Faire connaître et cultiver la mémoire historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.


 
 
Accueil > Documents et pédagogie > Son et radio > CONCERT & DÉBATS : LES EXILS, hier et (...)

L’exil est la fuite de la mort et le pas de détresse vers l’inconnu
L’accueil doit être la main fraternelle, la chance de rencontrer l’autre.
Le réconfort des humains !

.

Plus que jamais, la mémoire des luttes antifascistes et pour la liberté occupe une véritable place au cœur de la Cité. Connaître l’implication des étrangers dans l’histoire du combat pour la liberté est une manière incontournable d’écrire l’histoire de la solidarité.

Qui sait si les réfugiés d’aujourd’hui ne seront pas les sauveurs de l’humanité demain ?

Serge UTGÉ-ROYO y chantera ses mots d’exil et d’espoir, les portraits émouvants de ces humains croisés au fil d’une vie et qui ont laissé les traces de leur culture dans son cœur de poète.

Puis nous pourrons échanger sur les situations d’hier et les réalités d’aujourd’hui : l’exil, l’accueil, le rejet, la misère et la solidarité… :

Hier en 1939, 500 000 réfugiés espagnols fuyaient le franquisme et son cortège d’horreurs. En lieu et place de la fraternité et de la liberté, au pays des droits de l’Homme, ils furent parqués dans des camps de concentration, et tombèrent sous le coup des mesures xénophobes prises par le gouvernement Daladier, en 1938 et 1939 qui rendaient les étrangers, dont les antifascistes, suspects et indésirables. Pourtant nombres d’entre eux n’hésitèrent pas à donner leur vie et leur jeunesse pour la lutte pour la Liberté et s’engagèrent d’une façon ou d’une autre dans les rangs de la France libre.

Aujourd’hui en 2017 et depuis plusieurs années, à cause des fauteurs de guerre souvent occidentaux, et des régimes totalitaires en puissance dans une partie du monde, des hommes et des femmes parcourent des milliers de kilomètres, par terre ou par mer, au mépris de leur vie, pour fuir la mort, les bombardements…Ils subissent les pires violences et aux portes des pays « riches » sont à nouveau parqués dans les camps de la honte, insalubres et dangereux pour les plus vulnérables. Les autorités leur dénient le droit à la vie, à la dignité… déversant dans l’opinion publique non pas un message d’accueil et de solidarité mais des préjugés qui confortent les peurs et les rejets.
Qu’en est-il de cette situation, comment des organisations civiles s’investissent-elles pour faire respecter les droits humains et venir en aide aux réfugiés.

Nous ouvrirons ce vaste débat en commençant par un petit rappel historique
En présence de :
• Vanna MAGGI, membre de la Commission Personnes Déracinées à Amnesty International France,
• Sonia LABOUREAU de la CIMADE (Comité Inter-Mouvements Auprès Des Évacués),
• Odile GHERMANI et Philippe LAVILLE, tous deux membres du Comité central de la LDH (Ligue des Droits Humains), et
• Alice CANIHAC et Caroline MAILLARY, membres permanentes du GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s)

Extranjero
Vamos viviendo, gimiendo, olvidando, Nous allons vivant, gémissant, oubliant,
Olvidados, cambiando de camino, Oubliés, changeant de chemin,
Ya no hay rincon en la tierra Il n’y a pas de coin sur terre,
Sin oir nuestros suspiros, Sans qu’on entende nos soupirs,
Refugiado tu, el extranjero, Réfugié, toi, l’étranger,
El que estorba en el mundo entero. (…) Celui qui gêne le monde entier. (…)

Juan Sanchez (directeur de la revue Recordatoria 36-39) exilé en France puis en Suède

DIMANCHE 18 JUIN, à partir de17h30 jusqu’à 22h, avec pause et rafraichissements, À la belle Étoile
Chez nos amis de la Cie Jolie Môme : 14 Allée Saint-Just, 93210 Saint-Denis

Portfolio