Faire connaître et cultiver la mémoire historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.


 
 
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Le 24/06/2014, le site "periodistas en espanol.com" consacrait un article à "Un nuage espagnol libéra Paris … Mémoires ibériques de Utgé-Royo", que nous avons traduit ci-dessous.

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Par Julio Feo Zarandieta

Ce dimanche 22 juin, dans la salle du théâtre ‘L’Européen » à Paris, un concert de l’auteur-compositeur-interprète Serge Utgé-Royo a marqué le lancement d’une série d’initiatives estivales organisées par l’association « 24 août 1944 », qui commémore cette année le 70ème anniversaire de la libération de Paris par les républicains espagnols de la Nueve, la célèbre division du général Leclerc.

Fils de républicains espagnols, son père était anarchiste catalan et sa mère socialiste castillane, exilés au moment de la Retirada, Serge Utgé-Royo a présenté pour l’occasion son dernier disque « Mémoires ibériques, chanter pour les miens », qui inclut une chanson hommage aux républicains espagnols qui combattirent dans la Nueve.

« Un nuage espagnol » est le titre poétique de cette chanson écrite par Utgé-Royo, sur la musique de son complice et pianiste Léo Nissim, en mémoire à la Nueve : « Entre deuil espagnol, et Allemagne en guerre, nous remontons vers le Nord au milieu de l’horreur … Un jour on saura crier dans le silence, qu’un nuage espagnol libéra Paris … » dit ce chant républicain aux couleurs du drapeau anarchiste noir et rouge.

« Mémoires ibériques … chanter pour les miens » est un ensemble de 23 chansons écrites par Serge Utgé-Royo, comme « Amis dessous la cendre », Carte de visite », ou « Quand la vie brûle, la mort a goût de miel », et d’autres chansons populaires et sociales qu’il interprète avec des arrangements musicaux originaux, parmi lesquelles : « Andaluces de Jaén », « La Estaca » ou « Grándola Vila Morena », « Te recuerdo Amanda », ou encore « El ejército del Ebro » … »

Serge Utgé-Royo a revisité dans son abondante discographie, l’œuvre poétique et musicale de Léo Ferré, mais également dans son CD : « Contrechants … de ma mémoire », un ensemble de chansons révolutionnaires et populaires d’hier et d’aujourd’hui, de Boris Vian à Victor Jara, Violeta Parra, Raimon, Luis LLach, José Alfonso, Pete Seeger … , du « Temps des cerises » à « La Butte rouge », « A las barricadas » ou « Bella ciao » et « Adio Lugano bella »…

Avec sa voix chaude et ses arrangements musicaux qui vont du jazz aux rythmes latinos, avec Léo Nissim au piano et Jean My Truong à la batterie, le ton très personnel de Utgé-Royo nous sert un savoureux banquet de mémoire de la chanson populaire internationale que nous devons saluer ; ce sont des chansons de lutte, de combat, d’amour et de solidarité, thèmes qui continuent d’être d’une actualité brûlante.

L’association « 24 août 1944 » organise pendant les mois d’août et septembre, une série d’actes commémoratifs de la participation des républicains espagnols à la libération de Paris. Quatre colloques auront lieu le 22 août dans les locaux parisiens de la Bourse du Travail, ayant pour thèmes : la révolution sociale en Espagne, l’exil des républicains et le combat des Espagnols dans la Résistance et dans la libération de Paris. Parmi les intervenants : l’historienne française Geneviève Dreyfus-Armand, l’écrivain français Frank Mintz, la journaliste et écrivaine espagnole Evelyn Mesquida, auteure du livre « La Nueve, 24 août 1944 ».

Le 23 août, le poète et dramaturge français Armand Gatti présentera au théâtre « La Parole errante » de Montreuil en banlieue parisienne, son œuvre « La Nueve, mise en scène ». Le dimanche 24 août à 14h00, une manifestation partira de la Porte d’Italie pour se rendre au pont Henri IV près de l’Hôtel de ville de Paris, suivant ainsi le parcours que firent les hommes de la Nueve ce même jour de 1944, libérant Paris de l’occupation nazie.

Le 5 septembre le cinéma « La Clef » projettera trois films emblématiques pour illustrer cet anniversaire : »Sous le signe libertaire » de Les, cinéaste de 1936, « Contes de l’exil ordinaire » de René Grando, et « La Nueve ou les oubliés de la victoire » du cinéaste argentin Alberto Marquardt.

Source : periodistas-es