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Exil des affichistes de la Guerre d’Espagne.

Même si la Retirada constitue l’arrivée la plus massive d’Espagnols en France et donc d’artistes, ce ne fut pas une première au XXe siècle, ce ne fut pas non plus la dernière.
Ceux que l’on nomma, les « Artistes ibériques de l’École de Paris », P. Picasso, J. Miro, J. Gris, S. Dali étaient déjà établis et reconnus en France avant 1936. Certains comme B. Lobo, H. Gomez sont aussi venus en France avant 1936.

Le sculpteur Apel.les Fenosa. Catalan, sympathisant anarchiste déserte en 1920 et se réfugie à Paris où il rencontre P. Picasso et les surréalistes. Il rentre en Espagne lors de la proclamation de la 1ère république et franchit de nouveau la frontière en 1939.

J-L Rey Villa ne fait pas partie des réfugiés de la Retirada : d’origine andalouse, il étudie à Barcelone. Il prend le pseudonyme de SIM en juillet 1936, car sa famille vit à Séville et subit la répression franquiste. Il participe pleinement aux activités de propagande du SDP de Barcelone jusqu’en 1937 (pour la CNT, l’UGT et la Generalitat). Le gouvernement catalan l’envoie à Paris pour le représenter au pavillon espagnol de l’exposition universelle (mai 1937). Il y restera.

Comment définir tous ces artistes espagnols en France ? Exilés oui ! Mais pas de la même manière. Eux se définissent comme antifranquistes et exilés politiques.
Avant l’exposition universelle de 1937 et le pavillon de la République espagnole, l’avant-garde artistique ibérique eut droit à une certaine reconnaissance en février 1936. Le musée du Jeux de Paume proposa une exposition sur l’art contemporain espagnol. Parrainée par Jean Cassou, elle fut co-organisée avec le gouvernement républicain. Elle présenta plus de 300 œuvres venant de Madrid, Barcelone et surtout de Paris.
L’armée, l’Église et la grande bourgeoisie ibérique, haïssaient ces artistes. Ils étaient la figure emblématique de la pseudo dégénérescence du peuple espagnol. C’est pourquoi, le 18 juillet 1936, F. Franco et ses acolytes ne voulaient pas seulement réussir un énième coup d’état. Les militaires et leurs complices (surtout l’Église) ambitionnaient d’éradiquer une possible république sociale fédéraliste et libertaire. Pour cela, il ne leur suffisait pas de gagner une guerre. Il s’agissait d’extirper de la tête du peuple espagnol l’idée même d’émancipation sociale et culturelle.
Cette logique exterminatrice du progrès fit que, dès juillet 1936, la répression s’est abattue non seulement sur les militants syndicaux et sociaux, mais aussi sur l’élite intellectuelle et artistique du pays. Tous les citoyens-e-s ayant contribué dans les années 1920/1930 à l’éducation, l’affranchissement intellectuel ou moral de l’église, de la bourgeoisie et de la droite espagnole devait être épurés immédiatement.
Le général Mola avait averti ses collègues militaires au printemps 1936 :
«On tiendra en compte le fait que l’action doit être d’une violence extrême afin de réduire au plus vite l’ennemi qui est fort et bien organisé. Tous les dirigeants des partis politiques, sociétés et syndicats non affiliés au Mouvement seront bien sûr emprisonnés ; des châtiments exemplaires seront appliqués aux dits individus afin d’étrangler les mouvements de rébellion ou de grève ».
« Il est nécessaire de propager un climat de terreur […] Quiconque est ouvertement ou secrètement un partisan du Front populaire doit être fusillé ».
En août 1936, une commission fût créée à cet effet. C’est pourquoi la propagande franquiste parla abondamment de croisade.
Ramon Acín à Saragosse et bien sûr Federico Garcia Lorca fusillé – avec un instituteur et 2 militants libertaires- pas loin de Grenade, furent deux emblèmes de cette extermination.
Cette guerre à «l’ intelligence » explique en partie le fait qu’en février 1939, il n’y avait pas qu’une armée en déroute qui passa la frontière vers la France, mais des gens de toutes conditions y compris un nombre important d’artistes, d’intellectuels, d’enseignants… Bref, c’est l’élite culturelle qui prit le chemin de l’exil. À lui seul, le camp d’Argelès recueillit plusieurs dizaines de ces artistes.
Traités comme du bétail par le gouvernement de Daladier (ex-ministre du Front populaire), il était important pour ces milliers de réfugié.e.s de re-devenir des êtres humains, d’assurer une continuité sociale et culturelle avec ce qu’ils -elles- avaient construit à partir de juillet 1936 de l’autre côté des Pyrénées.

En peu de temps les activités artistiques et éducatives seront organisées au sein des camps du Languedoc : la Baraque artistique ; le Palais des expositions ou le Salon des beaux-arts et même au camp des Milles, à Aix-en-Provence, où étaient détenus réfugiés espagnols et juifs « indésirables » comme Max Ernst, Hans Bellmer.
En parallèle, le matériel de ces activités artistiques sera aussi détourné pour la fabrication de faux documents auxquels participa des affichistes tels que Gallo ou Badia Vilato. Gallo continuera ces activités « artistiques » clandestines au sein du célèbre réseau d’évasion Ponzan.
Heureusement, côté français un élan de solidarité se manifesta y compris dans les milieux artistiques. C’est ainsi que certains purent sortirent des camps. Josep Renau et son frère Juan grâce à l’intervention de Picasso et du réseau du Parti communiste. À Perpignan, le peintre Martin Vivès fut aussi très actif et exfiltrât du camp du Haras de nombreux artistes dont les affichistes C. Fontséré, J. Bardasano et A. Clavé. Antonio Lamolla est exfiltré du camp de St Cyprien par le maire de Dreux Maurice Violette. Lamolla y restera 40 ans et y a ouvert une école de dessin gratuite. D’autres comme B Lobo, L. Gallo, J. Bartoli, s’évadent.
Le 10 mars 1939, à Perpignan, Martin Vives présentent des œuvres de Clavé et de Fontseré sous le titre « scènes vécues de la Retirada » dans une pâtisserie – salon de thé « Vivant ». Antoni Clavé remercia Vivès en lui offrant son portrait. Suivirent des expositions de Gustau, Cochet, en mars ; de Pedro Flores en avril ; de Ferran Callicó; de Josep Puig-Pujades en juin.
Le 14 juin 1939, Albert Bausil, Martin Vivès et le comité d’entraide aux artistes républicains espagnols organisèrent une grande exposition au salon de l’hôtel Tivoli. Avec des œuvres venues de tous les camps du Languedoc. Elle fut transférée à Paris le 26 juin à la Maison de la culture avec comme titre : L’art sous les barbelés. Cette exposition programmée à Londres, à l’automne, a été annulée à cause de la guerre.
À Montpellier, le 6 Juillet, avec la présence de nombreux artistes, intellectuels et politiques « occitans » et catalans, le Musée du Travail accueille trente œuvres d’artistes, surtout catalans, internés.

Ces évènements eurent deux conséquences positives : Le milieu de l’art français découvrit ce qui se faisait en matière de sculpture, peinture, dessin, photo en Espagne dans les années 1930. Inversement, les artistes espagnols purent prendre contact avec les us et coutumes de l’univers artistique français : responsables de musées, galeristes, critiques d’art ou artistes déjà établis, surtout grâce aux Espagnols qui étaient établis et reconnus à Paris : P. Picasso ; J. Gris ; J. Miro, Apel.les Fenosa, etc.
Ces artistes avaient à peine retissé des liens familiaux et reconnecté les réseaux artistiques militants qu’ils furent dispersés une seconde fois. Ils subirent de nouveau la semi-clandestinité, les dispersions au gré des enrôlements forcés, des internements, d’autres camps, des vies de semi-clochardisées, etc. ou contraints à travailler pour les allemands comme Fontséré, Rey Villa, M. Blas, ou dans la publicité comme Badia Vilato, … Pendant quatre années supplémentaires. Si, J. Bartoli réussit à échapper à la Gestapo, ce qui ne fut pas le cas de tous, comme J. Sau, M. Camps Vicents, H. Brugarolas, et d’autres encore. Pour ceux qui le pouvait, il fallait donc continuer à peindre, à sculpter, à créer pour résister au fascisme.

« Non, la peinture n’est pas faite pour décorer les appartements. C’est un instrument de guerre offensive et défensive contre l’ennemi. » P. Picasso.

Travailler dans son atelier, oui. Mais, exposer -en tant que réfugié antifranquiste- fut quasiment impossible pendant l’occupation nazie.
Une exception notable : José Luis Rey Villa plus connu dans l’Espagne républicaine sous le pseudonyme de SIM. Si l’on en croit ses biographes, en 1941, il se marie avec une Française. Il abandonne son pseudo et expose au salon Tardor. Le critique d’art Patrice Buet signale cette exposition dans la « Revue moderne des arts et de la vie ». En 1943, il participe à une exposition collective consacrée aux « artistes espagnols de Paris », enfin, en 1944, au salon des sports (toujours à Paris) où il vendra une œuvre consacrée au rugby.

1939-1944, ce sont cinq années d’errances, de pauvreté, de précarité sociale et culturelle.
Pour les artistes s’ajoutait la débrouille extrême pour récupérer des supports, des matériaux, des outils, de la peinture, etc. afin d’exercer leur passion. Citons par exemple le cas de Joaquim Vicents Gironella qui se mit à travailler le liège -à partir de 1941- parce qu’il fut embauché à Toulouse dans une usine fabriquant… des bouchons en liège. Il avait donc un accès direct au matériau de base. Certains deviendront dessinateurs de presse comme Esbelt, Gallo (qui signe désormais Coq dans la presse parisienne), Arguello.

Avec l’euphorie liée à la Libération, les expositions reprirent partout où cela était possible. Les commandes officielles aussi, comme pour B. Lobo. À part quelques noms déjà connus comme : Rey Villa, Lobo, Fontséré, Badia Vilato, les éxilés auront du mal à se faire accepter -individuellement- par les galeries ou les musées. Selon Amanda Herold-Marme à Paris et en province : « Entre 1945 et 1947, la période d’activité la plus intense, au moins huit expositions collectives importantes ont lieu dans le but de lever des fonds et d’attirer l’attention sur la cause antifranquiste ».

Dès 1945, une rétrospective d’affiches espagnoles éditées en 1936 / 1939 est présentée salle Lancry à Paris.

Une différence notable avec la période 1939-1940, la réapparition officielle des organisations syndicales et politiques espagnoles : UGT / CNT ; PSOE, PCE, POUM, FAI, organisations de soutien à la lutte intérieure.

Ces organisations officialisées éditèrent de nombreux supports de propagande contre le régime franquiste : journaux (jusqu’à treize à Toulouse) ; brochures ; livres ; cartes postales ; timbres ; calendrier ; affiches ; etc. Ce qui permit à tous ces artistes de s’exprimer de nouveau dans les réseaux espagnols. Ce sont aussi ces organisations qui vont prendre les initiatives collectives en faveur de l’Espagne anti-franquistes.
Dès lors, Toulouse et Paris deviennent les deux capitales politique et artistiques de l’exil.
Entre la Libération et le début des années 1950, une part importante des meilleurs, graphistes, peintres, affichistes qui ont contribué à l’explosion picturale entre 1936 et 1939 ne sont plus en France. Certains sont toujours en Espagne, au bagne, en prison ou en semi-liberté : M Monleon, les frères Ballester, Bausset, T. Vidal, Esbelt, H. Gomez, R. Calsina, Benages, R. Puyol. ; J. Ricars Obiols ; Manuel Viola (José Viola Gamón) pour ne citer que les plus connus. Ils reprennent le plus souvent leur travail d’avant 1936 : Publicistes, dessinateurs, ils rénovent ou décorent palais et églises.
D’autres ont rejoint l’Amérique latine : J. Bartoli a rejoint les cercles trotskistes à Mexico, C. Fontséré rejoindra le Mexique (1948), puis, les USA (1949) ; Badia Vitalo en Bolivie (1954) ; J. Renau d’abord au Mexique puis, en 1958, il deviendra peintre officiel en RDA ; J. Bofarull au Venezuela ; J. Bardasano, Schum ; Carmora,…
Une nouvelle génération de graphistes militants émerge : J. Call, Arguello, Lamolla, Joan Jorda, …
La première grande exposition collective, bénéficiant d’une forte notoriété, sera l’œuvre de Joaquín Peinado avec le soutien de la mouvance communiste : « L’art de l’Espagne républicaine. Les artistes espagnols de l’École de Paris ». Elle se tient en Tchécoslovaquie, du 30 janvier au le 23 février 1946, dans le cadre d’évènement plus large comprenant : des meetings, des interventions théâtrales à Prague (le bâtiment de l’Association Manes), puis à Brno et Bratislava. Elle réunit une vingtaine de plasticiens et peintres. Une partie de ces artistes étaient arrivés en France bien avant 1939 et d’autres comme A. Clavé, B. Lobo, B. Giner García, ont vécu la Retirada. Il y avait même un tableau de Julio Gonzales décédé en 1942. Cet évènement largement soutenu par le gouvernement Tchécoslovaque, fera l’objet d’une brève dans Unidad y Lucha et d’un article dans le premier numéro « français » de Mundo Obrero (16 février).
Au même moment, à Paris à la Galerie Visconti, Pablo Picasso assite au vernissage d’une exposition organisée par le PCE et Mundo Obrero d’un côté / le PCF et L’Humanité de l’autre, sous la présidence de Paul Éluard et Jean Cassou.
Paris accueille aussi une exposition de l’art moderne catalan fin 1945 en présence de dirigeants de la Generalitat, puis en novembre 1946, le « Premier Salon d’art catalan » à la galerie Reyman qui accueille des artistes catalans « espagnols & français » : Feliu Elias, Francesc Riba Rovira ou Antoni Clavé.

Les anarchistes ne furent pas en reste. À partir 1946, la CNT demande à sa section culture (notamment Puig Elias) d’organiser régulièrement des manifestations du même type à Toulouse et à Paris. La première aura lieu à partir du 22 février 1947 à la Chambre de Commerce de Toulouse. L’exposition au centre de l’événement propose des œuvres de 90 artistes espagnols majoritairement libertaires, mais aussi des militants communistes connus comme P. Picasso, A. Clavé ou J. Bofarull. Chacun des ces artistes peut présenter plusieurs œuvres et ainsi donner aux visiteurs un aperçu complet de leur style. Concerts, danses, conférences et veillées complètent le programme. L’affiche annonçant cette manifestation est l’œuvre d’Arguello qui dessine pour la presse libertaire et socialiste. Cette initiative eut un écho très important dans la presse régionale.
En Avril, la CNT parisienne et la galerie La Boétie trouvent un accord afin d’accueillir une partie des œuvres présentées à Toulouse. Le rédacteur en chef du journal Franc-tireur, Georges Altman prononça le discours lors du vernissage, une soirée animée aussi par la pianiste Mercedes Bevia. L’AFP, Franc-Tireur, l’Echo du Soir, la Radio diffusion Française et bien sûr Solidaridad Obrera en firent un compte-rendu. La CNT édita un catalogue avec la liste des œuvres présentées.
Deux nouveaux évènements du même type se déroulèrent en 1952 et 1958 à Toulouse : Chambre de commerce et au Palais des beaux-arts. Affiches de Camps de Vicens et J. Call. À noter aussi des évènements plus restreints à Bagnères de Bigorre, à la Colonie libertaire espagnole d’Aymare (Lot) et à Paris en 1955, au siège de la CNT (place Ste Marthe- Xè) en présence de Madeleine Lambéret qui fit plusieurs séjours en Espagne entre 1936- 1938. Elle en rapporta de nombreux dessins.
Pour l’UGT (et le PSOE), c’est le 4 mai 1957 que El socialista annonce le vernissage d’une « exposition art et exil espagnol » avenue du Maine à Paris, au siège de Force Ouvrière. En novembre 1958, un second salon présentera des artistes espagnols en exil, de nouveau au siège de FO, sous la présidence d’honneur d’A. Camus.
En Dehors de ces salons « politiques », beaucoup participèrent aux évènements collectifs dédiés aux artistes, catalans, basques ou occitans qui se sont tenus tant à Paris qu’en province.
À la fin des années 1950, la reconnaissance de l’Espagne franquiste par les démocraties et son entrée à l’UNESCO et à l’ONU a eu un impact important sur l’exil et donc sur les parcours de ces artistes.
On peut constater :
– L’effondrement de la production graphique politique espagnole en dehors des dessins dans la presse de l’exil et des calendriers SIA.
– L’arrêt des expositions collectives organisées par les principales organisations de l’exil.
– La reconnaissance individuelle de tous ces camarades dans les milieux de l’art et auprès des publics avertis en France et à l’étranger.

Le fait que des revues d’arts annoncèrent ces manifestations collectives eut un effet bénéfique pour la reconnaissance et le parcours individuel artistique de ces artistes arrivés en France en 1939. En effet, on peut remarquer à travers les biographies de ces plasticiens qu’une majorité d’artistes exilés en province ne purent accéder individuellement à des galeries qu’à partir de la fin des années 1950 : Vicents Gironella, J. Sau ; A. Alos ; Camps-Vicents ; H Brugarolas n’exposèrent pas avant 1959 dans la région toulousaine. Il a même fallu attendre de José Jornet et de Violeta Izquierdo pour qu’en 2002 une exposition soit organisée au centre culturel de Blagnac : « Artistes de l’exil en région toulousaine ».
Dans la région parisienne, la reconnaissance individuelle fût plus rapide du fait que les artistes les plus reconnus sur le marché de l’art (Picasso, Miro, Gris,) et les intellectuels français anti-franquistes (Breton, Cassou, Éluard, Camus) aidèrent rapidement ceux arrivés en 1939.
Badia Vilato s’est rapidement fait connaître grâce à ses affiches pour Air France, M. Chevalier ou pour la compagnie Renaud Barrault. Il a même représenté la ville de Paris à un salon dédié à l’affiche publicitaire.
M. García Vivancos put exposer grâce à l’aide de P. Picasso (en 1948) et A. Breton qui lui consacra une critique élogieuse dans le Libertaire en 1950.
Antoni Clavé suite à l’exposition de Prague (1946) a été contacté par une galerie à Londres (1947), puis à Rome (1951) ; Milan ; Paris (Drouant) ; New-York (1952).
A. Lamolla expose à Dreux et à Montmartre grâce au journal le Monde Libertaire (1956), etc.
La double nationalité d’une partie d’entre eux, facilita la possibilité d’exposer ou de voyager en Espagne. Dès les années 1960, J-L Rey Villa, Baltasar Lobo (pourtant connu comme militant des jeunesses libertaires puis communiste), J. Bofarull, A. Lamolla ou C. Fontséré profiteront de ces « ouvertures ».
Avec Mai 1968, tant en Espagne qu’en France une nouvelle génération de militant.e.s et d’artistes va investir le champs social et artistique. Certains sont arrivés très jeunes en France en 1939 et ont fait toutes leurs études en France. D’autres sont nés en France entre 1940 et l’immédiat après-guerre. Enfin, il faut aussi considérer ceux et celles qui ne purent s’exprimer librement dans l’Espagne franquiste et émigrèrent à la fin des années 1960. Deux exemples parmi d’autres :
R. Faurià Gort, né en 1934 à LLeida, arrive en France en 1939. Lui et sa famille subissent toutes les péripéties des exilés espagnols. Sa famille s’installe à Toulouse en 1950. Il y suit les cours de l’école des beaux-arts et rencontre d’autres artistes exilés. À partir de 1974, il participe à divers salons indépendants et occitans notamment avec H. Brugaloras.
Sylvie Badia, née en 1947 et fille de Badia Vilato. Elle s’intéresse d’abord aux arts dramatiques, puis en 1981, Sylvie Badia s’investit dans les arts plastiques après avoir suivi des études d’architecture. Elle participe à plusieurs ateliers éphémères et squats artistiques en région parisienne Champigny, Clichy, Paris,… Elle expose à La Coopérative-Musée Cérès Franco, dans l’Aude. En parallèle, elle rejoint le mouvement libertaire, elle participe ainsi aux rencontres internationales de St Imier (2012).
Peuvent-ils être considérés comme des artistes exilés ? Question complexe.

À la mort de Franco, en 1975, rien ne changea ou presque en Espagne. Dans la région toulousaine, la mort du dictateur relancera quelques initiatives : expositions collectives à Toulouse (1977, Artistes espagnols à Toulouse et hommage à Pablo Casals en 1978) ; un colloque : La Labor cultural de los libertarios espanoles exilado en Toulouse (1978).

Il faut attendre la fin des années 1980 pour qu’en Espagne : livres, fondations, musées, rétrospectives et autres conférences rendre hommage à ces camarades.

Manuel Viola (José Viola Gamón) ne reçut la première reconnaissance de sa ville natale qu’en 1980, alors qu’il était revenu en 1949 ; Josep Sau en 1983 ; J. Vicents Gironella en 1985, etc. C. Fontséré rentré en 1973 en Catalogne attend les années 1980 pour militer activement pour l’ouverture des archives conservées à Salamanque. Il faut attendre 1986 pour que la municipalité de Barcelone propose une exposition : Art Contra la Guerra et une rétrospective des affiches éditées entre 1936 et 1939.

Aujourd’hui encore, artistes survivants de cette époque (il n’y en a évidemment presque plus) ou contemporains continuent d’évoquer cette période historique à travers leur art. Ainsi en novembre 2019, l’association mémorielle « 24 août 1944 » organisa à l’Institut Cervantès de Paris une exposition intitulée « L’utopie en exil – Quand l’art devient histoire ». À cette occasion 33 artistes exposèrent 115 œuvres pour dire combien la Révolution espagnole et l’exil qui s’en est suivi ont marqué les esprits de toutes les générations de manière intemporelle et indélébile. À travers peintures, sculptures, dessins, planches de bandes dessinées, objets rendus vivants et libres par des mains de prisonniers, c’est la mémoire de cette expérience sociale révolutionnaire jamais égalée et de cet exode qui a ainsi été évoquée.

Actuellement, toujours à l’initiative de l’association « 24 août 1944 », c’est une exposition d’une centaine de photos inédites de Philippe Gaussot sur la Retirada et « l’accueil » des réfugiés espagnols dans des camps de concentration français en 1939 qui tourne en France et en Espagne. Aujourd’hui comme hier, ici et ailleurs, l’art est toujours au service de l’Histoire des peuples opprimés.

Wally Rosell et Ramón Pino

Références (dans le désordre)
1- Exposition : L’Art espagnol contemporain. Peintures et sculptures. 12 février 1936 – Mars 1936
2- SDP (Syndicat des dessinateurs professionnels) UGT Barcelone : http://affiches-combattants-liberte.org/fr/content/23-le-sdp
3- Les intellectuels espagnols face à la Guerre Civile (1936-1939) Paul Aubert.
4- Les-artistes sur le front la guerre des images entre les deux Espagne affiches peinture sculpture photographie (ENS Lyon)
5- https://www.memorial-argeles.eu/fr/1939/1939-1ere-periode-fevrier-mars-1939/des-centaines-d-artistes-dans-le-camp.html
6- Les camps de la honte A. Grynberg et S. Caucanas actes du colloque « les français et la guerre d’Espagne à perpignan »
7- esbelt : lapiz de la revolucion
8- https://www.paperblog.fr/5915721/que-faisaient-les-artistes-pendant-la-seconde-guerre-mondiale/
9- Lamolla : mon oncle
10- Jacint-Bofarull : memoria oblidada
11- Carles Fontserè: Memòries d’un cartellista català (1931-1939) – 1995
12- « SIM l’enigma d’un gran artista » / Mercè Balda Rey; 2016. « SIM Dibuxant de la revolucio » (Fondation Salvador Segui)
13- Helios Gomez : http://www.heliosgomez.org/ – H. Gomez la révolution graphique – l’affichiste à la cravate rouge.
14- Bartoli : Josep Bartoli la Retirada
15- Garcia Vivancos : http://www.estelnegre.org/documents/garciavivancos/vivancos.html
16- Baltasar Lobo : https://fundacionbaltasarlobo.com/ (Zamora)
17- Les artistes espagnols à Paris à partir de la guerre civile. Amanda Herold-Marme
18- L’art de l’exil républicain espagnol, Violeta Izquierdo – 2002
19- Antoni Clavé : https://www.antoni-clave.org/biographie
20- J. Obiols : https://ca.wikipedia.org/wiki/Josep_Obiols_i_Palau
21- M. Monleon Diseno y vanguardia (Fondacion Salvador Segui)
22- Gallo / Coq : https://www.tebeosfera.com/autores/garcia_gallo_luis.html
23- Les artistes plasticiens espagnols et l’exil en France. Dolores Fernández Martínez in Revue Exils et migrations ibériques N° 6 2014
24- Université du Mirail 25 avril 12 mai 1978
25- Sylvie Badia : https://www.troisiemerive.com/badia/
26- L’Utopie en exil – Quand l’Art devient histoire
27- Chemins de l’exil – photographies de Philippe Gaussot

Archives de la presse espagnole en exil consultées : CNT ; El Socialista ; Mundo Obrero ; Solidaridad Obrera ; Unidad y Lucha ;
Les affiches de la Guerre civile : les biographies des principaux graphistes Bartoli, Fontseré, Gomez, Monleón, Renau, Sim. 2000 carteles de la Guerra civil ; Arte y Propaganda en Valencia ; El color de la Guerra ; Les affiches des combattants de la Liberté. Pinturas de guerra: dibujantes antifascistas en la guerra civil española
Sur l’Exil : Geneviève Dreyfus-Armand : L’Exil des républicains espagnols en France. Espagne passion française Geneviève Dreyfus-Armand et Odette Martinez ; Odyssée pour la Liberté de M-C. Rafaneau Boj ; Par-delà l’exil et la mort de L Stein, etc.

Ce 24 Août 2022

Des noms étrangers sont venus résonner dans l’écho des murs de la ville. Des étrangers qui furent des combattants du fascisme, du nazisme et du franquisme…

Comme pour contredire dans les faits, l’a priori que ceux venus d’ailleurs sont des dangers pour les habitants, ils furent des combattants de la liberté redonnant à ceux qui hésitaient le courage de défendre leur dignité.

Nous étions nombreux ce 24 août à leur rendre hommage, d’où qu’ils viennent.
Les officiels (Madame La Maire de Paris, Monsieur le ministre de la mémoire démocratique espagnole, monsieur l’Ambassadeur… ) n’ont pas manqué ce rendez-vous annuel avec les descendants de l’exil républicain espagnol, dont le drapeau flottait au vent.

Nous étions nombreux à parcourir aussi ces photos de 1939 et celles de 2019, pour bien mesurer leur parcours, leur idéal et la manière dont toute leur existence, ils ont su conserver l’espoir et le transmettre, pour une société plus juste et partageuse.

Près de 2000 personnes sont passées par la Halle des Blancs Manteaux et se sont émues en regardant ces photos et en lisant les témoignages immortalisés par Philippe Gaussot et par Pierre Gonnord.
Nous avons rencontré des gens de diverses nationalités, intéressés par cet exil si particulier et tellement politique……

Nous espérons que ces deux expositions continueront longtemps leur chemin de la connaissance et leur message d’accueil…

Hommage aux exilés de l’espoir

Cette année, nous voudrions dédier cet hommage à notre amie, disparue cette année sans crier gare, fille d’un combattant espagnol de la Nueve, José Cortes, blessé rue des Archives le 25 août 1944 et qui épousa l’infirmière qui lui sauva la vie. Sa fille, notre regrettée Marie José fut toujours présente à toutes les actions et interventions concernant la mémoire de son père et de ses compagnons.

Ce 24-Août- 2022 Dans le contexte actuel de repli identitaire, nous avons choisi de rappeler l’attitude des étrangers réfugiés en France :
Ceux qui fuyant le nazisme et le fascisme n’ont pas hésité à s’engager pour la Liberté. Outre des Espagnols en grand nombre, il y avait au sein de la Nueve , entre autre, un patchwork de nationalités, citons notamment :

CARRASCO Joaquin – (Brésil)
CATIZONE Guiseppe – (Italie)
CORTESI Daniel – (Italie)
MENDELSON Félix – (Allemagne)
PIRLIAN Krikor – (Arménien de Turquie),
PORESKI Wilhelm – (Allemagne)
REITER Johann – (Allemagne)
Et avec ces Espagnols, ils étaient les soldats de première ligne, les francs-tireurs de la première heure, agents de liaison, passeurs de lignes et de frontières, porteurs d’armes, de tracts, ou de messages. Ils ont été de tous les combats, dans les pires conditions ; ils ont enduré les pires souffrances pour ne pas permettre que le fascisme leur arrache leur dignité.

Puis nous filerons en cortège à la Halle des Blancs Manteaux où nous attend l’exposition :

VISAGES D’EXIL 1939-2019
Chemins d’exil, photos inédites 1939, Philippe Gaussot
La sangre no es agua, photos 2019, Pierre Gonnord

Composée de deux expositions de photos :

Chemins de l’exil de Philippe Gaussot, qui a saisi sur le vif la retirada et les camps sur les plages en février 1939, mais auparavant avait aussi photographié le secours aux enfants basques et catalans en 1937.

La Sangre no es agua de Pierre Gonnord qui en 2019, à la demande du gouvernement socialiste espagnol partit à la recherche de survivants exilés ou de leurs enfants et trouva facilement son bonheur (et le nôtre de le rencontrer) l’adresse du 33 rue des Vignoles dans le 20e arrondissement de Paris.

Présenter ces deux expositions s’est imposé à nous comme une évidence.
Aux foules anonymes que capte Philippe Gaussot en 1939, répondent les portraits et témoignages de Pierre Gonnord 80 ans après.

Car ce que dit Pierre Gonnord en 2019, c’est que chaque homme, chaque femme, chaque enfant de 1939 a une histoire.

Halle des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille Du Temple 75004 Paris à 19h le 24 août 2022.

Vous pourrez visiter cette exposition exceptionnelle
Du 25 au 31 août 2022
De 14 à 19h. Visites guidées à 15h et à 17h tous les jours.

La Asociación 24 de agosto de 1944 le invita al homenaje en dos partes al

LOS EXILIADOS DE LA ESPERANZA MIÉRCOLES 24 DE AGOSTO DE 2022 A PARTIR DE LAS 18:00 HORAS 1 rue de Lobau 75004 Jardin de la Nueve (en el jardín)

Este año queremos dedicar este homenaje a nuestra amiga, fallecida este año sin previo aviso, hija de un combatiente español de las Nueve, José Cortes, herido en la calle de los Archivos el 25 de agosto de 1944 y que se casó con la enfermera que le salvó la vida. Su hija, la difunta Marie José, estuvo siempre presente en todos los actos e intervenciones relacionados con la memoria de su padre y sus compañeros.

Este 24 de agosto de 2022 En el contexto actual de retirada de identidades, hemos optado por recordar la actitud de los refugiados extranjeros en Francia :

Los que huyeron del nazismo y del fascismo no dudaron en comprometerse con la Libertad. Además de un gran número de españoles, había un mosaico de nacionalidades dentro de la Nueve, entre otras :
CARRASCO Joaquin – (Brasil)
CATIZONE Guiseppe – (Italia)
CORTESI Daniel – (Italia)
MENDELSON Félix – (Alemania)
PIRLIAN Krikor – (armenio de Turquía),
PORESKI Wilhelm – (Alemania)
REITER Johann – (Alemania)
Y con estos españoles, fueron los soldados de primera línea, los inconformistas de la primera hora, agentes de enlace, cruzadores de líneas y fronteras, portadores de armas, tratados o mensajes. Participaron en todas las batallas, en las peores condiciones ; soportaron los peores sufrimientos para no permitir que el fascismo les arrebatara su dignidad.

Luego iremos en procesión hasta el Halle des Blancs Manteaux, donde nos espera la exposición :

ROSTROS DEL EXILIO 1939-2019 Caminos del exilio, fotos inéditas 1939, Philippe Gaussot La sangre no es agua, fotos 2019, Pierre Gonnord

Compuesto por dos exposiciones fotográficas :
Chemins de l’exil, de Philippe Gaussot, que captó la retirada y los campamentos en las playas en febrero de 1939, pero antes también había fotografiado el rescate de los niños vascos y catalanes en 1937.

La Sangre no es agua, de Pierre Gonnord, que en 2019, a petición del gobierno socialista español, fue en busca de supervivientes exiliados o de sus hijos y encontró fácilmente su felicidad (y la nuestra para conocerlo) la dirección del 33 de la rue des Vignoles en el distrito 20 de París.

Presentar estas dos exposiciones fue una elección obvia.
Las multitudes anónimas captadas por Philippe Gaussot en 1939 se corresponden con los retratos y testimonios de Pierre Gonnord 80 años después.
Porque lo que dice Pierre Gonnord en 2019 es que cada hombre, mujer y niño de 1939 tiene una historia.

Halle des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille Du Temple 75004 París, a las 19 horas del 24 de agosto de 2022. Puede visitar esta excepcional exposición Del 25 al 31 de agosto de 2022 De 14 a 19 horas. Visitas guiadas a las 15:00 y 17:00 horas todos los días.

Hommage aux exilés de l’espoir

Le 8 mai à Châteaudun, la Nueve à l’honneur

Nous tenons à remercier l’équipe municipale, et surtout le Comité de jumelage qui est à l’origine de cet événement grandiose.

Nous vous invitons à découvrir la vidéo de l’événement était lire lestextes d’intervention de Daniel Baudry ainsi que celui de notre association 24-Août-1944.

 

Pour nous, l’aventure a débuté le 29 avril, jour nous avons rejoint Châteaudun pour y installer nos expositions:

    • Les portraits de femmes républicaines espagnoles
    • Les portraits des hommes d cela Nueve
    • Les 15 panneaux pédagogiques des Républicains espagnols pour témoins. Ces expositions accompagnées des tableaux des élèves (de toute la carrière de Daniel Baudry, professeur d’espagnol) illustrant le poème de Federico Garcia Lorca: Luna Luna, ont eu un véritable succès auprès de la population de la ville et des alentours ainsi qu’auprès de la délégation de Marchena. L’ensemble des portraits sont oeuvre de notre compagnon, membre fondateur de l’association et artiste peintre Juan Chica Ventura

La semaine fut riche en manifestations :

  • le 3 mai, projection du film de Ken Loach, Land and Freedom, avec débat avec les lycéens de Châteaudun,
  • le 5 mai projection du film d’Alberto Marquardt, La Nueve ou les oubliés de la victoire, avec un débat en présence de Carmen Blanc, descendante des hommes de la Nueve et historienne. À chaque projection, la salle de cinéma affichait complet, et les questions ont fusé de la part des jeunes, qui pour un grand nombre découvraient cet épisode de la Seconde Guerre mondiale.

Puis ce fut le 8 mai avec son grand cortège, jusqu’au jardin dédié aux hommes de la Nueve. Il s’agit du troisième jardin en Europe: le premier à Paris, le second à Madrid et le troisième à Châteaudun. La plaque que vous pouvez découvrir sur les photos contient un texte très explicite et très respectueux du véritable engagement de ces Républicains. Pour cela nous remercions la municipalité et le Comité de jumelage! La Présence et l’émotion de Mar Y Luz sont un vrai cadeau pour cette cérémonie.

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Et pour les hispanisants, ce reportage de RTV Marchena

Documents joints

 

Conférence Albert Camus & la République espagnole

Nous étions une petite centaine de participants, suspendus aux récits passionnants des conférenciers.

Cette conférence était doublée d’une visio-conférence sur Maria Casarès et ses années espagnoles, ciment de son engagement auprès des exilés politiques espagnols, notamment du mouvement libertaire en exil.

Il s’agissait de faire connaissance avec deux êtres célèbres en entrant dans leurs intimes convictions morales, leur éthique sociale. Apprendre d’eux ce que peu nous délivrent en général tant ils sont utilisés, détournés et interprétés.

Maria Lopo, spécialiste reconnue de Maria Casarès, avait enregistré à notre attention une conférence, au sein même de la maison Casarès de La Corogne. C’est elle qui a entamé la conférence.
Ainsi nous avons pu découvrir la demeure familiale, où Maria a grandi, a été éduquée, au mitant d’une immense bibliothèque, de la culture et de la résistance aux idées totalitaires.
L’engagement de son père a basculé l’existence de toute la famille dans le camp républicains, offerte à la répression et à l’exil. Mais les valeurs distillées tout au long d’années d’éducation et de rigueur morale ont fait aussi le voyage dans les bagages de Maria et dans ceux de ses proches.
Ce sont ces principes de justice et de solidarité qui ont rapproché de manière indissociable ces deux êtres solitaires : A. Camus et M. Casarès.

Puis Amado Marcellan nous a emmené sur les traces d’un Albert Camus imprégné de la dignité du peuple espagnol, résistant premier au fascisme mondial.

Albert Camus, enfant de la pauvreté, ne fut jamais loin de la lutte pour la liberté. Espagnol par le sang, il resta toujours au plus près des exploités et des révoltés de son époque, libertaire dans son pacifisme et proche des exilés espagnols.
Son œuvre est une ode à ce peuple qu’il admire pour son courage et sa dignité, il n’aura de cesse de lui apporter aide et soutien.

Il écrit à son propos, il participe à des meetings, interpelle les grands de ce monde pour qu’ils regardent en face leur trahison. Il rejette tous les régimes dictatoriaux, les terrorismes, qu’ils soient de droite ou de gauche. Il combat l’emprisonnement, la torture, la peine de mort, la violence d’où qu’elle vienne. (Réflexions sur la peine capitale, en collaboration avec Arthur Koestler, 1957)
Il est le seul intellectuel à s’insurger contre la reconnaissance du régime franquiste par les « démocraties occidentales » dans son très puissant article : « Démocrates, couchez-vous ! »
Il rend hommage aux Espagnols tombés au champ d’honneur de la liberté et de la dignité humaine.
Camus a écrit sur la révolte comme une pratique salvatrice de la réflexion des hommes.
Nous avons traversé avec cette conférence toutes ces épisodes de la vie d’Albert Camus, une vie durant laquelle il n’a dérogé en rien à ses principes et est resté debout, ancré dans ses convictions de liberté, coute que coute.
Et vous entendrez également Amado parler de cette incroyable découverte d’une lettre d’Albert Camus répondant à un étudiant en philosophie, lettre inédite qui vient d’être déposée dans les archives du CTDEE.

Nous vous invitons à revoir ou découvrir cette conférence.

Nous avons choisi de vous présenter les deux conférences en deux vidéos car chacune se suffit à elle-même pour passionner notre attention.
Et en 3ème partie vous pourrez suivre le débat.

Très bonne projection !

Châteaudun honore les républicains espagnols de la Nueve

Notre association 24-Août-1944 au comité de jumelage de Châteaudun vous invite à partager ses événements: Du 3 au 11 mai 2022

 

Châteaudun vous attend nombreux cette semaine pour comprendre ensemble la révolution sociale espagnole du 19 juillet 1936.

  • Dans le dédale d’une salle d’exposition vous pourrez découvrir une exposition pédagogique sur le cours de l’histoire oubliée,
  • Un parcours initiatique autour de la poésie de Federico Garcia Lorca, le poète assassiné dont la voix résonne toujours et à jamais dans le coeur du monde!
  • Les femmes espagnoles vous attendent pour vous conter par le menu leur drôlede vies, leurs luttes, leurs victoires……
  • Et vous pourrez également décrypter le regard grave de ces hommes, l’épopée d’une lutte pour un idéal de liberté etre solidarité. Lutte commencée le 19 juillet 1936 et qui dura jusqu’au 8 mai 1945 et bien au-delà pour leur terre.

Deux projections ponctuent cette semaine:
Terre et Liberté de Ken Loach qui vous en apprendra sur le camp républicains, ses espoirs, ses convictions et les trahisons dont il fut victime. Le mardi 3 mai

L’exode d’un peuple suivi de La Nueve ou les oubliés de la Victoire pour comprendre comment et pourquoi la lutte a perduré sur le chemin d’un idéal à conquérir.

Et pour terminer en beauté, lors de l’hommage à ceux qui sont tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, un jardin dédié aux hommes d cela Nueve sera inauguré par le maire de Châteaudun et la maire de Marchena, le 8 mai 2022.

Tous les renseignements de lieux, de date et d’horaire sont sur le programme joint.

Albert Camus et l’Espagne

L’association 24 août 1944 vous invite à l’occasion de l’anniversaire de la 2e république espagnole à
une conférence-débat :
Albert Camus et l’Espagne

En avril 1951, salle Saulnier à Paris, Albert Camus commémore l’anniversaire de la République espagnole. Il rend hommage aux Espagnols tombés au champ d’honneur de la dignité ; à ceux qui se sont battus pour leur idéal de liberté de 1936 à 1945.

« Qui osera me dire que je suis libre quand les plus fiers de mes amis sont encore dans les prisons d’Espagne ? »

Arrivé en France métropolitaine en mars 1940, au déclenchement de la guerre, Il rejoint très vite le comité fondateur du journal clandestin Combat pour résister au nazisme, à la libération il en devient le rédacteur en chef, jusqu’en 1947.

Prix Nobel de littérature en 1957, il prononce un discours d’investiture qui ne laisse aucune ambiguïté sur les choix de son engagement auprès des plus opprimés.
Il rejette tous les régimes dictatoriaux, les terrorismes, qu’ils soient de droite ou de gauche. Il combat l’emprisonnement, la torture, la peine de mort, la persécution, d’où qu’elle vienne. Pour lui la Liberté est indivisible et non négociable.

Maria Casares. fille de Santiago Casares Quiroga, président du conseil des ministres de la république du « Frente Popular » du 13 mai au 19 juillet 1936, il s’exile avec sa famille après le coup d’état militaire. Maria embrasse une brillante carrière théâtrale et cinématographique sans jamais oublier ses origines tant géographiques que politiques. Bientôt, aux côtés d’Albert Ca-mus, elle ravive d’une force intellectuelle et artistique l’Espagne en exil qui lutte toujours contre le franquisme. Mais d’où vient-elle ? Quelles sont les raisons de ses engagements. Au travers de la présentation de Maria Lopo nous entrerons dans la première partie de sa vie méconnue en France, mais qui explique bien de choses.

Une conférence-débat animée par l’association 24 août 1944, avec :
María Lopo (depuis A Coruña ) : María Casares ,une actrice engagée, dévouée à la cause de son peuple
Aimé Marcellan : Albert Camus et l’Espagne.

À l’auditorium de l’Hôtel de ville
5 rue de Lobau
75004Paris
De 18h00 à 20h30 (arrivée à 17h30) entrée gratuite dans la limite des places disponible.
Inscription préalable nécessaire au :
06 51 72 86 18 ou 06 86 84 16 84
Ou : info@24-aout-1944.org

Débat sur l’exode d’un peuple


Débat à propos de « L’Exode d’un peuple de Louis Lech, 37’
Début 1939 a lieu l’exode de près de 500 000 républicains espagnols, militaires et civils confondus, fuyant les troupes franquistes vers la France.

Louis Llech, commerçant perpignanais et cinéaste amateur éclairé, possède une caméra 16 mm. Il va filmer, avec son ami Isambert, cette extraordinaire migration. Fasciné par l’aspect militaire de cette Retirada, il privilégie les plans de défilé, de foule, comme ceux montrant l’équipement militaire. Il n’oublie cependant pas la détresse civile, sans insister sur ses aspects pittoresques, préférant jouer sur l’image du flot ininterrompu des réfugiés.
Le débat a porté surtout sur la dignité des exilés et sur la nécessitée porter cette mémoire au coeur de l’Espagne ……

Meilleurs voeux 2022

Dans ce climat mondial de peur, de repli derrière des lignes de frontières totalement inventées par les humains, pour rejeter ceux qui tentent de les franchir, l’espoir reste tapi dans l’ombre.

Il est là tout de même comme un devoir collectif de survie, sentinelle de la liberté. Il veille comme il a veillé sur nos anciens dans les pires moments de leur parcours. Emprisonnés, assassinés, noyés… les fins les plus tragiques, réservées à « l’étranger » n’empêcheront jamais l’espoir de patienter, elles sont seulement la honte pour le genre humain qui a laissé faire.

Tout comme l’a dit Daniel Mayer à propos de la dictature franquiste :
« Il eut, en 1946, suffi d’une chiquenaude pour que les prisons espagnoles se vident, pour que l’Espagne toute entière s’ouvre à l’enseigne de l’homme. Cela n’a pas été fait et ma génération en portera la honte durant des siècles. » 13 avril 1969, inauguration du monument de la FEDIP au cimetière du Père Lachaise

Pour 2022 avec tous nos vœux de santé pour éradiquer ce virus liberticide, l’association 24 août 1944, vous souhaite une année de paix, de solidarité et de partage, aux couleurs de cet espoir qui doit nous réunir plus que jamais.

Nous vous attendons nombreux pour participer à tous nos projets.

24 août 2021, au jardin des combattants de la Nueve

Notre mobilisation pour réussir ce 24 août 2021 malgré les contraintes sanitaires, a été effective depuis le début du mois d’août. Mais l’épicentre fut bien ces 23 et 24 août.

Dès le 23, comme les abeilles du 33, nous avons rangé et nettoyé les lieux, installé notre matériel de projection et testé si le buffet était bon !
Sous la proposition de Kiko, les copains ont repeint de blanc le mur du fond dans la grande salle… C’est vrai que l’écran géant c’est superbe !!!

Puis le lendemain, de bonne heure et légèrement nerveux, nous avons terminé l’installation au 33 avant de filer rue de Lobau, au jardin des combattants de la Nueve pour un hommage à ces hommes et à Colette Dronne qui nous a quitté en mars dernier.
Les formalités d’entrée se sont parfaitement déroulées, sans problème.
Le jardin s’est rempli petit à petit, malgré l’heure tardive de la cérémonie.

Nous voulons ici remercier toutes les personnes présentes, pour leur fidélité à cette mémoire et à l’idéal transmis par ces républicains espagnols, défenseurs de valeurs bafouées par le fascisme.

La cérémonie s’est déroulée en présence de :
Félix Bolaño, ministre de la Présidence et à la mémoire démocratique, (dont c’était la première visite officielle).
Fernando Martinez, secrétaire d’état à la mémoire démocratique,
Ariel Weil, maire des 1,2,3,4 arrondissements de Paris,
Anne Hidalgo, maire de Paris, et ses adjoint(e)s.

Après l’ouverture de la cérémonie par Ariel Weil, maire des arrondissements du centre de Paris, nous souhaitant une bienvenue touchante et amicale, l’association a exprimé sa tristesse d’avoir dans l’année 2021 perdu une grande amie : Colette Flandrin Dronne, et nous avons donné la parole à trois descendantes des hommes de la Nueve qui ont connu Colette, se sont liées d’amitié avec elle et ont beaucoup appris d’elle sur leur propre père et grand-père.

Enfin notre association a conclu en rappelant les noms de nos anciens, disparus dans l’année mais aussi et surtout leur combat pour la justice et la liberté.
L’association a souligné que le choix du 8 mai, par le gouvernement espagnol actuel, comme jour de l’exil est un choix qui permet aux Républicains espagnols exilés d’entrer dans l’histoire de la lutte anti nazie, comme Seuls représentants légitimes de l’Espagne dans le conflit mondial.
« Il nous encourage à poursuivre notre travail pour ne pas oublier les hommes de la Nueve et toutes celles et tous ceux qui se sont levés pour la liberté. »
(Vous pouvez retrouver le texte intégral de ces interventions ci-dessous).

Puis Félix Bolaño, ministre de la Présidence et à la mémoire démocratique en Espagne, a pris la parole, pour indiquer son attachement à ces Espagnols de l’exil, le respect et l’attention qu’ils doivent susciter.
Il les a évoqués comme le ciment d’une Europe antifasciste face à la montée de la xénophobie et des nationalismes. Il a rappelé les valeurs morales transmises par elles et eux sans faiblesse pour demeurer debout dans les pires moments de l’histoire. Et sans avoir bien révisé ses données, il également encensé l’accueil « fraternel » qu’ils auraient reçu en France en 1939.

Anne Hidalgo, comme chaque année a conclu cette cérémonie rappelant l’importance de ces Espagnols et le travail de leurs descendants, notamment ceux de la CNT, de la Fédération Anarchiste et ceux des associations mémorielles espagnoles pour faire émerger ces récits et soutenir leur diffusion surtout auprès des jeunes.

L’hommage s’est terminé par un dépôt de gerbe, où évidemment, la plus chatoyante était celle de notre association aux couleurs de la république espagnole.

Nous nous sommes ensuite retrouvés au 33 rue des Vignoles (dernier lieu de présence de la CNT espagnole en exil). À cause de l’heure tardive, nous n’avons pas pu diffuser la vidéo « Sur le banc avec Colette Dronne » et nous servi un buffet froid à tous les présents. Il nous faudra la reprogrammer ultérieurement.
Nous étions au moins 70 et chacun allait à sa guise de la table de livres qui proposaient pas mal de nouveautés au buffet, attirés par un parfum flatteur de papilles. Chacun s’est installé là où il le désirait. Les conversations et échanges allèrent bon train, avec enthousiasme et tandis qu’une dégustation fraternelle s’opérait avec autant de ferveur. On a terminé les plats sans efforts sans toutefois avoir épuisé les sujets de conversations.
Enfin après avoir ranger les salles et le matériel, nous nous sommes promis de nous retrouver bientôt pour continuer ces échanges et faire émerger tant que faire se peut les vérités historiques sur cet exil si particulier.

Edgar Morin, Cent ans et un jour !

C’était une assemblée chaleureuse et presque intime.

Anne Hidalgo a rappelé les origines de l’engagement d’Edgar Morin à savoir son implication dans les actions de Solidaridad Intenacional Antifascista (SIA) pour voler, avec ses moyens d’adolescent, au secours de la république espagnole par l’intermédiaire de ce mouvement de solidarité, dont la philosophie l’avait captivé.

Elle a rappelé également l’intense émotion qui avait baigné son intervention le 24 août 2016, à la tribune rue de Lobau durant l’hommage aux Espagnols de la Nueve, entrés dans Paris en éclaireurs de la 2e DB.

Puis, Edgar Morin a voulu parlé debout, en homme de résistance, comme il le fut dès son plus jeune âge. Nous avons avec lui, entamé son siècle second. Un siècle qui sera fait de projets humains et scientifiques, liés inexorablement pour le bien-être de la société humaine et de cette terre, sur laquelle nous sommes tous et que nos systèmes économiques maltraitent impunément, comme il s’est évertué à le rappeler.

Il veut militer encore et toujours, bien au-delà de son dernier souffle, pour cette formation des jeunes générations au respect du vivant qu’il soit animal, végétal ou sociétal. Apprendre ce qu’est la résistance aux diktats de l’argent et du pouvoir, apprendre et savoir écouter mettre en commun les expériences et les idées complexes qui traversent le monde d’un continent à l’autre sans discrimination.

Rassembler et partager les mémoires de toutes les espèces pour un futur composé de dignité et de respect, afin de préserver la vie sur terre, dans son immense diversité…

Lier les savoirs humanitaires et scientifiques, pour qu’enfin les progrès de la science ne soient plus ceux de l’armement sophistiqué qui tue à distance des humains et saccagent des sols tandis que les savants, inconscients, savourent leurs découvertes.

Edgar Morin a rappelé que lui-même avait fait des erreurs dans son parcours mais qu’il avait, au moins, su humblement faire son auto-critique et rectifier sa trajectoire. Et il souhaite que cette démarche d’humilité face à la marche du monde puisse être suivi par tous, car c’est le chemin de l’avenir que d’avancer à pas petits avec toutes les composantes de savoir et de cultures sur terre ; de se fourvoyer et d’oser reconnaitre qu’on s’est trompé.

Comprendre que rien n’est écrit et que nous créons en avançant, si nous savons garder un esprit de résistance permanente.

À son tour, il a évoqué le combat pour la Liberté des antifascistes espagnols de 1936, puis après la résistance au nazisme, son retour à ce combat pour réhabiliter des hommes assassinés pour leur idées, comme Andeu Nin du POUM. Pour lui, c’est cette cause humaine qui doit s’affilier à la marche scientifique pour que les jeunes générations retrouvent et concrétisent leurs aspirations, à la lumière de la vérité et de l’honnêteté.

Pour cela, ensemble avec Anne Hidalgo et Sabah Abouessalam (son épouse), ils ont œuvré pour cette future Académie du climat , qui abritera en son sein La fondation Edgar Morin , afin de mener avec la jeunesse (notamment celle qui a tant manifesté pour le climat et en fut violemment réprimée par le gouvernement) une vraie réflexion constructive sur le monde de demain et leurs aspirations pour le construire.

Cette académie ouvrira ses portes, entre autres publics, aux jeunes (de 6 à 26 ans) dans une formation interactive, dès septembre 2021, dans les anciens locaux de la mairie du 4e (Place Baudoyer). Les deux pôles chers à Edgar Morin (humanisme et science) y seront conjugués en concordance.

Lorsque nous avons évoqué avec Anne Hidalgo, l’éventualité de trouver un lieu pour exposer les photos de Philippe Gaussot avec celles de Pierre Gonnord, sur la Retirada des républicains espagnols et sur les portraits de l’exil , respectivement : Les chemins de l’exil et La Sangre no es agua, elle nous a naturellement proposé d’organiser cet événement au sein de l’ Académie du climat , à la fondation Edgar Morin . La mémoire des peuples étant une composante importante de l’harmonie de demain.

Tout ceci annonce de futurs projets passionnants, notamment avec Edgar Morin, avec lequel nous avons un rendez-vous pour l’Histoire à l’automne. Mais avant nous vous attendons ce 24 août, au jardin de la Nueve.

Tornarem de Felip Solé

Voici le débat suscité par la projection de cette fiction historique:

Tornarem
Barcelone, janvier 1939, la fille de Lola et Felip est enlevée par des soldats phalangistes au moment de la chute de la ville. Au péril de leur vie, ils s’échappent et réussissent à traverser la frontière. En France, ils sont internés au camp de concentration d’Argelès-sur-Mer d’où ils s’évadent. Felip tente de récupérer sa fille Maria mais les événements l’amèneront à la Légion Étrangère Française, à combattre les Alliés, à déserter et puis lutter dans la « Nueve » de la 2e DB du Général Leclerc. Lola s’engage dans la Résistance, parvient à récupérer sa fille avec l’aide de Manuel, libertaire, passeur d’hommes dans les Pyrénées. Elle ne peut s’empêcher de tomber amoureuse… elle vivra deux amours. Ce sont les républicains espagnols de la Retirada, les premiers à combattre le fascisme, les premiers à libérer Paris, les premiers à arriver au Nid d’Aigle d’Hitler.

Tornarem a de nombreuses distinctions. Prix Iris a la meilleure fiction pour la Academia de las Ciencias y las Artes de Televisión de España. Prix Gaudí au meilleur film de la Acadèmia Catalana de Cinema. Le Magnolia d’Or au directeur pour le Festival de Télévision de Shanghai.
Prix au meilleur scénario au Sichuan Télévision Festival, en Chine. Pour la photographie a remporté le prix Prisma 2012 de l’Association des Cinéastes (AEC). Tornarem à également été sélectionnée aux Awards Europe du Festival de télévision de Monte-Carlo ainsi que sa protagoniste comme meilleure actrice au Festival de Berlin.

Le jeudi 1er juillet 2021 à 19h (précises) suivi d’un débat avec Felip Solé
&
Le vendredi 2 juillet 2021 à 19h (précises) suivi d’un débat avec Felip Solé
Au
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite mais sur inscriptions compte tenu des réserves sanitaires en vigueur. Merci de votre compréhension.


Réserver à : 0651728618 ou 0686841684

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1er mai universel

Un peu d’histoire :

Lors du Congrès de la II Internationale en 1889, le 1er mai a reçu cette fonction, dans le but d’obtenir la mise en place de la journée de huit heures de travail.
Elle fut instaurée en mémoire des ouvriers et militants anarchistes assassinés par les forces de police lors des événement à Haymarket square, dès le 1er mai 1886 et qui eurent des répercussions dans les jours et mois suivants.
Des militants anarchistes sont arrêtés suite à ces événements et exécutés, en novembre 1887, sans aucune preuve. En 1893, ils seront innocentés, par le gouverneur de l’Illinois, qui confirma que c’était le chef de la police de Chicago qui avait tout organisé, et même commandité l’attentat pour justifier la répression qui allait suivre.

August Spies, militant libertaire américain, un des quatre exécutés pendu le vendredi 11 novembre 1887 (Black Friday, vendredi noir) lance, avant de mourir cette phrase :
« Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui. » qui figure sur la stèle de sa tombe à Chicago.

En Espagne comme en France, le 1er mai est une journée fériée et chômée. Elle symbolise la conquête des droits syndicaux et sociaux par les travailleurs.

En Espagne, ces manifestations ont été générées par les groupes anarchistes dès 1889.

Avec l’instauration de la IIème République en 1931, le 1er mai prend un nouveau poids, et le peuple espagnol fort d’être artisan de l’instauration du nouveau régime, organise de grandes manifestations au cours desquelles il exprime, au travers de ses syndicats CNT et UGT, ses revendications sociales les plus urgentes.

Avec la dictature, ces célébrations et manifestations ont été interdites.
Quand Franco s’empare du pouvoir, il interdit les mobilisations du 1er mai sous peine d’emprisonnement, voire de condamnation à mort.

À ce titre, la législation et la réglementation du travail en Espagne s’est faite progressivement, mais n’a réellement pris de véritables mesures qu’à compter de la mort de Franco. En effet, jusqu’à sa mort, le droit du travail espagnol dépendait du Fuero del Trabajo (1938), loi du régime franquiste, dont les mesures n’étaient pas en faveur des travailleurs et ne leur laissaient que peu de marge de manoeuvre et de droits réels.

En Espagne, comme dans beaucoup de pays dans le monde, les syndicats appellent la population à sortir dans la rue pour faire valoir ses droits. Des manifestations sont organisées dans toutes les grandes villes.

En France, cette année 2021, célèbre également les 150 ans de la Commune de Paris, lutte du peuple parisien pour sa liberté et pour instaurer un régime politique par le peuple et pour le peuple, avec des assemblées populaires décisionnaires de leur avenir.
L’esprit de la Commune a inspiré et anime toujours et pour longtemps les luttes des peuples du monde pour leur émancipation.

En cadeau ce premier mai 2021, la banderole de 4,5m de long sur 1,5m de haut réalisée par Juan Chica Ventura pour la Fédération anarchiste de France. Elle symbolise une idéologie sociale universelle !

Un peu d’histoire en images.

Bandrole 150 ans
Bandrole 150 ans
Meeting de la CNT espagnole à Barcelone Octobre 1936
Meeting de la CNT espagnole à Barcelone Octobre 1936
Les manifestations du Languedoc le 1er mai 1907
Les manifestations du Languedoc le 1er mai 1907
3 mai 1886, l'attentat de Haymarket
3 mai 1886, l’attentat de Haymarket
Le 11 novembre 1887, à Chicago, à 11h 30 dans la cour de la prison, exécution par pendaison des anarchistes August Spies, Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel.
Le 11 novembre 1887, à Chicago, à 11h 30 dans la cour de la prison, exécution par pendaison des anarchistes August Spies, Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel.
Lucy Parson, la veuve des martyrs de Chicago
Lucy Parson, la veuve des martyrs de Chicago
les militants anarchistes assassinés le 11 novembre 1887
les militants anarchistes assassinés le 11 novembre 1887
Manifestation des exilés espagnols à Oran 1er mai 1946
Manifestation des exilés espagnols à Oran 1er mai 1946
Tract des anarchistes espagnols pour l'appel à manifester le 1er mai 1946
Tract des anarchistes espagnols pour l’appel à manifester le 1er mai 1946
Manifestation de la SIA et exilés espagnols à Oran 1er mai 1946
Manifestation de la SIA et exilés espagnols à Oran 1er mai 1946
La commune en mouvement 1er mai 2021
La commune en mouvement 1er mai 2021

Communiqué à propos de l’hommage rendu au président Manuel Azaña (Montauban le 15 mars 2021) par le président du conseil espagnol et le président de la république française

Communiqué sur l’hommage rendus aux républicains espagnols et au président Manuel Azaña, Le 15 mars 2021 par le président du conseil espagnol et le président de la république française.

À chaque fois que des actes rappellent la mémoire de l’Espagne républicaine, nous nous réjouissons. Qu’ils viennent d’hommes d’état, de simples citoyens, de cinéastes, d’écrivains ou d’associations mémorielles.
Rappeler sans cesse cette mémoire, c’est rappeler sa douleur, sa longueur, ses trahisons et aussi ses avancées révolutionnaires à l’égard d’un peuple épris de liberté et de justice sociale qui dépassa largement les limites des institutions républicaines.
Presque 30 ans après la France, Manuel Azaña, fut un des artisans de la séparation de l’Église et de l’État. Dans le même temps, nombre de couvents et églises furent expropriées.

Pendant la conférence de presse, Pedro Sanchez évoqua les grands principes démocratiques de Manuel Azaña et Emmanuel Macron évoqua lui, le rôle des réfugiés républicains espagnols pour leur liberté en Espagne mais aussi pour la liberté en France en s’engageant dans la résistance et les armées alliées. Ainsi il rappela le décès en Mars 2020 de Rafaël Gomez Nieto, le dernier des survivants de la Nueve.
Première fois qu’un chef d’État français est aussi explicite avec cette histoire. Hollande en 2014 n’avait fait allusion aux républicains espagnols que pour la libération de Paris. Toutes les avancées dans ce domaine sont bonnes à recueillir.

L’hommage à Manuel Azaña s’est poursuivi par le recueillement des deux chefs d’état devant la sépulture de celui-ci. La seule photo diffusée montre une seule couronne de fleurs avec les rubans aux couleurs des deux nations. Rouge jaune rouge pour l’Espagne monarchique imposée par Franco. Sur la tombe aucun insigne ni couleurs de l’Espagne républicaine pour honorer le grand républicain qu’était Manuel Azaña…

Cette absence n’est pas sans nous rappeler l’enterrement de Manuel Azaña le 5 Novembre 1940 à Montauban.
Ce jour-là, dans la zone « libre » de la France de Pétain, 3000 réfugiés se rendent aux obsèques. Le préfet n’a pas réussi à endiguer la foule mais interdit l’apposition du drapeau de la république espagnole sur le cercueil. Le diplomate mexicain qui protégeait l’exil de Manuel Azaña des menaces d’enlèvement de la police de Vichy et services franquistes, intervint alors et fit déposer un drapeau républicain sur le cercueil : celui du Mexique. C’est un des multiples gestes du Mexique dans son soutien indéfectible à la république espagnole.

En attendant que le peuple espagnol choisisse ou puisse se choisir un autre avenir, à quand la reconnaissance institutionnelle des couleurs de l’Espagne républicaine ?
Un thème à inclure dans la récupération de la mémoire historique ?

Paris, le 23 mars 2021
Pour l’association 24 août 1944.

Comunicado sobre el homenaje realizado a los republicanos españoles y al presidente Manuel Azaña, el 15 de marzo de 2021, por el presidente del Congreso español y el presidente de la República francesa.

Cada vez que unos actos recuerdan la memoria de la España Republicana, nos alegramos, ya procedan de hombres de estado, de simples ciudadanos, de cineastas, de escritores o de asociaciones de la memoria.
Recordar sin cesar esta memoria es recordad su dolor, su duración, sus traiciones y también los avances revolucionarios de un pueblo ansioso de libertad y de justicia social, que superó los límites de las instituciones republicanas.
Casi 30 años después de Francia, Manuel Azaña fue uno de los artífices de la separación de la Iglesia y del Estado, a la vez que numerosos conventos e iglesias fueron expropiados.

Durante la conferencia de prensa, Pedro Sánchez evocó los grandes principios democráticos de Manuel Azaña y Emmanuel Macron evocó à su vez, el papel de los refugiados republicanos españoles por su libertad en España, pero también por la libertad en Francia, alistándose en la resistencia y en los ejércitos aliados. Así, recordó el fallecimiento en marzo de 2020, de Rafael Gómez Nieto, el último sobreviviente de la Nueve.
Es la primera vez que un jefe del Estado francés es tan explícito con la historia. En 2014, Hollande había hecho alusión solamente a los republicanos españoles en la Liberación de París. Todos los avances hechos en este ámbito son buenos.
El homenaje a Manuel Azaña fue seguido de la visita de los jefes del estado a la sepultura de éste. La única foto difundida muestra una sola corona de flores con las cintas con los colores de las dos naciones. Rojo, amarillo y rojo, por la España monárquica impuesta por Franco. Sobre la tumba, nada con los colores republicanos para honorar al gran republicano que fue Manuel Azaña…
Esta ausencia nos hace recordar el entierro de Manuel Azaña el 5 de Noviembre de 1940 en Montauban.

Aquel día, en la zona « libre » de la Francia de Pétain, 3000 refugiados van al entierro. El prefecto no consiguió contener la multitud pero prohibió que se colocara la bandera republicana española sobre el féretro. El diplomático mexicano que protegía el exilio de Manuel Azaña de las amenazas de secuestro de la policía de Vichy y de los servicios franquistas de entonces, mandó colocar una bandera republicana sobre el féretro: la de México. Fue uno de los múltiples gestos de México en su apoyo inquebrantable a la República española.

Esperando que el pueblo español elija o pueda elegir otro futuro, ¿cuándo serán reconocidos institucionalmente los colores de la España republicana?
¿Es un tema que debe incluirse en la recuperación de la memoria histórica?

Paris, el 23 de marzo de 2021
Pour l’association 24 août 1944.

Documents joints

Bilan 2020

En ces temps très particuliers, il nous a paru indispensable de conserver le contact et la volonté d’œuvrer pour que la mémoire des libertaires espagnols en exil tinte comme un écho aux voix d’aujourd’hui.
Il nous reste l’écriture, le son et les images que nous pouvons vous envoyer par internet et autres chemins de traverse.

L’année 2020, qui a été presque gommée de notre vie, a tout de même laissé des traces indélébiles d’actions, d’hommages, de créations et d’émotion.
Aussi nous nous faisons un grand plaisir de partager avec vous ces instants inoubliables en vous proposant ce petit diaporama bilan 2020:

https://inscription.24-aout-1944.org/bilan-2020/

Et comme il est plutôt encourageant d’entamer une nouvelle année avec de bonnes nouvelles, nous voulons également partager avec vous quelques événements :

La parution du Numéro 14 de la revue du CTDEE avec comme dossier LA FEDIP (fédéracion española de Deportados e Internados Políticos), en attendant la possibilité de poser une plaque sur l’immeuble où se trouvait son siège à Paris, il est apparu indispensable au comité de rédaction de la revue qu’un dossier existe sur cette organisation créée en 1945 et qui regroupait toutes les tendances politiques des déportés espagnols dans les camps nazis, qui désiraient y adhérer.

Vous pouvez commander ce numéro et les autres avec le bon à télécharger ci-dessous.

La parution du livre collectif : NI FOUS NI MORTS, Prisonniers politiques sous la dictature argentine, Coronda 1974-1979.
Les détenus politiques survivants de la prison de Coronda témoignent de leur expérience d’il y a plus de 40 ans. Parmi eux, se trouve notre ami et passeur de mémoire par l’image, Alberto Marquardt. Deux mots résument leur message : résistance et résilience. Ils ont résisté, au quotidien, à un système qui voulait les anéantir. Ils l’ont fait notamment en construisant, avec presque rien, des «périscopes» pour surveiller les surveillants. Malgré les tortures, ils ont fait preuve d’une résilience remarquable, défiant le pouvoir militaire dans les actions de tous les jours, par l’entraide et le rire.
Ces hommes sont les enfants incontestables des déportés espagnols dans les camps nazis qui disaient : « Nous n’étions pas des victimes, nous étions leurs ennemis et en nous emprisonnant les nazis signaient leur défaite, car nous savions que nous serions vainqueurs, même si le prix à payer devait être élevé… »

Vous pouvez commander ce livre avec le bon à télécharger ci-dessous.

• La parution du numéro 11/12 de la revue Exils et migrations ibériques aux XXe et XXIe siècles, un numéro double consacré aux “Portugais et la guerre d’Espagne. Engagment militant, solidarités et mémoire.”.
Le Portugal fut le pays européen le plus impacté par la guerre civile d’Espagne, de par sa situation géographique, à l’extrême Ouest de la Péninsule ibérique, et de par un régime politique antiparlementaire et antidémocratique, profondément hostile à la IIe République espagnole. À la veille de la guerre civile, les Portugais sont la première communauté immigrée en Espagne. L’engagement des Portugais dans la guerre d’Espagne, qu’il soit par les armes ou par le soutien moral, est un fait structurant de l’histoire nationale portugaise de la 2e moitié des années 30.

Vous pouvez commander ce numéro ici:
https://www.helloasso.com/associations/cermi/paiements/exils-et-migrations-iberiques-aux-xxe-et-xxie-siecles-n-10-11-hiver-2020

•Et enfin Comme un fil qui relie les générations et les humains par-delà les continents, la mémoire s’insinue, réveille des émotions fortes et tisse des liens indissolubles.
Comme fin 2019, où Josette Sanchez-Reynolds, venue du Pays de Galle, avait reconnu son papa : José « Pepe » Sanchez, sur une photo de l’exposition Les chemins de l’exil, qui eut lieu à l’Arqueria de Nuevos Ministerio à Madrid.

Aujourd’hui, en ce début 2021, Luciano Segurajáuregui Álvarez qui vit à Mexico, reconnait son grand-père, José Tadeo Álvarez Llaneza, sur une photo prise par Philippe Gaussot en 1939.

Ainsi se nouent les liens et resurgissent les idéaux de liberté enfouis dans les tombes des combattants. Lire l’article complet sur notre site:
https://www.24-aout-1944.org/Jose-Tadeo-Alvarez-Llaneza-reconnu.

Compte rendu du voyage en Andalousie janvier 2021

Nous voulons en premier lieu remercier de leur invitation et de leur chaleureux accueil Antonio Cruz et Antonio Verdu sans lesquels rien n’aurait été possible.

Non seulement nous y étions invités mais sollicités à participer aux conférences /débats, nous avons amené l’exposition en 15 panneaux : España y los republicanos por testigos, 1930/1978, (Mémoires partagées, Édition Tirésias, 24 août 1944) qui a été installée dans la salle d’exposition du lycée de Casas-Viejas, à disposition des élèves et qui sera ensuite également au centre culturel Jérôme Mintz du village. Suivant l’utilisation et l’apport aux élèves et au public, cette exposition est appelée à être reproduite afin d’être distribuée dans plusieurs établissements des 8 provinces andalouses.

Rappel rapide des événements :

Les décennies 1920 et 1930 ont été politiquement agitées en Espagne. Mais l’un des épisodes les plus traumatisants de la brève histoire républicaine aura été une expérience de communisme libertaire à Casas Viejas, dans la province de Cadix. La CNT y est fortement implantée comme dans toute l’Andalousie.

À l’époque, l’Andalousie se trouve divisée en deux grands courants : d’un côté, les richissimes propriétaires terriens (latifundistas) qui souvent résident dans les grandes cités espagnoles voire ce sont des étrangers, qui possèdent la terre ; et de l’autre côté une multitude d’ouvriers agricoles misérables à la limite de la famine. Au mitan, une classe moyenne de petits paysans, commerçants, artisans qui sont le ciment dans cette société. Et bien entendu pour asseoir le pouvoir des possédants : un clergé omniprésent et une police (La guardia civil) dévouée au pouvoir et à l’ordre établi. Pour ces raisons, l’idéologie anarchiste s’est rapidement propagée sur cette terre de bandits d’honneurs et de guérillas. Mais en 1932, la réforme agraire tant attendue peine à voir le jour…
Le peuple espagnol, et surtout les Andalous, attendent avec impatience un changement de société et de vie qui ne vient pas… Ils s’impatientent et organisent des mouvements de protestation de plus en plus importants.

Le 8 janvier 1933. Soulèvements anarchistes en Catalogne, dans le Levant, la Rioja et en Andalousie : les paysans réclament l’application de la réforme agraire.
10 au 12 janvier 1933. Insurrection de Casas Viejas, réprimée dans un bain de sang par les autorités républicaines. Quelques jours après l’échec du soulèvement anarchiste en Catalogne et au Levant: vingt-et-un paysans et leur famille périrent – douze d’entre eux exécutés sommairement, sept morts brûlés vif, deux abattus en tentant d’échapper aux flammes. Les forces armées firent un vrai carnage
L’opinion publique est choquée d’apprendre que le corps d’élite, créé par la République : les guardias de asalto (les gardes d’assaut) avait réprimé une émeute locale plus durement que ne le faisait la garde civile, de sinistre réputation.
Il est indéniable que le gouvernement Azaña fut mortellement atteint par les retombées politiques de cette répression : ce fut dès lors le «gouvernement de Casas-Viejas». C’est dans ces conditions que le soulèvement du village et la répression qui s’ensuivit se virent attribuer une valeur exemplaire : ils symbolisaient l’incapacité du gouvernement républicain à résoudre le problème agraire. Et il devient un cas d’école : Gymnastique révolutionnaire dira García Oliver.
Notre projet : restituer l’histoire volée au peuple espagnol, notre périple en 2021 :

Lundi 11 janvier 2021 : 88e anniversaire du jour du massacre : à 10h30, nous avons été reçus par le maire de Benalup Casas-Viejas : Antonio Cepero. Dans la salle du conseil municipal de la mairie. Nous avons eu un échange constructif avec le maire et son équipe municipale qui souhaite consacrer du temps à la récupération mais surtout à la diffusion de la mémoire historique espagnole mêlée avec l’exil qui est partie intégrante de cette histoire.
Antonio Cepero a affirmé s’inscrire dans le projet de España Recuerda, 1933-1978 , et de développer auprès du peuple andalou la connaissance des événements confisqués sous le franquisme et durant la « transition ».
Nous avons échangé des documents : les publications diverses de notre association et nous avons reçu pour notre bibliothèque : Le livre de Jérôme Mintz : Los anarquistas en Casas-Viejas et le livre, énorme pavé, d’étude historique sur le mouvement révolutionnaire à Benalup Casas-Viejas de Salustiano Gutiérrez Beana, professeur du lycée local, décédé le 10 octobre 2020.
Nous avons échangé sur le projet d’une collaboration étroite entre cette partie de l’Andalousie et le projet qui nous réunit tous.
À midi, Nous avons été au cimetière catholique du village. C’est le seul cimetière, et c’est également le dernier cimetière catholique d’Espagne soumis à l’église. C’est elle qui décide de l’entrée ou pas du défunt dans son cimetière, de l’emplacement qu’il occupera. Chaque mort doit être baptisé et s’il ne l’est pas, on le baptise à titre posthume……
Le maire promet de changer cela aussi. Il y a eu un dépôt de gerbe devant la plaque et l’emplacement dédié aux victimes de janvier 1933.
Puis nous sommes allés au musée, situé dans le village, il est à peu près sur l’emplacement de la maison brûlée de Seisdedos (Francisco Cruz Gutiérrez, militant anarchiste convaincu). Pendant des dizaines d’années, cette chaumière calcinée, avec au milieu de la pièce le lit brûlé de Seisdedos, a longtemps été visible. Il périt brûlé là avec toute sa famille ; excepté Maria Silva Cruz, la Libertaria (qui sera assassinée par les franquistes le 24 août 1936) et un jeune de 13 ans, cousin de Maria, Manuel García Franco.
Le musée modeste mais très bien agencé, (comble du comble, il fut réalisé sous la droite le PP, Parti Populaire ) retrace les événements du 11 janvier au moyen de photos, documents, objets, vidéos et textes d’explications à l’appui. Nous y avons conversé avec la présidente de la communauté des communes , Santas Sevillana, et le conseiller à la mémoire de la députation de Cadix Felipe Barbosa Illescas.

À 18 heures, nous étions au centre culturel en compagnie de l’historien José-Luis Gutiérrez Molina. Nous abordons les dimensions que prirent les événements de Casas-Viejas, en nous appuyant sur l’exemple de Román Meler, jeune catalan, sans instruction qui a forgé son éducation politique par la tradition orale des récits et notamment celui-ci. (Voir notre intervention)

Mardi 12 janvier : 12h : débat au théâtre municipal avec quelques 120 élèves. Ils étaient très curieux de savoir ce que ces événements avaient engendré et également ils posèrent beaucoup de questions sur le mouvement anarchiste espagnol de cette époque. Il faut préciser que c’était pour eux une première de participer ainsi à un débat public, dans une salle autre que leur salle de classe. Ils avaient l’air d’apprécier cette odeur de liberté et également les tee-shirts (à l’effigie d’une anarchiste brandissant un drapeau rouge et noir siglé CNT-FAI en juillet 1936) que nous leur avions amenés.

Mercredi 13 janvier : Après avoir accroché l’exposition au lycée de Casas Viejas, nous avons filé vers le très beau village de Vejez de la Frontera, où Antonio Verdú fut maire durant 16 années. C’est un beau village blanc, empli d’histoire et de beauté qu’Antonio a su mettre en valeur pendant ses mandatures.
Nous sommes allés à la radio la cadena SEIZ, pour une émission sur notre travail commun de diffusion de la mémoire historique, par España Recuerda .
http://serlajanda.com/colectivos-janda/?fbclid=IwAR3Z0Jy9–BpA80kIkFRbmVFv1NBYvMkODcqo7dQ0kv349WN7kredFv-fEA

Jeudi 14 janvier : La journée à Cadiz, ville d’histoire et de soleil. Un vis-à-vis avec l’Afrique, par le Maroc, et une terre porteuse d’avenir et de culture plurielle. Nous y avons rencontré, Felipe Barbosa Illescas, conseiller de la mémoire historique de la députation de Cadix, avec lequel nous avons échangé des documents et nos contacts afin de travailler ensemble sur le projet ambitieux de modification des programmes scolaires espagnols pour la diffusion de la vérité sur les événements de la République, de la révolution espagnole, de la guerre et de l’exil…

Puis de retour à Benalup Casas Viejas, nous avons eu une réunion avec le maire et ses adjoints, et la Fundación por la mémoria de los sucesos de 1933. Il a été voté à l’unanimité la tenue des expositions Gonnord et Gaussot à Casas-Viejas avec la mise en place de navettes pour y amener l’ensemble des élèves des lycées et de la population des villages alentour afin que chacun puisse bénéficier de ces expositions. Et ensuite elles seront envoyées à Cadix et proposées dans d’autres villes d’Andalousie comme Séville, Jaen ou Almeria.

Vendredi 15 janvier : Séville, nous avons rencontré Micaela Navarro Garzón, actuellement sénatrice aux Cortes et numéro 2 du PSOE après Pedro Sanchez. Native de la province Jaen, elle s’enthousiasme pour le projet de España Recuerda et promet son appui pour la ville de Jaen et également pour les contacts dans les 8 provinces andalouses ainsi que pour le rendez-vous à la Moncloa pour présenter ce projet.

Après ce contact encourageant, nous filons à la Casa Pumajero pour prendre contact avec les copains qui ont investi le lieu et s’occupent de le faire vivre. C’est un palais magique de plus de deux cents ans, qui a été racheté par la ville, avec plantes, bibliothèque et contestation à tous les étages. Ce lieu est jumelé avec le 33 rue des Vignoles à Paris. Nous n’avons malheureusement pas pu rester beaucoup de temps et une panne de voiture est intervenue lors de notre périple, mais le contact est établi et il va durer…

Samedi 16 janvier : Nous sommes reçus « à la bonne franquette » par le maire de Barbate, Miguel Molina, beau village de pêcheurs, aux confins des eaux méditerranéennes et atlantiques. Ce village avait pour nom autrefois Barbate de Franco, car c’était le lieu de villégiature du Caudillo, qui allait pêcher et chasser. Miguel est le maire qui a été le plus été voté en Espagne à gauche comme à droite, il a débaptisé des rues qui portaient des noms des factieux du coup d’État militaire de 1936, déboulonné la statue de Franco dans le jardin face à la mairie, qui elle aussi a subi des changements sur le fronton, l’armoirie par exemple qui possédait des insignes du franquisme, ainsi que le hall où il y avait au sol un énorme écusson franquiste. Il est prévu que la résidence secondaire de Franco soit détruite. Là aussi le maire et son équipe se battent pour défendre leur village, l’écosystème, le parc naturel et défendre le littoral contre les requins… de l’immobilier. La bataille est rude mais elle porte ses fruits et les habitants sont enchantés de cette équipe qui les considère et les préserve eux et leur descendants…

Cette semaine fut riche en contacts, nous avons rencontré des personnes d’une grande simplicité mues par la volonté d’avancer pour offrir à leurs concitoyens plus de considération, de vérité et de respect. Loin des réceptions protocolaires, nous avons discuté à bâtons rompus pour faire vivre les projets communs, sans préséances. Et nous devons également reconnaître que nos contacts et actions ont été quelque peu freinées par les obligations sanitaires et l’évolution des mesures dues au virus qui enveloppe toute la planète en ce moment.

Ce voyage a été placé sous le signe bienveillant de la convivialité grâce surtout à Antonio Cruz et Antonio Verdú qui nous ont ouvert les bras et ont favorisé toutes les rencontres, avec un esprit de partage et d’amitié dont ils ne se sont jamais départis.
Nous attendons tout ce monde à Paris pour leur rendre avec plaisir cet accueil chaleureux !

La délégation de l’association 24 août 1944.

Viaje en Andalucía
Semana del 11 al 16 de enero de 2021, eventos de Casas Viejas.

Los sucesos de Casas Viejas, enero de 1933:
Los acontecimientos españoles de 1931 a 1939 nos enseñan que se puede tener toda la razón y ser derrotado. El movimiento libertario fue un verdadero movimiento de masa, no sólo en España, sino que tuvo repercusiones sísmicas en todo el mundo. Y aún hoy, continúa cuestionando y haciéndonos soñar. Mantiene una utopía bien presente para una sociedad de justicia y equidad.

En primer lugar, queremos agradecer a Antonio Cruz y a Antonio Verdú su invitación y su cálida acogida, sin los cuales nada hubiera sido posible.

No sólo fuimos invitados sino que se nos pidió que participáramos en las conferencias/debates, pusimos a disposición de los alumnos la exposición en 15 paneles: España y los republicanos por testigos, 1930/1978, (Memorias compartidas, Edición Tirésias, 24 de agosto de 1944) que se instaló en la sala de exposiciones del Instituto Casas-Viejas, y que posteriormente se instalará también en el Centro Cultural Jerome Mintz del pueblo. Según su uso y contribución a los alumnos y al público, esta exposición se reproducirá para su distribución en varios colegios de las 8 provincias andaluzas.

Un rápido recordatorio de los acontecimientos:
Los años 20 y 30 fueron políticamente turbulentos en España. Pero uno de los episodios más traumáticos de la corta historia republicana fue una experiencia de comunismo libertario en Casas Viejas, en la provincia de Cádiz. La CNT tenía allí una fuerte presencia así como en toda Andalucía.

En aquella época, Andalucía estaba dividida en dos grandes corrientes: por un lado, los riquísimos terratenientes, que residían a menudo en las grandes ciudades españolas, y los extranjeros propietarios de las tierras (latifundistas); y por otro lado, una multitud de miserables campesinos al borde de la inanición. En el medio, una clase media de pequeños granjeros, comerciantes y artesanos que eran las columnas de esta sociedad. Y por supuesto para establecer el poder de los poseedores: un clero omnipresente y una fuerza policial (La guardia civil) entregados al poder y al orden establecido. Por estas razones, la ideología anarquista se extendió rápidamente en esta tierra de honor, de bandidos y guerrilleros. Y en 1932, la tan esperada reforma agraria apenas vio la luz…
Los españoles y especialmente los andaluces esperaban con impaciencia un cambio de sociedad y de vida que no acaba de llegar… Se impacientan y organizan cada vez más movimientos de protesta.

El 8 de enero de 1933. Levantamientos anarquistas en Cataluña, Levante, La Rioja y en Andalucía: los campesinos exigen la aplicación de la reforma agraria.
Del 10 al 12 de enero de 1933. Pocos días después del fracaso de la sublevación anarquista en Cataluña y en Levante, la insurrección de Casas Viejas es reprimida en un baño de sangre por las autoridades republicanas: veintiún campesinos y sus familias perecen – doce de ellos ejecutados sumariamente, siete quemados vivos, 2 muertos a tiros tratando de escapar de las llamas. Las fuerzas armadas causaron una autentica masacre.

La opinión pública se escandalizó al saber que el cuerpo de élite creado por la República: los guardias de asalto, habían reprimido una sublevación local más severamente que la guardia civil, que tenía una siniestra reputación.
Es innegable que el gobierno de Azaña fue herido mortalmente por las consecuencias políticas de esta represión: a partir de entonces fue el « gobierno de Casas-Viejas« . En estas circunstancias, el levantamiento del pueblo y la posterior represión adquirieron un valor ejemplar: simbolizaban la incapacidad del gobierno republicano socialista para resolver el problema agrario. Y se convierte en un caso de estudio: Gimnasia revolucionaria, dirá García Oliver.

Nuestro proyecto: devolver la historia robada al pueblo español, nuestro viaje en 2021:

Lunes, 11 de enero de 2021: 88e aniversario del día de la masacre: a las 10:30 fuimos recibidos por el alcalde de Benalup-Casas-Viejas: Antonio Cepero. En el salón de actos del ayuntamiento, tuvimos una charla constructiva con el alcalde y con su equipo municipal, que desean dedicar tiempo a la recuperación, pero sobre todo a la difusión de la memoria histórica española mezclada con el exilio que es parte integrante de esta historia.
Antonio Cepero afirmó formar parte del proyecto de España Recuerda , y desarrollar entre los andaluces el conocimiento de los hechos confiscados bajo el franquismo y durante la « transición ».

Hemos intercambiado documentos: diversas publicaciones de nuestra asociación y hemos recibido para nuestra biblioteca: El libro de Jerome Mintz: Los anarquistas en Casas-Viejas , y el libro, un gran tomo, de estudio histórico sobre el movimiento revolucionario en Benalup Casas-Viejas de Salustiano Gutiérrez Beana, profesor del instituto local, fallecido el 10 de octubre de 2020.
Hablamos del proyecto de una estrecha colaboración entre esta parte de Andalucía y el proyecto que nos une a todos.

Al mediodía, fuimos al cementerio católico del pueblo. Es el único cementerio, y también es el último cementerio católico de España que depende de la iglesia. Es la iglesia la que decide si los difuntos entran o no en su cementerio y donde serán enterrados. Toda persona muerta debe ser bautizada y si no lo está, es bautizada póstumamente……
El alcalde promete cambiar eso también. Se colocó una corona de flores delante de la placa y del sitio dedicado a las víctimas de enero de 1933.

Luego fuimos al museo, situado en el pueblo, está cerca de donde se hallaba la casa quemada de Seisdedos (Francisco Cruz Gutiérrez, un activista anarquista convencido). Durante décadas, esta casa de campo calcinada, con la cama quemada del propio Seisdedos en medio de la habitación, estuvo visible durante mucho tiempo. Murió quemado allí con toda su familia; excepto María Silva Cruz, la Libertaria (que fue asesinada por los franquistas el 24 de agosto de 1936) y un niño de 13 años, el primo de María, Manuel García Franco.
El modesto pero muy bien diseñado museo (Para colmo, se llevó a cabo bajo la derecha del PP, el Partido Popular ) traza los sucesos del 11 de enero a través de fotos, documentos, objetos, videos y textos explicativos.
Hablabamos con la presidenta de la comunidad, Santas Sevillana, y con el concejal en memoria del diputado de Cadis, Felipe Barbosa Illescas.

A las 6 de la tarde estábamos en el centro cultural con el historiador José-Luis Gutiérrez Molina. Comentamos las dimensiones que adquirieron los acontecimientos en Casas-Viejas, usando el ejemplo de Román Meler, un joven catalán inculto que forjó su educación política a través de la tradición oral de los relatos, y éste en particular. (Ver nuestra intervención)

Martes 12 de enero: A las 12:00: debate en el teatro municipal con unos 120 estudiantes. Estaban muy curiosos por saber qué había provocado estos acontecimientos y también hicieron muchas preguntas sobre el movimiento anarquista español de la época. Hay que decir que era la primera vez que participaban en un debate público de esta manera, en una sala distinta a las aulas de clase. Parecían apreciar el olor de la libertad y también las camisetas que les llevamos (en la efigie de un anarquista blandiendo una bandera roja y negra firmada CNT-FAI en julio de 1936).

Miércoles 13 de enero: Después de colgar la exposición en el instituto de Casas Viejas, nos dirigimos al hermoso pueblo de Vejez de la Frontera, donde Antonio Verdú fue alcalde durante 16 años. Es un hermoso pueblo blanco, lleno de historia y belleza que Antonio pudo poner de relieve durante su mandato.
Fuimos a la radio, a la cadena SEIZ, para un programa sobre nuestro trabajo común de difusión de la memoria histórica, por España Recuerda.
http://serlajanda.com/colectivos-janda/?fbclid=IwAR3Z0Jy9–BpA80kIkFRbmVFv1NBYvMkODcqo7dQ0kv349WN7kredFv-fEA

Jueves, 14 de enero: Pasamos el día en Cádiz, una ciudad de historia y sol. Un cara a cara con África, a través de Marruecos, y una tierra con un futuro prometedor, de cultura compartidas. Nos reunimos con Felipe Barbosa Illescas, Consejero de la Memoria Histórica de la Diputación de Cádiz, con quien intercambiamos documentos y contactos para trabajar juntos en el ambicioso proyecto de modificar los programas escolares españoles para difundir la verdad sobre los acontecimientos de la República, la Revolución Española, la Guerra Civil y el Exilio.

Luego, de vuelta en Benalup Casas Viejas, nos reunimos con el alcalde y sus adjuntos, y la Fundación por la memoria de los sucesos de 1933. Se votó unánimemente la celebración de las exposiciones de Gonnord y Gaussot en Casas-Viejas con la creación de lanzaderas para llevar a todos los estudiantes de secundaria y a la población de los pueblos de los alrededores para que todos pudieran beneficiarse de estas exposiciones. Y luego se enviarán a Cádiz y se presentarán en otras ciudades andaluzas como Sevilla, Jaén o Almería.

Viernes 15 de enero: En Sevilla, conocimos a Micaela Navarro Garzón, actual senadora de las Cortes y número 2 del PSOE, después de Pedro Sánchez. Originaria de la provincia de Jaén, está entusiasmada con el proyecto de España Recuerda y promete su apoyo a la ciudad de Jaén y también a los contactos en las 8 provincias andaluzas, así como a la cita en La Moncloa para presentar este proyecto.

Después de este alentador contacto, nos dirigimos a la Casa Pumajero para contactar con los amigos que se han hecho cargo del lugar y que se encargan de hacerlo vivir. Es un palacio mágico más de doscientos años, que fue comprado por la ciudad, con plantas, biblioteca y contestación en cada piso. Este lugar está hermanado con el 33 rue des Vignoles de París. Lamentablemente no pudimos quedarnos mucho tiempo y se produjo una avería en el coche durante nuestro viaje, pero el contacto está establecido y durará…

Sábado 16 de enero: Fuimos recibidos « à la bonne franquette »(a la buena de Dios) por el alcalde de Barbate, Miguel Molina, un bello pueblo de pescadores en el borde del Mediterráneo y de aguas del Océano Atlántico. Allí también, el alcalde y su equipo luchan por defender su pueblo, el ecosistema, el parque natural y defender la costa contra los tiburones…inmobiliarios. La batalla es dura pero está dando frutos y los habitantes están encantados con este equipo que los respeta y los protege, a ellos y a sus descendientes…

Esta semana fue rica en contactos, conocimos a gente de gran sencillez movida por el deseo de avanzar para ofrecer a sus conciudadanos más consideración, verdad y respeto. Lejos de las recepciones formales, conversamos abiertamente para dar vida a proyectos comunes, sin precedente. Y también debemos reconocer que nuestros contactos y acciones se han visto en cierto modo obstaculizados por las obligaciones sanitarias y la evolución de las medidas debido al virus que actualmente envuelve a todo el planeta.

Este viaje se ha desarrollado bajo el signo benévolo de la convivialidad gracias especialmente a Antonio Cruz y a Antonio Verdú que nos abrieron los brazos y animaron todos los encuentros, con un espíritu de compartir y amistad que nunca abandonaron.
¡Estamos esperando a toda esta gente en París para devolverles con mucho gusto, esta cálida bienvenida!

La delegación de la asociación el 24 de agosto de 1944.

 

Documents joints

L’association 24 août 1944 vous présente ces voeux de paix, liberté & santé pour 2021

Masques, gestes, isolement et silence, Les amis nous manquent, la famille est loin, et nous avons, à la clé, la menace d’une infection qui peut être fatale…… Les ingrédients de la peur sont omniprésents.
Mais pourtant la vie reste la plus forte. L’envie d’échanger, de partager, de rire et de se cultiver. Les discussions enflammées qui font et défont nos certitudes et nos doutes doivent continuer à nous servir de moteur !

Aujourd’hui plus que jamais, nous devons être un rempart contre le repli sur soi. Nous devons dire qui nous sommes, d’où nous venons et expliquer par la mémoire des trajectoires de nos parents et de leurs compagnons, pourquoi une société plurielle est une grande richesse. Expliquer sans relâche ce qu’ils ont apporté d’espoir et de dignité au cours de leur exil.

Pour 2021, l’association 24 août 1944 poursuit son travail de mémoire, elle a un tas de projets à vous soumettre, et compte sur votre présence et sur votre participation active.

Et pour célébrer cette année qui s’annonce, avec l’espoir de pouvoir à nouveau respirer le souffle de la vie à vos côtés, nous vous offrons ce dessin et ces quelques vers où chaque artiste connaissait le prix de la liberté; et nous vous offrons notre nouveau dépliant.
Tous nos voeux de paix, santé et actions.

La asociación actualiza su presentación
Máscaras, gestos, aislamiento y silencio, echamos de menos a los amigos, la familia está lejos, y nos enfrentamos a la amenaza de una infección potencialmente mortal…… Los ingredientes del miedo son omnipresentes.
Sin embargo, la vida sigue siendo la más fuerte. El deseo de intercambiar, compartir, reír y aprender. ¡Las acaloradas discusiones que hacen y deshacen nuestras certezas y dudas deben continuar impulsándonos!

Hoy, más que nunca, debemos ser un baluarte contra el ascenso del fascismo. Debemos decir quiénes somos, de dónde venimos y explicar, a través de la memoria de las trayectorias de nuestros padres y sus compañeros, por qué una sociedad plural es una gran ventaja. Explicar sin parar lo que trajeron de esperanza y dignidad durante su exilio.

Para 2021, la asociación 24 de agosto de 1944 continúa su trabajo de memoria, tiene muchos proyectos que presentarle y cuenta con su presencia y participación activa.

Y para celebrar este año que viene, con la esperanza de poder respirar de nuevo el aliento de vida a su lado, le ofrecemos este dibujo y estos pocos versos donde cada artista conocía el precio de la libertad; y le ofrecemos nuestro nuevo folleto.
Todos nuestros deseos de paz, salud y acción.

Voeux 2021 fr
Voeux 2021 fr

Documents joints

Les vers de Miguel Hernandez : la force de la résistance au fascisme!

SENTADO SOBRE LOS MUERTOS.

Sentado sobre los muertos
que se han callado en dos meses,
beso zapatos vacíos y empuño rabiosamente
la mano del corazón
y el alma que lo mantiene.
Que mi voz suba a los montes
y baje a la tierra y truene
eso pide mi garganta
desde ahora y desde siempre.

Miguel Hernández.

Assis sur les morts

qui se sont tus en deux mois,
J’embrasse des chaussures vides et j’empoigne rageusement
la main du coeur
et l’âme qui la soutient.
Que ma voix gravisse les montagnes
et descende sur terre et gronde
C’est ce que ma gorge demande.
à partir de maintenant et pour toujours

Miguel Hernandez

El Ayuntamiento de Madrid borra los versos de Miguel Hernández del cementerio de la Almudena. Sigo la iniciativa de algunas personas y vamos a llenar las redes sociales con sus versos.
La mairie de Madrid efface les vers de Miguel Hernandez au cimetière de la Almudena. Nous soutenons l’initiative de quelques personnes et nous en affichons d’autres partout où cela est possible pour imprégner les esprits de leur force poétique.

Los textos eliminados por el Ayuntamiento de Madrid
Placa 1:
Para la libertad me desprendo a balazos
de los que han revolcado su estatua por el lodo.
Y me desprendo a golpes de mis pies, de mis brazos,
de mi casa, de todo.
Porque donde unas cuencas vacías amanezcan,
ella pondrá dos piedras de futura mirada
y hará que nuevos brazos y nuevas piernas crezcan
en la carne talada.
Retoñarán aladas de savia sin otoño
reliquias de mi cuerpo que pierdo en cada herida.
Porque soy como el árbol talado, que retoño
porque aún tengo la vida.

Miguel Hernández

Placa 2:
El pueblo de Madrid,
en memoria y reconocimiento a las cerca de 3.000 personas ejecutadas e inhumadas en esta necrópolis entre abril de 1939 y febrero de 1944.
Que mi nombre no se borre en la historia
.
Julia Conesa

Placa 3:
Finalizada la Guerra Civil, la dictadura del general Franco reprimió ferozmente a sus enemigos políticos. Consejos de guerra carentes de cualquier garantía procesal dieron lugar a numerosas ejecuciones por fusilamiento o garrote vil.
Les textes éliminés par les élus de la mairie de Madrid

Plaque 1:
Pour la Liberté je me dégage avec des balles
de ceux qui ont roulé sa statue dans la boue.
Et à force de coups je me sépare de mes pieds, de mes bras
de ma maison, de tout.
Car là où des cavités vides apparaissent
elle posera deux pierres pour un regard futur
Et fera pousser de nouveaux bras et de jambes nouvelles
de la chair abattue.
Des ailées de sève sans automne repousseront
des vestiges de mon corps que je perds à chaque blessure.
Car je suis comme l’arbre abattu, qui bourgeonne
Car j’ai encore la vie.
Miguel Hernandez

Plaque 2 :
Le peuple de Madrid,
en mémoire et en reconnaissance des près de 3 000 personnes exécutées et enterrées dans cette nécropole entre avril 1939 et février 1944.
Que mon nom ne soit pas effacé de l’histoire.
Julia Conesa

Plaque 3 :
Après la guerre civile, la dictature du général Franco réprime férocement ses ennemis politiques. Des conseils de guerre dépourvus de toute garantie de procédure ont conduit à de nombreuses exécutions par peloton d’exécution ou par le garrot vil.

Au-delà des incertitudes: le 24 août 2020

Très cher(e)s ami(e)s

Reprise des activités ou/et reprise de vitalité pour ce virus liberticide……

En cette année troublée, qui amorce des tournants sociaux qui hésitent à s’affirmer, la vie est là tout de même qui couve et piaffe d’impatience !

Chacun continue de travailler à cette mémoire qui nous préoccupe tant, pour faire émerger de toute part ses aspects enfouis, déformés ou oubliés.

L’hommage aux hommes de La Nueve aura lieu cette année, dans le jardin dédié aux combattants de la Nueve, à l’Hôtel de Ville de Paris.

En présence de Madame la Maire de Paris, dont nous nous réjouissons de la réélection, pour son action, avec le service de la mémoire combattante pour qu’enfin le 24 août s’inscrive dans les cérémonies officielles de la Libération de Paris;  pour sa volonté à faire exister la mémoire de ce peuple antifasciste dans ses lieux historiques, puisque les travaux au 33 rue des Vignoles ont commencé cet été.  

Mais cette année, compte tenu des restrictions de proximité dues à la situation sanitaire, nous ne pourrons être qu’une trentaine pour la cérémonie qui se déroulera à l’intérieur du jardin dédié aux combattants de la Nueve, avec deux ou trois prises de paroles uniquement. Nous espérons  que le trottoir de la rue de Lobau restera disponible pour accueillir ceux qui seront présents sans pouvoir pénétrer dans le jardin.

Le lundi 24 août 2020, à partir de 17 h45,
Au 1 rue de Lobau Paris 4* devant l’entrée du jardin des combattants de la Nueve.

 Par contre, si la situation sanitaire le permet, nous vous proposons de vous retrouver ce même lundi 24 août vers 19h30 au 33 rue des Vignoles Paris 20 **, pour la projection d’un court montage (30’) rappelant à toutes et tous : « Les 24 août de 2012 à 2019 ».

 Cette projection sera suivie d’échanges entre participants en toute convivialité.
(télécharger l’invitation)

(L’accès au lieu sera confirmé courant du mois d’août en cas d’empêchement nous vous préviendrons le plus rapidement possible.)

Accès libre selon la place avec les recoommandations sanitaires en vigueur

Documents joints

Bilan 2019: Se souvenir pour construire l’avenir!

BILAN ACTIONS 2019
Se souvenir pour construire l’avenir

Cette année fut marquée par un deuil qui a frappé l’association: Nous avons perdu notre amie, historienne et membre fondatrice Marie Rafaneau Boj le 30 août 2019. Ce fut un coup dur pour toute l’équipe et une grande tristesse dont nous avons toujours du mal à nous remettre.

Mais cette année aussi, nous voulons également remercier la Maire de Paris, Anne Hidalgo et son équipe, dédiée à la mémoire et au protocole ainsi que le service de l’auditorium, qui nous ont tous aidés et soutenus dans l’ensemble des actions 2019 mais également depuis le début de cette mandature (qui pour nous commença le 24 août 2014) qui s’achève.
Et nous avons des remerciements tout particuliers pour le service de la mémoire combattante de Madame Catherine Vieu-Charier, laquelle avec ses collaborateurs: Christine Blaise de Candido, Cedric Abadie, Romaric Seuzaret et tous ceux que nous oublions et qui dans l’ombre ont oeuvré dans le même sens. Ils ont toujours répondu présents à nos sollicitations et fait tout ce qu’il était possible de faire, en leur pouvoir, pour nous aider durant toutes ces années.

80 ans, La Retirada,
Tout un peuple épris de justice et de liberté quittait sa terre, pour un exil interminable. Partout dans le monde, se lèvent encore aujourd’hui les mémoires de cette expérience sociale jamais égalée et de cet exode interminable…

Il y a 75 ans, La libération de Paris,
En septembre 1939, la France entre en guerre.
Les hommes de la Nueve se trouvaient donc en Afrique du Nord, exilés dans des pays colonisés par la France. Mais quand l’Armée Leclerc remonte du Tchad, ils n’hésitent pas à déserter pour rejoindre cette troupe qui combat Hitler et Mussolini.
La Nueve arrive en Normandie début août 1944. Elle participe aux durs combats de la poche de Falaise et est aux abords de la capitale le 23 août.
C’est elle qui est lancée par le Général Leclerc sous le commandement du capitaine Dronne pour soutenir l’insurrection parisienne.
le 24 août 1944, les Espagnols antifascistes de la Nueve entraient en éclaireurs dans Paris insurgé pour contribuer à la Libération de Paris.

COMPTE RENDU DE L’ACTION 1 :
24 août 2019, 75e anniversaire de la libération de Paris :
o Réalisation par Juan Chica-Ventura et inauguration d’une fresque de 17 mètres de haut sur 5 mètres de large, représentant les 3 jours : 24, 25 & 26 août 1944 au 20 rue Esquirol 75013 Paris.
Souscription pour achat et location matériel : 13150€. Et une aide importante du gouvernement espagnol (département de la mémoire historique)
Nous avons entamé cette journée symbolique par l’inauguration d’une superbe exposition à la mairie du 4e :

Les encres de la Libération : Exposition philatélie et documents de la guerre 39/45 et de la Libération ; présentée dans 50 cadres soit 1200 feuilles de documents originaux, tracts de la Résistance, journaux clandestins, philatélie : les timbres surchargés de la Libération.

Co réalisation avec l’ACTL (Association des Collectionneurs des Timbres de la Libération) d’un collector libération de Paris :
Ce collector rend hommage au Capitaine Raymond Dronne, à la Nueve sa compagnie avec le half-track Guadalajara, au colonel Rol Tanguy chef des FFI de Paris et à Raoul Nordling, consul de suède à qui Paris et les parisiens doivent beaucoup.

À 14h, nous avons gagné la rue Esquirol dans le 13e arrondissement où devant la peinture murale attendait une foule de descendants des exilés espagnols, de sympathisants de ce peuple combattant, des curieux également heureux d’apprendre un passage occulté de l’histoire de cette ville, et bien entendu nos amis anarchistes et ceux de la CNT espagnole en exil et CNT française, CGT espagnole. Très vite nous avons été rejoints par La Charanga Ventolin , fanfare venue des Asturies pour fêter à nos côtés les Hommes de la Nueve et revendiquer une autre république pour l’Espagne, une république sociale et solidaire.

Les délégations des officiels : Anne Hidalgo, Maire de Paris, Dolores Delgado ministre de la Justice espagnole, Irene Lozano représentante de ’L’Espagne Globale » (terminologie pour le moins mystérieuse et entourée de circonvolutions…), Fernando Martinez sénateur et ex directeur de la mémoire historique, l’ambassadeur d’Espagne en France, l’Ambassadeur d’Espagne à l’UNESCO, celui de l’OCDE et probablement encore d’autres personnalités dont nous ne connaissons ni le titre ni le nom…
Mais pour nous, l’essentiel était bien entendu tous ces anonymes, venus simplement, parfois de très loin, rendre les honneurs aux hommes de la Nueve et découvrir pour l’occasion la peinture murale de 17m de haut réalisée par Juan Chica Ventura (aidé dans ces travaux par Anne Aubert artiste peintre, et par Claire Lartiguet comme petite main).

Les orateurs se sont succédés à la tribune autour de cette réalisation monumentale. (voir la vidéo réalisée par nos amis : Victor Simal et Richard Prost)

Puis Vida Gambier, fille de Federica Montseny est venue parler de sa maman, Fedreria Montseny (ministre de la santé sous la république espagnole de novembre 1936 à mai 1937) à l’occasion de l’inauguration du square, place Louis Amstrong dans le 13e.
Nous nous sommes dirigés ensuite vers la rue de Lobau (75004), devant le jardin dédié aux combattants de la Nueve. Cette année, nous avons inauguré la plaque offerte par Manuela Carmena, ex-maire de Madrid, qui est le duplicata de la plaque du jardin de Madrid, que Manuela Carmena a dédié en 2017 aux combattants de la Nueve.
Nous tenons à bien préciser cela car Manuela Carmena durant tout son mandat a oeuvré pour la mémoire historique, par ce jardin mais également en débaptisant des rues de Madrid encore à la gloire des bourreaux franquistes.

Et bien sûr puisque nous avions, de l’Espagne, une ministre, un sénateur, des ambassadeurs, nous en avons profité pour leur demander d’être actifs dans la réforme de la loi mémorielle de 2007 en y apportant plus de justice, de reconnaissance pour les victimes du franquisme, et de condamnation pour les bourreaux et l’annulation des sentences prononcées par les tribunaux franquistes.

Notre invitée de la fédération CGT Memoria Libertaria, a insisté également sur cet aspect de la préservation de la mémoire historique en Espagne.
Dolores Delgado, ministre de la justice espagnole, a repris ces thèmes dans son intervention, assurant que son gouvernement mettra tout en oeuvre pour aller plus loin dans la reconnaissance des victimes du franquisme et contre l’impunité des bourreaux.

Puis tout à coup, elle déclara qu’elle était persuadée que les hommes de la Nueve auraient soutenu la constitution de 1978, qui justement pose une chape de silence sur l’histoire en épargnant aux hommes du franquisme des poursuites devant la justice. Elle souleva un tollé qui mit quelque piment dans la cérémonie…

COMPTE RENDU DE L’ACTION 2
80 ans de la Retirada, les fruits de l’exil espagnol
Hommage à la mémoire de tous les Espagnols morts pour la Liberté !

Les 9 et 10 février 2019, l’association 24 août 1944, avec le soutien de la Mairie de Paris, des associations MHRE 89 et AFMD75 a ouvert son programme des 80 ans de l’exil politique espagnol par ce rassemblement à la porte du cimetière du Père Lachaise, rue des Rondeaux, et un cortège qui n’en finissait pas jusqu’au monument de la Federación Española de Deportados e Internados Políticos, FEDIP (érigé en mai 1969) Puis nous avons investi le 33 rue des Vignoles, accueillis par l’association Les Pas Sages. Les lieux ont grouillé de monde durant 2 jours, dans la salle de conférence /projection/spectacle, dan sua salle de Flamenco en France où trônaient l’exposition de photos de Philippe Gaussot et celle de Victor Simal.
Les représentants du gouvernement espagnol sont venus au 33 rue des Vignoles dans le 20e arrondissement, curieux de voir ce lieu de l’exil libertaire espagnol. Intéressés par notre programme et nos projets, ils sont restés avec nous jusqu’à la fin du programme ce samedi 9 février.
Un vrai festival de livres, de photos, de théâtre, de projection, de guitare et d’émotion. Voici le programme auquel vous avez assisté ou que vous allez regretter d’avoir manqué :
• L’exposition de photos inédites de Philippe Gaussot sur la Retirada et les camps français, La retirada vue par Victor Simal,
• Théâtre de la Balancelle : VOYAGE EN GUERRE D’Espagne, Mise en œuvre : Monique Surel-Tupin, assistée de Françoise Knobel. Avec : Laura Diez del Corral, Sergio Guedes, Stéphane Pioffet et Nicolas Sers.

Projection : « LE CAMP D’ARGELES, LEVEZ LE POING CAMARADES », un documentaire fiction de Felip Solé :
• Livre : FEMMES EN EXIL , Réfugiées espagnoles en France 1939/1942 de Maëlle Maugendre. Rendre visibles les femmes espagnoles réfugiées en France de 1939 à 1942. Une narration au féminin de l’exode sur le sol français de ces femmes restées dans l’ombre de leurs compagnons.
• GUITARE avec Juan Francisco Ortiz : Ce programme musical, pensé pour les célébrations du 80e anniversaire de la Retirada, raconte le cheminement de son père et de ses compagnons, et rend hommage à des personnalités telles que Federico García Lorca, Miguel Hernández et Antonio Machado…
• NO PASARAN, album souvenir (70 mn) d’Henri-François Imbert. Enfant, le cinéaste avait trouvé chez ses grands-parents une série incomplète de cartes postales photographiées dans le village de sa famille, à la fin de la Guerre d’Espagne en 1939. Vingt ans plus tard, il part à la recherche des cartes manquantes…

2ème partie :

o Exposition 10 jours du 5 au 19 Novembre 2019 Institut Cervantès de Paris

o 1939-2019 – Il y a 80 ans, l’exil des antifascistes espagnols.
Quand l’art devient Histoire.

Une grande exposition d’œuvres d’art :
32 artistes ont exposé leurs œuvres en relation avec la révolution espagnole, l’exil et/ou la lutte antifranquiste. Un catalogue a été imprimé, grâce à l’aide apportée par le département de la mémoria historica espagnol, tant sur le plan financier que logistique.
Production d’un catalogue de l’exposition comportant une partie historique et une partie artistique.

3ème partie :
o Exposition à Madrid du 5 décembre 2019 au 29 février 2020, de 100 photos inédites de Philippe Gaussot sur la retirada et des camps du sud:
Caminos del exilio
• Travail de nettoyage, re découpage, sur 100 photos
• Impression et encadrement …
Cette exposition est partie intégrante de la grande exposition sur l’exil qui a lieu à Madrid jusqu’à fin février 2020 à l’Arqueria de los Museos. Elle a beaucoup de succès et une personne, Josette Sanchez, venue du Pays de Galles pour la voir y a reconnu son père.

Merci au département de la Memoria historia espagnol pour son aide généreuse.

DESCRIPTIF DE L’ACTION 3
CYCLE CINÉ-CLUB

Centre Paris’Anim Place des Fêtes, Paris 19e

Ce cycle est accueilli par la mairie du 19e arrondissement, au centre Paris’Anim de la place des Fêtes.

Nous avons projeté en 2019 :
o 17 janvier : Le silence des autres (avant-première avant sortie salles) ,
o 14 mars 2019 : Balada triste,
o 4 avril 2019 : Ortiz, un général sans dieu ni maître,
o 26 septembre : Carmen
o 17 octobre : On l’appelait RODA,
o 27 novembre à l’auditorium de l’Hôtel de ville : Les Olympiades oubliées, La lengua de las mariposas, Libertarias
o 20 décembre : Une histoire galicienne
Ces films ont été projetés en présence des réalisateurs et/ou témoins et donnent suite à un débat avec le public.

DESCRIPTIF DE L’ACTION 4
Action annuelle
INTERVENTIONS EN MILIEU SCOLAIRE

Des interventions en milieu scolaire avec supports : diaporama, documentaires, expositions, lectures de témoignages mis en espace, concerts…

Lycée Corot à Savigny sur orge
Lycée Villegénis à Massy,
Lycée Notre dame et Mantes La Jolie
Lycée Saint Exupéry de Mantes la Jolie
Lycée Albert Camus de Bois Colombes…
Lycée Jean Macé de Vitry,
Les 2 lycées : Thibaut de Champagne et Les Pannevelles de Provins,
Les lycées de Besançon
Lycée Eugène Delacroix de Maison Alfort,
Lycée Nikola Tesla de Dourdan(91) ,
Lycée Van Gogh d’Ermont (95)
Lycée Jean-Jaurès de Chateaudun, …

CHÂTEAUDUN : Après avoir reçu les élèves de la section européenne d’histoire/géographie/espagnol sur les traces de la colonne Dronne et de ses Espagnols antifascistes, à Paris, nous voilà pour le « bouquet final » au sein de leur établissement scolaire au coeur de l’Eure & Loir.
Le projet d’établissement fut mené de front et avec enthousiasme par des professeurs dévoués et par les 50 élèves concernés. Ils ont fait le tour des hauts faits d’armes de la 2e DB et de la Nueve, par conséquent, depuis son débarquement en Normandie le 4 août 944 jusqu’à Paris. Et ils ont évoqué les campagnes d’Alsace et d’Allemagne d’où beaucoup ne revinrent pas, hélas.
Grâce à Hélène, Rachel, Daniel et Yannig, leurs élèves ont rencontré des témoins et des dépositaires de l’histoire et de la mémoire de ces hommes et ces femmes combattants de la Liberté. D’Alençon à Fyé, Conlie, Écouché ; de carrés militaires en conférence avec Monsieur Bayard…
Le 20 mars, nous avons parcouru le chemin de la Nueve entrant dans Paris jusqu’à l’Hôtel de ville, eux sans coups tirés, nous juste un peu de marche à travers le Paris matinal.
Moment magique,Colette Flandrin Dronne leur livra ses propres souvenirs de ces Espagnols si fiers et courageux de la Nueve, ces hommes bourrus, pas faciles d’approche et qui ont constitué « sa famille ». Elle les a tant aimés et appréciés qu’elle en parle toujours avec une grande émotion dans la voix et une pointe de rire face aux souvenirs qu’ils évoquent pour elle.

Le 5 avril 2019 :
Dans la matinée, c’est la projection du film d’Alberto Marquardt, La Nueve ou les oubliés de l’histoire . Ce film laisse les élèves muets d’émotion et d’admiration pour ce qu’ont vécu ces espagnols fidèles à leur combat de 1936 jusqu’à la fin de leurs jours.
Après la projection : L’après-midi du 5 avril, nous voilà tous rassemblés, jeunes élèves, professeurs sous la houlette bienveillante de Monsieur Sibenaler, proviseur du lycée, qui n’a pas ménagé ses efforts ni ses deniers pour la réussite de ce projet ambitieux. D’abord, nous avons été reçus avec tous les invités de façon « princière » et amicale, et nous avons pu faire connaissance les uns et les autres autour d’un excellent repas préparé et servi par le sympathique personnel du service restauration du lycée, un grand merci à eux.
L’après-midi rivalisa, toute sa durée, en émotion et humour, chanson et dédicaces. Les interventions à la fois solennelles et chaleureuses de cette jeunesse qui avait passé l’année à préparer et peaufiner leur Histoire en espagnol ont captivé le public averti qui était dans la salle. Larmes, rires, chaleur et gravité étaient au rendez-vous.
Mais pour mesurer réellement l’intensité de ces moments inoubliables, il faut prendre le temps de regarder noyer petite vidéo :

DESCRIPTIF DE L’ACTION 5
Colloque L’UTOPIE EN EXIL 1939-2019

À l’auditorium de l’Hôtel de ville le 10 avril 2019 :
L’utopie, présente dans chaque acte de leur histoire, se décline à tous les temps et même au futur…
Intervenants
Aimé Marcellan, membre fondateur du centre de Recherche et Documentation d’Histoire Contemporaine (REDHIC).
Thème de l’intervention : De la république à la révolution, de la révolution à l’exil… L’utopie concrétisée…

Geneviève Dreyfus-Armand, Historienne spécialiste de l’exil républicain espagnol.
Thème de l’intervention : L’utopie en exil ; Des camps en France à la reconstruction des institutions républicaines en exil, à travers la presse espagnole publiée en France.

Tomás Ibañez, Professeur de Psychologie Sociale à l’université Autonome de Barcelone.
Thème de l’intervention : Que reste-t-il de l’Utopie ? : Témoignage sur la lutte antifranquiste dans les années 60-70. Et de la mort de Franco à l’Espagne contemporaine.

DESCRIPTIF DE L’ACTION 6 :
« Mémoires et traces des réfugiés espagnols à Choisy-le-Roi »

Du 24 avril au 31 mai 2019, vous avez pu suivre les traces des Espagnols installés à Choisy-Le-Roi.

Dimanche 28 avril : Journée de la déportation, Monument aux morts, parc de la mairie.
Focus sur les républicains espagnols de Choisy-le-Roi au camp de Mauthausen.

Prise de parole du maire Didier Guillaume ou de Laurent Ziegelmeyer de Véronique Salou-Olivares, présidente de l’association du 24 aout 1944, d’Aimable Marcellan (hommage à Roda Subias et Antonio Roda), représentant de l’AFMD (amis de la fondation pour la mémoire de la déportation)

Mercredi 8 mai 2019 : Monuments aux morts, parc de la mairie.
Célébrations du 8 mai 1945, « Libération de Paris, Berlin … et pas Madrid »

Prise de parole du maire Didier Guillaume ou de Laurent Ziegelmeyer, Aimable Marcellan…
Puis, Inauguration/vernissage de l’exposition urbaine « Mémoires et traces des réfugiés espagnoles à Choisy-le-Roi 1939-2019».

Samedi 18 mai 2019 :
14h00, dévoilement d’une plaque en souvenir des deux cordonniers républicains espagnols de Choisy le Roi, au 38 rue Emile Zola : Martín Bernal et José Cortès

15h/18h, Salle de l’Escale Médiathèque Aragon
Conférence : Découverte de l’Histoire…/… »L’Espagne républicaine à Choisy-le-Roi » L’imprimerie des Gondoles, une imprimerie particulière et autogérée.
Alain Deboeuf, historien, membre de l’Institut de l’Histoire sociale
Avec la participation de la famille Marcellan
En partenariat avec l’association du 24 août 1944

Jeudi 23 mai 2019 Ciné-rencontre au cinéma Paul Eluard,

« Le silence des autres », un film de Robert Bahar et Almudena Carracedo
Production : 2018, Documentaire, Espagnol | VOSTFR, Couleur, En salle : 13 février 2019, Espagne | Etats-Unis, 1h35, Visa n°149.416
Soirée cinéma suivi d’un échange avec l’un des réalisateurs, la famille Marcellan … Entrée payante, en cours d’organisation)

DESCRIPTIF DE L’ACTION 7
Journée Nationale de la Résistance / Lundi 27 Mai

Hommage à la Nueve, les Espagnols ayant libéré la France,

Programme de la Journée : Association 24 aout 1944, avec les élèves de 3 lycées (Ermont, Dourdan, Maison Alfort)
• 10h : Parcours de la Nueve, du chantier de la fresque rue Esquirol (13e) vers le jardin des combattants de la Nueve rue de Lobau et esplanade de l’Hôtel de Ville. Parcours de « La Nueve » avec l’association du 24 août 1944. + Hommage aux combattants de la Nueve par les élèves
• 14h00-16h00 : Projection du film La Nueve, d’Alberto Marquardt (53 min) + débat avec le réalisateur, au Centre’Anim (MJC) de la rue Mercoeur dans le 11e (métro Voltaire).
• 16h00-17h00 : Village des Associations de la JNR, place de la République.
• 16h30 : Hommage aux combattants de la Nueve par les élèves.

ENFIN !!!!

CENTRE DE DOCUMENTATION ET ARCHIVES SUR LE MOUVEMENT LIBERTAIRE ET LE MOUVEMENT LIBERTAIRE ESPAGNOL EN EXIL EN FRANCE

Notre action continue dans ce sens, et nous arrivons au but pour le chantier de rénovation du 33 rue des Vignoles.
Et nous continuons à enregistrer les témoins encore vivants afin de constituer un fond d’archives utilisable pour les chercheurs, les étudiants……
Car tous nos efforts ont enfin abouti à la signature du bail pour 12 ans entre Les Pas sages et la mairie de Paris pour l’occupation avec toutes ses composantes actuelles du passage du 33 rue des Vignoles. Les travaux devraient commencés d’ici fin 2020 (retardés encore aujourd’hui par l’épidémie du Covit-19)

Nous vous donnons rendez-vous très prochainement quand ce virus aura cessé de terroriser la planète…… et nous vous retrouverons avec joie et fraternité…
En attendant vous pouvez retrouver sur note site l’ensemble des articles qui ont parsemés notre route et nos réalisations tout au long de l’année 2019.
À très bientôt
Le bureau de l’association.

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