Faire connaître et cultiver la mémoire historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.


 
 
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Ce jour du 8 mai sera désormais celui de la célébration des exilés républicains espagnols, associés à la victoire sur le nazisme. Victoire à laquelle ils ont largement participé.
Este 8 de mayo será, a partir de ahora, el Día de la celebración de los Exiliados Republicanos Españoles, asociado a la Victoria sobre el nazismo, Victoria a la que han ampliamente participado.

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8 MAI DÉSIGNÉ PAR LE GOUVERNEMENT ESPAGNOL :

JOUR D’HOMMAGE AUX ESPAGNOLS QUI SOUFFRIRENT L’EXIL EN CONSÉQUENCE DE LA GUERRE D’ESPAGNE ET DE LA DICTATURE FRANQUISTE

Le 8 mai 2021, avec d’autres associations, l’association 24 août 1944 a été invitée à participer au premier hommage à l’exil républicain espagnol, organisé par le gouvernement d’Espagne (département de la mémoire historique et démocratique).

Ce jour du 8 mai sera désormais celui de la célébration des exilés républicains espagnols, associés à la victoire sur le nazisme. Victoire à laquelle ils ont largement participé.

Dans bien des lieux en France, les célébrations du 8 mai 1945 se déroulent avec la participation des organisations d’anciens combattants Républicains espagnols, brandissant le drapeau de la république comme seule identification de leur appartenance.

Car même si tous les combattants de l’Exil dit républicain n’exaltaient pas ce drapeau, ce drapeau est le symbole d’une Espagne trahie par ses généraux, l’Eglise et une grande partie de la bourgeoisie.

Dans tous les cas, ce drapeau, même pour nous qui n’en sommes pas fétichistes, celui de la République Espagnole revêt un caractère éminemment anti-franquiste.

À la fin de la guerre d’Espagne, Franco le remplace par le Rouge, Jaune, Rouge. C’est sous cette bannière que la Division Azul ira combattre aux côtés des armées hitlériennes.

C’est sous cette bannière que l’Espagne demeure 36 ans sous la dictature.

Franco, quelques temps avant sa fin, impose une transition monarchique, aux mêmes couleurs : toute la classe politique l’accepte. Ainsi les élections qui transformeront l’Espagne en une démocratie monarchique, ne permettront pas aux partis républicains de s’y présenter. Quel paradoxe ! Et par voie de conséquence, le drapeau de la République est banni.

Cette bataille-là n’est toujours pas terminée, tant que durera la transition de 1978 qui assure la monarchie et l’impunité aux bourreaux.

Cette bataille pour le drapeau de la République est donc la continuité des batailles menées contre le franquisme.

L’association 24 août 1944 a donc jugé important d’être présente à cet hommage et ainsi d’y faire figurer l’engagement des Républicains espagnols de toutes idéologie dans la lutte pour la Liberté et leur présence incontournable dans les diverses résistances au nazisme et au franquisme. Ce jour devrait marquer un grand pas pour l’avenir de l’Espagne et son droit à s’autodéterminer

Pour cause de pandémie cette cérémonie, à la Casa de América à Madrid, fut modeste, solennelle et émouvante d’une durée d’environ deux heures.
Notons la présence parmi nous d’Éliane Ortega bernabeu, spécialiste de l’exil républicain espagnol en Afrique du Nord.
Plusieurs interventions se sont succédées, des représentants de diverses associations mémorielles étrangères ont pris la parole :

  • Véronique Salou Olivares, présidente de l’association du "24 Août 1944" avec l’artiste peintre Juan Chica Ventura qui portait le calot rouge et noir ainsi que l’écharpe ;
  • Henri Farreny, président de "l’amicale des Anciens Guérilleros Espagnols en France " ;
  • Ernesto Casanova Caloto, président de "L’Ateneo Español de Mexico" ;
  • Pilar Nova Melle, présidente de l’association des "Descendants de l’Exil Espagnol" ;
  • l’historien Nicolás Sánchez Albornoz, fils de l’historien et président du gouvernement républicain en exil Claudio Sánchez Albornoz ;
  • l’intervention remarquée par vidéo de Cuathémoc Cárdenas, fils du président Lázaro Cárdenas qui ouvrit les portes du Mexique à des milliers de Républicains. espagnols.
  • Des intermèdes musicaux sont venus accompagnés la cérémonie, ainsi que des poèmes d’auteurs de l’exil, lus par Manuel Rivas écrivain galicien célèbre, auteur entre autre des non moins célèbres romans Le crayon du charpentier,La langue des papillons . Il était accompagné d’Elvira Sastre.
  • L’exécutif espagnol maintient cet "engagement ferme" envers la mémoire historique du pays, comme l’a fait remarquer ce samedi la première vice-présidente, Carmen Calvo.

8 de mayo, Día del Exilio Republicano y Antifascista Español
En España

El 8 de mayo de 2021, la Asociación del 24 de agosto de 1944, ha sido invitada, así como otras Asociaciones, para participar en el primer homenaje al Exilio Español organizado por el gobierno español (Departamento de la Memoria Histórica y Democrática)

Este 8 de mayo será, a partir de ahora, el Día de la celebración de los Exiliados Republicanos Españoles, asociado a la Victoria sobre el nazismo. Victoria a la que han ampliamente participado.

En muchos lugares franceses, la celebración del 8 de mayo de 1945, ha tenido lugar con la participación de organizaciones de ex-combatientes Republicanos Españoles, blandiendo la bandera de la República como única identificación.

Incluso si todos los combatientes del Exilio, llamado republicano, no exaltaban esa bandera, esta es el símbolo de una España traicionada por sus generales, la Iglesia y una gran parte de la burguesía.

De todas formas, esta bandera de la República Española, incluso para nosotros que no somos fetichistas, reviste un carácter eminentemente anti-franquista.

Al final de la guerra de España, Franco la remplaza por la Roja, Amarilla y Roja, con esta bandera la División Azul combatirá junto al ejército hitleriano.

Con esta bandera, España permaneció 36 años bajo la Dictadura.

Franco, antes de morir, impone una transición monárquica, con los mismos colores : toda la clase política acepta. Así, las elecciones que transformarán a España en una “democracia monárquica”, no permitirán presentarse a los partidos republicanos. ¡Vaya paradoja ! Y, como consecuencia, la bandera de la República será prohibida.

Esta batalla no ha terminado, mientras dure la “transición” de 1978, que asegura la monarquía y la impunidad de los verdugos.

Esta batalla por la bandera de la República es la continuidad de las batallas contra el franquismo.

La Asociación del 24 de agosto de 1944, cree que es importante haberse presentado a este homenaje y mostrado el compromiso de los Republicanos Españoles de todas las ideologías por la lucha por la Libertad y su presencia en la Resistencia al nazismo y al franquismo. Este día debería marcar un gran paso para el futuro de España y su derecho a auto determinarse.

Por motivo de pandemia, esta ceremonia en la Casa de América en Madrid, fue sencilla, solemne y emotiva, de una duración de dos horas.
Destacamos la presencia entre nosotros de Éliane Ortega Bernabeu, especialista en el exilio republicano español en el norte de África.
Varias intervenciones tuvieron lugar, representantes de diversas asociaciones de la Memoria extranjeras han intervenido :

  • Véronique Salou Olivares, presidenta de la “Asociación del 24 de agosto de 1944”, junto con el artista Juan Chica Ventura, que llevaba la gorra roja y negra, así como el echarpe ;
  • Henri Farreny, presidente de la “Amical de los Antiguos Guerrilleros Españoles en Francia” ;
  • Ernesto Casanova Caloto, presidente del “Ateneo Español de México” ;
  • Pilar Nova Melle, presidenta de la Asociación de “Descendientes del Exilio Español”,
  • el historiador Nicolás Sánchez Albornoz, hijo del historiador y presidente del Gobierno Republicano en el Exilio, Claudio Sánchez Albornoz ;
  • la intervención remarcable de Cuathémoc Cárdenas, hijo del presidente Lázaro Cárdenas, que abrió las puertas de México a miles de Republicanos Españoles.
  • Intermedios musicales han acompañado la ceremonia, así como poemas de autores del exilio, leídos por Manuel Rivas, escritor gallego, autor de El lápiz del carpintero y La lengua de las mariposas, acompañado de Elvira Sastre.

El gobierno español mantiene este “compromiso firme” hacia la memoria histórica del país, tal y como lo ha confirmado este sábado, la primera vice-presidenta, Carmen Calvo.

https://youtu.be/moh6HSrq7dI