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Hommage à l’exil républicain espagnol

En principe, cet événement avait été prévu pour l’année scolaire 2019- 20. Nous n’avons pas pu le réaliser à cause de la pandémie.

Nous devons cette création à l’opiniâtreté de deux professeurs:
– Ana Botella Sorribes (professeur d’espagnol qui porte ce projet depuis plusieurs années) et Andrew Infanti (professeur de musique qui a aidé à l’orchestration, la mise en scène et enregistrement musical).
– Organisation générale: le spectacle dure de 40 minutes . Il s’agit de la représentation d’une scène de la pièce de théâtre “Les Sentinelles” de l’acteur et dramaturge Jacques Chambon qui a gracieusement autorisé à adapter son ouvrage pour l’occasion. Cette scène sera accompagnée de chansons, poèmes, musiques et chorégraphies originales ou bien adaptées, crées et réalisées par les élèves.
– Participants : classes de seconde, spécialité musique et danse ainsi que les élèves d’espagnol de ces classes. avec la participation également d’élèves des classes de première et terminale.
– Les classes de Première, spécialité musique ont travaillé le thème « Musique et langues vivantes » qui fait partie de leur programme. Pour les Premières espagnol, ce projet s’inscrit dans plusieurs axes thématiques du programme : « Territoire et mémoire », « Identités et échanges », « Diversité et inclusion ».

—  Déroulement : Tout au long de la pièce de théâtre, des groupes de personnages arrivent sur scène pour réciter des poèmes, chanter et/ou danser.
Ce fut une soirée époustouflante, au cours de laquelle chacun a donné le meilleur de lui-même.

Nous nous en souviendrons longtemps et nous croyons que les élèves se rappelleront toute leur vie, de l’exil des républicains espagnols, notamment quand ils entendront parler à nouveau d’exil de populations.

10 février HOMMAGE A L’EXIL DES REPUBLICAINS ESPAGNOLS

Février 1939 février 2022-

Il y a 83 ans, le peuple espagnol attaché à la liberté et à sa révolution sociale passait la frontière de France pour un exil qui allait durer près de 40 ans.

Les lycéens du lycée Georges Brassens se sont emparés de cette épopée et nous la racontent à leur manière d’artistes.
Ce 10 février 2022, ce sont le lycée Georges Brassens du 19e et L’association 24 août 1944 qui vous présentent :

Hommage à l’exil républicain espagnol à partir de la pièce Les Sentinelles, de Jacques Chambon, adapté. (60’)

Théâtre-concert-spectacle qui commémore la Retirada (exil républicain espagnol), la déportation dans les camps nazis et La Nueve.
Cette scène est accompagnée de chansons, poèmes, musiques et chorégraphies originales ou bien adaptées, par les classes de seconde, spécialité musique et danse ainsi que par les élèves d’espagnol de ces classes ; avec la participation des élèves des classes de première.
À l’issue de cette représentation Unique. Un échange entre la salle et les acteurs aura lieu.

Puis nous clôturerons la soirée avec à 20h15 une Projection/débat :
L’Exode d’un peuple de Louis Llech, 37’

Début 1939 a lieu l’exode de près de 500 000 républicains espagnols, militaires et civils confondus, fuyant les troupes franquistes vers la France.
Louis Llech, commerçant perpignanais et cinéaste amateur éclairé, possède une caméra 16 mm. Il va filmer, avec son ami Isambert, cette extraordinaire migration. Fasciné par l’aspect militaire de cette Retirada, il privilégie les plans de défilé, de foule, comme ceux montrant l’équipement militaire. Il n’oublie cependant pas la détresse civile, sans insister sur ses aspects pittoresques, préférant jouer sur l’image du flot ininterrompu des réfugiés.

Un débat suivra la projection, pour rappeler que les Espagnols furent immédiatement confrontés aux lois xénophobes en vigueur en France surtout depuis 1938 …

Le jeudi 10 février 2022 une soirée en deux parties :
de 18h à 20h00
Théâtre-concert-spectacle : Hommage à l’exil républicain espagnol
Et de 20h15 à 22h00 :
L’Exode d’un peuple de Louis Lech, 37’
Suivi d’un débat sur la situation légale des étrangers en France en 1939.
Au centre :
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite (dans le respect des consignes sanitaires)

Mais ce mois de février est riche en événements et l’association 24 août 1944 participera également, à une grande exposition sur les exils, à la Sorbonne.

DAMNATIO MEMORIAE

Nous y serons le 17 février pour y parler de la mémoire de l’exil des républicains espagnols, en particuliers de leur engagement contre le nazisme et de la déportation.
Mais nous vous engageons à suivre dès le 01 février ce programme à la Sorbonne afin de découvrir d’autres terribles exils qui n’ont jamais cessé de frapper les peuples les plus attachés à la liberté.

L’exil syrien de 2015, L’exil chilien de 1971 et l’exil espagnol de 1939.

Vous trouverez le programme ci-dessous, allez-y nombreux pour comprendre et expliquer combien les exilés sont très souvent une richesse pour leur pays d’exil.
Vous pourrez découvrir des reportages photographiques inédits et édifiants sur le fracas de l’histoire à toutes ces époques.

Les vers de Miguel Hernandez : la force de la résistance au fascisme!

SENTADO SOBRE LOS MUERTOS.

Sentado sobre los muertos
que se han callado en dos meses,
beso zapatos vacíos y empuño rabiosamente
la mano del corazón
y el alma que lo mantiene.
Que mi voz suba a los montes
y baje a la tierra y truene
eso pide mi garganta
desde ahora y desde siempre.

Miguel Hernández.

Assis sur les morts

qui se sont tus en deux mois,
J’embrasse des chaussures vides et j’empoigne rageusement
la main du coeur
et l’âme qui la soutient.
Que ma voix gravisse les montagnes
et descende sur terre et gronde
C’est ce que ma gorge demande.
à partir de maintenant et pour toujours

Miguel Hernandez

El Ayuntamiento de Madrid borra los versos de Miguel Hernández del cementerio de la Almudena. Sigo la iniciativa de algunas personas y vamos a llenar las redes sociales con sus versos.
La mairie de Madrid efface les vers de Miguel Hernandez au cimetière de la Almudena. Nous soutenons l’initiative de quelques personnes et nous en affichons d’autres partout où cela est possible pour imprégner les esprits de leur force poétique.

Los textos eliminados por el Ayuntamiento de Madrid
Placa 1:
Para la libertad me desprendo a balazos
de los que han revolcado su estatua por el lodo.
Y me desprendo a golpes de mis pies, de mis brazos,
de mi casa, de todo.
Porque donde unas cuencas vacías amanezcan,
ella pondrá dos piedras de futura mirada
y hará que nuevos brazos y nuevas piernas crezcan
en la carne talada.
Retoñarán aladas de savia sin otoño
reliquias de mi cuerpo que pierdo en cada herida.
Porque soy como el árbol talado, que retoño
porque aún tengo la vida.

Miguel Hernández

Placa 2:
El pueblo de Madrid,
en memoria y reconocimiento a las cerca de 3.000 personas ejecutadas e inhumadas en esta necrópolis entre abril de 1939 y febrero de 1944.
Que mi nombre no se borre en la historia
.
Julia Conesa

Placa 3:
Finalizada la Guerra Civil, la dictadura del general Franco reprimió ferozmente a sus enemigos políticos. Consejos de guerra carentes de cualquier garantía procesal dieron lugar a numerosas ejecuciones por fusilamiento o garrote vil.
Les textes éliminés par les élus de la mairie de Madrid

Plaque 1:
Pour la Liberté je me dégage avec des balles
de ceux qui ont roulé sa statue dans la boue.
Et à force de coups je me sépare de mes pieds, de mes bras
de ma maison, de tout.
Car là où des cavités vides apparaissent
elle posera deux pierres pour un regard futur
Et fera pousser de nouveaux bras et de jambes nouvelles
de la chair abattue.
Des ailées de sève sans automne repousseront
des vestiges de mon corps que je perds à chaque blessure.
Car je suis comme l’arbre abattu, qui bourgeonne
Car j’ai encore la vie.
Miguel Hernandez

Plaque 2 :
Le peuple de Madrid,
en mémoire et en reconnaissance des près de 3 000 personnes exécutées et enterrées dans cette nécropole entre avril 1939 et février 1944.
Que mon nom ne soit pas effacé de l’histoire.
Julia Conesa

Plaque 3 :
Après la guerre civile, la dictature du général Franco réprime férocement ses ennemis politiques. Des conseils de guerre dépourvus de toute garantie de procédure ont conduit à de nombreuses exécutions par peloton d’exécution ou par le garrot vil.

Au revoir Hélène Châtelain

Nous avons eu l’occasion de côtoyer Hélène Châtelain, notamment en 2014, à La Parole Errante (Montreuil) lorsqu’Armand Gatti a décidé de mettre en espace le texte de La Nueve avec comme troupe les membres de l’association. Hélène était souvent présente et d’excellent conseil auprès d’Armand Gatti et de notre troupe d’amateurs.

Petite bio pour une grande dame:
Hélène Châtelain est née en 1935 à Bruxelles de parents russo-ukrainiens. Elle vient disparaitre ce dimanche 11 avril 2020.

Arrivée à Paris en 1956, elle devient une artiste aux mille facettes et au parcours exceptionnel, entre écriture poétique et cheminement libertaire.

Comédienne inoubliable dans La Jetée de Chris Marker (1962), Hélène Châtelain a également réalisé plus d’une trentaine de films, notamment Les Prisons aussi (1973), Nestor Makno, paysan d’Ukraine (1996), Chant public devant deux chaises électriques (2004).

Dans un va-et-vient du cinéma à la littérature, entre ses ouvrages de scénariste, d’écrivain et de traductrice, Hélène Châtelain a une filmographie très diverse : en partie activiste avec des groupes militants, en partie personnelle et documentaire, en partie dramatique et artistique, comme en témoignent les 2 collections documentaires réalisées avec Armand Gatti : Le Lion, sa cage et ses ailes sur et avec des ouvriers immigrés de l’usine Peugeot de Montbéliard, et La première lettre, travail de reflexion et de création autour de Roger Rouxel.
En matière de contribution historique documentaire on lui doit notamment Goulag, un film coréalisé avec Iossif Pasternak, en 2000, qui constitue encore à ce jour la seule analyse filmique dûment raisonnée et documentée sur le sujet, tournée sur les lieux, et d’autant plus rare qu’elle comprend les interviews de survivants de la révolution et de la répression rencontrés au moment du tournage, parmi lesquels des anarchistes, qui aujourd’hui ne sont plus de ce monde.

(Source : La Revue des Ressources)

Lisez le bel hommage rendu à Hélène par Juan Chica-Ventura sur Le Monde Libertaire
https://monde-libertaire.net/index.php?articlen=4976

Futsal & mains propres

Futsal et mains propres
Un commentaire sportif de la Compagnie Jolie Môme

La ville de Champignoux, personne ne la connaissait avant la qualification de l’équipe féminine de futsal pour la coupe d’Europe.
De belles valeurs sportives, l’esprit d’équipe, l’implication et l’enthousiasme de ces joueuses ont fait leur succès.
Que se passe-t-il quand avec le succès arrivent UN nouveau président et UN nouveau sponsor ?
Et quand l’actualité sociale s’invite dans le sport ?

1h30 de chronique sociale et sportive, créée par la Compagnie Jolie Môme

Si vous l’avez raté lors de la première mi-temps en 2018,
Si vous y étiez et avez envie de le partager avec des amis,
Si vous voulez proposer à des jeunes de découvrir notre théâtre grâce à l’univers du football féminin,
Si vous pensez que la culture du football est aussi un moyen d’aborder de nombreuses questions de société…

Partagez cette annonce et réservez vos places au 01 49 98 39 20

Mercredi 13 et jeudi 14 mars : 19h
Vendredi 15 et samedi 16 mars : 20h30 (possibilité de restauration sur place)
Dimanche 17 mars : 16h

Tarifs 20€ et 13€

La Belle Etoile,
14 rue Saint-Just à La Plaine Saint-Denis, métro Front Populaire (ligne 12)

Plus d’infos sur notre site : http://cie-joliemome.org
Facebook : facebook.com/compagniejoliemome


Futsal et Mains Propres
sera aussi joué
au théâtre Gérard Philipe de Bonneuil sur Marne (94)
Vendredi 8 mars à 20h30
Réservations au 01 45 13 88 38


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La Nueve invitée d’honneur des élèves des classes de terminale européenne du Lycée Vilgénis de Massy

En à peine un trimestre, en s’appuyant sur la bande dessinée de Paco Roca, “Los surcos del azar », la consultation du site de l’association « 24 août 1944 » et la rencontre-débat qu’il y avait eu un mois auparavant avec des membres de l’association, les élèves ont élaboré un scénario retraçant l’histoire des combattants de la « Nueve », ces Espagnols antifascistes dont la plupart anarchistes, antimilitaristes, n’hésitèrent pas à s’engager dans les FFL, forces françaises libres, pour continuer la lutte commencée le 18 juillet 1936 en Espagne contre le fascisme.

Sur la scène, en toile de fond, une photographie des hommes de la « Nueve », bientôt remplacé par un diaporama d’archives sur la guerre d’Espagne tandis que l’ensemble des comédiens montent sur scène en chantant « El ejercito del Ebro »

Le texte en espagnol sur-titré en français, particulièrement bien élaboré, va retracer l’histoire de ces antifascistes. À chaque scène, illustrée par des photos d’archives ou le plus souvent, par une planche tirée de la BD de Paco Roca, ils nous racontent la révolution, les espoirs déçus, « l’Espagne enfuie des catacombes » [[Vers tiré de la chanson de serge Utgé-Royo :Un nuage espagnol]], les deux Espagne, les Républicains vaincus mais toujours debout et l’exil, l’attente, la mort.
Celle du poète Machado, en déclamant le magnifique poème d’Aragon [[Les poètes, 1960]] :
Machado dort à Collioure
Trois pas suffirent hors d’Espagne
Que le ciel pour lui se fit lourd
Il s’assit dans cette campagne
Et ferma les yeux pour toujours.

Et puis les dernières évacuations depuis les ports du Levant : Carthagène, Alicante, Almeria, évoquant l’épouvante de ceux qui ne purent embarquer et la peur des autres que leur embarcation ne soit coulée avant d’atteindre les côtes d’Afrique du Nord. L’arrivée à Oran, la mise en quarantaine en attendant une évacuation vers des camps de concentration…

Avec l’approche de la Seconde Guerre mondiale, le chantage odieux des autorités françaises leur enjoignant de choisir entre Franco ou la légion…
Un an après, autre ignominie, la capitulation. Mais, le 18 juin 1940, depuis Londres, l’appel du général de Gaulle. Et là, un de Gaulle plus vrai que nature tant dans la voix que dans la gestuelle.

Retour en Algérie. Les camps de travail, véritables bagnes au milieu du désert où les prisonniers sont voués à une mort lente tant sous les coups que la faim qui les tenaille.
En novembre 1942, le débarquement des américains et la libération de l’Algérie modifie progressivement leur condition de vie. Dès qu’ils le peuvent, nombre d’entre eux vont rejoindre les rangs des FFL, [[Forces françaises libres]]. Beaucoup tomberont durant la campagne de Tunisie. Puis en août 1943, la 2e division Blindée (2eDB) est créée et avec elle, la « Nueve » avec les espagnols antifascistes. Certains parmi eux, rappellent la guerre d’Espagne, la répression, l’exil, l’accueil, l’internement dans les camps en France,…et leur désir de poursuivre la lutte contre le fascisme.

Comme le dira leur capitaine, Raymond Dronne, ils n’étaient pas des militaires comme les autres. Ils pouvaient discuter les ordres mais étaient braves au combat. Malgré leurs bizarreries, Dronne les accepta tout de suite comme il accepta que leurs véhicules soient baptisés par des noms de bataille de leur guerre : Guadalajara, Teruel, Madrid,… Puis vint le départ vers l’Angleterre, et enfin le grand jour. Les tous premiers jours d’août, ils débarquent en France, en Normandie. La lutte sera longue et difficile mais demain, la France libérée, ils continueront en Espagne. Ce ne sera pas si facile dit l’un d’eux. Avant d’arriver à Paris, ils libèrent Ecouché. La bataille est rude. Ils gagnent mais à quel prix. La récompense : Paris. Ils sont les premiers, le 24 août 1944, à y entrer et à parvenir à l’hôtel de ville dans la soirée.
Deux jours plus tard, de Gaulle descendant les Champs Elysées fait son célèbre discours : « Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière : c’est-à-dire de la France qui se bat. C’est-à-dire de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle. » Comme pour l’appel du 18 juin, notre comédien en herbe soulèvera l’enthousiasme général de la salle par ses accents gaulliens parfaitement réussis.
Suivra l’échec de l’incursion au Val d’Aran. Il sera plus que jamais évident que sans arme rien n’est possible et que, la France libérée, le gouvernement provisoire comme les alliés ne poursuivront pas la lutte de libération au-delà des Pyrénées.

Cette fresque historique ou l’épopée des républicains espagnols est plutôt bien vue et superbement relatée. L’ensemble des participants, comédiens mais aussi toute l’équipe technique, lumière, sono, mixage, sur-titrage… a fait un travail phénoménal. La mise en scène est parfaite. Certains temps forts : le travail de forçat dans les camps de travail du Sahara, la bataille de Tunis, Ecouché, … donne lieu à de belles chorégraphies.
Les applaudissements et « BRAVO » qui ont salué l’ensemble de l’équipe sont la meilleure illustration de la valeur de cette pièce, nouveau témoignage d’une histoire trop souvent occultée.

Vous trouverez l’intégralité de ce spectacle ci-dessous
https://www.youtube.com/channel/UCN-1eCk93S9G3nohPORvWZA

Le final de l'épopée de la Nueve
Le final de l’épopée de la Nueve
les dernières répliques
les dernières répliques

Dante Gatti ne dira plus ses poèmes

« Beaucoup d’entre nous, depuis 1938, n’avons plus jamais pensé à ce pays fraternel sans une secrète honte (…) Car nous l’avons d’abord laissé mourir seul. Et lorsqu’ensuite nos frères, vaincus par les mêmes armes qui devaient nous écraser, sont venus vers nous, nous leur avons donné des gendarmes pour les garder à distance… »

[[(« Nos frères d’Espagne », Albert Camus, Combat, 7 septembre 1944.)]]

Aujourd’hui, faire mémoire de la tragédie espagnole d’hier résonne dans le récit permanent de la douleur des peuples qui fuient la guerre, la peur et et la faim pour s’échouer sur les terres d’abondance de la forteresse européenne…

Un jour de printemps 2013, je me retrouvais, très ému, à Montreuil, au dernier étage sous les toits, dans le bureau-bibliothèque de Dante, alias Armand Gatti, avec quelques compagnons de notre toute neuve association de mémoire espagnole [[(24-aout-1944.org)]]. Hélène Châtelain, compagne de Dante, restait debout contre un mur et nous regardait tranquillement ; le vieux chien de la maison dormait sous ma chaise. Je n’avais pas revu Gatti depuis Liège, en 1983, où il venait présenter son film Nous étions tous des noms d’arbres (les jeunes frères Dardenne avaient collaboré à la réalisation liégeoise). Le poète avait devant lui le livre de l’histoire incroyable de ces républicains espagnols [[(La Nueve, 24 août 1944. Ces républicains espagnols qui ont libéré Paris, Evelyn Mesquida, Le Cherche Midi, 2011)]] qui, vaincus hier dans leur pays par le fascisme international des années trente, devaient participer, cinq ans plus tard, à la libération de la France : Normandie, Paris, Strasbourg, Berchtesgaden…
Nous demandions alors à Gatti d’écrire une pièce de théâtre d’agit-prop, comme il l’avait fait en 1968 avec La passion du général Franco (interdite de TNP par de Gaulle, puis autorisée sous le titre Passion en violet, jaune et rouge, et jouée dans les entrepôts Calberson en 1972). L’homme arborait sur sa veste de toile noire un badge « Durruti ». Nous regardant tous attentivement, il avait brandi le bouquin de La Nueve en disant : « Je n’ai pas besoin d’écrire : tout est là ! » Et il nous désignait chacun du doigt en ajoutant : « Et c’est vous qui allez la jouer ! ».
Je dois dire que certains de mes compagnons étaient un peu consternés à l’idée de « faire le comédien » – la plupart étaient des militants syndicalistes et libertaires, peu enclins à monter sur scène. J’étais le seul saltimbanque de la bande, mais je ne pensais pas, alors, pouvoir trouver le temps d’apprendre, répéter et jouer une pièce qui n’était, d’ailleurs, pas encore écrite. Mais Gatti était très persuasif. Je me souviens que cette rencontre s’était répétée plusieurs fois avant que le projet prenne corps. Jean-Marc Luneau, ami et collaborateur de Gatti, assisterait efficacement celui-ci dans la mise en scène. Stéphane Gatti, un des fils, participerait au choix de témoignages de républicains contenus dans le bouquin, et monterait un film documentaire projeté pendant la pièce.
Armand Gatti jubilait de voir des anars de l’an deux mille prendre les mots des anars des années quarante et jouer les soldats antimilitaristes comme leurs compagnons d’antan… Nous avons donc dit les mots et chanté les chants devant des centaines de spectateurs et spectatrices – dont beaucoup venus d’Espagne – à La Parole errante de Montreuil, La Clef ou le Vingtième Théâtre de Paris. Gatti était de toutes les répétitions et de toutes les représentations. Sa générosité, bien connue de tous les militants syndicalistes, associatifs ou politiques, mettait le vaste lieu de La Parole errante à la disposition de l’intelligence en mouvement, du théâtre d’interpellation onirique, des chants du monde…
Je ne sais pas ce que deviendra maintenant cet endroit magique de la liberté de parole, à Montreuil. Je sais que Dante ne dira plus ses poèmes. Je sais qu’il n’assistera plus aux répétitions de ses pièces ou d’autres créations. Je sais qu’il rit désormais dans la galaxie des révolutionnaires non-alignés. Je sais que je suis affreusement triste et que nous sommes nombreux et nombreuses à l’être.

le 7 avril 2017
Serge Utgé-Royo

El Triangulo Azul, les antifascistes espagnols à Mauthausen

El Triangulo Azul

Mise en scène : Laila Ripoll
Interprétation : Manuel Agredano – Elisabet Altube – Marcos León – Mariano Llorente – Antonio Sarrió – Ángel Solo- Jorge Varandela
Musiciens: Carlos Blázquez. Carlos Gonzalvo. David Sanz

Récit de la survie grâce à la musique et à la danse des Républicains Espagnols, arborant le triangle bleu des apatrides, en déportation au camp de Mauthausen.

C’est le récit d’une intrigue angoissante et d’un cabaret grotesque dans le souvenir d’un sous-officier nazi qui s’attarde sur les aventures risquées de ces espagnols qui ont sorti du camp des photos qui ont servi à incriminer des dirigeants nazis au procès de Nuremberg et sur la façon singulière dont ce groupe a eu l’autorisation, dans un tel enfer de monter une revue musicale. Le crematorium, la cheminée, l’escalier de 186 marches, les barbelés électrifiés, sont représentés à travers une danse chotis, un extrait d’opérette zarzuela, un pasodoble, une danse habanera. La violence des dessins Caprices de Goya et du poème le rêve de la mort de Quevedo, apparait dans une bouleversante symbiose avec la violence et la mort régnant dans le camp d’extermination, où ces espagnols, 6000 républicains exilés en France en 1939 puis livrés à l’Allemagne en 1941 comme apatrides, ont néanmoins trouvé une espérance de vie par le biais de l’humour et où ils donnèrent un exemple de bravoure et de solidarité.

Prix National de littérature dramatique 2015 (Espagne) – Prix MAX 2015 : Meilleur auteur.
Partenaires: Ministerio de educación, cultura y deporte

25ème Festival Don Quijote
Lundi 21 et mardi 22 nov. 2016 à 20h00- Théâtre Café de la Danse –Paris 11

N d Site: ils étaient plus de 7200 à Mauthausen et dommage que la pièce traite le photographe Antonio Garcia, le premier espagnol a commencé la collecte des photos comme un lâche. Cette résistance ne fut pas l’affaire d’un seul mais bien de tout le groupe de ce kommando! La fabrique du héros devient insupportable.

Plaque en l'honneur des antifascistes espagnols déportés
Plaque en l’honneur des antifascistes espagnols déportés
Carte anniversaire faite au camp de Mauthausen le 6 janvier 1945
Carte anniversaire faite au camp de Mauthausen le 6 janvier 1945
Composition de Mila
Composition de Mila

La pièce La Nueve nous fait combattre aux cotés de cette unité.

Le 19 novembre, des élèves de 1ère ES du Microlycée de Vitry sur Seine, assistaient au spectacle sur la Nueve au 20e théâtre.

Témoignage d’un élève.

LA NUEVE

Lorsque l’on m’a demandé d’écrire une critique sur la pièce de théâtre La Nueve, je dois admettre que je n’ai pas su quoi dire ni surtout écrire. Je pense que le message traduit par cette pièce est tellement puissant et transmis avec une telle force par les descendants de ses anciens combattants qu’il est difficile de donner son avis. C’est peut-être la peur de déformer les choses ou encore le fait que tout est à voir et rien n’est à dire. Ce que je sais c’est que j’ai eu l’occasion de voir des pièces de théâtre qui dénonçaient des vérités difficiles à entendre ou à faire comprendre. Mais je n’ai assisté qu’à une seule pièce de théâtre qui ne dénonce pas ni raconte ses vérités difficiles, mais qui les fait vivre. Et cette pièce c’était La Nueve.

Je ne vais pas m’attarder à décrire la mise en scène et le jeu des acteurs, qui est de mon avis surprenant et irréprochable, non. Néanmoins, je prends quand même le temps de souligner l’impacte d’une telle pièce. C’est plus qu’un message. C’est un moment bloqué dans le temps ou l’on revit le passé de ces gars qui ont tous vécu des horreurs mais qui ont choisi de continuer à se battre. Certes pour la vengeance, il faut dire, mais aussi pour la justice, qui n’a pas été présente pour eux et qui se devait d’être défendue par eux pour les autres, leurs familles, leurs amis, leurs copains, mais aussi pour nous. C’est comme un paradoxe temporal ou l’on vit et combat avec ses hommes, ou l’on souffre, on danse, on rit, on chante ! La pièce La Nueve ne nous montre pas le combat de cette unité mais nous fait combattre aux cotés de cette unité. C’est un moment si fort, que le message n’est pas transmis, mais vécu.

Pour conclure, La Nueve est une pièce qu’il faut voir, non dans un contexte historique, ou d’obligation, mais il y est des choses de la vie qui nous font réfléchir et changer, et La Nueve en fait partie. Si La Nueve a été par le passé un vent de vérité, de colère et de justice, aujourd’hui ce n’est qu’un souffle, mais qui porte toujours sa devise et qui traversera toujours le temps afin de nous l’inculquer, mais aussi de la transmettre aux générations futures.

Felix Gapin
1ère ES, Microlycée de Vitry sur Seine


La Nueve

Cuando me pidieron que escribiera una crítica sobre la representación teatral La Nueve, tengo que admitir que no sabía qué decir ni, sobre todo, escribir. Pienso que el mensaje de esta obra es transmitido de una manera tan intensa y fuerte por los descendientes de estos antiguos combatientes, que es difícil dar una opinión. Quizás sea el miedo a deformar las cosas, o también el hecho de que todo está en el espectáculo y no hay nada que decir. Lo que sí sé, es que tuve la ocasión de ver otras obras de teatro que denunciaban verdades difíciles de entender o de hacer comprender. Pero sólo asistí a una obra de teatro que no denuncia, ni cuenta hechos reales difíciles sino que los hace revivir. Y esta obra es La Nueve.

No voy a detenerme en la puesta en escena, ni en los actores, excelentes e irreprochables en mi opinión, no. Sin embargo, tomaré el tiempo de subrayar el impacto de una obra de teatro como ésta. Es mucho más que un mensaje. Es un momento detenido en el tiempo en el que revivimos el pasado de estos hombres que han vivido, todos, situaciones horribles, pero que han elegido continuar luchando. Cierto, por venganza, todo hay que decirlo, pero también por justicia, que no ha estado presente en sus vidas, pero que deberán defender por los otros, sus familias, sus amigos, sus compañeros y también por nosotrtps. Es como un paradoja temporal en la que vivimos y combatimos con estos hombres, en la que sufrimos, bailamos, reímos, cantamos ! La Nueve no nos muestra los combates de esta célebre Compañía. Es un momento tan fuerte, que el mensaje no se transmite, sino que se vive.

Para concluír, La NUeve es un espectáculo que hay que ver, no en un contexto histórico ni por obligación. Pero hay cosas en la vida que nos hacen reflexionar y evolucionar. Y La Nueva, hace parte de ellas. Si La NUeve ha sido en el pasado un viento de verdad, de cólera y de justicia, hoy es sólo una brisa, pero sigue llevando consigo su divisa y atravesará el tiempo para inculcárnosla pero también para transmitirla a las generaciones futuras.

Bilan des actions de l’association, août 2014

Concert sur l’Espagne révolutionnaire

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22 juin 2014. Le concert de Serge Utgé-Royo inaugurait les évènements à venir.

À L’Européen, à Paris 9e, la salle était comble. 350 personnes. L’ambiance chargée d’émotion et de fraternité.

Les colloques

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22 août à la bourse du travail de Paris.
Thème : révolution, guère, exil des Républicains espagnols.
– La révolution sociale espagnole: Frank Mintz.
– L’exil des républicains espagnols : Geneviève Armand Dreyfus, Marie Rafaneau- Boj.
– Histoire d’un exil politique ou la lutte contre l’oubli : Claire Pallas.
– Les combattants espagnols dans la résistance espagnols et dans la libération de Paris : Véronique Salou, Evelyn Mesquida, Guillaume Goutte.

Exposition de peintures

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Portraits d’hommes de la Nueve peints par Juan Chica-Ventura

Environ 200 personnes ont suivi les interventions et participé aux débats.

Spectacle : La Nueve mise en espace par Armand Gatti

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Des membres de l’association et des compagnons amis ont crée un spectacle à partir des témoignages recueillis par Evelyn Mesquida, dans son ouvrage les Républicains espagnols qui ont libérés Paris. Ainsi ont-ils portés les mots d’hommes de la Nueve.
Ce spectacle a été mis en scène par Jean Marc luneau et Armand Gatti. Stéphane Gatti a accompagné ce spectacle d’un montage d’images d’archives.
– Une première représentation s’est déroulée le 23 août à La Parole errante à Montreuil. 350 à 400 personnes ont assisté à ce spectacle.
– Une seconde représentation s’est déroulée au Cinéma la clé, le 6 septembre. Environ 230 personnes ont assisté au spectacle.
Une représentation se déroulera le 19 novembre 2014 au XXe théâtre à Paris.

La marche

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Le 24 août, jour de l’entrée des républicains espagnols à Paris, nous avons organisé une marche sur les pas des hommes de la Nueve.

Le long du parcours, il y avait des portraits des hommes de la Nueve et des drapeaux aux couleurs des principales forces politiques et syndicales qui composaient la Nueve, ainsi que des drapeaux aux couleurs des régions d’origine de ces hommes.

Il y a eu des prises de paroles d’officiels et de membres de l’association au départ de la marche, au square Hélène Boucher, à l’arrêt de certaines plaques, à l’arrivée de la marche, sur l’esplanade des Villes Compagnons de la Libération. Kader Arif, Secrétaire d’État aux Anciens Combattants et à la Mémoire ainsi qu’Anne Hidalgo, Maire de Paris, ont pris la parole soulignant l’engagement des Républicains espagnols, notamment des anarchistes au sein de la Nueve, dans la lutte contre le fascisme. Ils ont déploré l’abandon de La France envers ces mêmes antifascistes espagnols durant leur long combat contre le franquisme.

En outre, les « comédiens » de La Nueve mise en espace par Armand Gatti ont donné lecture d’extraits du spectacle.

Notons que nous avions fait venir le half-track, Guadalajara, de la place d’arme du Mont Valérien jusqu’à l’esplanade.
La marche a été un succès. Nous étions au moins 1500, certains venus d’Espagne et de Province.

Projections de Films

Révolution guerre et exil des républicains espagnols. Projection de documentaires sur la révolution sociale espagnole, l’exil, l’engagement dans la lutte contre le nazisme.
Cinéma la clé à Paris, le 5 septembre.
– Bajo EL Signo Libertario, sous le signe libertaire : la collectivisation dans le village de Pina de Ebro dans l’Aragon filmé par la CNT en 1936.
– Contes de l’exil ordinaire, film de Christian Marc et dont les entretiens ont été réalisés par Marie Louise Roubaud et René Grando: l’internement dans les camps du sud de la France des réfugiés républicains espagnols. Il met en relief leur participation à la Résistance française et à tous les combats pour la libération du territoire..
– La Nueve ou les oubliés de la victoire, film d’Alberto Marquardt : l’histoire de la Nueve. Sortis des camps français, des milliers de soldats espagnols se battent contre les troupes allemandes, sur tous les fronts. En Afrique, après des batailles contre Vichy et les divisions allemandes du général Rommel, une partie de ces milliers d’Espagnols est intégrée à la 2e division blindée (2e DB) du général Leclerc. Au sein de cette division, la 9e compagnie, la Nueve, commandée par le capitaine Dronne, est dans sa quasi totalité une compagnie d’Espagnols ; la langue de la compagnie est le castillan et une forte composante des hommes est anarchiste, antimilitariste… Pourtant la France « Libre » et les alliés vont les abandonner à leur exil laissant Franco régner par la terreur pendant 47 ans.

Ces projections étaient accompagnées d’une exposition de peintures des portraits d’hommes de la Nueve peints par Juan Chica-Ventura.
Il y avait environ 250 spectateurs.

La mémoire des républicains espagnols en marche…

Pendant 3 jours, lors du colloque, du spectacle monté par Armand Gatti et dans les rues de Paris, l’association « 24 août 1944 » a ouvert une voie pour la reconnaissance de la participation des républicains espagnols à la libération de Paris et à la résistance dans les maquis. En attendant d’autres rendez-vous, quelques images prises dans le feu de l’action.

Merci à tous ceux qui ont participé à cette première…

Colloque du 22 Aout- Bourse du travail
Colloque du 22 Aout- Bourse du travail
La Nueve mise en scène par Armand GATTI
La Nueve mise en scène par Armand GATTI
La Nueve mise en scène par Armand GATTI
La Nueve mise en scène par Armand GATTI
La Nueve mise en scène par Armand GATTI
La Nueve mise en scène par Armand GATTI
La Nueve mise en scène par Armand GATTI
La Nueve mise en scène par Armand GATTI
La Nueve mise en scène par Armand GATTI
La Nueve mise en scène par Armand GATTI
Les comédiens, Armand Gatti et Rafael Gomez
Les comédiens, Armand Gatti et Rafael Gomez
Allocutions quai Henri IV.
Allocutions quai Henri IV.
Le Guadalajara… quai Henri IV
Le Guadalajara… quai Henri IV
Square Hélène Boucher, 13e
Square Hélène Boucher, 13e
Prise de parole au square Hélène Boucher
Prise de parole au square Hélène Boucher
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Rafael Gomez
Rafael Gomez
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Colloque du 22 Aout- Bourse du travail
Colloque du 22 Aout- Bourse du travail
Colloque du 22 Aout- Bourse du travail
Colloque du 22 Aout- Bourse du travail
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Dernières répétitions du spectacle en hommage aux hommes de la Nueve.

Sous la direction d’Armand Gatti et de Jean-Marc Luneau, les comédiens amateurs, « fils de »… ou attachés à la mémoire historique, travaillent sans relâche pour que la parole des hommes de la Nueve soit entendue.
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Représentation : Samedi 23 août 2014 – 20 h – entrée libre.

La Parole Errante : 9 Rue François Debergue, 93100 Montreuil. M° Croix de Chavaux
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Répétition du spectacle en hommage à la Nueve.

La « Nueve » mise en espace par Armand Gatti. Montage théâtral interprété par les membres de l’association « 24 août 1944 ».

Distribution : German Arrue : Serge Utgé Royo / Daniel Hernandez : Daniel Pinos / Rafael Gomez : Juan Chica / Manuel Lozano : Hugo / Fermin Pujol : Frank Mintz / Luis Royo : Bernard Prieur.

 

Représentation : Samedi 23 août 2014 – 20 h – entrée libre.

La Parole Errante : 9 Rue François Debergue, 93100 Montreuil. M° Croix de Chavaux


Selon les manuels officiels, la libération de Paris a commencé le 25 août 1944, quand la fameuse 2e DB du général Leclerc a pénétré dans la capitale par la Porte d’Orléans. En réalité, Leclerc a lancé l’offensive dès le 24 août en donnant l’ordre au capitaine Dronne, chef de la 9e compagnie, d’entrer sans délai dans Paris. L’officier, passant par la Porte d’Italie, a foncé sur le centre de la ville à la tête de cette 9e compagnie appelée la Nueve. Ce sont eux les premiers libérateurs de la capital française. « Ces hommes ne sont pas entrés dans l’Histoire officielle. » Le Capitaine Dronne qui les connaissait bien disait d’eux : « Ils étaient individualistes, idéalistes, vaillants et faisaient preuve d’une bravoure démesurée. S’ils embrassèrent notre cause, c’est parce que c’était la cause de la liberté ».

Les témoignages de quelques soldats de la Nueve, héros magnifiques, sortis tout droit d’une page d’histoire trop longtemps occultée, sont la base du spectacle donné le samedi 23 août 2014 à 20 h – entrée libre à La Parole Errante : 9 Rue François Debergue, à Montreuil.

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Programme des manifestations de 2014

CINÉMA

RÉVOLUTION, GUERRE ET EXIL DES RÉPUBLICAINS ESPAGNOLS
Vendredi 5 septembre à 20 heures Cinéma la Clef à Paris* – BAJO EL SIGNO LIBERTARIO Un film de Les. 1936. 16’ – CONTES DE L’EXIL ORDINAIRE Un film de René Grando. 1989. 52’. Avec la présence de René Grando – LA NUEVE OU LES OUBLIÉS DE LA VICTOIRE Un film d’Alberto Marquardt. 2009. 53’

EXPOSITION

LA NUEVE À TRAVERS LES TOILES DE JUAN CHICA VENTURA Exposition dans la salle Francisco Ferrer Guardia de la Bourse du travail et au cinéma la Clef*

CONCERT

UN NUAGE ESPAGNOL, MÉMOIRES D’EXILS – TRIO UTGÉ-ROYO Dimanche 22 juin à 18 heures. L’Européen à Paris*

COLLOQUE

RÉVOLUTION, GUERRE ET EXIL DES RÉPUBLICAINS ESPAGNOLS Vendredi 22 août à 14 heures, Bourse du travail de Paris*
LA RÉVOLUTION SOCIALE ESPAGNOLEL’EXIL DES RÉPUBLICAINS ESPAGNOLSNO MATARON SUS IDEAS : HISTOIRE D’UN EXIL POLITIQUE OU LA LUTTE CONTRE L’OUBLILES COMBATTANTS ESPAGNOLS DANS LA RÉSISTANCE FRANÇAISE ET DANS LA LIBÉRATION DE PARIS

THÉÂTRE

LA NUEVE MISE EN SCÈNE PAR ARMAND GATTI Samedi 23 août à 20 heures La Parole errante à Montreuil*

MANIFESTATION

SUR LE CHEMIN DE LA NUEVE Dimanche 24 août à 14 heures


*LES LIEUX – L’Européen, 3 rue Biot, Paris 17e, métro Place de Clichy – La Bourse du travail, Salles Louise Michel et Francisco Ferrer Guardia, 3 Rue du Château d’Eau, Paris 10e, métro République – Le cinéma la Clef, 34 Rue Daubenton, Paris 5e, métro Censier-Daubenton – La Parole errante, 9 Rue François Debergue, 93100 Montreuil, métro Croix de Chavaux


Télécharger le programme complet : Progranmme des manifestation de 2014 programme2.jpg

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Documents joints

 

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