Projection : Buenaventura Durruti, fils du peuple
De Gonzalo Mateos Titre original : Durruti, hijo de pueblo Espagne, 2021, 94 minutes Version originale espagnole sous-titrée en français
Documentaire retraçant la vie de l’anarchiste Buenaventura Durruti. « Durruti : fils du peuple » aborde la vie du libertaire originaire de León, Buenaventura Durruti, sur lequel il existe une abondante bibliographie mais peu de productions audiovisuelles. À travers différents supports tels que des reconstitutions, des animations, des entretiens avec ses proches et des témoignages d’historiens, nous nous plongerons dans un récit historique qui s’étend de la grève de 1917 à la révolution sociale de 1936, en passant par l’apogée de la CNT, les années de terreur patronale, la dictature de Primo de Rivera, la IIe République et la guerre civile.
Mercredi 18 Novembre à 19h
Paris’Anim ; Centre Place des Fêtes
2/4 rue des Lilas
75019 Paris
Entrée gratuite

Né à León, fils d’un cheminot socialiste. Il s’exile en France, pour la première fois, après la grève révolutionnaire de 1917 et ne revient en Espagne qu’en 1920. À Barcelone, avec ses frères de pensée Francisco Ascaso, García Oliver et d’autres encore, il fonde le groupe « Los Solidarios », lié à la FAI (Fédération anarchiste ibérique). Ce groupe prépare un attentat contre le roi Alphonse XIII, attentat qui n’aboutira pas, et participe à l’attaque de la banque d’Espagne et à l’assassinat du cardinal archevêque de Saragosse, Juan Soldevila, le 4 juin 1923, en représailles de l’assassinat de dirigeants anarchistes comme Salvador Seguí Rubinat, assassiné par des pistoleros à la solde de la monarchie, soutenue par l’Église espagnole. À l’issue de cet acte, Durruti s’enfuit en Argentine (1923). Il rentre en Espagne en 1931 et participe à des grèves insurrectionnelles. Il vit la République en exil ou en prison. Il est détenu en 1933 et après « la révolution d’octobre » de 1934. La victoire du Frente Popular le sort de prison. En juillet 1936, il est l’un des plus importants dirigeants des cénétistes qui contribuent dès le 19 juillet à faire avorter le soulèvement militaire à Barcelone. Durruti prend immédiatement la tête d’une colonne de plus de 10 000 hommes – connue sous le nom de « colonne Durruti » avant de devenir la 26e division mixte de l’armée républicaine – et part reprendre la ville de Saragosse, tombée aux mains des nationalistes. En novembre 1936, sous les conseils de García Oliver et de Federica Montseny, il se rend, avec 3000 de ses volontaires, sur le front de Madrid, où il prend position dans un secteur de la Cité universitaire, sans pouvoir empêcher la prise de l’hôpital par l’ennemi. Il est grièvement blessé le 19 novembre dans des circonstances obscures, et meurt de ses blessures le lendemain. Il est inhumé à Barcelone, où plus de 200 000 personnes suivent son convoi funèbre.



