Faire connaître et cultiver la mémoire historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.


 
 
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La lutte des femmes espagnoles pour imposer leur présence incontournable dans la transformation d’une société archaïque et liberticide en une organisation égalitaire et émancipatrice, attire le regard et la curiosité des jeunes filles d’aujourd’hui.

( Portrait de LUCÍA SÁNCHEZ SAORNIL, réalisé par Juan Chica-Ventrua ©association 24-août-1944)

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MERCI LILY ET ROSALIA DE VOTRE DOCUMENTAIRE BEAU ET JUSTE :

Les femmes en Espagne, au début du XXème siècle ne sont rien, inférieures, mineures devant la loi et appartiennent à leur mari...À cette époque, l’Espagne reste un des pays les plus ruraux de l’Europe occidentale où les femmes ont déjà commencé à s’émanciper par le biais du travail. Les espagnoles sont alors sont cantonnées à leur rôle d’épouse, de mère ou forcées de devenir religieuses…

Mais dès 1931, La république instaure, sous la pression des organisations féminines :

  • la réduction des écarts entre les femmes et les hommes,
  • l’admission aux emplois et charges publics sans distinction de sexe,
  • le mariage civil, ou l’union libre
  • le divorce,
  • le droit à l’avortement (en Catalogne, les Cortes républicaines ayant voté contre).

Les Espagnoles ont alors une situation légale parmi les plus avancées d’Europe grâce à la victoire de la gauche et à leur mobilisation.

Les femmes prennent une part primordiale dans la défense de leurs acquis républicains. Elles mènent leur combat y compris contre la volonté de leurs compagnons, qui les relégueraient volontiers à leurs tâches féminines, leur déniant le droit à imposer leurs revendications de femmes et à participer à la conquête de leur émancipation .

Entre avril 1936 et février 1939, le mouvement Mujeres Libres comptera centaines de milliers de femmes, présentes à tous les niveaux de la lutte. On les retrouve dans les usines et dans les champs, sur le front (certaines même dans l’aviation) et dans les assemblées politiques (l’une d’elles, Federica Montseny, membre de la CNT, est ministre de la Santé).

Après la défaite républicaine, l’organisation survit et les militantes se consacrent alors au secours aux exilés. Nombre d’entre elles vont s’engager dans la Résistance française, puis dans la lutte qui se continuera, après la Seconde Guerre mondiale, contre la dictature franquiste.

En Espagne, tous leur droits sont confisqués, elles sont à nouveau réduites au rôle de domestiques, de femmes au foyer, de reproductrice… Elles doivent allégeance à la Sección Femenina (SF) qui était la section féminine du parti fasciste espagnol Falange Española ; elle fut fondée en 1934 par Pilar Primo de Rivera.

ET POURTANT, ELLES VONT CONTINUER LEUR LUTTE POUR LEUR LIBERTÉ ET CELLE DE LEURS COMPAGNONS INCARCÉRÉS DANS LES PRISONS ET LES CAMPS FRANQUISTES.

Un jour deux jeunes lycéennes ont croisé le chemin d’un réalisateur peu commun, Jean-Michel Rodrigo, il les fit rêver avec son documentaire sur Federica Montseny. Elles décident alors de s’intéresser de plus près à ces femmes espagnoles révolutionnaires, anarchistes, libres et en première ligne pour leur émancipation et celle de leurs compagnons.
Ce film raconte leur parcours :
AYEZ LA CURIOSITÉ DE REGARDER CE FILM RÉALISÉ PAR DEUX JEUNES ÉLÈVES DE PREMIÈRE : LILY & ROSALIA

>https://www.youtube.com/channel/UCbA79dRdf32LKDnfDO9B8Hw]