolution sociale nous en connaissons deux incontournables:
La revue du CTDEE (Centre Toulousain de Documentation sur l’Exil Espagnol) qui a fait son dossier principal de cet épisode de l’histoire sociale espagnole dans son numéro 2.

et le livre enfin traduc d’Ignacio Díaz: Asturies 1934: Une révolution sans chef aux éditions Smolny

Nous vous invitons à regarder la vidéo du débat et aussi à vous procurer l’un et l’autre de ces ouvrages.

Exilés, résistants de la retirada à aujourd’hui ; inauguration à Liège

Vendredi 4 mars a eu lieu l’inauguration de la grande exposition : Exilés ; résistants de la retirada à aujourd’hui.

Quelques liens de médias quint marqué l’événement :
Radio
48FM : le 8/03 – émission Studiobus
https://fb.watch/bEtJepxs40/ (4’37)
https://www.facebook.com/territoires.memoire/videos/486458896461944 )

Après une semaine de montage et d’ajustement, les deux expositions s’offraient généreusement au public ce vendredi. Elles ont un certain cachet dans ce lieu magique et lumineux qu’est La Cité Miroir [1].Tout d’abord, nous voulons remercier, ici, toute l’équipe (Julie, Philippe, Cédric et tous les techniciens … et bien sûr le conseil d’administration) pour nous avoir si chaleureusement accueillis et si efficacement aidés pour toute l’organisation et la mise en place de ce projet. Ce vendredi à 20h, tout était prêt, testé, et nous pouvions offrir au public ces photos de l’exil et celles du devenir des exilés à travers le fabuleux travail de Philippe Gaussot et de Pierre Gonnord, photographes talentueux qui sans jamais se rencontrer ont oeuvré pour la mémoire d’un peuple épris de liberté. Le monde se pressait pour admirer ce travail et suivre pas à pas, l’exode de ces gens et leur devenir. Ce fut un moment d’intense émotion et de fraternité partagée.

Mais que nous comptent ces photos :

CHEMINS DE L’EXIL Les photos de Philippe Gaussot.

L’avènement de la République (1931) et la révolution libertaire (1936) qui l’accompagne conduit la réaction espagnole (militaires, grands propriétaires terriens, haute bourgeoisie et clergé) à organiser un coup d’État en vue d’éliminer physiquement, par une terreur systématique, les tenants de la République et de la révolution sociale.
Aussi en janvier 1939, quand la Catalogne est menacée à son tour, les réfugiés des autres régions installés à Barcelone ainsi que les Catalans les plus exposés aux représailles prennent le chemin de l’exil, le chemin de la France, terre « d’accueil ».

Philippe Gaussot, l’humanitaire, dirait-on aujourd’hui, s’est engagé au Comité National Catholique pour secourir d’abord les enfants menacés par la guerre puis les réfugiés dans leur totalité. Il fréquente aussi les socialistes. Il est avec les enfants basques en 1937 pour les aider. Il est en Février 1939 dans les Pyrénées et tout de suite après dans les camps.
Les photos de Philippe Gaussot nous donnent à voir en même temps qu’une grande proximité avec les réfugiés, l’impréparation des autorités françaises et la dureté de la promiscuité de cette foule sans abri, sans sanitaire sans rien que les couvertures qu’ils ont apportées.
Mais nous pouvons aussi apprécier la dignité de ces réfugiés qui avancent la tête haute, et leur complicité avec le photographe…

LE SANG N’EST PAS EAU Les photos de Pierre Gonnord

L’Espagne restera sous la terreur franquiste pendant 36 ans avec l’assentiment de la communauté internationale. Le peuple espagnol endurera la dictature 36 ans. Pour les réfugiés, ce sera 36 années d’Exil. Les jeunes qui passèrent la frontière à 20 ans ne purent la franchirent dans l’autre sens qu’à l’approche de leurs 60 ans. Mais ce fut un peuple, toutes générations confondues qui passa cette frontière. Beaucoup d’entre eux s’engagèrent dans la résistance en France, dans les Forces Françaises Libres poursuivant le combat antifasciste commencé pour eux le 19 juillet 1936. Après 1945, les personnes les plus âgées moururent sans revoir leur pays ni leurs familles. Ceux qui avaient 20 ans fondèrent des familles mais aussi reconstituèrent leurs organisations pour poursuivre le combat et la solidarité avec leurs camarades d’Espagne, « de l’intérieur » disaient-ils. De la multitude photographiée par Philippe Gaussot, Pierre Gonnord s’intéresse à chacun et chacune qui était encore en vie en 2019 donnant une chair consistante à l’anonymat de la foule. Il interroge aussi leurs enfants, aujourd’hui déjà bien âgés, qui charrient et transmettent l’histoire de leurs parents et de la génération qui les a accompagnés, tel un halo qui éclaire leur propre chemin.

Les portraits de Pierre Gonnord veillent avec affection sur ces exilés qui tentent d’échapper aux griffes du franquisme et reconstruire leur vie sur une autre terre. Chacun des regards qui courent autour du grand bassin semble leur dire : « Vous avez réussi. Vous n’avez pas été vaincus, l’histoire vous honore et rappelle votre engagement ! »

Cette exposition dure jusqu’au 22 mai 2022 et nous organisons deux séries d’animation autour de ces photos. Vous y êtes les bienvenus. (voir programme)

Notes
[1] ancienne piscine art-déco, transformée en lieu d’exposition et de résistance antifasciste

Documents joints

Hommage à l’exil républicain espagnol

En principe, cet événement avait été prévu pour l’année scolaire 2019- 20. Nous n’avons pas pu le réaliser à cause de la pandémie.

Nous devons cette création à l’opiniâtreté de deux professeurs:
– Ana Botella Sorribes (professeur d’espagnol qui porte ce projet depuis plusieurs années) et Andrew Infanti (professeur de musique qui a aidé à l’orchestration, la mise en scène et enregistrement musical).
– Organisation générale: le spectacle dure de 40 minutes . Il s’agit de la représentation d’une scène de la pièce de théâtre “Les Sentinelles” de l’acteur et dramaturge Jacques Chambon qui a gracieusement autorisé à adapter son ouvrage pour l’occasion. Cette scène sera accompagnée de chansons, poèmes, musiques et chorégraphies originales ou bien adaptées, crées et réalisées par les élèves.
– Participants : classes de seconde, spécialité musique et danse ainsi que les élèves d’espagnol de ces classes. avec la participation également d’élèves des classes de première et terminale.
– Les classes de Première, spécialité musique ont travaillé le thème « Musique et langues vivantes » qui fait partie de leur programme. Pour les Premières espagnol, ce projet s’inscrit dans plusieurs axes thématiques du programme : « Territoire et mémoire », « Identités et échanges », « Diversité et inclusion ».

—  Déroulement : Tout au long de la pièce de théâtre, des groupes de personnages arrivent sur scène pour réciter des poèmes, chanter et/ou danser.
Ce fut une soirée époustouflante, au cours de laquelle chacun a donné le meilleur de lui-même.

Nous nous en souviendrons longtemps et nous croyons que les élèves se rappelleront toute leur vie, de l’exil des républicains espagnols, notamment quand ils entendront parler à nouveau d’exil de populations.

Projection : Los labios apretados (les lèvres serrées)

Octobre 1934, Espagne. Face à la prise de pouvoir par la droite dure, la grève insurrectionnelle est déclenchée.

Sensée embraser tout le pays, elle échoue en Catalogne et est vite matée au Pays Basque. Mais dans les Asturies, la République socialiste est proclamée. Casernes et usines d’armement tombent les unes après les autres et dans les bassins miniers, argent et propriété sont abolis. Ce qui va bien au-delà de l’antifascisme. Madrid va envoyer 30 000 soldats, sous la coordination d’un certain général Franco, pour suffoquer cette rébellion. Accompagnés de la flotte de guerre et de l’aviation et face à la résistance acharnée des ouvriers, ces militaires mettent plus de deux semaines à parvenir aux centres de la rébellion. Plusieurs comités révolutionnaires coordonnent la révolution asturienne dont un est élu en assemblée sur les barricades même.

Un documentaire à voir absolument!

Débat en présence de Sergio Montero, réalisateur.

Le jeudi 10 mars 2022 à 19h
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite (dans le respect des consignes sanitaires)

10 février HOMMAGE A L’EXIL DES REPUBLICAINS ESPAGNOLS

Février 1939 février 2022-

Il y a 83 ans, le peuple espagnol attaché à la liberté et à sa révolution sociale passait la frontière de France pour un exil qui allait durer près de 40 ans.

Les lycéens du lycée Georges Brassens se sont emparés de cette épopée et nous la racontent à leur manière d’artistes.
Ce 10 février 2022, ce sont le lycée Georges Brassens du 19e et L’association 24 août 1944 qui vous présentent :

Hommage à l’exil républicain espagnol à partir de la pièce Les Sentinelles, de Jacques Chambon, adapté. (60’)

Théâtre-concert-spectacle qui commémore la Retirada (exil républicain espagnol), la déportation dans les camps nazis et La Nueve.
Cette scène est accompagnée de chansons, poèmes, musiques et chorégraphies originales ou bien adaptées, par les classes de seconde, spécialité musique et danse ainsi que par les élèves d’espagnol de ces classes ; avec la participation des élèves des classes de première.
À l’issue de cette représentation Unique. Un échange entre la salle et les acteurs aura lieu.

Puis nous clôturerons la soirée avec à 20h15 une Projection/débat :
L’Exode d’un peuple de Louis Llech, 37’

Début 1939 a lieu l’exode de près de 500 000 républicains espagnols, militaires et civils confondus, fuyant les troupes franquistes vers la France.
Louis Llech, commerçant perpignanais et cinéaste amateur éclairé, possède une caméra 16 mm. Il va filmer, avec son ami Isambert, cette extraordinaire migration. Fasciné par l’aspect militaire de cette Retirada, il privilégie les plans de défilé, de foule, comme ceux montrant l’équipement militaire. Il n’oublie cependant pas la détresse civile, sans insister sur ses aspects pittoresques, préférant jouer sur l’image du flot ininterrompu des réfugiés.

Un débat suivra la projection, pour rappeler que les Espagnols furent immédiatement confrontés aux lois xénophobes en vigueur en France surtout depuis 1938 …

Le jeudi 10 février 2022 une soirée en deux parties :
de 18h à 20h00
Théâtre-concert-spectacle : Hommage à l’exil républicain espagnol
Et de 20h15 à 22h00 :
L’Exode d’un peuple de Louis Lech, 37’
Suivi d’un débat sur la situation légale des étrangers en France en 1939.
Au centre :
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite (dans le respect des consignes sanitaires)

Mais ce mois de février est riche en événements et l’association 24 août 1944 participera également, à une grande exposition sur les exils, à la Sorbonne.

DAMNATIO MEMORIAE

Nous y serons le 17 février pour y parler de la mémoire de l’exil des républicains espagnols, en particuliers de leur engagement contre le nazisme et de la déportation.
Mais nous vous engageons à suivre dès le 01 février ce programme à la Sorbonne afin de découvrir d’autres terribles exils qui n’ont jamais cessé de frapper les peuples les plus attachés à la liberté.

L’exil syrien de 2015, L’exil chilien de 1971 et l’exil espagnol de 1939.

Vous trouverez le programme ci-dessous, allez-y nombreux pour comprendre et expliquer combien les exilés sont très souvent une richesse pour leur pays d’exil.
Vous pourrez découvrir des reportages photographiques inédits et édifiants sur le fracas de l’histoire à toutes ces époques.

le 13 janvier: Barcelone : Les Olympiades oubliées (1992) d’Ariel Camacho (52’)

L’année 2022 débute et nous avons l’intention de tenter tout ce que nous pourrons pour maintenir voire augmenter nos activités, nos rencontres, et nos échanges avec vous.

Beaucoup de projets se bousculent pour voir le jour :
Des publications, des expositions, des interventions auprès des scolaires et des étudiants, et bien entendu, nos rendez-vous de projections / débat au Centre Paris’Anim de la Place des Fêtes,
C’est d’ailleurs par-là que nous ouvrirons l’année avec un thème sportif, qui s’impose en cette période de Jeux olympiques où le débat sur les enjeux politiques et économiques des JO en général refait surface.
Ces jeux qui devaient symboliser le sport amateur pour toutes et tous, ont leur consécration symbolique dans les Olympiades de Barcelone en juillet 1936. Mais qu’en est-il aujourd’hui également ? Nous sommes persuadés que vous aurez à cœur de découvrir l’esprit des Olympiades et que le débat saura en mesurer les écarts contemporains.
Nous vous attendons nombreux !

Le documentaire : Barcelone : Les Olympiades oubliées (1992) d’Ariel Camacho (52’)

Après trois années de campagne d’appel à boycotter les Jeux Olympiques de Berlin de 1936 pour protester contre les lois racistes de l’Allemagne nazie et sa politique d’exclusion des sportifs juifs, des « contre-Jeux », les Olympiades populaires, sont organisés à Barcelone à partir du 20 juillet 1936.
Les Jeux de Berlin sont lourdement instrumentalisés par le régime nazi avec la complicité active des hiérarques du CIO, dont l’inévitable baron de Coubertin. Dès cette époque et encore aujourd’hui, les JO ont été un enjeux politique majeur. En 1936, pour contrer la propagande nazie, le « Frente popular » espagnol décide d’organiser une contre-olympiade à Barcelone – qui a eu la malchance de tomber le jour même l’offensive franquiste.

Le film « Les olympiades oubliées » retrace cet épisode. Diffusé une première fois à la veille des JO 1992 à Barcelone (organisés alors par un CIO présidé par le franquiste Juan Antonio Samaranch), ce film sera suivi d’un débat sur les enjeux de l’époque et ceux actuels des Jeux olympiques éclairés par l’histoire peu connue de l’olympisme moderne.

Débat en présence de Nicolas Ksiss (spécialiste du sport populaire, sous réserve).

Le jeudi 13 janvier 2022 à 19h
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite (dans le respect des consignes sanitaires)

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Jeudi 18 Novembre 21 : El entusiasmo

L’association 24 août 1944 présente :
Pour la première fois en France, la transition à ses premiers instants, avec ses espoirs et ses déceptions.
El entusiasmo, de Luis Herrero, 2018, 80’

Une fois Franco mort, Tout paraissait possible !
Un film documentaire qui nous fait partager ce fol espoir de liberté avec les films d’archives de l’époque !
Tout y est : la réapparition au grand jour de la CNT fin des années 70, la contreculture, les innombrables grèves, le pacte de la transition, et la provocation policière de la Scala pour abattre une CNT qui recommençait à avoir une trop grande influence.

Avec la mort de Franco, un nouvel état d’esprit s’est emparé de la société espagnole. Luttes ouvrières, luttes de quartier, légalisation des partis et des syndicats, féminisme, contre-culture… des libertés collectives et individuelles qui ont trouvé une intensité particulière dans la sphère libertaire et dans la CNT. Dans une évolution fulgurante, la CNT passe en deux ans seulement de la clandestinité à l’organisation de manifestations de masse, sa trajectoire étant interrompue au début de l’année 1978 par une sombre affaire d’infiltration policière, dite affaire Scala. « El Entusiasmo » est l’histoire de quelques années intenses et uniques au cours desquelles la rue et les journaux parlaient d’utopie et de révolution, de rupture, de réforme et de changement. Une fois Franco mort, tout semblait possible.
L’Espagne, 1976 : Après quarante ans de dictature, la reconstruction du syndicat anarchiste CNT pendant la Transition vers la démocratie dépassa toutes les prévisions. Mais sa spectaculaire croissance n’allait pas passer inaperçue dans un moment particulièrement délicat pour le pays. El entusiasmo est aussi l’histoire d’un échec.

Luis E. Herrero (Madrid, 1976). Historien, cinéaste et chercheur culturel. Au sein de Hanoi Films, il réalise et produit des documentaires qui portent un regard sur le passé. Ses dernières œuvres comprennent le long métrage El Entusiasmo (2018) et les courts métrages Vitoria, mars 1976 (2019) et El largo túnel (2020), disponibles sur différentes plateformes de films en ligne. Son travail dans le domaine de la recherche et de la diffusion culturelles l’a amené à collaborer avec diverses institutions et publications sur l’histoire, l’art et le cinéma.

Le jeudi 18 novembre 2021 à 19h suivi d’un débat avec le réalisateur, Luis Herrero.

Documents joints

Bon anniversaire Monsieur Morin,

Bon anniversaire Monsieur Morin,

L’homme que la vie a refusé dans les premières minutes ; l’homme que la camarde ne se presse pas de cueillir, pour notre plus grand bonheur !

Quel secret portez-vous en ce monde pour que jamais ne s’éteigne votre voix ?
Par-delà les continents et le temps, vous résonnez en permanence sur les airs de Liberté et de justice.
Votre aura est telle que même les gens de pouvoir, incapables pourtant de comprendre la force qui vous habite depuis 1921, et vos pensées à transmettre, ne peuvent s’empêcher de vous honorer comme une leçon impossible à apprendre pour eux, encore moins à apprivoiser.

Vous dire aujourd’hui le bonheur qui fut celui de notre petite association, lorsque ce 24 août 2016, vous êtes venu à la tribune, renouer avec votre culture politique d’adolescent. Celle qui finalement n’a jamais cessé de coller à votre peau. https://youtu.be/7P_mYWnJIc8

Votre secret de vie réside probablement dans votre éternel étonnement face aux vilénies du monde surtout quand elles viennent de vos compagnons de route.

Vous avez su garder votre candeur et votre liberté de résistance.
C’est en homme libre que vous avez foulé les sentes de la terre et que vous êtes allé à la rencontre de l’autre où qu’il soit, pourvu qu’il nourrisse les mêmes aspirations à la justice et à la vie.
Wilebaldo Solano en fut un témoin privilégié qui a bénéficié de votre indéfectible amitié et de votre aide pour sa quête de vérité pour Andrès Nin.

Compagnon fidèle aux conquêtes innombrables, vous tendez avec candeur et sans à priori, votre main contre la détresse et vous offrez la douceur de votre sourire contre la violence du pouvoir.

Que ceux qui le détiennent mais restent sourds aux maux du monde, en prennent de la graine ! C’est notre souhait le plus cher pour vous accompagner sur les pas de votre siècle second.

Bon anniversaire Edgar, les membres de l’association 24 août 1944, vous embrassent et vous remercient de votre combat pour un demain de paix, de justice et d’équilibre entre tous les mondes.

Tornarem de Felip Solé

Voici le débat suscité par la projection de cette fiction historique:

Tornarem
Barcelone, janvier 1939, la fille de Lola et Felip est enlevée par des soldats phalangistes au moment de la chute de la ville. Au péril de leur vie, ils s’échappent et réussissent à traverser la frontière. En France, ils sont internés au camp de concentration d’Argelès-sur-Mer d’où ils s’évadent. Felip tente de récupérer sa fille Maria mais les événements l’amèneront à la Légion Étrangère Française, à combattre les Alliés, à déserter et puis lutter dans la « Nueve » de la 2e DB du Général Leclerc. Lola s’engage dans la Résistance, parvient à récupérer sa fille avec l’aide de Manuel, libertaire, passeur d’hommes dans les Pyrénées. Elle ne peut s’empêcher de tomber amoureuse… elle vivra deux amours. Ce sont les républicains espagnols de la Retirada, les premiers à combattre le fascisme, les premiers à libérer Paris, les premiers à arriver au Nid d’Aigle d’Hitler.

Tornarem a de nombreuses distinctions. Prix Iris a la meilleure fiction pour la Academia de las Ciencias y las Artes de Televisión de España. Prix Gaudí au meilleur film de la Acadèmia Catalana de Cinema. Le Magnolia d’Or au directeur pour le Festival de Télévision de Shanghai.
Prix au meilleur scénario au Sichuan Télévision Festival, en Chine. Pour la photographie a remporté le prix Prisma 2012 de l’Association des Cinéastes (AEC). Tornarem à également été sélectionnée aux Awards Europe du Festival de télévision de Monte-Carlo ainsi que sa protagoniste comme meilleure actrice au Festival de Berlin.

Le jeudi 1er juillet 2021 à 19h (précises) suivi d’un débat avec Felip Solé
&
Le vendredi 2 juillet 2021 à 19h (précises) suivi d’un débat avec Felip Solé
Au
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite mais sur inscriptions compte tenu des réserves sanitaires en vigueur. Merci de votre compréhension.


Réserver à : 0651728618 ou 0686841684

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Sur le Banc avec Colette Flandrin Dronne et les hommes de la Nueve

Colette Flandrin Dronne encore une fois a captivé l’attention d’une petite centaine de jeunes lycéens et de leurs professeurs en racontant l’Nous vous proposons de suivre cette rencontre à travers la vidéo réalisée par notre ami Victor Simal

Notez que c’est la dernière fois que nous pourrons vous offrir avec notre regrettée Colette.

14 avril 1931-14 avril 2021 90 ans la seconde République espagnole

Si l’empreinte de cette mémoire continue à provoquer tant d’intérêt et de passion, c’est surtout parce qu’elle est synonyme d’avenir.

Ce 14 avril 2021 marque les 90 ans de la seconde république espagnole. Celle pour laquelle tant de personnes sont mortes, pour la défendre contre un coup d’état militaire.
Malgré la situation sanitaire pour le moins difficile dans le monde cette année encore, nous ne voulons pas cesser nos activités. Il est important pour l’avenir de marquer cet anniversaire. Il représente la première pierre posée par le peuple espagnol pour la conquête de ses droits sociaux, pour l’émancipation de la femme, pour le partage des richesses…… Il s’agit d’un projet social sans précédent dans ce monde féodal qu’est l’Espagne de 1930.

C’est pour toutes ces avancées que la République fut si durement attaquée et balayée par les forces fascistes, bourgeoises, et réactionnaires de toute l’Europe voire du monde.

Le « travail de mémoire » doit essentiellement servir l’avenir, empêcher le retour de dictateurs en éclairant la vérité historique sans complaisance. Nous devons parvenir à regarder en face le déroulement de l’histoire et que chacun reconnaisse ses actes, louables ou condamnables. Il ne suffit pas de crier Viva la república ! encore faut-il savoir quelle république nous voulons, celle de 1933–1934, qui exerça une répression féroce contre les ouvriers, les mineurs, les paysans et les syndicalistes qui les représentaient ou celle de 1936–1937, qui fit naitre une expérience sociale révolutionnaire jamais renouvelée ?
Ne pas avoir cette démarche vers demain c’est condamner leur révolution à une momification. C’est aussi falsifier l’histoire en omettant de transmettre les raisons et les difficultés de leur combat.

C’est pour cela que notre association 24 août 1944 a décidé de ne pas rester silencieuse sous les consignes de confinement mais de partager avec vous :
Un petit documentaire sur cette République qui a tant fait parler d’elle qu’on en parle encore en 2021.
Et le premier volet du film Un autre futur de Richard Prost qui nous explique comment est née la puissante lutte sociale en Espagne et ce qu’elle a affronté.

La conquête démocratique en Espagne/ L’espoir 1931/1936 (11,48’) par le collège André Malraux.
La Conquête démocratique en Espagne. Le contexte socio-politique en Espagne à la fin de la Monarchie ; 1931, la 2e République espagnole sans violence ; les réformes de Manuel Azaña ; la victoire de la droite en 1934 ; les forces politiques en présence et la situation explosive ; l’importance de l’anarcho-syndicalisme avec :
Jean-Pierre Amalric, historien
José Martinez Médecin/historien
Jorge Semprun, écrivain,
Francisco Solano, protagoniste et maire de Moutiers-en-Puisaye (Yonne)
Lise London

Ce petit documentaire bien commenté, annonce la deuxième partie de notre soirée : Comment les idées anarcho syndicalistes ont pris une prépondérance dans les milieux populaires (ouvriers et paysans) d’Espagne et dans quelles conditions souvent difficiles elles ont réussi à s’imposer.

Un autre futur : 1ère partie : Je demande la parole. En Espagne, il y a plus de 70 ans a eu lieu la mieux préparée, la plus aboutie, la plus profonde, la plus passionnante des aventures humaines : la Révolution Sociale Espagnole de 1936. Depuis, plus rien, ou presque. Cette révolution sociale a existé pendant plus de 2 ans. C’est pourquoi contrairement à ce que l’on croit les anarchosyndicalistes de la CNT n’ont pas besoin d’idéal puisque le système social qu’ils veulent a déjà existé. Ils ne courent pas après une utopie puisque ça a déjà existé. Le système politique de la CNT est un système d’ordre qui fonctionne sur les assemblées et sur les décisions de la base.

Un film de Richard Prost, 1990. Auteurs : Aimé Marcellan, Angel Carballeira, Floréal Samitier, Alain Doboeuf. Remarque : Le syndicat du cinéma a été aussi collectivisé en 1936. Les extraits de films utilisés dans la première partie proviennent du fond de la CNT spectacle. Durée 43 minutes

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Lisez l’article de nos amis Memoria Andando qui parait ce 14 avril sur, La Dépêche et Centre-Presse (Aveyron) pour ne pas oublier ce que cette République généra de fabuleux et de terrible!

Documents joints

PUIG ANTICH, les dernières heures suivi de LOS ENCARGADOS

PUIG ANTICH , LES DERNIÈRES HEURES
SUIVI DE
LOS ENCARGADOS

Bonjour,

Compte tenu des circonstances et contraintes sanitaires qui pèsent sur nos épaules et nous empêchent de nous réunir, nous souhaitons maintenir un lien, même ténu, avec vous et continuer ainsi notre travail de mémoire. Il nous parait indispensable en ces temps liberticides de rappeler en quoi a consisté le combat pour la Liberté en Espagne franquiste et la répression qu’elle a engendrée. Cette lutte a acquis une valeur universelle et intemporelle.

Bien sûr cela ne remplacera pas le débat qui à chaque projection ne manque pas de nous instruire de nos échanges, mais tâchons de maintenir ce lien et emmagasinons les questions et réflexions pour fêter la fin du confinement par un regain de curiosité collective.

Aussi L’association 24 août 1944 présente :

PUIG ANTICH. Les dernières heures (32,13’)

De Francesc Escribano, 1989.
Titre original : « Puig Antich. Ultimes hores » .
https://www.youtube.com/watch?v=0PrCmAa_crc
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Puig Antich, Salvador (1948-1974).
Militant anarchiste du MIL (Mouvement ibérique de libération), Salvador Puig Antich est arrêté le 25 septembre 1973, quelques mois après l’autodissolution du MIL*. Lors de son arrestation, il est grièvement blessé à la tête. Un inspecteur de police, Francisco Anguas Barragán est tué dans la confusion (sans doute par un autre policier, Salvador n’étant pas en état de tirer). Le 7 janvier 1974**, la peine de mort est néanmoins requise contre le jeune militant, malgré d’évidents vices de forme. Ses camarades, jugés en même temps que lui, sont condamnés : José Luis Pons Llobet à trente ans de prison, son amie Maria-Angustias Mateos Fernndez, lycéenne de 17 ans, à cinq ans de prison. Partout en Europe (et jusqu’en Argentine), les démocrates se mobilisent pour demander leur libération. À Toulouse, des affrontements avec la police ont lieu devant le consulat espagnol. Malgré les nombreuses demandes de grâce, le Conseil des ministres présidé par Franco, ratifie la sentence qui est rapidement exécutée. Pendant ce temps, les médias espagnols s’intéressent au combat de boxe entre Urtain et King Roman…

Puig Antich, âgé de 26 ans, est exécuté par garrot vil (lace étrangleur), à la prison Modelo de Barcelone, le 2 mars 1974, même jour qu’Heinz Chez, un détenu de droit commun polonais, accusé d’avoir tué un garde civil. Puig Antich est l’ultime condamné garrotté par le régime franquiste. L’homme chargé de rédiger sa sentence de mort est Carlos Rey González , aujourd’hui avocat.

Une déclaration d’une des sœurs de Salvador Puig Antich : « Le procès fut une farce en uniforme militaire. Les papiers tombaient des mains des juges, qui s’endormaient. Salvador agonisa pendant vingt minutes. »

*MIL, Movimiento ibérico de liberación (Mouvement ibérique de libération).
En mars 1971, une brochure appelle au boycott des élections syndicales espagnoles ; elle est signée « 1000 ». La presse et la police, qui veulent absolument une signature, trouvent la signification des trois lettres MIL. Le mouvement se veut l’héritier des révolutionnaires espagnols de mai 1937. Il agit essentiellement dans le triangle Barcelone-Perpignan-Toulouse. Entre juillet 1972 et septembre 1973, le MIL passe à l’action et revendique une douzaine d’attaques de banques (actions appelées « expropriations ») en Espagne, pour alimenter les caisses des grévistes et pour imprimer leur presse. Son activisme est fait de réseaux, de brochures distribuées sous le manteau, de passages clandestins de la frontière… S’y ajoute une longue pratique de l’illégalité, devenue chez les Espagnols une seconde nature.

On a souvent réduit le MIL à une activité quasi terroriste, ou aux seules luttes de soutien à ses prisonniers, dont le plus connu est Salvador Puig Antich. Le mouvement s’auto dissout en août 1973.

**Il faut préciser que Luis Carrero Blanco (04/03/1903- 20/12/1973), amiral espagnol, homme d’état franquiste, président du gouvernement depuis le 9 juin 1973 vient d’être assassiné de façon spectaculaire par l’ETA (organisation basque de résistance au franquisme) le 20 décembre 1973. Le régime veut démontrer toute son autorité

Suivi de la vidéo

LOS ENCARGADOS (5 ;55’)
De Jorge Galindo y Santiago Sierra, Gran Vía, Madrid, 15 Agosto 2012
Musique utilisée dans cette vidéo : La Varsovienne*** par les choeurs de l’Armée rouge. (Red Star Red Army Chorus).

Défilé, en voiture, des portraits de tous les politiques qui ont participé à amener la constitution actuelle de l’Espagne, à garantir l’impunité des bourreaux qui ont exécuté Salvador et des milliers d’autres et à maintenir la monarchie.

https://www.youtube.com/watch?v=QllF0mwJe_I
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*** La Varsovienne (en polonais Warszawianka 1905 roku) est un vieux chant polonais, écrit en 1893. Repris par le poète polonais Wacław Święcicki en 1897, il devient le chant de protestation des internés sous le régime tsariste. Il est très populaire en Russie, dans les périodes révolutionnaires de 1905 et 1917.

Sous le titre A las barricadas, il devient le chant des anarchistes espagnols en 1936. En Pologne, il est connu comme « La Varsovienne de 1905 », pour la différencier d’un plus vieil et plus populaire hymne patriotique de même nom, « La Varsovienne de 1831 » (Warszawianka 1831 roku).

PUIG ANTICH. Las últimas horas
LOS ENCARGADOS

Hola,

Teniendo en cuenta las circunstancias y limitaciones sanitarias que nos han caído encima y nos impiden reunirnos, deseamos mantener el contacto con vosotros y continuar nuestro trabajo sobre la memoria. En estos tiempos liberticidas nos parece indispensable recordar en qué consiste el combate por la libertad en la España franquista y la represión que ha provocado. Esta lucha ha adquirido un valor universal e intemporal.

Con el fin de mantener nuestras citas para las películas, os proponemos el ver estos dos documentales en casa con los enlaces que os enviamos. Por supuesto, esto no va a remplazar el debate que tiene lugar después de cada proyección y que no déjà de instruirnos en nuestros intercambios, pero intentemos mantener este contacto y guardemos las preguntas y reflexiones para celebrar el fin del confinamiento con una renovada curiosidad colectiva.

La Asociación 24 de Agosto de 1944 presenta :

PUIG ANTICH. UltimEs hores (32,13’)
De Francesc Escribano, 1989. Título original : « Puig Antich. Ultimes hores »

https://www.youtube.com/watch?v=0PrCmAa_crc
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Para cambiar los subtítulos (español) vaya al parámetro (abajo 2º a la derecha) y luego subtítulo /español.

Puig Antich, Salvador (1948-1974)

Militante anarquista del MIL (Movimiento Ibérico de Liberación), Salvador Puig Antich es detenido el 25 de septiembre de 1973, unos meses después de la disolución del MIL*. Durante su detención, en la que es herido gravemente en la cabeza, el inspector de policía Francisco Anguas Barragán, resulta muerto (sin duda a causa del disparo de otro policía, ya que Salvador Puig no está en estado de disparar). El 7 de enero de 1974**, el joven militante es condenado a la pena de muerte, a pesar de los obvios defectos del procedimiento judicial. Sus camaradas, juzgados al mismo tiempo que él, son condenados : José Luis Pons Llobet a trenta años de prisión, y su amiga María-Angustias Mateos Fernández, estudiante de 17 años, a cinco años de prisión. En Europa (y hasta en Argentina) los demócratas se mobilizan para pedir su liberación. En Toulouse, delante del consulado español, tienen lugar enfrentamientos con la policía. A pesar de las numerosas peticiones de gracia, el Consejo de Ministros presidido por Franco, ratifica la sentencia que fue rapidamente ejecutada. En esos momentos, la prensa se interesaba al combate de boxeo entre Urtain y King Roman….

Puig Antich, con 26 años de edad, fue ejecutado por garrote vil (estrangulado) en la cárcel Modelo de Barcelona el 2 de marzo de 1974, el mismo día que Heinz Chez, un detenido de derecho común polaco, acusado de haber matado a un guardia civil. Puig Antich es el último condenado à garrote vil por el régimen franquista. El hombre encargado de redactar su sentencia de muerte fue el abogado Carlos Rey González , que ejerce hoy como abogado.

Una declaración la hermana mayore de Salvador Puig : « El juicio fue una farsa en uniforme militar. Los papeles se caían de las manos de los jueces que se dormían. Salvador agonizó durante veinte minutos »

*MIL, Movimiento Ibérico de Liberación:

En marzo de 1971, un panfleto firmado « 1000 », pide el boicot de las elecciones sindicales españolas. La prensa y la policía que quieren absolutamente una firma, encuentran la significación de tres letras, MIL. El movimiento se presenta como heredero de los revolucionarios españoles de 1937. Actúa principalmente entre el triángulo Barcelona-Perpignan-Toulouse. Entre julio de 1972 y septiembre de 1973, el MIL pasa a la acción y reivindica una docena de ataques a bancos en España (acciones llamadas « expropiaciones ») para alimentar la caja de los huelguistas y para imprimir su prensa. Su activismo se compone de una red de contactos, de panfletos distribuidos clandestinamente, asi como los cruces de un lado a otro de la frontera… A ello se puede añadir una larga práctica de la ilegalidad, a la que estaban bien acostumbrados los españoles.

A menudo se ha reducido el MIL a una actividad casi terrorista, o a las únicas luchas de apoyo a sus militantes prisioneros, de los cuales el más conocido es Salvador Puig Antich. El movimiento se disuelve en agosto de 1973.

** Hay que precisar que Luis Carrero Blanco (04/03/1903-20/12/1973), almirante español, hombre de estado franquista, presidente del gobierno desde el 7 de junio de 1973, acaba de ser asesinado de forma espectacular por la ETA (organización vasca de resistencia al franquismo) el 20 de diciembre de 1973. El régimen quiere demostrar toda su autoridad.

Seguido del vídeo

LOS ENCARGADOS (5,55’)
De Jorge Galindo y Santiago Sierra, Gran Vía. Madrid, 15 de Agosto de 2012

Musica utilizada en este vídeo : La Varsoviana***, interpretada por el coro del Ejercito Rojo (Red Star Army Chorus).

Desfile, en coche de los retratos de todos los políticos que han participado, con la actual Constitución de España, a garantizar la impunidad de los verdugos que han ejecutado a Salvador Puig Antich, y miles de otros responsables, así como a mantener la monarquía.

https://www.youtube.com/watch?v=QllF0mwJe_I
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*** La Varsoviana (en polaco Warszawianka 1905 roku) es un viejo canto polaco escrito en 1893. Retomado por el poeta polaco Waclaw Swiecicki en 1897, se convierte en el canto de protesta de los prisioneros del régimen zarista. Muy popular en Rusia, durante el período revolucionario de 1905 y 1917.

Con el título de A las barricadas se convierte en el himno de los anarquistas españoles en 1936. En Polonia es conocida como « la Varsoviana de 1905 », para diferenciarla de un himno patriótico con el mismo nombre más antiguo y popular « La Varsoviana de 1831 » (Warszawianka 1931 roku)

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