Faire connaître et cultiver la mémoire historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.


 
 
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Né le 16 Mars 1914 à La Piedra, en Galice, Cariño, membre de la C.N.T, exerçait le métier de marin pêcheur.

Fin 1937, il fut mobilisé dans l’armée franquiste qui avait soumis la Galice dès 1936. Après un entraînement rapide il partit pour Burgos avant d ‘être envoyé au combat sur le front de Tolède. Avec un grand nombre de ses camarades il ne tarde pas à déserter le camp franquiste pour rejoindre les rangs républicains.

À la fin de la guerre, en 1939, avec quelques compagnons il a quitté l’Espagne à bord d’une chaloupe. À la rame, depuis le port d’Alicante, ils atteignirent les côtes de l’Algérie française, à Beni-Saf.

Les autorités françaises les accueillent comme des indésirables : Avec ses amis, il fut envoyé au camp de travailleurs étrangers de Morand à Boghari bien connu pour ses méthodes disciplinaires très dures. Il s’évada du camps avec quatre de ses camarades d’infortune.

Après un long périple à travers le désert au cours duquel deux de ses camarades perdirent la vie, il fut repris à Colom-Bechar. On lui proposa tout de suite la possibilité de retourner en Espagne ou de s’engager dans la Légion : son choix fut rapide. Mais il ne tarda à déserter aussi de la Légion pour rejoindre les Corps Francs d’Afrique (où il fut blessé dans la campagne de Tunis) et plus tard la Deuxième Division Blindée du général Leclerc, où il fut incorporée au sein de « la Nueve », comme canonnier. Son canon, bien connu des troupes nazis, portait le nom de « Mar y Luz » (Mer y Lumière…) .

Avec ses compagnons de « la Nueve », il à participé à la Libération de Paris et à terminé la guerre avec le grade de Caporal-Chef.

Pour ses faits d’armes il a reçu une citation à l’ordre du régiment, une autre, à l’ordre de l’armée et la Croix de Guerre avec palme du Général de Gaulle le 26 Septembre 1944 à Nancy.

Démobilisé le 25-07-1945, il s’installa en France, d’abord dans l’Indre puis, jusqu’à sa mort, dans l’Essonne. Il n’est jamais retourné en Espagne.
Il aimait particulièrement la Bretagne, où il retrouvait les paysages de sa Galice natal.