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Ni Dieu ni maître ! Arts et anarchie de Courbet à Banksy

Article du | 24 aout 1944 | , ,

Une Exposition Exceptionnelle.
du 10 octobre au 24 janvier 2027
Roubaix La Piscine
23 rue de l’Espérance
59100 Roubaix
 Exposition du 10 octobre 2026 au 24 janvier 2027

Traversant plus d’un siècle et demi d’histoire et de création, cette exposition se propose d’explorer les liens entre les mouvements, la pensée anarchiste et les arts, du XIXe siècle à la période contemporaine. Premier mouvement à contester toute forme d’autorité, creuset d’une pensée intersectionnelle des luttes, d’une critique de l’impérialisme et du capitalisme sur les hommes et sur la nature, l’anarchisme a été à l’avant-garde de questionnements ô combien actuels. 

Par leur foisonnement, leur plasticité et par la place qu’elles réservent à la liberté de l’artiste, les idées libertaires ont séduit dès leur émergence dans les années 1840 nombre d’entre eux : de Gustave Courbet à Banksy, en passant par Paul Signac, Camille Pissarro, Félix Vallotton, Théophile-Alexandre Steinlen, Maximilien Luce, André Derain, Maurice de Vlaminck ou encore Kees Van Dongen. Si après la Libération, les anarchistes semblent avoir disparu – « Il n’y en a pas un sur cent et pourtant ils existent » chante à leur propos Léo Ferré en 1969 –, la pensée libertaire est bien vivante. Elle infuse de nouveaux courants culturels – de Mai 68 au mouvement punk. 

Depuis lors, cette pensée s’empare de nouveaux terrains artistiques – le web, la bande-dessinée, le street art – et ne cesse de s’incarner dans nombre d’images militantes.

Si cette exposition peut présenter de nombreuses œuvres originales, c’est grâce à l’apport de nombreux musée (dont Orsay, la BNF, …), mais aussi des archives du mouvement libertaire (les CIRA, le secrétariat histoire de la Fédération anarchiste, …) et d’archives détenues par des militant.e;s.

En parallèle le  Ven. 27 nov. 2026 dès 18h30
Le cinéma L’Hybride propose une sélection de courts-métrages en écho à l’exposition Ni Dieu ni maître ! Arts et anarchie de Courbet à Banksy. 

 Voici quelques résumés de ces créations par Richard Prost:

CINÉ CNT 36 ESP

En juillet 1936,

au moment de la révolution sociale et libertaire déclenchée immédiatement dans tous les secteurs,

le syndicat CNT de l’industrie du cinéma collectivise toute la branche. Des reportages et des documentaires voient le jour rapidement. Puis, plus curieusement, alors que le pays est en guerre, des fictions sont réalisées ! Remarquables mélodrames adaptés à l’époque révolutionnaire, avec des dialogues savoureux…

Reportage sur le mouvement révolutionnaire,

le premier film: des plans longs, des images brutes, qui montrent la vie de l’époque.

Des opérateurs inventifs, avec des travelling magnifiques grâce aux caméras installées

sur des camions ou dans des voitures.

 

Bajo el signo libertario (Sous le signe libertaire),

film beaucoup plus élaboré, proche d’une fiction documentaire.

On ne craint pas d’utiliser une musique rythmée et endiablée.

 

Barrios Bajos (Les Bas-fonds)

(d’après Maxime Gorki), adapté à l’ambiance de l’époque puisque le protagoniste n’est plus un voleur mais un avocat en fuite qui avait défendu précédemment un ouvrier docker, pendant les années de répression .

 

Nosotros somos asi (Nous sommes ainsi),

film interprété par des enfants dans la grande tradition éducative de la CNT :

athénées et jardins d’enfants prônés par le pédagogue Francisco Ferrer.

 

Nuestro Culpable (Notre coupable)

film en partie surréaliste, imprégné par le cinéma américain et ses comédies musicales,

mais aussi par les films de René Clair comme 14 juillet.

 

Aurora de Ezperanza (Aube d’espoir) :

un film sombre qui décrit la misère du peuple avant la révolution,

avec une scène remarquable dénonçant l’exploitation des femmes.

 

Carne de fieras,

réalisé par Armand Guerra : une liberté de ton et de création,

à l’image d’un film de Jean Vigo.

 

L’exposition est co-produite avec le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon qui l’accueillera du 27 février au 4 juillet 2027. Elle sera ensuite présentée au musée Ziem à Martigues du 18 septembre 2027 au 31 janvier 2028.

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