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Étiquette : edito

Hommage à l’exil républicain espagnol

En principe, cet événement avait été prévu pour l’année scolaire 2019- 20. Nous n’avons pas pu le réaliser à cause de la pandémie.

Nous devons cette création à l’opiniâtreté de deux professeurs:
– Ana Botella Sorribes (professeur d’espagnol qui porte ce projet depuis plusieurs années) et Andrew Infanti (professeur de musique qui a aidé à l’orchestration, la mise en scène et enregistrement musical).
– Organisation générale: le spectacle dure de 40 minutes . Il s’agit de la représentation d’une scène de la pièce de théâtre “Les Sentinelles” de l’acteur et dramaturge Jacques Chambon qui a gracieusement autorisé à adapter son ouvrage pour l’occasion. Cette scène sera accompagnée de chansons, poèmes, musiques et chorégraphies originales ou bien adaptées, crées et réalisées par les élèves.
– Participants : classes de seconde, spécialité musique et danse ainsi que les élèves d’espagnol de ces classes. avec la participation également d’élèves des classes de première et terminale.
– Les classes de Première, spécialité musique ont travaillé le thème « Musique et langues vivantes » qui fait partie de leur programme. Pour les Premières espagnol, ce projet s’inscrit dans plusieurs axes thématiques du programme : « Territoire et mémoire », « Identités et échanges », « Diversité et inclusion ».

—  Déroulement : Tout au long de la pièce de théâtre, des groupes de personnages arrivent sur scène pour réciter des poèmes, chanter et/ou danser.
Ce fut une soirée époustouflante, au cours de laquelle chacun a donné le meilleur de lui-même.

Nous nous en souviendrons longtemps et nous croyons que les élèves se rappelleront toute leur vie, de l’exil des républicains espagnols, notamment quand ils entendront parler à nouveau d’exil de populations.

Projection : Los labios apretados (les lèvres serrées)

Octobre 1934, Espagne. Face à la prise de pouvoir par la droite dure, la grève insurrectionnelle est déclenchée.

Sensée embraser tout le pays, elle échoue en Catalogne et est vite matée au Pays Basque. Mais dans les Asturies, la République socialiste est proclamée. Casernes et usines d’armement tombent les unes après les autres et dans les bassins miniers, argent et propriété sont abolis. Ce qui va bien au-delà de l’antifascisme. Madrid va envoyer 30 000 soldats, sous la coordination d’un certain général Franco, pour suffoquer cette rébellion. Accompagnés de la flotte de guerre et de l’aviation et face à la résistance acharnée des ouvriers, ces militaires mettent plus de deux semaines à parvenir aux centres de la rébellion. Plusieurs comités révolutionnaires coordonnent la révolution asturienne dont un est élu en assemblée sur les barricades même.

Un documentaire à voir absolument!

Débat en présence de Sergio Montero, réalisateur.

Le jeudi 10 mars 2022 à 19h
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite (dans le respect des consignes sanitaires)

EXILÉS, des résistants de la Retirada à aujourd’hui

Mars 2022 nous invite au voyage chez nos amis liégeois.

Deux expositions complémentaires s’y installent pendant trois mois.

EXILÉS, des résistants de la Retirada à aujourd’hui

Chemins de l’exil. Philippe Gaussot.
L’exode de 500.000 Espagnols passant les Pyrénées en Février 1939, plus connu aujourd’hui sous le nom de « retirada », a été très documenté principalement par des photographes tels que Robert Capa ou Agusti Centelles ainsi que par de nombreux autres restés anonymes.
Le témoignage photographique de Philippe Gaussot, resté inédit jusqu’en 2019, porte un regard non seulement sur ce passage de la frontière mais aussi sur les conditions dramatiques de « l’accueil », quelque peu effacé, à même le sable des plages du Roussillon. Enfin ses pas, d’humanitaire, dirait-on aujourd’hui, l’ont mené à recueillir les regards et les visages des enfants basques et catalans accueillis, en l’occurrence par l’action du Comité National Catholique.

La sangre no es agua. Le sang n’est pas de l’eau. Pierre Gonnord.
Le reportage photographique de Pierre Gonnord a été effectué en 2019. Pierre Gonnord s’est intéressé à ce qu’étaient devenus ces défenseurs de la Liberté, pour celles et ceux encore en vie mais aussi à leurs enfants.
Comment chez ces exilés, l’histoire familiale a charrié leur mémoire mêlée à la grande Histoire, qu’ont-ils fait de leurs expériences et quelle a été leur transmission ? Pierre Gonnord apporte une réponse.

Parce qu’il existe cette unité de temps, mais pas seulement, l’association 24 Aout 1944, une des porteuses de la mémoire des Républicains espagnols a voulu rassembler ces deux expositions. Celle de Philippe Gaussot nous ramène plus de 80 ans en arrière, celle de Pierre Gonnord nous laisse les traces, aujourd’hui, des derniers survivants et de celles et ceux qui ne sont plus.

Les territoires de la mémoire (asbl) de Liège,
l’association 24 août 1944 de Paris,
le Ministerio de la Presidencia,
Relaciones con las Cortes y Memoria Democrática espagnol, le Collectif Krasnyi
et MNEMA asbl
ont le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition :

 

EXILÉS, résistants de la Retirada à aujourd’hui (1936-2022)
Le vendredi 4 mars 2022 à 20h
À La Cité Miroir,
Place Xavier Neujean 22 – 4000 Liège Belgique

INSCRIPTION INDISPENSABLE avant le mardi 1er mars 2022
24aout1944@gmail.com ou au 0033 6 51 72 86 18 ou 0033 6 23 53 21 56
RESERVATION@CITEMIROIR.BE OU PAR TÉLÉPHONE AU 0032 4 230 70 50

Cette exposition sera sur place du 5 mars au 21 mai, avec plusieurs propositions d’animation (expositions, projections, débats, visites accompagnées…) consultez le programme sur : EXILES.TERRITOIRES-MEMOIRE.BE
– Une histoire encore si peu connue en Belgique et qui, pourtant, est très proche de nous.
– Ces expositions amènent le spectateur à réfléchir sur les exils aujourd’hui.
– Visite animée sur la guerre d’Espagne adaptée à chaque public à partir de 15 ans à la demande

POUR ALLER PLUS LOIN
– Rencontre – animation avec l’association « 24 août 1944 » possible, sur réservation, aux dates suivantes, heures à déterminer:
– 31 mars, 01 avril, 02 avril 2022
– 20, 21, 22, 23 avril 2022

– Des activités seront organisées autour de ces deux expositions.
Pour en savoir plus, prenez-contact avec le service projets des Territoires de la Mémoire: projets@territoires-memoire.be – 032 4 232 70 02.

RÉSERVATIONS :
reservation@citemiroir.be
032 4 230 70 50

DU 5 MARS AU 22 MAI


Lun. – ven. 9h à 18h I sam. – dim. 10h à 18h


GRATUIT (Hors guidance)


À partir de 15 ans

Marzo de 2022 nos invita a viajar con nuestros amigos de Lieja
Dos exposiciones complementarias se presentan durante tres meses.

EXILIADOS, resistentes desde la Retirada hasta hoy

Caminos del exilio. Philippe Gaussot
El éxodo de 500.000 españoles que cruzan los Pirineos en febrero de 1939, más conocida hoy con el nombre de « Retirada », ha sido documentado principalmente por fotógrafos como Robert Capa o Agustín Centelles, así como por tantos otros que permanecieron anónimos.
El testimonio fotográfico de Philippe Gaussot, que permanece inédito hasta 2019, muestra, no solamente el paso de la frontera sino también las condiciones dramáticas del «recibimiento », un poco olvidadas, en la arena de las playas del Rosellón. Sus pasos de humanitario, como se diría hoy, lo han llevado a retratar las miradas y los rostros de los niños vascos y catalanes acogidos, gracias a la acción del Comité Nacional Católico.

La sangre no es agua. Le sang n’est pas de l’eau. Pierre Gonnord.
El reportaje fotográfico de Pierre Gonnord ha sido realizado en 2019. Pierre Gonnord se ha interesado por lo que les había ocurrido a los defensores de la Libertad, a los y a las que aún estaban vivos, pero también a sus hijos.
Entre estos exiliados, ¿cómo ha mantenido la historia familiar su memoria, mezclada a la gran Historia? ¿Qué han hecho de sus experiencias? y ¿cuál ha sido su transmisión? Pierre Gonnord nos da una respuesta.

Porque existe esta unidad de tiempo, pero no únicamente, la Asociación 24 Août 1944, una de las que conservan la memoria de los Republicanos españoles, ha querido reunir estas dos exposiciones. La de Philippe Gaussot nos hace regresar más de 80 años hacia atrás, y la de Pierre Gonnord nos deja hoy las huellas de los últimos supervivientes, y de aquellos y de aquellas que ya no están.

Les Territoires de la Mémoire (asbl) de Liège,
La Association 24 août 1944 de Paris,
el Ministerio de la Presidencia,
Relaciones con las Cortes y Memoria Democrática espagnol,
El Colectivo Krasnyi y MNEMA (asbl)

Tienen el placer de invitarlo a la inauguración de la exposición:

EXILIADOS, resistentes desde la Retirada hasta hoy (1936-2022)

El viernes 4 de marzo de 2022 a las 8 de la tarde
En La Cité Miroir
Place Xavier Neujean 22- 4000 Lieja, Bélgica

INSCRIPCIÓN INDISPENSABLE antes del martes 1 de marzo de 2022
24aout1944@gmail.com o a los teléfonos: 0033 6 51 72 86 18/ 0033 6 23 53 21 56
RESERVATION@CITEMIROIR.BE o al teléfono: 0032 4 230 70 50

La exposición tendrá lugar del 5 de marzo hasta el 21 de mayo, con varias propuestas (exposiciones, proyecciones, debates, visitas guiadas….)
Consulten el programa en : EXILES.TERRITOIRES-MEMOIRE.BE

– Una historia todavía poco conocida en Bélgica y que sin embargo es muy cercana a nosotros.
– Estas exposiciones hacen reflexionar al público sobre los exilios actuales.
– Visita guiada sobre la Guerra de España adaptada a cada público a partir de 15 años a la carta.

PARA IR MÁS LEJOS

– Encuentros y animaciones posibles con la Asociación 24 août 1944, bajo reserva, en las siguientes fechas, horas a determinar:
– 31 de marzo, 01 de abril, 02 de abril de 2022
– 20, 21, 22 y 23 de abril de 2022
– Se organizarán actividades acerca de las exposiciones
– Para informarse, pónganse en contacto con el servicio de proyectos de Territoires de la Mémoire: projets@territoires-memoire.be – 032 4 232 70 02

RESERVAS:
reservation@citemiroir.be
032 4 230 70 50

DEL 5 DE MARZO AL 22 DE MAYO


Lunes a viernes : de 9h a 18h
Sábado y domingo : de 10h a 18h


GRATUITO (excepto visitas guiadas)


A partir de 15 años

Documents joints

10 février HOMMAGE A L’EXIL DES REPUBLICAINS ESPAGNOLS

Février 1939 février 2022-

Il y a 83 ans, le peuple espagnol attaché à la liberté et à sa révolution sociale passait la frontière de France pour un exil qui allait durer près de 40 ans.

Les lycéens du lycée Georges Brassens se sont emparés de cette épopée et nous la racontent à leur manière d’artistes.
Ce 10 février 2022, ce sont le lycée Georges Brassens du 19e et L’association 24 août 1944 qui vous présentent :

Hommage à l’exil républicain espagnol à partir de la pièce Les Sentinelles, de Jacques Chambon, adapté. (60’)

Théâtre-concert-spectacle qui commémore la Retirada (exil républicain espagnol), la déportation dans les camps nazis et La Nueve.
Cette scène est accompagnée de chansons, poèmes, musiques et chorégraphies originales ou bien adaptées, par les classes de seconde, spécialité musique et danse ainsi que par les élèves d’espagnol de ces classes ; avec la participation des élèves des classes de première.
À l’issue de cette représentation Unique. Un échange entre la salle et les acteurs aura lieu.

Puis nous clôturerons la soirée avec à 20h15 une Projection/débat :
L’Exode d’un peuple de Louis Llech, 37’

Début 1939 a lieu l’exode de près de 500 000 républicains espagnols, militaires et civils confondus, fuyant les troupes franquistes vers la France.
Louis Llech, commerçant perpignanais et cinéaste amateur éclairé, possède une caméra 16 mm. Il va filmer, avec son ami Isambert, cette extraordinaire migration. Fasciné par l’aspect militaire de cette Retirada, il privilégie les plans de défilé, de foule, comme ceux montrant l’équipement militaire. Il n’oublie cependant pas la détresse civile, sans insister sur ses aspects pittoresques, préférant jouer sur l’image du flot ininterrompu des réfugiés.

Un débat suivra la projection, pour rappeler que les Espagnols furent immédiatement confrontés aux lois xénophobes en vigueur en France surtout depuis 1938 …

Le jeudi 10 février 2022 une soirée en deux parties :
de 18h à 20h00
Théâtre-concert-spectacle : Hommage à l’exil républicain espagnol
Et de 20h15 à 22h00 :
L’Exode d’un peuple de Louis Lech, 37’
Suivi d’un débat sur la situation légale des étrangers en France en 1939.
Au centre :
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite (dans le respect des consignes sanitaires)

Mais ce mois de février est riche en événements et l’association 24 août 1944 participera également, à une grande exposition sur les exils, à la Sorbonne.

DAMNATIO MEMORIAE

Nous y serons le 17 février pour y parler de la mémoire de l’exil des républicains espagnols, en particuliers de leur engagement contre le nazisme et de la déportation.
Mais nous vous engageons à suivre dès le 01 février ce programme à la Sorbonne afin de découvrir d’autres terribles exils qui n’ont jamais cessé de frapper les peuples les plus attachés à la liberté.

L’exil syrien de 2015, L’exil chilien de 1971 et l’exil espagnol de 1939.

Vous trouverez le programme ci-dessous, allez-y nombreux pour comprendre et expliquer combien les exilés sont très souvent une richesse pour leur pays d’exil.
Vous pourrez découvrir des reportages photographiques inédits et édifiants sur le fracas de l’histoire à toutes ces époques.

le 13 janvier: Barcelone : Les Olympiades oubliées (1992) d’Ariel Camacho (52’)

L’année 2022 débute et nous avons l’intention de tenter tout ce que nous pourrons pour maintenir voire augmenter nos activités, nos rencontres, et nos échanges avec vous.

Beaucoup de projets se bousculent pour voir le jour :
Des publications, des expositions, des interventions auprès des scolaires et des étudiants, et bien entendu, nos rendez-vous de projections / débat au Centre Paris’Anim de la Place des Fêtes,
C’est d’ailleurs par-là que nous ouvrirons l’année avec un thème sportif, qui s’impose en cette période de Jeux olympiques où le débat sur les enjeux politiques et économiques des JO en général refait surface.
Ces jeux qui devaient symboliser le sport amateur pour toutes et tous, ont leur consécration symbolique dans les Olympiades de Barcelone en juillet 1936. Mais qu’en est-il aujourd’hui également ? Nous sommes persuadés que vous aurez à cœur de découvrir l’esprit des Olympiades et que le débat saura en mesurer les écarts contemporains.
Nous vous attendons nombreux !

Le documentaire : Barcelone : Les Olympiades oubliées (1992) d’Ariel Camacho (52’)

Après trois années de campagne d’appel à boycotter les Jeux Olympiques de Berlin de 1936 pour protester contre les lois racistes de l’Allemagne nazie et sa politique d’exclusion des sportifs juifs, des « contre-Jeux », les Olympiades populaires, sont organisés à Barcelone à partir du 20 juillet 1936.
Les Jeux de Berlin sont lourdement instrumentalisés par le régime nazi avec la complicité active des hiérarques du CIO, dont l’inévitable baron de Coubertin. Dès cette époque et encore aujourd’hui, les JO ont été un enjeux politique majeur. En 1936, pour contrer la propagande nazie, le « Frente popular » espagnol décide d’organiser une contre-olympiade à Barcelone – qui a eu la malchance de tomber le jour même l’offensive franquiste.

Le film « Les olympiades oubliées » retrace cet épisode. Diffusé une première fois à la veille des JO 1992 à Barcelone (organisés alors par un CIO présidé par le franquiste Juan Antonio Samaranch), ce film sera suivi d’un débat sur les enjeux de l’époque et ceux actuels des Jeux olympiques éclairés par l’histoire peu connue de l’olympisme moderne.

Débat en présence de Nicolas Ksiss (spécialiste du sport populaire, sous réserve).

Le jeudi 13 janvier 2022 à 19h
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite (dans le respect des consignes sanitaires)

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Meilleurs voeux 2022

Dans ce climat mondial de peur, de repli derrière des lignes de frontières totalement inventées par les humains, pour rejeter ceux qui tentent de les franchir, l’espoir reste tapi dans l’ombre.

Il est là tout de même comme un devoir collectif de survie, sentinelle de la liberté. Il veille comme il a veillé sur nos anciens dans les pires moments de leur parcours. Emprisonnés, assassinés, noyés… les fins les plus tragiques, réservées à « l’étranger » n’empêcheront jamais l’espoir de patienter, elles sont seulement la honte pour le genre humain qui a laissé faire.

Tout comme l’a dit Daniel Mayer à propos de la dictature franquiste :
« Il eut, en 1946, suffi d’une chiquenaude pour que les prisons espagnoles se vident, pour que l’Espagne toute entière s’ouvre à l’enseigne de l’homme. Cela n’a pas été fait et ma génération en portera la honte durant des siècles. » 13 avril 1969, inauguration du monument de la FEDIP au cimetière du Père Lachaise

Pour 2022 avec tous nos vœux de santé pour éradiquer ce virus liberticide, l’association 24 août 1944, vous souhaite une année de paix, de solidarité et de partage, aux couleurs de cet espoir qui doit nous réunir plus que jamais.

Nous vous attendons nombreux pour participer à tous nos projets.

Les lycéens de Lens et Casas Viejas à Paris

Bonjour à tous,
Il y a quelques mois, je partageais, avec vous et avec fierté, le travail de mes élèves sur la Retirada et la vie dans les camps, avec un focus sur Josep Bartoli.
Ils avaient fini la séquence en imaginant un cahier écrit par le dessinateur sur le camp d’Argelès.
Cette semaine (du 8 au13 novembre 2021), continuant sur ma lancée, nous avons accueilli un groupe d’élèves espagnols du lycée de Casas Viejas et nous avons pu rencontrer et admirer à Paris, l’oeuvre de Juan Chica-Ventura sur la Nueve à Paris.
Je le remercie vivement et je partage avec vous ces moments qui me font aimer mon métier.
Isa Francisco

Lecture de témoignages à Bois Colombes

Il y avait des élèves italiens, espagnols, français, nous regrettons que les Bulgares n’aient pas pu être présents. Ils ont dû partir tôt le matin pour prendre leur avion de retour.

Nous étions quatre membres de notre association à se passer la parole pour raconter entre humour, drame et solidarité, le vécu de ces exilés pas comme les autres.
Dans un silence studieux et attentif nous avons parcouru plus de 80 ans d’histoire, véhiculant l’idéal de justice et de partage qui mobilisa ce peuple pour défendre le gouvernement républicain qu’il avait élu.
Entre rire et larmes, nous avons restitué à ce jeune public, les parcours courageux de celles et ceux qui ont continué toute leur existence à défendre leur idéal de société. Des cheminements qu’ils ont su communiquer leurs enfants et que nous devons à notre tour transmettre.

Pour nous ce fut comme un défi, puisque la langue commune à toute l’assistance était le castillan. Les lectures et le débat se sont déroulés dans la langue de Cervantes (un peu écorchée tout de même).
Après le silence attentionné, les questions ont fusées dans la salle, elles étaient non seulement pertinentes mais également pleines de l’émotion transmise durant la lecture.
Les professeurs présents qu’ils soient italiens, espagnols ou français étaient de la partie pour faciliter la compréhension et donner des explications historiques mais aussi en rapport avec les phénomènes migratoires actuels.
La mort récente de naufragés fuyant leur pays et cherchant asile dans les pays européens riches, ne put laisser indifférente l’assistance, et le parallèle avec l’exil des républicains espagnols de février 1939 étaient inévitable!
Comment peut-on laisser périr ainsi des êtres humains?
De notre côté nous avons insisté pour dire:
« Les étrangers ne sont pas Le problème, ils sont La Richesse de leur terre d’accueil! » comme le furent ceux qui, arrivés en France en 1939, s’engagèrent et donnèrent leur jeunesse et pour certains(e)s leur vie pour la Liberté.

À la suite de ces échanges, une professeure a demandé aux élèves d’origine étrangère à leur terre de vie de lever la main. Plus des 3/4 de la salle a levé la main……

Jeudi 18 Novembre 21 : El entusiasmo

L’association 24 août 1944 présente :
Pour la première fois en France, la transition à ses premiers instants, avec ses espoirs et ses déceptions.
El entusiasmo, de Luis Herrero, 2018, 80’

Une fois Franco mort, Tout paraissait possible !
Un film documentaire qui nous fait partager ce fol espoir de liberté avec les films d’archives de l’époque !
Tout y est : la réapparition au grand jour de la CNT fin des années 70, la contreculture, les innombrables grèves, le pacte de la transition, et la provocation policière de la Scala pour abattre une CNT qui recommençait à avoir une trop grande influence.

Avec la mort de Franco, un nouvel état d’esprit s’est emparé de la société espagnole. Luttes ouvrières, luttes de quartier, légalisation des partis et des syndicats, féminisme, contre-culture… des libertés collectives et individuelles qui ont trouvé une intensité particulière dans la sphère libertaire et dans la CNT. Dans une évolution fulgurante, la CNT passe en deux ans seulement de la clandestinité à l’organisation de manifestations de masse, sa trajectoire étant interrompue au début de l’année 1978 par une sombre affaire d’infiltration policière, dite affaire Scala. « El Entusiasmo » est l’histoire de quelques années intenses et uniques au cours desquelles la rue et les journaux parlaient d’utopie et de révolution, de rupture, de réforme et de changement. Une fois Franco mort, tout semblait possible.
L’Espagne, 1976 : Après quarante ans de dictature, la reconstruction du syndicat anarchiste CNT pendant la Transition vers la démocratie dépassa toutes les prévisions. Mais sa spectaculaire croissance n’allait pas passer inaperçue dans un moment particulièrement délicat pour le pays. El entusiasmo est aussi l’histoire d’un échec.

Luis E. Herrero (Madrid, 1976). Historien, cinéaste et chercheur culturel. Au sein de Hanoi Films, il réalise et produit des documentaires qui portent un regard sur le passé. Ses dernières œuvres comprennent le long métrage El Entusiasmo (2018) et les courts métrages Vitoria, mars 1976 (2019) et El largo túnel (2020), disponibles sur différentes plateformes de films en ligne. Son travail dans le domaine de la recherche et de la diffusion culturelles l’a amené à collaborer avec diverses institutions et publications sur l’histoire, l’art et le cinéma.

Le jeudi 18 novembre 2021 à 19h suivi d’un débat avec le réalisateur, Luis Herrero.

Documents joints

Marie-José Cortes, un beau sourire s’efface subitement.

Marie José Cortes (08-02-1946 — 29 10 2021)

C’est à nouveau pour notre association une perte incommensurable. Marie-José était toujours souriante, elle nous apportait un soutien indéfectible et toujours amical. Sa bonne humeur était contagieuse et à ses côtés tout le monde se sentait bien. Elle savait nous insuffler courage et persévérance dans nos actions.

Toujours présente, cette grande timide avait su également vaincre son effacement pour prendre la parole en public et nous parler avec amour et tendresse de son papa, José Cortes mais également ce 24 août dernier de sa grande amie Colette Dronne, qu’elle a longtemps côtoyée.

En ce pénible moment nous pensons fortement à elle qui va cruellement nous manquer et à ses plus proches ami(e)s pour lesquels son absence n’est tout simplement pas encore imaginable !

Tous les membres de l’association s’associent à leur grande douleur.

24 août 2021, au jardin des combattants de la Nueve

Notre mobilisation pour réussir ce 24 août 2021 malgré les contraintes sanitaires, a été effective depuis le début du mois d’août. Mais l’épicentre fut bien ces 23 et 24 août.

Dès le 23, comme les abeilles du 33, nous avons rangé et nettoyé les lieux, installé notre matériel de projection et testé si le buffet était bon !
Sous la proposition de Kiko, les copains ont repeint de blanc le mur du fond dans la grande salle… C’est vrai que l’écran géant c’est superbe !!!

Puis le lendemain, de bonne heure et légèrement nerveux, nous avons terminé l’installation au 33 avant de filer rue de Lobau, au jardin des combattants de la Nueve pour un hommage à ces hommes et à Colette Dronne qui nous a quitté en mars dernier.
Les formalités d’entrée se sont parfaitement déroulées, sans problème.
Le jardin s’est rempli petit à petit, malgré l’heure tardive de la cérémonie.

Nous voulons ici remercier toutes les personnes présentes, pour leur fidélité à cette mémoire et à l’idéal transmis par ces républicains espagnols, défenseurs de valeurs bafouées par le fascisme.

La cérémonie s’est déroulée en présence de :
Félix Bolaño, ministre de la Présidence et à la mémoire démocratique, (dont c’était la première visite officielle).
Fernando Martinez, secrétaire d’état à la mémoire démocratique,
Ariel Weil, maire des 1,2,3,4 arrondissements de Paris,
Anne Hidalgo, maire de Paris, et ses adjoint(e)s.

Après l’ouverture de la cérémonie par Ariel Weil, maire des arrondissements du centre de Paris, nous souhaitant une bienvenue touchante et amicale, l’association a exprimé sa tristesse d’avoir dans l’année 2021 perdu une grande amie : Colette Flandrin Dronne, et nous avons donné la parole à trois descendantes des hommes de la Nueve qui ont connu Colette, se sont liées d’amitié avec elle et ont beaucoup appris d’elle sur leur propre père et grand-père.

Enfin notre association a conclu en rappelant les noms de nos anciens, disparus dans l’année mais aussi et surtout leur combat pour la justice et la liberté.
L’association a souligné que le choix du 8 mai, par le gouvernement espagnol actuel, comme jour de l’exil est un choix qui permet aux Républicains espagnols exilés d’entrer dans l’histoire de la lutte anti nazie, comme Seuls représentants légitimes de l’Espagne dans le conflit mondial.
« Il nous encourage à poursuivre notre travail pour ne pas oublier les hommes de la Nueve et toutes celles et tous ceux qui se sont levés pour la liberté. »
(Vous pouvez retrouver le texte intégral de ces interventions ci-dessous).

Puis Félix Bolaño, ministre de la Présidence et à la mémoire démocratique en Espagne, a pris la parole, pour indiquer son attachement à ces Espagnols de l’exil, le respect et l’attention qu’ils doivent susciter.
Il les a évoqués comme le ciment d’une Europe antifasciste face à la montée de la xénophobie et des nationalismes. Il a rappelé les valeurs morales transmises par elles et eux sans faiblesse pour demeurer debout dans les pires moments de l’histoire. Et sans avoir bien révisé ses données, il également encensé l’accueil « fraternel » qu’ils auraient reçu en France en 1939.

Anne Hidalgo, comme chaque année a conclu cette cérémonie rappelant l’importance de ces Espagnols et le travail de leurs descendants, notamment ceux de la CNT, de la Fédération Anarchiste et ceux des associations mémorielles espagnoles pour faire émerger ces récits et soutenir leur diffusion surtout auprès des jeunes.

L’hommage s’est terminé par un dépôt de gerbe, où évidemment, la plus chatoyante était celle de notre association aux couleurs de la république espagnole.

Nous nous sommes ensuite retrouvés au 33 rue des Vignoles (dernier lieu de présence de la CNT espagnole en exil). À cause de l’heure tardive, nous n’avons pas pu diffuser la vidéo « Sur le banc avec Colette Dronne » et nous servi un buffet froid à tous les présents. Il nous faudra la reprogrammer ultérieurement.
Nous étions au moins 70 et chacun allait à sa guise de la table de livres qui proposaient pas mal de nouveautés au buffet, attirés par un parfum flatteur de papilles. Chacun s’est installé là où il le désirait. Les conversations et échanges allèrent bon train, avec enthousiasme et tandis qu’une dégustation fraternelle s’opérait avec autant de ferveur. On a terminé les plats sans efforts sans toutefois avoir épuisé les sujets de conversations.
Enfin après avoir ranger les salles et le matériel, nous nous sommes promis de nous retrouver bientôt pour continuer ces échanges et faire émerger tant que faire se peut les vérités historiques sur cet exil si particulier.

24 août 1944-24 août 2021

Cette année 2021 a été marquée par la disparition, entre autres, de Colette Flandrin Dronne, amie fidèle de notre association et avec laquelle nous avons réalisé tant d’interventions auprès des jeunes lycéen(ne)s. Interventions emplies non seulement d’Histoire, mais aussi d’anecdotes, d’humour et d’émotion.

Avec elle, nous avons noué des amitiés avec beaucoup de professeurs et nous avons mené des projets audacieux pour mettre en avant les hommes de la Nueve, SA FAMILLE, comme elle se plaisait à le rappeler sans cesse.

Avec elle, nous avons découvert un monde de la Résistance au nazisme mais aussi au franquisme dont nous ne soupçonnions pas l’existence.

Colette était d’une grande humanité, ouverte à tous et disponible pour la mémoire parce qu’elle jugeait le rôle du passé primordial pour l’avenir.

C’est pourquoi nous vous attendons nombreux :
Ce 24 août à partir de 19h00 devant le Jardin des combattants de la Nueve, au 1 rue de Lobau 75004 (Hôtel de ville)

Le service protocole de la mairie de Paris nous fait savoir que: Le port du masque et la présentation d’un Pass sanitaire sera demandé pour accéder au jardin.

Puis nous nous retrouverons vers 20h30 au 33 rue des Vignoles (75020) pour un moment fraternel au cours duquel nous projetterons une petite vidéo des interventions de Colette Dronne et nous partagerons le pain de l’amitié.

Documents joints

Tornarem de Felip Solé

Voici le débat suscité par la projection de cette fiction historique:

Tornarem
Barcelone, janvier 1939, la fille de Lola et Felip est enlevée par des soldats phalangistes au moment de la chute de la ville. Au péril de leur vie, ils s’échappent et réussissent à traverser la frontière. En France, ils sont internés au camp de concentration d’Argelès-sur-Mer d’où ils s’évadent. Felip tente de récupérer sa fille Maria mais les événements l’amèneront à la Légion Étrangère Française, à combattre les Alliés, à déserter et puis lutter dans la « Nueve » de la 2e DB du Général Leclerc. Lola s’engage dans la Résistance, parvient à récupérer sa fille avec l’aide de Manuel, libertaire, passeur d’hommes dans les Pyrénées. Elle ne peut s’empêcher de tomber amoureuse… elle vivra deux amours. Ce sont les républicains espagnols de la Retirada, les premiers à combattre le fascisme, les premiers à libérer Paris, les premiers à arriver au Nid d’Aigle d’Hitler.

Tornarem a de nombreuses distinctions. Prix Iris a la meilleure fiction pour la Academia de las Ciencias y las Artes de Televisión de España. Prix Gaudí au meilleur film de la Acadèmia Catalana de Cinema. Le Magnolia d’Or au directeur pour le Festival de Télévision de Shanghai.
Prix au meilleur scénario au Sichuan Télévision Festival, en Chine. Pour la photographie a remporté le prix Prisma 2012 de l’Association des Cinéastes (AEC). Tornarem à également été sélectionnée aux Awards Europe du Festival de télévision de Monte-Carlo ainsi que sa protagoniste comme meilleure actrice au Festival de Berlin.

Le jeudi 1er juillet 2021 à 19h (précises) suivi d’un débat avec Felip Solé
&
Le vendredi 2 juillet 2021 à 19h (précises) suivi d’un débat avec Felip Solé
Au
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite mais sur inscriptions compte tenu des réserves sanitaires en vigueur. Merci de votre compréhension.


Réserver à : 0651728618 ou 0686841684

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14 avril 1931-14 avril 2021 90 ans la seconde République espagnole

Si l’empreinte de cette mémoire continue à provoquer tant d’intérêt et de passion, c’est surtout parce qu’elle est synonyme d’avenir.

Ce 14 avril 2021 marque les 90 ans de la seconde république espagnole. Celle pour laquelle tant de personnes sont mortes, pour la défendre contre un coup d’état militaire.
Malgré la situation sanitaire pour le moins difficile dans le monde cette année encore, nous ne voulons pas cesser nos activités. Il est important pour l’avenir de marquer cet anniversaire. Il représente la première pierre posée par le peuple espagnol pour la conquête de ses droits sociaux, pour l’émancipation de la femme, pour le partage des richesses…… Il s’agit d’un projet social sans précédent dans ce monde féodal qu’est l’Espagne de 1930.

C’est pour toutes ces avancées que la République fut si durement attaquée et balayée par les forces fascistes, bourgeoises, et réactionnaires de toute l’Europe voire du monde.

Le « travail de mémoire » doit essentiellement servir l’avenir, empêcher le retour de dictateurs en éclairant la vérité historique sans complaisance. Nous devons parvenir à regarder en face le déroulement de l’histoire et que chacun reconnaisse ses actes, louables ou condamnables. Il ne suffit pas de crier Viva la república ! encore faut-il savoir quelle république nous voulons, celle de 1933–1934, qui exerça une répression féroce contre les ouvriers, les mineurs, les paysans et les syndicalistes qui les représentaient ou celle de 1936–1937, qui fit naitre une expérience sociale révolutionnaire jamais renouvelée ?
Ne pas avoir cette démarche vers demain c’est condamner leur révolution à une momification. C’est aussi falsifier l’histoire en omettant de transmettre les raisons et les difficultés de leur combat.

C’est pour cela que notre association 24 août 1944 a décidé de ne pas rester silencieuse sous les consignes de confinement mais de partager avec vous :
Un petit documentaire sur cette République qui a tant fait parler d’elle qu’on en parle encore en 2021.
Et le premier volet du film Un autre futur de Richard Prost qui nous explique comment est née la puissante lutte sociale en Espagne et ce qu’elle a affronté.

La conquête démocratique en Espagne/ L’espoir 1931/1936 (11,48’) par le collège André Malraux.
La Conquête démocratique en Espagne. Le contexte socio-politique en Espagne à la fin de la Monarchie ; 1931, la 2e République espagnole sans violence ; les réformes de Manuel Azaña ; la victoire de la droite en 1934 ; les forces politiques en présence et la situation explosive ; l’importance de l’anarcho-syndicalisme avec :
Jean-Pierre Amalric, historien
José Martinez Médecin/historien
Jorge Semprun, écrivain,
Francisco Solano, protagoniste et maire de Moutiers-en-Puisaye (Yonne)
Lise London

Ce petit documentaire bien commenté, annonce la deuxième partie de notre soirée : Comment les idées anarcho syndicalistes ont pris une prépondérance dans les milieux populaires (ouvriers et paysans) d’Espagne et dans quelles conditions souvent difficiles elles ont réussi à s’imposer.

Un autre futur : 1ère partie : Je demande la parole. En Espagne, il y a plus de 70 ans a eu lieu la mieux préparée, la plus aboutie, la plus profonde, la plus passionnante des aventures humaines : la Révolution Sociale Espagnole de 1936. Depuis, plus rien, ou presque. Cette révolution sociale a existé pendant plus de 2 ans. C’est pourquoi contrairement à ce que l’on croit les anarchosyndicalistes de la CNT n’ont pas besoin d’idéal puisque le système social qu’ils veulent a déjà existé. Ils ne courent pas après une utopie puisque ça a déjà existé. Le système politique de la CNT est un système d’ordre qui fonctionne sur les assemblées et sur les décisions de la base.

Un film de Richard Prost, 1990. Auteurs : Aimé Marcellan, Angel Carballeira, Floréal Samitier, Alain Doboeuf. Remarque : Le syndicat du cinéma a été aussi collectivisé en 1936. Les extraits de films utilisés dans la première partie proviennent du fond de la CNT spectacle. Durée 43 minutes

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Lisez l’article de nos amis Memoria Andando qui parait ce 14 avril sur, La Dépêche et Centre-Presse (Aveyron) pour ne pas oublier ce que cette République généra de fabuleux et de terrible!

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Lina Arconada nous a quitté

Lina, attendait dans son petit appartement du 14e arrondissement de Paris, l’occasion de voir cette magnifique exposition de portraits à laquelle elle avait prêté son doux visage.

Exposition de Pierre Gonnord, un artiste photographe de renommée internationale, qui voulait démontrer combien ces femmes espagnoles et leurs compagnons avaient été un baume pour l’espoir dans un monde meilleur. Non seulement leurs visages mais leur détermination et leur esprit de résistance à l’oppression ne furent jamais effacés ni jamais vaincus!
Lina occupait toute sa place au mitant de ces indomptables!

Hélas, elle n’aura pas eu le temps d’une ballade dans Paris, parmi les siens…… et nous en sommes très tristes. Elle n’aura pas vu cette magnifique exposition dont le catalogue l’avait tant émue.

En hommage à son engagement, à sa vie et à sa douce quiétude, nous vous offrons le texte de ses confidences à Pierre et son portrait jeune côtoyant celui de 2019.

Elle restera à jamais dans nos mémoires comme pour nous dire que l’Utopie est possible, il suffit d’y croire avec conviction!

Adieu Lina, nous vous laissons en compagnie de ses mots.

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Exposition : Visages de femmes rebelles et solidaires

Exposition :

Le mois de la solidarité ouvre ses portes place des fêtes dans le 19e arrondissement.

Malgré la pandémie, vous pourrez déambuler dans les couloirs du Centre Paris Anim de la Place des Fêtes. Vous y rencontrez ces femmes au destin exceptionnel, ces mères courage, ces filles volontaires, ces êtres décidées à conquérir, à sauvegarder, la grandeur de leur dignité. Elles ont imposé leurs droits à décider de leur vie, en défendant leur liberté et celle de tous contre les fascistes, les oppresseurs, les dictateurs, les capitalistes, les exploiteurs……

Elles sont nées dans les milieux les plus pauvres ou dans des cercles favorisés mais elles ont tout donner et abandonner pour leur idéal, qu’elles ont jugé plus important que leur propre existence.

Elles sont nos mères, nos sœurs, celles qui nous ont ouvert le chemin de la Liberté et de la résistance, elles sont celles qui nous ont éduqué, en nous apprenant à réfléchir et à penser par nous-mêmes.

Venez nombreux prendre pied sur le rivage de leur vie.

Exposition du mardi 2 mars au mercredi 31 mars
Centre Paris’Anim ; Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
(métro ligne 11 : Place des Fêtes)
Entrée gratuite
Les mardi, mercredi, vendredi, samedi
De 11h à 17h30

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Colette Flandrin Dronne témoigne à propos de la Nueve

Le travail de mémoire pour sortir de l’oubli ces Espagnols antifascistes est une tâche dans laquelle nous devons être vigilants pour ne pas alimenter « la fabrique de héros».

La vérité est difficile à rétablir lorsqu’une légende s’installe, surtout si elle est répétée à l’envi dans toutes les bouches et sur tous les sites même les plus sérieux.
Elle devient Vérité irréfutable parce que tous la citent.

Il est alors difficile, voire impossible, d’inverser les récits et de faire entendre des versions plus proches de la réalité, et parfois moins « chevaleresques ».

C’est ce que nous avons pu constater dans le cas du photographe de Mauthausen, où le Héros Francisco Boix est peint comme un homme ayant agi seul, n’écoutant que son courage et sa volonté individuelle de recueillir des preuves… Sans rien ôter de son engagement, nous pouvons dire que nous sommes loin du compte !

Et c’est également et malheureusement le cas pour le rôle d’Amado Granell, au moment de la Libération de Paris. Il est dit que c’est lui, le premier officier arrivé à l’Hôtel de ville le 24 août, à avoir salué les représentants du Comité parisien de la résistance (CNR : Georges Bidault, Joseph Laniel, Georges Marrane, Daniel Meyer….). Cette version se trouve sur le site de la ville de Paris et partout dans les livres et Bandes Dessinées, films qui parlent de la présence des Espagnols à la libération de Paris.
Elle enfle également en Espagne dans la région de Valence d’où est originaire Amado Granell. Elle prend un tel ascendant que du coup le capitaine Dronne, devient un officier insignifiant, peu respecté de ses hommes et peu vaillant (de par sa faible condition physique) pour mener à bien ces opérations qu’il aurait confié à Granell.

Il est question également de 2 colonnes qui entrent dans Paris le 24 août au soir : une par la Porte d’Italie et l’autre par la Porte de Saint Cloud. Et la première à parvenir à l’Hôtel de ville serait celle dirigée par A. Granell (Pte St Cloud). C’est tout simplement impossible.

Effectivement une partie de la 2e DB entrera dans Paris par la Porte de Saint Cloud mais le 25 août. En atteste la lettre datée du 13 septembre 1944, de Lionel Levêque, adressée à ses grands-parents et dans laquelle il fait le récit de la libération dans le 16e arrondissement où il se trouvait aux premières loges, il avait 15 ans (voir en annexe).

Face à l’ampleur qui gonfle ce récit, notre association a décidé de donner la parole à Madame Colette Flandrin Dronne (fille du capitaine Dronne) qui a bien connu les hommes de la Nueve qu’elle considère « comme sa famille », pour lui permettre de faire la lumière sur cet épisode et de rétablir les faits et le rôle de son papa. Rôle qu’il explique dans ses Carnets de route, dont le récit n’a jamais été contesté par les hommes de la Nueve.

Colette Flandrin Dronne testifica sobre la Nueve

El 6 de noviembre de 2020, estaba prevista una ceremonia en Borriana, provincia de Valencia, en honor a Amado Granell, a la que fuimos invitados por los organizadores. Esta ceremonia ha sido cancelada debido a las medidas sanitarias. Habíamos planeado no sólo hablar allí como una asociación conmemorativa, sino también leer un texto de Colette Flandrin Dronne sobre Granell y la distorsión de la historia.
Como nos ha sido imposible llevar a cabo este proyecto, les ofrecemos este interesante texto que aclara los hechos.

El trabajo de memoria para sacar del olvido a estos antifascistas españoles es una tarea en la que debemos estar atentos para no alimentar la « fábrica de héroes ».

La verdad es difícil de restablecer cuando una leyenda se arraiga, especialmente si se repite una y otra vez en todas las bocas y en todos los sitios, incluso los más serios.

Se convierte en una verdad irrefutable porque todo el mundo la cita.

Es entonces difícil, si no imposible, invertir los relatos y hacer que la gente escuche versiones más cercanas a la realidad, y a veces menos « caballerosas ».

Esto es lo que hemos visto en el caso DEL fotógrafo de Mauthausen, donde el Héroe, Francisco Boix, aparece como un hombre que actuó solo, escuchando sólo su coraje y su voluntad individual de reunir pruebas… ¡Sin quitarle nada a su compromiso, podemos decir que estamos lejos de la realidad!

Y este es también y desafortunadamente el caso del papel de Amado Granell, en la Liberación de París. Se dice que fue el primer oficial que llegó al Ayuntamiento el 24 de agosto y que saludó a los representantes del Comité de Resistencia de París (CNR: Georges Bidault, Joseph Laniel, Georges Marrane, Daniel Meyer….). Esta versión se puede encontrar en la página web de la ciudad de París y en todas partes en libros y cómics que hablan de la presencia de los españoles en la liberación de París. También crece en España, en la región de Valencia, de donde es Amado Granell. Esta historia toma tal importancia, que el Capitán Dronne se convierte en un oficial insignificante, poco respetado por sus hombres y no muy valiente (debido a su pobre condición física) para llevar a cabo las operaciones que le habría confiado a Granell.

También se habla de dos columnas que entran en París en la noche del 24 de agosto: una por la Porte d’Italie y la otra por la Porte de Saint Cloud. Y el primero en llegar al ayuntamiento es el liderado por A. Granell. Lo que es simplemente imposible.

De hecho, una parte del 2º DB entrará en París a través de la Porte de Saint Cloud, pero el 25 de agosto. Lo confirma la carta Lionel Leveque dirigida a sus abuelos, fechada el 13 de septiembre de 1944, y en la que cuenta la historia de la liberación del distrito 16, donde se encontraba y fue testigo directo, tenía 15 años (ver el apéndice).

Ante la magnitud que toma esta historia, nuestra asociación decidió dar la palabra a la Sra. Colette Flandrin Dronne (hija del capitán Dronne) que conocía bien a los hombres de La Nueve y a los que considera « como su familia », para permitirle aclarar este episodio y restablecer los hechos y el papel de su padre.

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Entretien avec Ken Loach sur Tierra y Libertad

Ken Loach revient sur son film Tierra y libertad (Land and Freedom)de 1996, pour répondre aux questions de la CNT espagnole d’aujourd’hui. Il nous dit l’actualité en 2020 du combat des anarchistes, syndicalistes de la CNT et des marxistes révolutionnaires du POUM pour une société de partage, mais surtout pour une organisation sociale qui sauverait la planète…

Bilan 2019: Se souvenir pour construire l’avenir!

BILAN ACTIONS 2019
Se souvenir pour construire l’avenir

Cette année fut marquée par un deuil qui a frappé l’association: Nous avons perdu notre amie, historienne et membre fondatrice Marie Rafaneau Boj le 30 août 2019. Ce fut un coup dur pour toute l’équipe et une grande tristesse dont nous avons toujours du mal à nous remettre.

Mais cette année aussi, nous voulons également remercier la Maire de Paris, Anne Hidalgo et son équipe, dédiée à la mémoire et au protocole ainsi que le service de l’auditorium, qui nous ont tous aidés et soutenus dans l’ensemble des actions 2019 mais également depuis le début de cette mandature (qui pour nous commença le 24 août 2014) qui s’achève.
Et nous avons des remerciements tout particuliers pour le service de la mémoire combattante de Madame Catherine Vieu-Charier, laquelle avec ses collaborateurs: Christine Blaise de Candido, Cedric Abadie, Romaric Seuzaret et tous ceux que nous oublions et qui dans l’ombre ont oeuvré dans le même sens. Ils ont toujours répondu présents à nos sollicitations et fait tout ce qu’il était possible de faire, en leur pouvoir, pour nous aider durant toutes ces années.

80 ans, La Retirada,
Tout un peuple épris de justice et de liberté quittait sa terre, pour un exil interminable. Partout dans le monde, se lèvent encore aujourd’hui les mémoires de cette expérience sociale jamais égalée et de cet exode interminable…

Il y a 75 ans, La libération de Paris,
En septembre 1939, la France entre en guerre.
Les hommes de la Nueve se trouvaient donc en Afrique du Nord, exilés dans des pays colonisés par la France. Mais quand l’Armée Leclerc remonte du Tchad, ils n’hésitent pas à déserter pour rejoindre cette troupe qui combat Hitler et Mussolini.
La Nueve arrive en Normandie début août 1944. Elle participe aux durs combats de la poche de Falaise et est aux abords de la capitale le 23 août.
C’est elle qui est lancée par le Général Leclerc sous le commandement du capitaine Dronne pour soutenir l’insurrection parisienne.
le 24 août 1944, les Espagnols antifascistes de la Nueve entraient en éclaireurs dans Paris insurgé pour contribuer à la Libération de Paris.

COMPTE RENDU DE L’ACTION 1 :
24 août 2019, 75e anniversaire de la libération de Paris :
o Réalisation par Juan Chica-Ventura et inauguration d’une fresque de 17 mètres de haut sur 5 mètres de large, représentant les 3 jours : 24, 25 & 26 août 1944 au 20 rue Esquirol 75013 Paris.
Souscription pour achat et location matériel : 13150€. Et une aide importante du gouvernement espagnol (département de la mémoire historique)
Nous avons entamé cette journée symbolique par l’inauguration d’une superbe exposition à la mairie du 4e :

Les encres de la Libération : Exposition philatélie et documents de la guerre 39/45 et de la Libération ; présentée dans 50 cadres soit 1200 feuilles de documents originaux, tracts de la Résistance, journaux clandestins, philatélie : les timbres surchargés de la Libération.

Co réalisation avec l’ACTL (Association des Collectionneurs des Timbres de la Libération) d’un collector libération de Paris :
Ce collector rend hommage au Capitaine Raymond Dronne, à la Nueve sa compagnie avec le half-track Guadalajara, au colonel Rol Tanguy chef des FFI de Paris et à Raoul Nordling, consul de suède à qui Paris et les parisiens doivent beaucoup.

À 14h, nous avons gagné la rue Esquirol dans le 13e arrondissement où devant la peinture murale attendait une foule de descendants des exilés espagnols, de sympathisants de ce peuple combattant, des curieux également heureux d’apprendre un passage occulté de l’histoire de cette ville, et bien entendu nos amis anarchistes et ceux de la CNT espagnole en exil et CNT française, CGT espagnole. Très vite nous avons été rejoints par La Charanga Ventolin , fanfare venue des Asturies pour fêter à nos côtés les Hommes de la Nueve et revendiquer une autre république pour l’Espagne, une république sociale et solidaire.

Les délégations des officiels : Anne Hidalgo, Maire de Paris, Dolores Delgado ministre de la Justice espagnole, Irene Lozano représentante de ’L’Espagne Globale » (terminologie pour le moins mystérieuse et entourée de circonvolutions…), Fernando Martinez sénateur et ex directeur de la mémoire historique, l’ambassadeur d’Espagne en France, l’Ambassadeur d’Espagne à l’UNESCO, celui de l’OCDE et probablement encore d’autres personnalités dont nous ne connaissons ni le titre ni le nom…
Mais pour nous, l’essentiel était bien entendu tous ces anonymes, venus simplement, parfois de très loin, rendre les honneurs aux hommes de la Nueve et découvrir pour l’occasion la peinture murale de 17m de haut réalisée par Juan Chica Ventura (aidé dans ces travaux par Anne Aubert artiste peintre, et par Claire Lartiguet comme petite main).

Les orateurs se sont succédés à la tribune autour de cette réalisation monumentale. (voir la vidéo réalisée par nos amis : Victor Simal et Richard Prost)

Puis Vida Gambier, fille de Federica Montseny est venue parler de sa maman, Fedreria Montseny (ministre de la santé sous la république espagnole de novembre 1936 à mai 1937) à l’occasion de l’inauguration du square, place Louis Amstrong dans le 13e.
Nous nous sommes dirigés ensuite vers la rue de Lobau (75004), devant le jardin dédié aux combattants de la Nueve. Cette année, nous avons inauguré la plaque offerte par Manuela Carmena, ex-maire de Madrid, qui est le duplicata de la plaque du jardin de Madrid, que Manuela Carmena a dédié en 2017 aux combattants de la Nueve.
Nous tenons à bien préciser cela car Manuela Carmena durant tout son mandat a oeuvré pour la mémoire historique, par ce jardin mais également en débaptisant des rues de Madrid encore à la gloire des bourreaux franquistes.

Et bien sûr puisque nous avions, de l’Espagne, une ministre, un sénateur, des ambassadeurs, nous en avons profité pour leur demander d’être actifs dans la réforme de la loi mémorielle de 2007 en y apportant plus de justice, de reconnaissance pour les victimes du franquisme, et de condamnation pour les bourreaux et l’annulation des sentences prononcées par les tribunaux franquistes.

Notre invitée de la fédération CGT Memoria Libertaria, a insisté également sur cet aspect de la préservation de la mémoire historique en Espagne.
Dolores Delgado, ministre de la justice espagnole, a repris ces thèmes dans son intervention, assurant que son gouvernement mettra tout en oeuvre pour aller plus loin dans la reconnaissance des victimes du franquisme et contre l’impunité des bourreaux.

Puis tout à coup, elle déclara qu’elle était persuadée que les hommes de la Nueve auraient soutenu la constitution de 1978, qui justement pose une chape de silence sur l’histoire en épargnant aux hommes du franquisme des poursuites devant la justice. Elle souleva un tollé qui mit quelque piment dans la cérémonie…

COMPTE RENDU DE L’ACTION 2
80 ans de la Retirada, les fruits de l’exil espagnol
Hommage à la mémoire de tous les Espagnols morts pour la Liberté !

Les 9 et 10 février 2019, l’association 24 août 1944, avec le soutien de la Mairie de Paris, des associations MHRE 89 et AFMD75 a ouvert son programme des 80 ans de l’exil politique espagnol par ce rassemblement à la porte du cimetière du Père Lachaise, rue des Rondeaux, et un cortège qui n’en finissait pas jusqu’au monument de la Federación Española de Deportados e Internados Políticos, FEDIP (érigé en mai 1969) Puis nous avons investi le 33 rue des Vignoles, accueillis par l’association Les Pas Sages. Les lieux ont grouillé de monde durant 2 jours, dans la salle de conférence /projection/spectacle, dan sua salle de Flamenco en France où trônaient l’exposition de photos de Philippe Gaussot et celle de Victor Simal.
Les représentants du gouvernement espagnol sont venus au 33 rue des Vignoles dans le 20e arrondissement, curieux de voir ce lieu de l’exil libertaire espagnol. Intéressés par notre programme et nos projets, ils sont restés avec nous jusqu’à la fin du programme ce samedi 9 février.
Un vrai festival de livres, de photos, de théâtre, de projection, de guitare et d’émotion. Voici le programme auquel vous avez assisté ou que vous allez regretter d’avoir manqué :
• L’exposition de photos inédites de Philippe Gaussot sur la Retirada et les camps français, La retirada vue par Victor Simal,
• Théâtre de la Balancelle : VOYAGE EN GUERRE D’Espagne, Mise en œuvre : Monique Surel-Tupin, assistée de Françoise Knobel. Avec : Laura Diez del Corral, Sergio Guedes, Stéphane Pioffet et Nicolas Sers.

Projection : « LE CAMP D’ARGELES, LEVEZ LE POING CAMARADES », un documentaire fiction de Felip Solé :
• Livre : FEMMES EN EXIL , Réfugiées espagnoles en France 1939/1942 de Maëlle Maugendre. Rendre visibles les femmes espagnoles réfugiées en France de 1939 à 1942. Une narration au féminin de l’exode sur le sol français de ces femmes restées dans l’ombre de leurs compagnons.
• GUITARE avec Juan Francisco Ortiz : Ce programme musical, pensé pour les célébrations du 80e anniversaire de la Retirada, raconte le cheminement de son père et de ses compagnons, et rend hommage à des personnalités telles que Federico García Lorca, Miguel Hernández et Antonio Machado…
• NO PASARAN, album souvenir (70 mn) d’Henri-François Imbert. Enfant, le cinéaste avait trouvé chez ses grands-parents une série incomplète de cartes postales photographiées dans le village de sa famille, à la fin de la Guerre d’Espagne en 1939. Vingt ans plus tard, il part à la recherche des cartes manquantes…

2ème partie :

o Exposition 10 jours du 5 au 19 Novembre 2019 Institut Cervantès de Paris

o 1939-2019 – Il y a 80 ans, l’exil des antifascistes espagnols.
Quand l’art devient Histoire.

Une grande exposition d’œuvres d’art :
32 artistes ont exposé leurs œuvres en relation avec la révolution espagnole, l’exil et/ou la lutte antifranquiste. Un catalogue a été imprimé, grâce à l’aide apportée par le département de la mémoria historica espagnol, tant sur le plan financier que logistique.
Production d’un catalogue de l’exposition comportant une partie historique et une partie artistique.

3ème partie :
o Exposition à Madrid du 5 décembre 2019 au 29 février 2020, de 100 photos inédites de Philippe Gaussot sur la retirada et des camps du sud:
Caminos del exilio
• Travail de nettoyage, re découpage, sur 100 photos
• Impression et encadrement …
Cette exposition est partie intégrante de la grande exposition sur l’exil qui a lieu à Madrid jusqu’à fin février 2020 à l’Arqueria de los Museos. Elle a beaucoup de succès et une personne, Josette Sanchez, venue du Pays de Galles pour la voir y a reconnu son père.

Merci au département de la Memoria historia espagnol pour son aide généreuse.

DESCRIPTIF DE L’ACTION 3
CYCLE CINÉ-CLUB

Centre Paris’Anim Place des Fêtes, Paris 19e

Ce cycle est accueilli par la mairie du 19e arrondissement, au centre Paris’Anim de la place des Fêtes.

Nous avons projeté en 2019 :
o 17 janvier : Le silence des autres (avant-première avant sortie salles) ,
o 14 mars 2019 : Balada triste,
o 4 avril 2019 : Ortiz, un général sans dieu ni maître,
o 26 septembre : Carmen
o 17 octobre : On l’appelait RODA,
o 27 novembre à l’auditorium de l’Hôtel de ville : Les Olympiades oubliées, La lengua de las mariposas, Libertarias
o 20 décembre : Une histoire galicienne
Ces films ont été projetés en présence des réalisateurs et/ou témoins et donnent suite à un débat avec le public.

DESCRIPTIF DE L’ACTION 4
Action annuelle
INTERVENTIONS EN MILIEU SCOLAIRE

Des interventions en milieu scolaire avec supports : diaporama, documentaires, expositions, lectures de témoignages mis en espace, concerts…

Lycée Corot à Savigny sur orge
Lycée Villegénis à Massy,
Lycée Notre dame et Mantes La Jolie
Lycée Saint Exupéry de Mantes la Jolie
Lycée Albert Camus de Bois Colombes…
Lycée Jean Macé de Vitry,
Les 2 lycées : Thibaut de Champagne et Les Pannevelles de Provins,
Les lycées de Besançon
Lycée Eugène Delacroix de Maison Alfort,
Lycée Nikola Tesla de Dourdan(91) ,
Lycée Van Gogh d’Ermont (95)
Lycée Jean-Jaurès de Chateaudun, …

CHÂTEAUDUN : Après avoir reçu les élèves de la section européenne d’histoire/géographie/espagnol sur les traces de la colonne Dronne et de ses Espagnols antifascistes, à Paris, nous voilà pour le « bouquet final » au sein de leur établissement scolaire au coeur de l’Eure & Loir.
Le projet d’établissement fut mené de front et avec enthousiasme par des professeurs dévoués et par les 50 élèves concernés. Ils ont fait le tour des hauts faits d’armes de la 2e DB et de la Nueve, par conséquent, depuis son débarquement en Normandie le 4 août 944 jusqu’à Paris. Et ils ont évoqué les campagnes d’Alsace et d’Allemagne d’où beaucoup ne revinrent pas, hélas.
Grâce à Hélène, Rachel, Daniel et Yannig, leurs élèves ont rencontré des témoins et des dépositaires de l’histoire et de la mémoire de ces hommes et ces femmes combattants de la Liberté. D’Alençon à Fyé, Conlie, Écouché ; de carrés militaires en conférence avec Monsieur Bayard…
Le 20 mars, nous avons parcouru le chemin de la Nueve entrant dans Paris jusqu’à l’Hôtel de ville, eux sans coups tirés, nous juste un peu de marche à travers le Paris matinal.
Moment magique,Colette Flandrin Dronne leur livra ses propres souvenirs de ces Espagnols si fiers et courageux de la Nueve, ces hommes bourrus, pas faciles d’approche et qui ont constitué « sa famille ». Elle les a tant aimés et appréciés qu’elle en parle toujours avec une grande émotion dans la voix et une pointe de rire face aux souvenirs qu’ils évoquent pour elle.

Le 5 avril 2019 :
Dans la matinée, c’est la projection du film d’Alberto Marquardt, La Nueve ou les oubliés de l’histoire . Ce film laisse les élèves muets d’émotion et d’admiration pour ce qu’ont vécu ces espagnols fidèles à leur combat de 1936 jusqu’à la fin de leurs jours.
Après la projection : L’après-midi du 5 avril, nous voilà tous rassemblés, jeunes élèves, professeurs sous la houlette bienveillante de Monsieur Sibenaler, proviseur du lycée, qui n’a pas ménagé ses efforts ni ses deniers pour la réussite de ce projet ambitieux. D’abord, nous avons été reçus avec tous les invités de façon « princière » et amicale, et nous avons pu faire connaissance les uns et les autres autour d’un excellent repas préparé et servi par le sympathique personnel du service restauration du lycée, un grand merci à eux.
L’après-midi rivalisa, toute sa durée, en émotion et humour, chanson et dédicaces. Les interventions à la fois solennelles et chaleureuses de cette jeunesse qui avait passé l’année à préparer et peaufiner leur Histoire en espagnol ont captivé le public averti qui était dans la salle. Larmes, rires, chaleur et gravité étaient au rendez-vous.
Mais pour mesurer réellement l’intensité de ces moments inoubliables, il faut prendre le temps de regarder noyer petite vidéo :

DESCRIPTIF DE L’ACTION 5
Colloque L’UTOPIE EN EXIL 1939-2019

À l’auditorium de l’Hôtel de ville le 10 avril 2019 :
L’utopie, présente dans chaque acte de leur histoire, se décline à tous les temps et même au futur…
Intervenants
Aimé Marcellan, membre fondateur du centre de Recherche et Documentation d’Histoire Contemporaine (REDHIC).
Thème de l’intervention : De la république à la révolution, de la révolution à l’exil… L’utopie concrétisée…

Geneviève Dreyfus-Armand, Historienne spécialiste de l’exil républicain espagnol.
Thème de l’intervention : L’utopie en exil ; Des camps en France à la reconstruction des institutions républicaines en exil, à travers la presse espagnole publiée en France.

Tomás Ibañez, Professeur de Psychologie Sociale à l’université Autonome de Barcelone.
Thème de l’intervention : Que reste-t-il de l’Utopie ? : Témoignage sur la lutte antifranquiste dans les années 60-70. Et de la mort de Franco à l’Espagne contemporaine.

DESCRIPTIF DE L’ACTION 6 :
« Mémoires et traces des réfugiés espagnols à Choisy-le-Roi »

Du 24 avril au 31 mai 2019, vous avez pu suivre les traces des Espagnols installés à Choisy-Le-Roi.

Dimanche 28 avril : Journée de la déportation, Monument aux morts, parc de la mairie.
Focus sur les républicains espagnols de Choisy-le-Roi au camp de Mauthausen.

Prise de parole du maire Didier Guillaume ou de Laurent Ziegelmeyer de Véronique Salou-Olivares, présidente de l’association du 24 aout 1944, d’Aimable Marcellan (hommage à Roda Subias et Antonio Roda), représentant de l’AFMD (amis de la fondation pour la mémoire de la déportation)

Mercredi 8 mai 2019 : Monuments aux morts, parc de la mairie.
Célébrations du 8 mai 1945, « Libération de Paris, Berlin … et pas Madrid »

Prise de parole du maire Didier Guillaume ou de Laurent Ziegelmeyer, Aimable Marcellan…
Puis, Inauguration/vernissage de l’exposition urbaine « Mémoires et traces des réfugiés espagnoles à Choisy-le-Roi 1939-2019».

Samedi 18 mai 2019 :
14h00, dévoilement d’une plaque en souvenir des deux cordonniers républicains espagnols de Choisy le Roi, au 38 rue Emile Zola : Martín Bernal et José Cortès

15h/18h, Salle de l’Escale Médiathèque Aragon
Conférence : Découverte de l’Histoire…/… »L’Espagne républicaine à Choisy-le-Roi » L’imprimerie des Gondoles, une imprimerie particulière et autogérée.
Alain Deboeuf, historien, membre de l’Institut de l’Histoire sociale
Avec la participation de la famille Marcellan
En partenariat avec l’association du 24 août 1944

Jeudi 23 mai 2019 Ciné-rencontre au cinéma Paul Eluard,

« Le silence des autres », un film de Robert Bahar et Almudena Carracedo
Production : 2018, Documentaire, Espagnol | VOSTFR, Couleur, En salle : 13 février 2019, Espagne | Etats-Unis, 1h35, Visa n°149.416
Soirée cinéma suivi d’un échange avec l’un des réalisateurs, la famille Marcellan … Entrée payante, en cours d’organisation)

DESCRIPTIF DE L’ACTION 7
Journée Nationale de la Résistance / Lundi 27 Mai

Hommage à la Nueve, les Espagnols ayant libéré la France,

Programme de la Journée : Association 24 aout 1944, avec les élèves de 3 lycées (Ermont, Dourdan, Maison Alfort)
• 10h : Parcours de la Nueve, du chantier de la fresque rue Esquirol (13e) vers le jardin des combattants de la Nueve rue de Lobau et esplanade de l’Hôtel de Ville. Parcours de « La Nueve » avec l’association du 24 août 1944. + Hommage aux combattants de la Nueve par les élèves
• 14h00-16h00 : Projection du film La Nueve, d’Alberto Marquardt (53 min) + débat avec le réalisateur, au Centre’Anim (MJC) de la rue Mercoeur dans le 11e (métro Voltaire).
• 16h00-17h00 : Village des Associations de la JNR, place de la République.
• 16h30 : Hommage aux combattants de la Nueve par les élèves.

ENFIN !!!!

CENTRE DE DOCUMENTATION ET ARCHIVES SUR LE MOUVEMENT LIBERTAIRE ET LE MOUVEMENT LIBERTAIRE ESPAGNOL EN EXIL EN FRANCE

Notre action continue dans ce sens, et nous arrivons au but pour le chantier de rénovation du 33 rue des Vignoles.
Et nous continuons à enregistrer les témoins encore vivants afin de constituer un fond d’archives utilisable pour les chercheurs, les étudiants……
Car tous nos efforts ont enfin abouti à la signature du bail pour 12 ans entre Les Pas sages et la mairie de Paris pour l’occupation avec toutes ses composantes actuelles du passage du 33 rue des Vignoles. Les travaux devraient commencés d’ici fin 2020 (retardés encore aujourd’hui par l’épidémie du Covit-19)

Nous vous donnons rendez-vous très prochainement quand ce virus aura cessé de terroriser la planète…… et nous vous retrouverons avec joie et fraternité…
En attendant vous pouvez retrouver sur note site l’ensemble des articles qui ont parsemés notre route et nos réalisations tout au long de l’année 2019.
À très bientôt
Le bureau de l’association.

Conférence de Baltasar Garzón 04 mars 2020

Face à un auditoire attentif, dans une salle pleine à craquer. Descendants des antifascistes espagnols et ceux venus plus récemment d’Amérique latine, tous attendaient avec respect et plaisir les déclarations de Don Baltasar!

Ramon a entamé cette conférence en présentant notre invité et son parcours. Vous pouvez lire cette biographie succincte ci dessous.

D’une voix claire et appuyée, il a affirmé ses combats pour la vérité en Espagne. Il déclara qu’il ne pourrait y avoir de progrès et d’avancées sociales dans une société fracassée par les crimes restés impunis. Une société dans laquelle les victimes sont contraintes de faire toujours profil bas face à leur tortionnaires n’est pas une société qui peut guérir de ses maux.

Les bourreaux, les hommes de lois qui, sous la dictature franquiste ont condamné des innocents à la torture, à la peine capitale la plus vile (garrot) et/ou à des dizaines d’années de prison continuent leur vie paisible, souvent aisée sans que rien ne vienne leur demander des comptes. C’est insupportable pour ceux qui ont subi leurs crimes soit directement soit dans leur famille (parce qu’ils les ont privé d’un ou plusieurs êtres chers). Et c’est aussi insupportable pour tout individu attaché à la justice et à la liberté.

_ Une société dont les institutions refusent d’éclairer la Vérité restera une société bancale, malade de sa propre histoire étouffée.

La peur règne encore dans les villages, les foyers. La méfiance du voisin, les voix en sourdine pour parler des sujets tabous que sont les années Franco! Impossible d’aller de l’ avant sans crever les abcès et prononcer des sentences au service de la justice.
Voilà ce qu’a défendu le Juge Garzon en étayant ses propos de sa propre expérience.

Un grand regret cependant, il n’y a pas eu de débat avec le juge, nous avions des questions à lui poser, des éclaircissements à demander mais il a dû partir pour prendre son avion de retour, tout de suite après son intervention.

Le débat a été mené par les deux avocates de droit international, Sophie Thonon et Elena Gaju.
Un débat d’une grande qualité, pour aborder des points juridiques importants:

  • L’état des plaintes espagnoles,
  • Les stratégies à mener,
  • Le rôle de la société espagnole et celui des sociétés civiles à l’étranger, notamment en Europe, pour une pression sans cesse plus forte.
  • Les effets néfastes de la « transition » et les malaises des partis politiques qui l’ont tricotée… 
  • La loi de la mémoire historique à repenser et à améliorer au profit de la Vérité
  • L’article 10 de cette loi qui prévoit 2 traitements distincts pour les prisonniers politiques suivant la date d’incarcération???
  • …….

Nous avions entamé cette manifestation par une conférence de presse.
L’ami Eduardo Paz a eu la riche idée de la filmer, vous pouvez donc la suivre sur le lien ci-dessous:

Declaraciones Baltasar Garzon en Paris antes de la conferencia Contra el silencio sobre los crímenes de Franco y la impunidad otorgada a los verdugos.la verdad silenciada. » Un juez rompe el silencio!
organizada por la asociación 24 août 1944
Déclarations de Baltasar Garzòn, à Paris, avant la conférence publique : « Contre le silence sur les crimes de Franco et l’impunité octroyée aux bourreaux. La vérité étouffée.

Sophie Thonon précise des points
Sophie Thonon précise des points
La salle vue du coin droit d cela scène
La salle vue du coin droit d cela scène
La salle vue du coin gauche de la scène
La salle vue du coin gauche de la scène
Do Baltasar tien la salle en haleine!
Do Baltasar tien la salle en haleine!
Elena Gaju explique le rôle de la pression internationale
Elena Gaju explique le rôle de la pression internationale
La salle attentive
La salle attentive
De la scène à la salle: le sourire complice
De la scène à la salle: le sourire complice
Sophie Thonon précise
Sophie Thonon précise
La démonstration d'évidence pour la vérité
La démonstration d’évidence pour la vérité
Don Baltasar explique avec humour
Don Baltasar explique avec humour
Sur scène
Sur scène
Une salle attentive
Une salle attentive
Une certaine fierté devant la plaque du jardin
Une certaine fierté devant la plaque du jardin
le groupe d'accueil au jardin de la Nueve
le groupe d’accueil au jardin de la Nueve
Un appel fraternel
Un appel fraternel
On est en terrain de connivences
On est en terrain de connivences
Frida Rochocz a réussi à voler la parole pour traduire!
Frida Rochocz a réussi à voler la parole pour traduire!
Don Baltasar et elsa commentent le catalogue de l'exposition "l'Utopie en exil"
Don Baltasar et elsa commentent le catalogue de l’exposition « l’Utopie en exil »
Les premiers rangs
Les premiers rangs

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