Faire connaître et cultiver la mémoire historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.


 
 
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Semaine du 11 au 16 janvier 2021, événements de Casas Viejas.

Une délégation de notre association, partenaire du groupe : España Recuerda, (Espagne, souviens-toi !) a été invitée aux journées de commémoration du 88e anniversaire du massacre de Casas-Viejas.
Le projet España Recuerda, 1933-1978 a pour ambition de récupérer la mémoire de l’exil espagnol où qu’il se trouve et de rétablir les faits historiques depuis la fin du règne d’Alfonso XIII jusqu’à la transition voire au-delà. Le voyage entrepris du 11 au 16 janvier, à l’occasion de la commémoration des événements de Casas Viejas de janvier 1933 peut être considéré comme « le coup d’envoi » de ce programme. Le commencement de cette quête vers la vérité et la recherche de partenaires solides avec la ferme intention de s’engager dans ce processus. Pour cela nous avons rencontré des personnalités chaleureuses et engagées dans ce combat pour le rétablissement de l’histoire. Il n’est pas dans notre optique de fabriquer des événements mais de rapporter des faits qui doivent entrer dans l’histoire du peuple espagnol et servir à ses enfants comme un tremplin pour l’avenir…
C’est pour cela que nous considérons que España Recuerda, 1933-1978 (Espagne, souviens-toi !) est à présent en mouvement.

Una delegación de nuestra asociación, socia del grupo : España Recuerda, fue invitada a las jornadas de conmemoración del 88 aniversario de la masacre de Casas-Viejas.
El proyecto España Recuerda,1933-1978 tiene como objetivo recuperar la memoria del exilio español dondequiera que se encuentre y restablecer los hechos históricos desde el final del reinado de Alfonso XIII hasta la transición y más allá. El viaje realizado del 11 al 16 de enero, con motivo de la conmemoración de los sucesos de Casas Viejas en enero de 1933, puede considerarse como el "arranque" de este programa. El comienzo de esta búsqueda de la verdad y la búsqueda de socios fuertes con la firme intención de participar en este proceso. Para ello conocimos a personalidades cordiales y comprometidas en esta lucha por la recuperación de la historia. No está en nuestra perspectiva el fabricar eventos sino reportar hechos que deben entrar en la historia del pueblo español y servir a sus hijos como un trampolín para el futuro.
Por eso consideramos que España Recuerda, 1933-1978, (Espagne, souviens-toi !) está ahora en movimiento.

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Nous voulons en premier lieu remercier de leur invitation et de leur chaleureux accueil Antonio Cruz et Antonio Verdu sans lesquels rien n’aurait été possible.

Non seulement nous y étions invités mais sollicités à participer aux conférences /débats, nous avons amené l’exposition en 15 panneaux : España y los republicanos por testigos, 1930/1978, (Mémoires partagées, Édition Tirésias, 24 août 1944) qui a été installée dans la salle d’exposition du lycée de Casas-Viejas, à disposition des élèves et qui sera ensuite également au centre culturel Jérôme Mintz du village. Suivant l’utilisation et l’apport aux élèves et au public, cette exposition est appelée à être reproduite afin d’être distribuée dans plusieurs établissements des 8 provinces andalouses.

Rappel rapide des événements :

Les décennies 1920 et 1930 ont été politiquement agitées en Espagne. Mais l’un des épisodes les plus traumatisants de la brève histoire républicaine aura été une expérience de communisme libertaire à Casas Viejas, dans la province de Cadix. La CNT y est fortement implantée comme dans toute l’Andalousie.

À l’époque, l’Andalousie se trouve divisée en deux grands courants : d’un côté, les richissimes propriétaires terriens (latifundistas) qui souvent résident dans les grandes cités espagnoles voire ce sont des étrangers, qui possèdent la terre ; et de l’autre côté une multitude d’ouvriers agricoles misérables à la limite de la famine. Au mitan, une classe moyenne de petits paysans, commerçants, artisans qui sont le ciment dans cette société. Et bien entendu pour asseoir le pouvoir des possédants : un clergé omniprésent et une police (La guardia civil) dévouée au pouvoir et à l’ordre établi. Pour ces raisons, l’idéologie anarchiste s’est rapidement propagée sur cette terre de bandits d’honneurs et de guérillas. Mais en 1932, la réforme agraire tant attendue peine à voir le jour…
Le peuple espagnol, et surtout les Andalous, attendent avec impatience un changement de société et de vie qui ne vient pas… Ils s’impatientent et organisent des mouvements de protestation de plus en plus importants.

Le 8 janvier 1933. Soulèvements anarchistes en Catalogne, dans le Levant, la Rioja et en Andalousie : les paysans réclament l’application de la réforme agraire.
10 au 12 janvier 1933. Insurrection de Casas Viejas, réprimée dans un bain de sang par les autorités républicaines. Quelques jours après l’échec du soulèvement anarchiste en Catalogne et au Levant : vingt-et-un paysans et leur famille périrent - douze d’entre eux exécutés sommairement, sept morts brûlés vif, deux abattus en tentant d’échapper aux flammes. Les forces armées firent un vrai carnage
L’opinion publique est choquée d’apprendre que le corps d’élite, créé par la République : les guardias de asalto (les gardes d’assaut) avait réprimé une émeute locale plus durement que ne le faisait la garde civile, de sinistre réputation.
Il est indéniable que le gouvernement Azaña fut mortellement atteint par les retombées politiques de cette répression : ce fut dès lors le « gouvernement de Casas-Viejas ». C’est dans ces conditions que le soulèvement du village et la répression qui s’ensuivit se virent attribuer une valeur exemplaire : ils symbolisaient l’incapacité du gouvernement républicain à résoudre le problème agraire. Et il devient un cas d’école : Gymnastique révolutionnaire dira García Oliver.
Notre projet : restituer l’histoire volée au peuple espagnol, notre périple en 2021 :

Lundi 11 janvier 2021 : 88e anniversaire du jour du massacre : à 10h30, nous avons été reçus par le maire de Benalup Casas-Viejas : Antonio Cepero. Dans la salle du conseil municipal de la mairie. Nous avons eu un échange constructif avec le maire et son équipe municipale qui souhaite consacrer du temps à la récupération mais surtout à la diffusion de la mémoire historique espagnole mêlée avec l’exil qui est partie intégrante de cette histoire.
Antonio Cepero a affirmé s’inscrire dans le projet de España Recuerda, 1933-1978 , et de développer auprès du peuple andalou la connaissance des événements confisqués sous le franquisme et durant la « transition ».
Nous avons échangé des documents : les publications diverses de notre association et nous avons reçu pour notre bibliothèque : Le livre de Jérôme Mintz : Los anarquistas en Casas-Viejas

et le livre, énorme pavé, d’étude historique sur le mouvement révolutionnaire à Benalup Casas-Viejas de Salustiano Gutiérrez Beana, professeur du lycée local, décédé le 10 octobre 2020.
Nous avons échangé sur le projet d’une collaboration étroite entre cette partie de l’Andalousie et le projet qui nous réunit tous.
À midi, Nous avons été au cimetière catholique du village. C’est le seul cimetière, et c’est également le dernier cimetière catholique d’Espagne soumis à l’église. C’est elle qui décide de l’entrée ou pas du défunt dans son cimetière, de l’emplacement qu’il occupera. Chaque mort doit être baptisé et s’il ne l’est pas, on le baptise à titre posthume……
Le maire promet de changer cela aussi. Il y a eu un dépôt de gerbe devant la plaque et l’emplacement dédié aux victimes de janvier 1933.
Puis nous sommes allés au musée, situé dans le village, il est à peu près sur l’emplacement de la maison brûlée de Seisdedos (Francisco Cruz Gutiérrez, militant anarchiste convaincu). Pendant des dizaines d’années, cette chaumière calcinée, avec au milieu de la pièce le lit brûlé de Seisdedos, a longtemps été visible. Il périt brûlé là avec toute sa famille ; excepté Maria Silva Cruz, la Libertaria (qui sera assassinée par les franquistes le 24 août 1936) et un jeune de 13 ans, cousin de Maria, Manuel García Franco.
Le musée modeste mais très bien agencé, (comble du comble, il fut réalisé sous la droite le PP, Parti Populaire ) retrace les événements du 11 janvier au moyen de photos, documents, objets, vidéos et textes d’explications à l’appui. Nous y avons conversé avec la présidente de la communauté des communes , Santas Sevillana, et le conseiller à la mémoire de la députation de Cadix Felipe Barbosa Illescas.

À 18 heures, nous étions au centre culturel en compagnie de l’historien José-Luis Gutiérrez Molina. Nous abordons les dimensions que prirent les événements de Casas-Viejas, en nous appuyant sur l’exemple de Román Meler, jeune catalan, sans instruction qui a forgé son éducation politique par la tradition orale des récits et notamment celui-ci. (Voir notre intervention)

Mardi 12 janvier  : 12h : débat au théâtre municipal avec quelques 120 élèves. Ils étaient très curieux de savoir ce que ces événements avaient engendré et également ils posèrent beaucoup de questions sur le mouvement anarchiste espagnol de cette époque. Il faut préciser que c’était pour eux une première de participer ainsi à un débat public, dans une salle autre que leur salle de classe. Ils avaient l’air d’apprécier cette odeur de liberté et également les tee-shirts (à l’effigie d’une anarchiste brandissant un drapeau rouge et noir siglé CNT-FAI en juillet 1936) que nous leur avions amenés.

Mercredi 13 janvier : Après avoir accroché l’exposition au lycée de Casas Viejas, nous avons filé vers le très beau village de Vejez de la Frontera, où Antonio Verdú fut maire durant 16 années. C’est un beau village blanc, empli d’histoire et de beauté qu’Antonio a su mettre en valeur pendant ses mandatures.
Nous sommes allés à la radio la cadena SEIZ, pour une émission sur notre travail commun de diffusion de la mémoire historique, par España Recuerda .
http://serlajanda.com/colectivos-ja...

Jeudi 14 janvier : La journée à Cadiz, ville d’histoire et de soleil. Un vis-à-vis avec l’Afrique, par le Maroc, et une terre porteuse d’avenir et de culture plurielle. Nous y avons rencontré, Felipe Barbosa Illescas, conseiller de la mémoire historique de la députation de Cadix, avec lequel nous avons échangé des documents et nos contacts afin de travailler ensemble sur le projet ambitieux de modification des programmes scolaires espagnols pour la diffusion de la vérité sur les événements de la République, de la révolution espagnole, de la guerre et de l’exil…

Puis de retour à Benalup Casas Viejas, nous avons eu une réunion avec le maire et ses adjoints, et la Fundación por la mémoria de los sucesos de 1933. Il a été voté à l’unanimité la tenue des expositions Gonnord et Gaussot à Casas-Viejas avec la mise en place de navettes pour y amener l’ensemble des élèves des lycées et de la population des villages alentour afin que chacun puisse bénéficier de ces expositions. Et ensuite elles seront envoyées à Cadix et proposées dans d’autres villes d’Andalousie comme Séville, Jaen ou Almeria.

Vendredi 15 janvier : Séville, nous avons rencontré Micaela Navarro Garzón, actuellement sénatrice aux Cortes et numéro 2 du PSOE après Pedro Sanchez. Native de la province Jaen, elle s’enthousiasme pour le projet de España Recuerda et promet son appui pour la ville de Jaen et également pour les contacts dans les 8 provinces andalouses ainsi que pour le rendez-vous à la Moncloa pour présenter ce projet.

Après ce contact encourageant, nous filons à la Casa Pumajero pour prendre contact avec les copains qui ont investi le lieu et s’occupent de le faire vivre. C’est un palais magique de plus de deux cents ans, qui a été racheté par la ville, avec plantes, bibliothèque et contestation à tous les étages. Ce lieu est jumelé avec le 33 rue des Vignoles à Paris. Nous n’avons malheureusement pas pu rester beaucoup de temps et une panne de voiture est intervenue lors de notre périple, mais le contact est établi et il va durer…

Samedi 16 janvier : Nous sommes reçus « à la bonne franquette » par le maire de Barbate, Miguel Molina, beau village de pêcheurs, aux confins des eaux méditerranéennes et atlantiques. Ce village avait pour nom autrefois Barbate de Franco, car c’était le lieu de villégiature du Caudillo, qui allait pêcher et chasser. Miguel est le maire qui a été le plus été voté en Espagne à gauche comme à droite, il a débaptisé des rues qui portaient des noms des factieux du coup d’État militaire de 1936, déboulonné la statue de Franco dans le jardin face à la mairie, qui elle aussi a subi des changements sur le fronton, l’armoirie par exemple qui possédait des insignes du franquisme, ainsi que le hall où il y avait au sol un énorme écusson franquiste. Il est prévu que la résidence secondaire de Franco soit détruite. Là aussi le maire et son équipe se battent pour défendre leur village, l’écosystème, le parc naturel et défendre le littoral contre les requins… de l’immobilier. La bataille est rude mais elle porte ses fruits et les habitants sont enchantés de cette équipe qui les considère et les préserve eux et leur descendants…

Cette semaine fut riche en contacts, nous avons rencontré des personnes d’une grande simplicité mues par la volonté d’avancer pour offrir à leurs concitoyens plus de considération, de vérité et de respect. Loin des réceptions protocolaires, nous avons discuté à bâtons rompus pour faire vivre les projets communs, sans préséances. Et nous devons également reconnaître que nos contacts et actions ont été quelque peu freinées par les obligations sanitaires et l’évolution des mesures dues au virus qui enveloppe toute la planète en ce moment.

Ce voyage a été placé sous le signe bienveillant de la convivialité grâce surtout à Antonio Cruz et Antonio Verdú qui nous ont ouvert les bras et ont favorisé toutes les rencontres, avec un esprit de partage et d’amitié dont ils ne se sont jamais départis.
Nous attendons tout ce monde à Paris pour leur rendre avec plaisir cet accueil chaleureux !

La délégation de l’association 24 août 1944.

Viaje en Andalucía Semana del 11 al 16 de enero de 2021, eventos de Casas Viejas.

Los sucesos de Casas Viejas, enero de 1933 :
Los acontecimientos españoles de 1931 a 1939 nos enseñan que se puede tener toda la razón y ser derrotado. El movimiento libertario fue un verdadero movimiento de masa, no sólo en España, sino que tuvo repercusiones sísmicas en todo el mundo. Y aún hoy, continúa cuestionando y haciéndonos soñar. Mantiene una utopía bien presente para una sociedad de justicia y equidad.

En primer lugar, queremos agradecer a Antonio Cruz y a Antonio Verdú su invitación y su cálida acogida, sin los cuales nada hubiera sido posible.

No sólo fuimos invitados sino que se nos pidió que participáramos en las conferencias/debates, pusimos a disposición de los alumnos la exposición en 15 paneles : España y los republicanos por testigos, 1930/1978, (Memorias compartidas, Edición Tirésias, 24 de agosto de 1944) que se instaló en la sala de exposiciones del Instituto Casas-Viejas, y que posteriormente se instalará también en el Centro Cultural Jerome Mintz del pueblo. Según su uso y contribución a los alumnos y al público, esta exposición se reproducirá para su distribución en varios colegios de las 8 provincias andaluzas.

Un rápido recordatorio de los acontecimientos :
Los años 20 y 30 fueron políticamente turbulentos en España. Pero uno de los episodios más traumáticos de la corta historia republicana fue una experiencia de comunismo libertario en Casas Viejas, en la provincia de Cádiz. La CNT tenía allí una fuerte presencia así como en toda Andalucía.

En aquella época, Andalucía estaba dividida en dos grandes corrientes : por un lado, los riquísimos terratenientes, que residían a menudo en las grandes ciudades españolas, y los extranjeros propietarios de las tierras (latifundistas) ; y por otro lado, una multitud de miserables campesinos al borde de la inanición. En el medio, una clase media de pequeños granjeros, comerciantes y artesanos que eran las columnas de esta sociedad. Y por supuesto para establecer el poder de los poseedores : un clero omnipresente y una fuerza policial (La guardia civil) entregados al poder y al orden establecido. Por estas razones, la ideología anarquista se extendió rápidamente en esta tierra de honor, de bandidos y guerrilleros. Y en 1932, la tan esperada reforma agraria apenas vio la luz...
Los españoles y especialmente los andaluces esperaban con impaciencia un cambio de sociedad y de vida que no acaba de llegar… Se impacientan y organizan cada vez más movimientos de protesta.

El 8 de enero de 1933. Levantamientos anarquistas en Cataluña, Levante, La Rioja y en Andalucía : los campesinos exigen la aplicación de la reforma agraria.
Del 10 al 12 de enero de 1933. Pocos días después del fracaso de la sublevación anarquista en Cataluña y en Levante, la insurrección de Casas Viejas es reprimida en un baño de sangre por las autoridades republicanas : veintiún campesinos y sus familias perecen - doce de ellos ejecutados sumariamente, siete quemados vivos, 2 muertos a tiros tratando de escapar de las llamas. Las fuerzas armadas causaron una autentica masacre.

La opinión pública se escandalizó al saber que el cuerpo de élite creado por la República : los guardias de asalto, habían reprimido una sublevación local más severamente que la guardia civil, que tenía una siniestra reputación.
Es innegable que el gobierno de Azaña fue herido mortalmente por las consecuencias políticas de esta represión : a partir de entonces fue el "gobierno de Casas-Viejas". En estas circunstancias, el levantamiento del pueblo y la posterior represión adquirieron un valor ejemplar : simbolizaban la incapacidad del gobierno republicano socialista para resolver el problema agrario. Y se convierte en un caso de estudio : Gimnasia revolucionaria, dirá García Oliver.

Nuestro proyecto : devolver la historia robada al pueblo español, nuestro viaje en 2021 :

Lunes, 11 de enero de 2021 : 88e aniversario del día de la masacre : a las 10:30 fuimos recibidos por el alcalde de Benalup-Casas-Viejas : Antonio Cepero. En el salón de actos del ayuntamiento, tuvimos una charla constructiva con el alcalde y con su equipo municipal, que desean dedicar tiempo a la recuperación, pero sobre todo a la difusión de la memoria histórica española mezclada con el exilio que es parte integrante de esta historia.
Antonio Cepero afirmó formar parte del proyecto de España Recuerda , y desarrollar entre los andaluces el conocimiento de los hechos confiscados bajo el franquismo y durante la "transición".

Hemos intercambiado documentos : diversas publicaciones de nuestra asociación y hemos recibido para nuestra biblioteca : El libro de Jerome Mintz : Los anarquistas en Casas-Viejas , y el libro, un gran tomo, de estudio histórico sobre el movimiento revolucionario en Benalup Casas-Viejas de Salustiano Gutiérrez Beana, profesor del instituto local, fallecido el 10 de octubre de 2020.
Hablamos del proyecto de una estrecha colaboración entre esta parte de Andalucía y el proyecto que nos une a todos.

Al mediodía, fuimos al cementerio católico del pueblo. Es el único cementerio, y también es el último cementerio católico de España que depende de la iglesia. Es la iglesia la que decide si los difuntos entran o no en su cementerio y donde serán enterrados. Toda persona muerta debe ser bautizada y si no lo está, es bautizada póstumamente......
El alcalde promete cambiar eso también. Se colocó una corona de flores delante de la placa y del sitio dedicado a las víctimas de enero de 1933.

Luego fuimos al museo, situado en el pueblo, está cerca de donde se hallaba la casa quemada de Seisdedos (Francisco Cruz Gutiérrez, un activista anarquista convencido). Durante décadas, esta casa de campo calcinada, con la cama quemada del propio Seisdedos en medio de la habitación, estuvo visible durante mucho tiempo. Murió quemado allí con toda su familia ; excepto María Silva Cruz, la Libertaria (que fue asesinada por los franquistas el 24 de agosto de 1936) y un niño de 13 años, el primo de María, Manuel García Franco.
El modesto pero muy bien diseñado museo (Para colmo, se llevó a cabo bajo la derecha del PP, el Partido Popular ) traza los sucesos del 11 de enero a través de fotos, documentos, objetos, videos y textos explicativos.
Hablabamos con la presidenta de la comunidad, Santas Sevillana, y con el concejal en memoria del diputado de Cadis, Felipe Barbosa Illescas.

A las 6 de la tarde estábamos en el centro cultural con el historiador José-Luis Gutiérrez Molina. Comentamos las dimensiones que adquirieron los acontecimientos en Casas-Viejas, usando el ejemplo de Román Meler, un joven catalán inculto que forjó su educación política a través de la tradición oral de los relatos, y éste en particular. (Ver nuestra intervención)

Martes 12 de enero : A las 12:00 : debate en el teatro municipal con unos 120 estudiantes. Estaban muy curiosos por saber qué había provocado estos acontecimientos y también hicieron muchas preguntas sobre el movimiento anarquista español de la época. Hay que decir que era la primera vez que participaban en un debate público de esta manera, en una sala distinta a las aulas de clase. Parecían apreciar el olor de la libertad y también las camisetas que les llevamos (en la efigie de un anarquista blandiendo una bandera roja y negra firmada CNT-FAI en julio de 1936).

Miércoles 13 de enero : Después de colgar la exposición en el instituto de Casas Viejas, nos dirigimos al hermoso pueblo de Vejez de la Frontera, donde Antonio Verdú fue alcalde durante 16 años. Es un hermoso pueblo blanco, lleno de historia y belleza que Antonio pudo poner de relieve durante su mandato.
Fuimos a la radio, a la cadena SEIZ, para un programa sobre nuestro trabajo común de difusión de la memoria histórica, por España Recuerda.
http://serlajanda.com/colectivos-ja...

Jueves, 14 de enero : Pasamos el día en Cádiz, una ciudad de historia y sol. Un cara a cara con África, a través de Marruecos, y una tierra con un futuro prometedor, de cultura compartidas. Nos reunimos con Felipe Barbosa Illescas, Consejero de la Memoria Histórica de la Diputación de Cádiz, con quien intercambiamos documentos y contactos para trabajar juntos en el ambicioso proyecto de modificar los programas escolares españoles para difundir la verdad sobre los acontecimientos de la República, la Revolución Española, la Guerra Civil y el Exilio.

Luego, de vuelta en Benalup Casas Viejas, nos reunimos con el alcalde y sus adjuntos, y la Fundación por la memoria de los sucesos de 1933. Se votó unánimemente la celebración de las exposiciones de Gonnord y Gaussot en Casas-Viejas con la creación de lanzaderas para llevar a todos los estudiantes de secundaria y a la población de los pueblos de los alrededores para que todos pudieran beneficiarse de estas exposiciones. Y luego se enviarán a Cádiz y se presentarán en otras ciudades andaluzas como Sevilla, Jaén o Almería.

Viernes 15 de enero : En Sevilla, conocimos a Micaela Navarro Garzón, actual senadora de las Cortes y número 2 del PSOE, después de Pedro Sánchez. Originaria de la provincia de Jaén, está entusiasmada con el proyecto de España Recuerda y promete su apoyo a la ciudad de Jaén y también a los contactos en las 8 provincias andaluzas, así como a la cita en La Moncloa para presentar este proyecto.

Después de este alentador contacto, nos dirigimos a la Casa Pumajero para contactar con los amigos que se han hecho cargo del lugar y que se encargan de hacerlo vivir. Es un palacio mágico más de doscientos años, que fue comprado por la ciudad, con plantas, biblioteca y contestación en cada piso. Este lugar está hermanado con el 33 rue des Vignoles de París. Lamentablemente no pudimos quedarnos mucho tiempo y se produjo una avería en el coche durante nuestro viaje, pero el contacto está establecido y durará...

Sábado 16 de enero : Fuimos recibidos "à la bonne franquette"(a la buena de Dios) por el alcalde de Barbate, Miguel Molina, un bello pueblo de pescadores en el borde del Mediterráneo y de aguas del Océano Atlántico. Allí también, el alcalde y su equipo luchan por defender su pueblo, el ecosistema, el parque natural y defender la costa contra los tiburones...inmobiliarios. La batalla es dura pero está dando frutos y los habitantes están encantados con este equipo que los respeta y los protege, a ellos y a sus descendientes...

Esta semana fue rica en contactos, conocimos a gente de gran sencillez movida por el deseo de avanzar para ofrecer a sus conciudadanos más consideración, verdad y respeto. Lejos de las recepciones formales, conversamos abiertamente para dar vida a proyectos comunes, sin precedente. Y también debemos reconocer que nuestros contactos y acciones se han visto en cierto modo obstaculizados por las obligaciones sanitarias y la evolución de las medidas debido al virus que actualmente envuelve a todo el planeta.

Este viaje se ha desarrollado bajo el signo benévolo de la convivialidad gracias especialmente a Antonio Cruz y a Antonio Verdú que nos abrieron los brazos y animaron todos los encuentros, con un espíritu de compartir y amistad que nunca abandonaron. ¡Estamos esperando a toda esta gente en París para devolverles con mucho gusto, esta cálida bienvenida !

La delegación de la asociación el 24 de agosto de 1944.